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Jurassic Park Restricted-Bob Grant
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Bob Grant
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Dinosaure préféré: Tyrannosaurus-rex
Film préféré: Sweeney Todd
Localisation: Sin City

Posté le: 23/06/2008 10:01:28
Sujet du message: Jurassic Park Restricted-Bob Grant
Répondre en citant

J'ai écrit ce premier récit entre le 3 Juin et le 22 Juin 2008.

Jurassic Park Restricted-TOME 1-2008




Chapitre d'introduction
L'échange

Port de San Diego-3h04 du matin

Un groupe d'hommes vêtus de noir, une arme à la main, attendent l'arrivée d'une embarcation. Dans leur dos, des cris se font entendre dans des caisses en bois. Des animaux s'agitent... Trois quarts d'heure plus tard, un premier bateau arrive. Un jeune employé regarde avec des yeux grands ouverts ce qui en sort. Même s'il en avait déjà vu des semblables, l'animal posté devant ses mirettes est tout simplement impressionnant. Un de ses collègues s'approche de lui et dit:
"Eh mon coco, on te paye pas pour admirer, mais pour bosser, alors fais-moi le plaisir d'aller ouvrir son enclos."
Le jeune homme saute dans une jeep et fonce jusqu'au parc. Il s'arrête devant l'ancien enclos des Vélociraptors qui est désormais attribué à cette nouvelle attraction vivante. Après avoir ouvert la porte, il pénêtre dans l'enclos afin de vérifier que tout est en ordre avant d'accueillir le nouveau venu. Malgré que ce parc existe depuis un petit bout de temps, il manque encore d'organisation. La machine transportant la bête s'approche une demi-heure plus tard, mais le jeune homme, posté loin de l'entrée désormais, ne les entend pas venir. Il s'agit là du plus vaste enclos du parc, puisque pour dix vélociraptors, il fallait de la place. La machine transportant l'animal se poste devant la porte, et l'opération commence. Transférer un dinosaure d'une caisse à un enclos n'est pas une tâche facile. Cinq minutes après, la caisse est connectée à la porte. Des gouttes de sueur tombent le long des visages, et la tension s'installe. La créature ne veut pas sortir dans son enclos. Plus loin, le jeune homme apperçoit une brêche dans l'enclos, et court alors vers la sortie afin de prévenir le groupe de sa découverte. A l'entrée, l'animal fonce soudain dans l'enclos. Le chef du groupe, inquiet, demande à ses collègues où est passé Bryan. Le jeune homme s'appelant ainsi court toujours vers la sortie, et après avoir contourné un arbre, percute quelque chose de dur, une peau écailleuse...

Chapitre 1
L'anniversaire

San Diego-14h06

En ce début d'après-midi, une chaleur intenable pèse sur la ville. Sur une estrade faisant face à une foule immense, il attend que le calme s'installe, afin de balancer son discours rédigé sur pas moins de six pages. En deux minutes, le calme se montre, il s'éclaircit la voix et dit:
"Habitants de San Diego, cela fait désormais cinq ans que Jurassic Park existe dans votre magnifique cité. C'est un anniversaire à ne pas prendre à la légère, puisque pour l'occasion, d'anciennes attractions ont laissées leur place à des nouvelles, et tout ça, rien que pour vous. En outre, de nouveaux services viennent de voir le jour, pour le bien-être de vous, chers futurs clients. Enfin, la structure du parc s'est agrandie, étant donné le nombre de visiteurs qui ne cesse d'augmenter, pour notre plus grande joie. Maintenant, je vais laisser ma place à l'homme qui parraine ce parc et sans qui rien n'aurait été possible. Mesdames et Messieurs, je vous demande d'applaudir Monsieur John Hammond!"
Les applaudissements se font aussitôt entendre, mais petit à petit, le silence revient. En effet, ce n'est pas John Hammond qui se montre sur l'estrade, mais son Majordome avec une lettre à la main. Surpris, William reprend donc le micro et annonce avec une voix hésitante:
"Mesdames et Messieurs, Monsieur John Hammond a eu un empêchement... Mais cela ne vous empêchera pas de découvrir le tout nouveau visage du parc, alors, bonne visite à tous!"
Chapitre 2
La constatation

Ian Malcolm, 56 ans, regarde sa série préférée lorsque quelqu'un frappe à la porte. Quand il ouvre, Jessica, une connaissance, tombe dans ses bras, les larmes ruisselants de son visage. Tentant de la calmer, il l'installe dans son fauteuil et lui sert un Whisky. Enfin, il lui demande:
"Jessica, regarde-moi et explique-moi ce qui se passe."
Elle lui répond:"C'est Bryan, mon fils, il est mort... mon fils est mort..."
Ian, choqué, se sert un verre, la main tremblante...
Jessica reprend:"Il venait de trouver un job à San Diego il y a quelques jours. Il était fier de son nouveau travail, quand il rentrait à la maison, il avait l'air épanouie, bien dans sa peau..."
Ian: "Il faisait quel genre de travail?"
Jessica:"Il s'occupait des animaux, dans un parc qui marche bien..."
Ian: "Quels genres d'animaux Jessica?"
Jessica:" Je, je sais pas moi..."
Ian: "Tu sais, tu peux tout me dire..."
Jessica: "Ecoute, ils voulaient que je leur promette de ne rien dire. Ils souhaitaient que se soit oublié..."
Ian: "Comment peux-tu parler comme ça? Si Bryan t'écoutais..."
Jessica: "Ne dit pas ça Ian, si tu savais comme je suis déroutée..."
Ian: "S'agit-il de Jurassic Park?"
Jessica: "Comment?"
Ian: "Il travaillait à Jurassic Park de San Diego?"
Jessica: "Oui..."
Ian: "Bon, je vais te raccompagner chez toi, ensuite je devrais y aller, j'ai une course à faire..."
Chapitre 3
Un dégoût profond

San Diego-19h34

William s'allume une cigarette, alors que les visiteurs s'installent dans l'immense et luxueux hôtel du parc. Derrière lui, une voiture de course noire s'arrête dans une fummée d'un gris clair. Malcolm en sort, le regard sévère et bouscule William qui trébuche par terre, la cigarette cinq mètres plus loin. Dans un rire, il demande à Ian:
"Oh, bonsoir Professeur Malcolm, que me vaut cette visite?"
Ian:"Vous êtes sans doute au courant de la mort cachée d'un de vos employés, Bryan Soderwick pour être précis."
William:"La mort de ce jeune homme est dûe à son manque d'expérience dans ce domaine. Ce n'est pas un métier donné à tout le monde..."
Ian:"ça le sera quand tous vos autres employés y passeront aussi. Vous pensez pouvoir gérer une telle basse-cours, alors qu'ici c'est vous qui servez de bouffe. J'en ai assez de me répêter ainsi de suite, je vais donc aller voir John Hammond et là, votre parc sera fermé pour de bon, on vous mettra un procès pour le petit Bryan et vous tomberez de haut."
William:"Vu certaines espèces que comporte notre parc, tout le monde comprendra vite que cela peut arriver et ils iront dans notre sens."
Ian:"Continuez, votre parc ne va pas durer..."
William:"Et vous pensez vraiment que Hammond peut ordonner de fermer le parc? Il le parraine seulement, c'est moi qui dirige, pas lui..."
Ian:"Ces dinosaures lui appartiennent, et quand on est un ancien membre de la biosyn, on est mal placé pour s'estimer à la hauteur..."
William: "Comment savez-vous que..."
Ian: "Avant de rencontrer une personne, je me renseigne sur elle, par n'importe quel moyen, pareil pour vous, William Dogson.."
Sur ces mots, Malcolm démarre sa voiture, et laisse William sur le seuil de son parc, le regard dans le vide...
Chapitre 4
Une vieille connaissance

Ian Malcolm, une fois assis dans son fauteuil, tente de mettre les choses au clair dans sa tête. Il a beau être mathématicien, tout ne peut être résolue avec des maths. Il allume la télévision, et tombe sur un reportage montrant de grands navires. La voix du présentateur lui parvient aux oreilles:
"D'anciennes espèces du Jurassic Park de San Diego sont à bord de ces bateaux. Parmis elles, les célèbres Vélociraptors qui après cinq années dans un enclos, vont enfin retrouver la liberté. Wiliam Dogson, le nouveau patron de Ingen, a présenté cet après-midi les nouvelles espèces, pour le plus grand bonheur des visiteurs."
Ian éteint la télévision et prend son portable. Au bout du fil, une voix masculine se fait entendre.
Ian: "Salut Nick, peux-tu passer dans la soirée? J'ai un service à te demander..."
Une demi-heure plus tard, Nick est chez Malcolm, et écoute attentivement ce qu'il souhaite.
Ian: "Il y a une semaine, un ouvrier du Jurassic Park de San Diego est décédé dans l'ancien enclos des vélociraptors. Etant donné que tu visites fréquemment ce Parc, j'aimerais que tu me photographie la nouvelle espèce qui a pris la place de nos chers amis à griffe rétractile, ainsi que son panneau d'identification."
Nick: "Ian, les photos sont interdites au Parc. Je peux toujours aller faire un tour au stand des souvenirs, mais les photos de ce nouveau dinosaure ne doivent pas être encore sorties. C'est urgent?"
Ian: "Il me les faut dans deux jours. Nick, toi qui a réussit à ouvrir des cages de dinosaures sans te faire repérer, je pense que tu serais capable de prendre trois petits clichés sans te faire prendre."
Nick: "Bon, c'est d'accord, mais c'est la première et dernière fois."
Ian: "Evidemment..."
Chapitre 5
L'erreur humaine

Dans l'hotel du Jurassic Park de San Diego, tout le monde dort, tout le monde sauf un petit garçon, réveillé par des cris venant de dehors. Il quitte son lit moelleux et scrute par la fenêtre de sa chambre les enclos plongés dans l'obscurité. Un mouvement attire son attention. Un dinosaure tout simplement. Pourtant quelque chose ne tourne pas rond. D'une part, il est sûr de ne pas avoir vu cette espèce, alors qu'il avait fait avec ses parents le tour de tous les enclos. En outre, le reptile le fixe dans les yeux d'une façon intense. Et soudain, il vient de comprendre ce qui ne va pas:
"Papa, maman, il y a un dinosaure en liberté! Papa, maman, il est pas derrière la clôture! Papa, maman, il va nous manger!"
Les parents, réveillés désagréablement par les cris de leur enfant, tentent de le calmer.
"Henry, tu as fait un cauchemar, viens dormir avec nous et tout ira mieux."
"Non non non, il est en liberté. Venez voir par le fenêtre, c'est pas un cauchemar!"
Ils regardent à travers la fenêtre de la chambre de leur fils, mais ne perçoivent rien d'anormal, il n'y a pas de dinosaure en liberté.
"Viens fiston, nous allons dormir, il faut être en forme pour admirer encore une fois les dinosaures du Parc..."
Dehors, caché derrière un palmier, le dinosaure se montre à nouveau, le regard féroce...
Chapitre 6
Une découverte effrayante

Jurassic Park de San Diego-14h21

L'atmosphère est lourde comme la veille, mais Nick est bien couvert afin de camoufler son appareil photo Nikon. Une foule immense se montre à l'entrée. Après cinq minutes d'attente, Nick a une idée. Il sort de la foule, se faufile derrière une bâche et longe un mur en béton. Afin de prendre des photos de ce dinosaure sans se faire repérer, il a l'idée de se placer derrière les enclos du fond, là où personne ne va. Nick connaît l'ordre des enclos par coeur, ainsi que l'espèce qu'ils contiennent ou qu'ils contenaient. Arrivé derrière la cinquième clôture, celle des vélociraptors, il cherche des yeux le nouveau venu. Soudain, après quelques pas, il constate une brêche dans la clôture. Stupéfait, il reste sans voix. Mais il a un travail à accomplir. Il se dit que, si il reste à proximité de la brêche, il pourra toujours s'enfuir après avoir pris les clichés. Il pénêtre dans l'enclos, et scrute avec son objectif la végétation lui faisant face. Des bruits de pas parviennent à ses oreilles, et dès que le dinosaure se montre à ses yeux, une pellicule entière y passe. Le saurien rugit alors, furieux. Nick, appeuré, fait demi-tour mais trébuche sur une jambe déchiquetée, celle de Bryan. Nick passe par la brêche avant que le dinosaure le rattrape. Sur sa gauche, des gardes se montrent et il fonce alors dans le sens opposé. Au passage, ses chaussures craquent sous des oeufs, et après en avoir ramassé un morceau, il court jusqu'au dehors après avoir passé la bâche. Une immense pelouse lui fait face, et après s'être caché, il sort son portable et appelle Ian:
Nick: "J'ai les photos, t'es où?"
Ian: "A ta gauche..."
Malcolm attend sur le bas côté que Nick monte à bord de sa voiture de course pendant que les gardes cherchent le photographe...
Chapitre 7
Le bilan

Ian s'installe dans son fauteuil après avoir servit Nick en jus d'orange. Le photographe s'installe face à lui, une enveloppe à la main.
Ian: Combien de photos prises hier?
Nick: Une pellicule entière.
Ian: Combien de bonnes?
Nick: Cinq.
Malcolm se lève du fauteuil, ravi.
Ian: As-tu photographié le panneau d'identification?
Nick: Non, je suis désolé...
Ian: ça ne fait rien, ce n'est pas si important que ça.
Nick: Ian, j'ai découvert une brêche dans sur cet enclos, ainsi que des oeufs lorsque je me suis enfuit.
Malcolm regarde les morceaux de coquilles avec une attention particulière avant de répondre:
"Ma théorie du chaos va encore chauffer des oreilles.Il faut que je file, j'ai un avion qui part dans une heure. Je te recontacte Nick, dès que j'ai le temps. J'ai déposé l'argent dans ta boîte aux lettres, fais-en bon usage."
Après avoir fermé la porte de sa maison, Ian quitte Nick sur le trottoir avant de foncer vers l'aéroport..
Chapitre 8
Les retrouvailles

Montana-16h17

Un homme sort d'un bungalow afin de rejoindre une jolie femme allongée sur une terrasse. Une bouteille dans une main, deux verres dans l'autre. Le Professeur Grant n'a jamais été aussi heureux. Marié depuis six mois avec Ellie Satler, paléobotaniste, et venant de mettre à jour une vingtaine de squelettes, tout lui sourit. Sa femme, bronzée par le soleil lui dit:
"Allan, viens t'allonger avec moi, on a tellement peu de repos ces derniers temps, j'aimerais profiter de toi."
Il lui répond:
"Oui, tu as sans doute raison..."
Il s'allonge et alors qu'il s'apprête à l'embrasser, une jeep s'arrête net devant eux. Un homme en noir en sort, et se dirige vers le bungalow.
Allan:" Ian? Ian Malcolm? Qu'est-ce que tu fous là?"
Les deux hommes se jettent dans les bras l'un de l'autre.
Allan: "ça fait combien de temps qu'on s'est pas vu?"
Ian: "Au moins deux ans, on est tellement pris avec notre travail qu'on a à peine le temps de se voir."
Allan: "C'est donc le travail qui t'ammene ici?"
Ian: "Non, plutôt une affaire des plus délicates. Depuis cinq ans, le Jurassic Park de San Diego bat son plein. Pour célèbrer cet anniversaire, Ingen a remplacé certaines espèces par des nouvelles afin de continuer à gagner encore plus d'argent. Lors d'un transfert d'une de ces espèces dans son enclos, un ouvrier est mort et son décès a été camouflé. Entre autre, il y a une brêche dans une des clôtures de cet enclos. Mais cela ne m'étonne pas car..."
Allan: "Car?..."
Ian:"Car il s'agit de l'ancien enclos des vélociraptors.De plus, Nick a retrouvé ces morceaux d'oeufs en dehors de la clôture. Tout me porte à croire qu'il s'agit d'une couvée de raptors..."
Allan: "Autre chose?"
Ian:" Oui, Nick, un ami photographe, a pris des clichés du nouveau dinosaure, et j'aimerais savoir si oui ou non tu connaîs ce reptile et si il est sur la liste de Ingen..."
Chapitre 9
Le début du chaos

Allan invite Ian à le suivre dans son bungalow qui se révèle être un mini laboratoire. Les morceaux de coquille en main, il demande à Ian:
"Tu dis que vous avez trouvé ces morceaux d'oeufs à proximité de l'enclos?"
Ian:"Oui, plus précisément à côté de la brêche de la clôture."
Allan:"Je vais passer dans la salle d'à côté. Tu n'a qu'à rester ici en attendant que j'analyse les oeufs."
Ian:"Je peux me servir en Whisky?"
Allan:"Fais comme chez toi!"
"Justement!" dit Ian avec un large sourire.
Le temps passe, et Malcolm commence nerveusement à faire le tour de la salle inlassablement. Allan se montre enfin, une expression grave sur le visage:
"Ian, ce sont des oeufs de Raptors..."
Ian:"Tout s'explique alors. Les Vélociraptors adultes font une brêche dans la clôture, pondent leurs oeufs et les laisse ainsi pendant qu'ils sont expédiés vers Isla Sorna."
Allan:"Pourtant, à la naissance, les bébés ont besoin de leurs parents, ça tient pas debout."
Ian:"Peut-être que nous trouverons la solution plus tard, en attendant, peux-tu examiner ces clichés, me dire de quelle espèce il s'agit et si elle est marquée sur la liste d'Ingen?"
Allan prend l'enveloppe, l'ouvre, et au premier coup d'oeil, des frissons d'effroie parcourent son corps. Dans un souffle, il dit:
"Tout est clair à présent..."
Ian: "Comment ça? Dis-moi de quelle espèce il s'agit..."
Allan: "C'est un Mégaraptor, quatre fois plus gros qu'un vélociraptor. Il fait aussi parti des dromaéosauridés et est aussi féroce qu'eux."
Ian:"Mais comment ça tout devient clair gràce à lui?"
Allan: "Les raptors ont pondu leurs oeufs et quand les ouvriers sont arrivés pour les capturer, ils en ont au moins oublié un."
Ian:"Comment peux-tu affirmer ça?"
Allan:"Les bébés à la naissance ont besoin au moins d'un parent, et jamais un Vélociraptor n'aurait laissé sa progéniture se débrouiller seule."
Ian:"C'est bien beau tout ça, mais que vient faire le Mégaraptor dedans?"
Allan:"A l'arrivée de ce reptile, on peut imaginer qu'une union s'est crée entre les Raptors et ce géant semblable à eux. D'une part, deux parents valent mieux qu'un pour ces bébés et en outre, ils doivent s'aider mutuellement."
Ian:"Explique."
Allan:"On peut imaginer que les vélociraptors rapportent de la nourriture au Mégaraptor puisque ce dernier, trop gros, ne peut passer par la brêche, et il ne doit pas être assez rassasié avec son pauvre mangeoire."
Ian:"Je veux bien croire à cette union, mais alors pourquoi on ne voit pas les Vélociraptors sur les clichés?"
Allan:"Sûrement parce qu'ils passent la journée en dehors de l'enceinte du parc..."
Ian:"...pour trouver la nourriture."
Allan:"Oui, et si ça continue comme ça, ils vont s'en prendre aux civils, si ce n'est pas déjà fait."
Ian:"Mais comment ça se fait qu'ils n'ont pas encore été repérés?"
Allan:"ça ne va pas tarder je pense..."
Ian:"Sinon, peux-tu me dire si le Mégaraptor est classé dans la liste de Ingen?"
Allan:"Il n'y est pas..."
Ian:"ça te dirait un petit tour chez une certaine personne qui a dépensée sans compter?"
Chapitre 10
Une nouvelle surprenante

Après être sorti de l'avion, Ian se retourne vers Allan et lui dit:
"Eh mon vieux, si déjà tu as du mal à sortir de l'avion, j'imagine même pas comment tu seras à tes 80 ans."
Ellie:"T'en fait pas, il cache bien son jeu..."
Ian:"Houlala, j'espère que les lattes du lit tiennent..."
"Oh si tu savais, tous les matins je dois les remettre. Ah au fait, comment va ta futur ex ex ex madame Malcolm?" Dit Allan sur un ton d'humour.
Ian:"Ah très drôle Allan, vraiment très drôle, et tellement subtile..."
Après avoir trouvé un taxi, ils roulent vers la demeure de John Hammond. Une fois arrivés, ils se dépêchent de monter les marches, Malcolm en tête. Après avoir frappé, le majordome leur ouvre, un regard pour le moins grave. Ian s'éclaircit la voix et dit:
"Nous désirons voir Monsieur..."
"Monsieur Hammond n'est pas là, il est parti pour Isla Nublar afin de finir ses jours dans le calme et la sereinité"
Allan:"Comment ça finr ses jours?"
"Je pensais que vous étiez au courant..."
Ian:"Au courant de quoi?"
"Monsieur John Hammond est atteint d'un cancer, il en a plus que pour quelques jours..."
Chapitre 11
Un compagnon innatendu

Postés sur la terrasse d'un bar, Ian, Allan et Ellie, sous le choc, ne prononcent pas un mot, leur esprit ailleurs...
Quand l'un des employés vient prendre leur commande, ils se réveillent enfin.
Ian:"Je vais prendre un verre de Whisky."
Allan:"Pour moi ce sera un coca, et tu prends quoi Ellie?"
Ellie:"Rien..."
Allan:"Bon, alors un Whisky-coca, euh, pardon, je veux dire, un coca et un Whisky."
Ian:"ça va aller Ellie?..."
Allan:"T'en fait pas Ian, c'est simplement le choc.. Bon, on fait quoi? On est coincés entre deux choix, la ville ou l'île..."
Ian:"Il faut aller chercher Hammond afin qu'il règle le problème du Park de San Diego, ainsi que la mort cachée de Bryan..."
Ellie:"Ian, il en n'a plus que pour quelques jours à vivre. J'estime qu'on devrait être présent à ses côtés pour ses derniers instants de vie. On a été ses premiers visiteurs et il a toujours rêvé de rendre des personnes heureuses gràce à ses créations. Que vous le voulez ou non, je part pour Isla Nublar, après, on pourra s'occuper des problèmes du Parc de San Diego."
Ian:"Mais les Raptors n'attendront pas."
Ellie:"Ian, la sécurité sera là pour protéger les civils, réfléchis un instant. On n'est pas des héros, c'est pas parce que tu as été confronté deux fois à des dinosaures que tu es un expert en la matière. Et puis, quand on est partout, on est nulle part..."
Arrivés à l'aéroport, ils montent dans un hélicoptère piloté par un jeune homme et volent vers Isla Nublar.
Quand ils arrivent quasiment à destination, Ian demande au pilote:
"Au fait, vous allez rester dans l'hélico ou vous viendrez avec nous? Parce qu'on va sur une île où il y a des dinosaures figurez-vous, et le meilleur, c'est qu'il n'y a pas d'enclos, enfin, il n'y en a plus..."
Le pilote enlève son casque, se retourne vers eux et leur dit:
"Je vais avec vous, grand-père compte sur ma présence."
Allan s'écrit alors:
"Tim? Oh Tim, ça fait si longtemps!"
Tim:"Oui Allan, quinze ans..."
Chapitre 12
L'union

San Diego-15h02

Il est stressé, pourtant il n'a pas de quoi l'être. Depuis le temps qu'il dirige Ingen, il en a vu des conférences. C'est cette histoire de brêche qui l'inquiète, ainsi que cet espion photographe. Mais comme à son habitude, il va mettre tous ces soucis de côté et montrer que tout va bien, parfaitement bien. Arrivé devant le micro, une foule immense l'acclame, ses clients, sa gloire, son argent. Emu, il met un temps avant de s'exprimer:
"Chers visiteurs! Aujourd'hui est un grand jour. En effet, quand deux compagnies rivales depuis toujours s'associent pour former une équipe imbattable, je comprends si vous avez du mal à y croire. Pourtant, j'ai le plaisir de vous annoncer que Ingen s'associe avec Biosyn pour former une nouvelle entreprise, "Biogen"!"
Derrière Wiliam, un rideau se lève et dévoile le logo de cette nouvelle compagnie.
Dans la foule, Nick n'en croit pas ses oreilles. Ingen et Biosyn s'associer? Mais comment?
Wiliam reprend le micro et dit:
"Désormais, veuillez accueillir avec les acclamations qu'il mérite, le patron de Biosyn, Lewis Dogson!"
Les applaudissements crépitent quand Lewis se montre. Agé de 49 ans, le front dégarnit, des lunettes de soleil, il adresse un sourire au public. Après avoir salué, il s'exprime:
"Merci Wiliam. En effet, Biosyn et Ingen disparaissent pour laisser place à "Biogen". Les premiers objectifs seront d'une part, creer encore de nouvelles espèces rien que pour votre plus grand bonheur. D'autre part, un parc sera créé sur Isla Nublar afin de vous donner la chance d'admirer vos reptiles préférés dans un milieu entièrement naturel. Nous commençons les travaux dans deux jours, et la conception de nouvelles espèces dans un mois. J'espère que vous comprenez que cette union est toute bonnement bénéfique, aussi bien pour nous, que pour vous... Je vous remercie pour votre accueil chaleureux, et vous souhaite encore plein de moments mémorables à Jurassic Park, merci!"
Nick comprend alors. Wiliam et Lewis étant frères, l'union s'est avérée simple. Lewis a enfin atteint son but, d'une certaine façon, celui d'être à la hauteur de Ingen. Aux côtés de Wiliam, les gardes reconnaissent Nick dans la foule, et descendent rapidement les marches pour le coincer. Nick sort de la foule et fonce vers sa camionette, sa seule chance...
"Stop!" dit l'un des gardes, mais Nick démarre déjà et roule sans temps mort vers sa maison. Son objectif est de retrouver Ian, au plus vite...
Chapitre 13
L'homme à la canne

L'hélicoptère attérit sur l'ancienne piste d'attérissage qui est désormais étouffée sous la végétation. Quand Allan sort de l'engin, il dit:
"Bon, retrouvons Hammond, il ne doit pas être bien loin."
Tim réplique:" On n'en sait rien."
Ian:"Bon, au lieu de bavarder, on ferait bien de se mettre en route si on veut repartir au plus vite de cette île."
Ellie:"Ian, on ne partira pas d'ici tant qu'il sera vivant, c'est la moindre des choses!"
Tim:"Oui, le souhait de grand-père est de mourir sur cette île, alors un peu de respect est le bienvenue..."
Ian:"Si c'est pour mourir parmis ces créatures, autant ne pas naître..."
Pendant une heure, ils marchent sans souffler, jusqu'à ce qu'Ellie s'écrie:
"Là-bas, une voiture!"
Courant vers le véhicule, Ian, Allan et Tim précipitent aussi le pas. Il s'agit d'une jeep avec la portière gauche ouverte en grand.
Ellie:"Il n'y est pas!"
Allan:"Cherchez aux alentours!"
Tim, du haut de ses 23 ans, regarde quelque chose au loin et dit:
"Pas besoin de chercher plus longtemps, il est là."
Avec un sourire, il s'approche au bord de la plaine et admire la scène qui se présente sous ses yeux.
Ellie, Allan et Ian se postent derrière lui, et restent sans voix.
Une vallée où brachiosaurus, parasaurolophus et stégosaurus se côtoient, s'offre sous leurs yeux, avec parmis eux un homme habillé de blanc et une canne à la main, John Hammond...
Tim, avec un rire, dévalle la pente, suivit de Allan et Ellie, tous les deux aussi euphoriques.
Ian, en dernier, avant de descendre à son tour, dit:
"Heureusement que ce vieux fou n'est pas dans un nid de t-rex..."
Tim sert son grand-père dans ses bras et dit:
"Grand-père, comme je suis heureux de te voir!"
John:"Moi aussi Timy, comment vas-tu? ça marche le travail?"
Tim:"Oh oui, il n'y a pas meilleur pilote d'hélicoptère que moi!"
John:"Bien, bien, oh Allan! Ellie! Mon Dieu, vous êtes fous de venir ici!"
Ellie:"C'est la moindre des choses, voyons!"
Tout le monde fait un espace pour laisser passer Ian qui marche vite vers Hammond.
John:"Vous, ici?!? Même dans mes rêves les plus fous je..."
Ian:"Comment allez-vous vieux sorcier?"
John:"Bien, ça rappelle le bon vieux temps."
Ian:"Bon?, je sais pas, mais je suis quand même un peu nostalgique."
John:"J'en étais sûr. Regardez-les, ils sont toujours aussi merveilleux!"
Ian:"Et dangereux. John, je connaîs bien ce scénario, au début on est émerveillé, et après on est effrayé, le mieux serait de s'en aller de cette île. De plus...
Ellie:"De plus Ian est fatigué à cause du voyage. Pourquoi n'irais-tu pas faire une sieste dans l'herbe pendant qu'il fait beau?"
Tim se retourne vers Ian et lui dit discrètement:"Ne commence pas Ian, s'il te plaît..."
Ian:"Bon, très bien, je vais aller faire un tour un peu plus loin, histoire que je tombe sur un viandosaure..."
John:"Toujours le mot pour rire. Ah ce Malcolm, il n'a pas changé..."
Chapitre 14
Sur les pistes de l'homme en noir

Nick, épuisé, ne comprend pas où est passé Ian. Arrivé pour une fois de plus devant la maison close, il attend la venue de l'homme en noir. Une femme passe dans la rue, une expression grave dans le visage. Quand elle passe devant la maison de Ian, elle apperçoit Nick sur le seuil de la porte et s'adresse à lui:
"Vous attendez Ian?"
Nick:"Oui"
La dame s'approche de lui.
"Bonjour, je suis Jessica, une amie de Ian."
Nick:"Moi je suis Nick, photographe et ami de Ian également."
Jessica:"Ian est parti il y a quelque temps, il avait un avion à prendre."
Nick:"Ah oui, j'avais complètement oublié. Vous savez où il est?"
Jessica:"Il m'a laissé un message comme quoi il partait pour une île où il a des affaires à rêgler."
Nick:"Merci beaucoup, ça me suffit amplement!"
Jessica:"Où allez-vous?"
Nick:"Retrouver le mathématicien!"
Il saute dans sa camionette et fonce vers sa maison afin de tout préparer pour son voyage...
Chapitre 15
Une annonce dérangeante

San Diego-16h13

Wiliam, assis dans son bureau, s'allume une cigarette quand un de ses ouvriers frappe à la porte de verre.
"Entrez."
"Monsieur, la brêche vient d'être réparée."
"Bien, et en ce qui concerne ce photographe, ils l'ont arrêté?"
"Non Monsieur, aucune trace de lui."
"Tant pis..."
"Par contre, un des gardes a pris une photo de lui, si ça vous interesse..."
"Donnez." Après l'avoir regardée rapidement, il dit:
"Je la garde, elle pourra toujours me servir si il se pointe à nouveau..."
"Bien Monsieur."
L'ouvrier sort du bureau, et se fait bousculer par un homme de 40 ans, le visage blanc comme la mort, les yeux perdus dans le vide. Wiliam, surpris par cette arrivée, s'adresse aussitôt à lui:
"Eh! On frappe avant d'entrer..."
"Monsieur, il manque un vélociraptor!"
Wiliam:"Vous rigolez ou quoi?"
"J'ai une tête à plaisanter?!? Le personnel chargé de mettre les animaux dans les caisses à destination de Isla Sorna a fait le comptage et affirment qu'il en manque un."
Wiliam, perdu dans tous ces soucis, dit:
"Et moi qui doit me rendre à Isla Nublar. Envoyez les bateaux à destination du Site B , on s'en occupera après..."
Chapitre 16
Les vestiges

Le soleil est encore présent dans le beau ciel bleu qui plane au dessus de Isla Nublar. La fin d'après-midi se montre, et Malcolm revient enfin auprès du reste du groupe. Assis parmis les dinosaures, Hammond raconte sa jeunesse à Ellie, Allan et Tim. Quand Grant apperçoit Ian revenir vers, eux, il se lève et se dirige vers lui avant de dire:
"Alors, qu'as-tu de beau à nous raconter?"
Ian:"Je suis tombé sur un petit herbivore qui n'arrêtait pas de me coller, il ressemblait étrangement à un perroquet."
Allan:"ça doit être un Microcératops, depuis le temps que toutes ces espèces sont sur cette île, elles ont du se multiplier comme sur Isla Sorna."
Ian:"Sauf le tyrannosaure et autres raptors..."
John Hammond, venant d'entendre les paroles de Ian, se lève afin de lui dire:
John:"Oh que non, vous avez faux, Professeur Malcolm..."
Ian:"Et pourquoi donc?"
John:"Parce que..."
Avant que John finisse sa phrase, un rugissement se fait entendre dans le lointain. Les herbivores, effrayés, courent vers le lac se trouvant au sommet, pendant que John montre le chemin à son groupe afin de se mettre à l'abris quelque part. Pendant leur marche, Ian se place à côté de John et lui dit:
"Je comprends pas, vous n'aviez qu'un t-rex sur cette île en 93..."
John:"Oui, mais avant de fuir Isla Sorna quelque temps plus tard, j'ai demandé à mes employés de déposer des oeufs de Tyrannosaure sur Isla Nublar, car nous en avions plus que prévu..."
Ian:"Vous voulez dire par là qu'il y a autant de t-rex sur le Site A que sur le Site B?!?"
John:"Non. Isla Nublar est plus petite que Isla Sorna. Il y a moitié moins que sur le Site B pour être précis."
Ian:"Ce qui signifie quand même quelques bons gros spécimens. John, vous savez comment ça va finir si nous restons ici..."
John:"Mais non voyons, nous avons un abris..."
Ian:"Lequel?"
John:"Celui qui est sous vos yeux..."
Face à eux, un bâtiment recouvert de végétation domine avec son ombre. Il s'agit du restaurant du Parc, là où Ellie mangeait en compagnie de Hammond alors qu'ils se croyaient perdus.
John se retourne vers le groupe et leur dit:
"Il s'agit d'un des derniers bâtiment encore debout, quasiment tous les autres sont en ruines."
Allan:"Pourquoi?"
John:"Peut-être à cause de combats entre dinosaures..."
Après avoir bloqués la porte avec toutes sortes de matériels, Allan et Tim rejoignent le groupe assis autour de la table. Pour s'éclairer, Ellie sort sa lampe torche qu'elle pose au milieu de la table.
Ellie:"Je sais, c'est pas terrible, mais on a rien d'autre..."
Ian se retourne vers John et poursuit la conversation:
"Et en ce qui concerne les Raptors?"
John:"C'était prévisible. Ils ont pondus dès qu'ils ont réussis à s'évader de leur enclos. Actuellement, je ne sais pas combien ils sont, mais ça doit faire un bon paquet..., mais Professeur Grant, vous n'avez pas l'air étonné."
Allan:"Non, je connaîs déjà tout ça, je suis paléontologue."
Au fur et à mesure que la conversation passe, la lampe perd en énergie, jusqu'à ce que l'ampoule soit morte.
La pluie commence à tomber au dehors, et tout le monde se couche autour de la table, avant de se faire bercer par un silence des plus appaisants...
Chapitre 17
Une visite surprise

Son père est en bas, en train de regarder la télévision, pendant que sa mère bouquine dans son lit. Lui n'arrive pas à dormir depuis cette vision, celle de ce dinosaure en liberté. Cela fait quelque temps qu'il est rentré chez lui, mais il ne se sent pas en sécurité, il a peur...
Malgré qu'il soit allongé sous la couette et que sa mère a éteint la lumière, il scrute avec une lampe de poche les coins de sa chambre, à la recherche du moindre reptile. Sa mère se lève et, voyant de la lumière dans la chambre de son fils, lui dit:
"Allez, on éteint tout et on dort, demain tu as école. Voilà, bonne nuit."
Son père monte les escaliers et se couche à son tour.
Un long silence règne dans la maison. Quand le petit garçon est pratiquement en train de dormir, un petit bruit le réveille. Quelqu'un gratte à la porte d'entrée.
Il entend sa mère qui dit:
"Chéri, il y a quelqu'un à la porte..."
"Bien, j'y vais, ne bouge pas..."
Arrivé au bas des escaliers, il regarde par la fenêtre pour voir qui c'est. Mais il pleut tellement dehors qu'il ne voit rien. Pourtant, la porte continue à gratter. Après avoir mis ses chaussons, il décide de ne pas allumer de lumières, afin de ne pas réveiller son fils. Il prend la clef, la met dans la serrure, et ouvre la porte. Devant lui, sous la pluie, une silhouette tête baissée, lui fait face. Petit à petit, elle montre le bout de son nez, jusqu'à être à sa hauteur. Le vélociraptor adulte, affamé, se jette sur lui. Le hurlement que pousse l'homme réveille sa femme et son fils. Quand ils arrivent en bas, il leur crie, pendant qu'il se fait éventrer sur le carrelage:
"Fuyez!!! Fuyez!!! Ne restez pas dans la maison!!!"
Sa femme prend le petit garçon dans ses bras et après avoir contournée le carnivore, sort de la bâtisse, monte dans sa voiture, et fonce pour trouver de l'aide au plus vite...
Chapitre 18
Une crise anormale

Dans le Jurassic Park de San Diego, les gardes de nuit font leur ronde. L'un d'eux dit à l'autre:
"Eh, t'as vu la tête de celui-là? Il a l'air terrifié, à croire que je lui fait peur."
L'autre garde se rapproche, et après avoir observé le petit tricératops appeuré, dit:
"ça arrive aux herbivores de temps en temps, c'est quand ils sentent un danger."
"Pourtant, il n'y a pas de quoi avoir peur..."
Soudain, un bruit terrifiant les fait sursauter.
"ça vient de là-bas!"
Les deux gardes courent vers l'endroit où a été produit ce vacarme. L'un tombe par terre à cause d'une flaque, pendant que l'autre se retourne quelque temps plus tard vers lui et dit:
"C'est le Mégaraptor, il a foncé sur la clôture."
"Il est mort?"
"Non, vu qu'on baisse le nombre de volts dans les enclos la nuit, afin d'économiser en électricité. Le choc l'a simplement étourdit, mais c'est la première fois qu'il fait ça. Si il recommence, faudra sérieusement s'occuper de son cas, avant qu'un nouveau drame se produit..."
Chapitre 19
Le retour d'un géant

Dans le restaurant, tout le monde dort. La pluie frappe aux fenêtres, mais la journée était si épuisante qu'ils sont plongés dans un sommeil profond. Tout le monde dort? Non. Le professeur Malcolm, en train de verser son propre Whisky dans un verre nettoyé avec un chiffon, réfléchit sans cesse, ne sachant pas quelle décision prendre, soit rester ici avec le groupe, soit retourner à San Diego avec l'hélicoptère afin de règler tous ces problèmes. Il se dit alors:
"Mais je sais pas piloter d'hélicoptère, j'aurais besoin de Tim, mais il ne bougera pas d'ici... Et puis, il y a tellement de questions que je dois poser à Hammond, tant de choses à éclaircir..."
La pluie continue de cogner aux vitres, et Malcolm regarde au dehors les palmiers pris dans le vent.
Il boit une gorgée, et au moment où il repose son verre, un tremblement se fait entendre. Malcolm, pensant que c'est lui-même qui a produit ce bruit avec son verre, se sent rassuré. Hélas, le tremblement recommence de plus belle. Les petits cercles qui se produisent dans son verre ne présagent rien de bon, il le sait, il le sent...
Il se lève du banc, et se dirige vers les fenêtres entourant la porte d'entrée bloquée. Dehors, il apperçoit les flaques tremblantes. Soudain, quelque chose fonce vers la bâtiment. Ne cherchant pas à comprendre ce que c'est, Malcolm fonce vers la table du fond où tout le groupe dort. Au moment où il se cache en dessous, la chose déchire le mur du restaurant dans un bruit assourdissant, avant de s'arrêter juste avant la table. Tout le groupe se réveille. Ian, qui ne savait pas ce qu'était la chose fonçant sur lui, reconnaît alors l'hélicoptère de Tim. Ce dernier bloquant le passage, Allan monte dessus afin de voir ce qui a provoqué tout ça. Devant lui se tient un tyrannosaurus-rex, plus terrifiant que jamais...
Chapitre 20
Un visiteur pressé

Elle arrive devant la porte du Jurassic Park de San Diego. Elle coupe le moteur, prend son petit garçon par la main, et court jusqu'aux grilles de la porte d'entrée. Entre les mailles, elle apperçoit deux gardes et crie:
"Au secours! J'ai besoin d'aide!"
Quand ils approchent, l'un d'eux demande:
"Vous avez un problème Madame?"
"Un dinosaure a tué mon mari! Il est chez nous, venez vite, j'ai besoin de votre aide!"
Les deux gardes hésitent avant qu'elle ne dise:
"Vous attendez quoi?!?"
Après avoir fermé la porte, ils roulent jusqu'à chez elle, alors que l'un dit à l'autre:
"Tu crois que c'est prudent de laisser le parc sans surveillance?"
"Faut faire vite si on veut pas se faire choper par le patron."
Une fois arrivés devant la porte d'entrée, ils trouvent juste le corps de l'homme.
L'un des gardes va au fond de la maison et dit:
"Il s'est enfuie par là, dans le jardin!"
Pendant que l'un des gardes reste derrière la vitre brisée par le raptor, en compagnie de la femme et du petit garçon, l'autre garde, inspecte le jardin avec une lampe torche.
La femme demande:
"Vous pensez qu'il va le capturer?"
"Sûrement, vous savez, c'est un expert..."
Soudain, l'autre garde hurle pendant qu'il disparaît dans un buisson. Son collègue court alors vers lui. Le petit garçon, paniqué, fonce jusqu'à sa chambre, avec sa mère sur les talons...
Chapitre 21
La cause de l'attaque

Caché derrière l'hélicoptère faisant barrage entre lui et le reptile, le groupe tente de trouver une issue.
Ian propose alors à Hammond:
"Il faut fuir par la fenêtre du fond!"
John:"Non, on est sur une falaise, de l'autre côté c'est la chute libre!"
Allan:"Il n'y a qu'une solution!"
Ian:"Laquelle?"
Allan:"Passer à travers la vitre de l'hélicoptère et fuir entre ses jambes pendant qu'il s'acharne sur l'appareil!"
John:"C'est de la folie pure!"
Allan:"On n'a pas le choix, c'est soit ça, soit l'estomac du t-rex!"
John:"Bon, d'accord!"
Allan:"Ellie, passe-moi la lampe torche!"
Ellie lui donne, et Allan brise les vitres de l'appareil avec. Une fois à l'intérieur, il a du mal à accéder à l'autre vitre tant le t-rex secoue l'engin. Ian et Ellie le pousse afin de l'aider à y parvenir, et une fois qu'il y est rendu, il fracasse l'autre glace qui est réduite en morceaux de verre. Allan, John et Ian parviennent à passer entre les jambes du carnivore avant de foncer vers les arbres. Ellie s'apprête à sortir à son tour, mais son pied est bloqué dans l'hélicoptère. Soudain, le t-rex se met à pousser l'engin vers la falaise, qui tombe dans le vide...
Allan pousse un cri assourdissant, mais au moment où il sort de la jungle, le dinosaure se retourne vers lui. Tous les trois courent parmis les arbres, jusqu'à ce que Ian entraîne Allan et John dans un tronc d'arbre mort. Le t-rex passe à quelques mètres d'eux. Une fois loin, tous les trois sortent, et Ian demande à Allan:
"Comment ça se fait qu'il ai attaqué l'hélicoptère? Je croyais qu'il réagissait aux mouvements!?"
Juste après avoir dit ces derniers mots, quelque chose sort des buissons. Pensant avoir affaire à un dinosaure, Ian recule, mais reconnaît enfin Nick qui lui dit:
"J'y suis malheureusement pour quelque chose..."
Chapitre 22
Une nouvelle glaciale

Il revient vers eux, les larmes aux yeux. Leur adressant un regard furtif, le garde leur dit:
"Je vais vous emmener avec moi au Parc, vous y serez en sécurité..."
La femme s'approche de lui et le prend dans ses bras:
"Je suis navré, ce n'est jamais simple de perdre quelqu'un à qui on tient..."
"Oui... Bon, allons-y avant qu'il s'en prenne à vous. Je m'occuperais de lui demain..."
Quand ils arrivent au Park, le garde les sort en vitesse de la voiture et les place dans une chambre d'hôtel dont il garde la clef sur lui. Il descend rapidement les escaliers, et quand il arrive à la dernière marche, Wiliam lui fait face, et ne perd pas de temps à lui dire:
"Alors, on laisse le parc sans surveillance?"
"Mais Monsieur, c'est à cause du..."
"...vous êtes viré."
Chapitre 23
Le marécage

Il ouvre les yeux, doucement... Le sang lui monte à la tête et sous lui, un marécage. Suspendu à 50 mètres du sol, la tête en bas, il ne sait comment se sortir de là. La lanière accrochée autour de sa jambe gauche le reliant au morceau de l'appareil est plutôt fine, et il ne sait comment se relever. Dans ce même morceau de l'hélicoptère, Ellie se réveille à son tour, et au moment où elle se lève, l'appareil bouge, prêt à tomber dans le vide. Tim, paniqué, se met à bouger dans tous les sens, ce qui a pour effet d'approcher encore d'avantage le morceau de l'appareil au bord du rocher. Ellie se place au bord et dit:
"Tim! Je vais te sortir de là!"
Mais quand elle se penche pour examiner le garçon des yeux, l'hélicoptère est quasiment prêt à tomber. Malgré que Ellie recule, le morceau de l'appareil continue à s'avancer vers la chute. Tim dit alors:
"Ellie, je suis trop lourd!"
Ellie répond:
"Bon je vais tenter de me rapprocher de toi le plus possible Tim! Il faudra que tu me prenne la main quand je te dirais, tout va aller Tim!"
Mais quand elle s'approche à nouveau, ce qui reste de l'hélicoptère s'approche d'avantage du bord. La lanière est presque rompue quand Tim dit à Ellie:
"Je t'embrasse Ellie..."
"Non Tim!"
Et après que la lanière se soit brisée, le jeune garçon tombe dans le vide, avant de finir sa chute sur une des rives du marécage...
Chapitre 24
Des informations précieuses

Pendant qu'ils sortent de la jungle, Ian se met à part avec Nick pour lui dire:
"Comment t'es tu fait repéré par le t-rex?"
Nick:"Quand j'ai localisé l'hélicoptère, je me suis garé juste à côté. Je l'ai inspecté avec ma lampe pour voir si vous étiez à l'intérieur, mais j'avais pas vu le t-rex derrière moi en train de manger un parasaurolophus. Quand j'ai mis le faisceau de lumière dans ses yeux, il a foncé sur les deux engins. Je me suis mis à l'intérieur de votre hélicoptère, alors il s'est mis à le faire rouler. A la sortie de la jungle, il s'est arrêté. J'ai donc eu le temps de m'extraire de l'engin avant qu'il prenne la queue de l'appareil entre ses dents et le balance sur le bâtiment..."
Ian:"J'ai quasiment tout compris, mais tu as bien dit que tu t'étais garé? Tu veux pas plutôt dire "attérir"?"
Nick:"J'étais en jeep, donc, je me suis bien garé, on n'attérit pas avec une voiture, à part quand elle tombe d'un arbre par exemple..."
Ian:"Comment tu m'as retrouvé?"
Nick:"Jessica, une de tes amies, m'a dit que tu étais parti pour une île. Etant donné que Biogen venait ici dans deux jours pour les travaux et dans une semaine sur Isla Sorna pour la création de nouvelles espèces, j'ai pensé que tu serais là."
Ian:"Biogen? Et quels travaux? Des nouvelles espèces?"
Nick:"Ah oui, tu n'était pas là... J'ai assisté à une conférence où Wiliam a déclaré que Ingen et Biosyn faisaient désormais équipe pour former "Biogen". Ils viennent dans deux jours pour commencer des travaux ici, dont le but est de reconstruire un le Jurassic Park original. Et dans une semaine, ils partent pour Sorna afin de creer de nouvelles espèces de dinosaures."
Ian:"ça ne m'étonne pas pour Biogen, Wiliam et Lewis sont frères après tout. Par contre, pour la reconstruction du Parc, ça me surprend. Et pour les nouvelles espèces, on devait s'y attendre. Ils sont arrivés sur Nublar?"
Nick:"Oui, à l'autre bout de l'île. J'ai embarqué à bord d'un de leurs navires, et une fois parvenu à terre, j'ai volé une de leur jeep afin de vous retrouver. Sinon, tu penses que la démission de Wiliam du groupe Biosyn à l'époque était un plan mis au point avec son frère afin qu'il dirige Ingen pour finalement unir ces deux compagnies?"
Ian:"Sûrement, car désormais ça leur fait deux fois plus d'argent..."
Arrivés dans le restaurant, ou du moins ce qu'il en reste, Allan se précipite vers le bord de la falaise, suivit de Nick et de Ian.
A leur yeux se présente un morceau d'hélicoptère, ainsi que Ellie, juste à côté.
"Ellie!Ellie!" crie Allan
Ellie:"Allan! Tout va bien, j'ai rien!"
John:"Et Tim?!? Où est Tim?!?"
Ellie sait ce qui s'est passé, mais préfère dire:
"Je vais le chercher, il est tombé plus bas!"
Ian:"Ellie, descend au marécage si possible! On va tenter de trouver un moyen de le rejoindre!"
Allan:"Elle est vivante! Elle est vivante!"
Ian se retourne vers Hammond et lui dit:
"John, j'aurais à vous parler..."
Chapitre 25
A l'autre bout

La chaleur est pire qu'à San Diego. Wiliam, placé à l'ombre, se fait servir un verre de Menthe glacé juste avant de se faire déranger par un des ouvriers qui lui dit:
"Monsieur, j'ai un message à vous transmettre de la part de votre frère..."
"Eh bien, qu'est-ce qu'il dit?"
"ll vous informe qu'il ferme le Parc avant de se rendre sur Isla Sorna pour la création des nouvelles espèces..."
"Evidemment, sinon qui s'en occuperait?"
"Je vous passe le message Monsieur, c'est tout."
"D'accord, alors poussez-vous, vous me gâchez la vue."
Allongé sous un parasol planté dans le sable, il regarde la mer foncer sur les rochers. Alors, une idée lui vient en tête, mais il jure de se la garder pour de futurs projets...
Derrière lui, des véhicules dernière génération le dominent. Parmis eux, des camions à deux étages, dans lesquels des écrans diffusent des images prises par des caméras installées tout autour du véhicule.
Désormais bien hydraté, Wiliam se lève, s'étire, avant de se retourner vers ses ouvriers pour leur dire:
"Nous allons commencer le travail. Mettez en marche les radars. Faites attention de bien séparer les carnivores des herbivores. Une fois un dinosaure capturé, n'oubliez pas de bien fermer sa cage comme on vous l'a appris, un tour en bas et un tour en haut. Ne laissez pas de matériel par terre. Une fois le travail fini, déposez les cages sur la plage de la façon dont je vous ai fait part ce matin. Allez, bon courage!"
Sur ces mots, les véhicules s'éloignent dans la plaine faisant face à la mer, pendant que Wiliam s'allonge à nouveau, se servant un nouveau verre de menthe glacé, avant de tomber dans un sommeil bien mérité...
Chapitre 26
Une conversation costaud

Cherchant un passage pouvant les relier au marécage, Ian s'approche néanmoins de John pour lui dire:
"John, étiez-vous au courant que Wiliam est le frère de Lewis?"
John:"Evidemment. Mais les choses ont changé, Lewis et Wiliam ont changé, et moi-même, j'ai changé..."
Ian:"Saviez-vous qu'ils commençaient aujourd'hui des travaux sur cette même île, dans le but de refaire le Parc original?"
John:"Vous plaisantez? C'est quoi ces conneries? C'est une blague j'espère?"
Ian:"Demandez à Nick, vous verrez si c'est une blague..."
Mais le photographe, ayant écouté leur conversation, parle avant John:
"J'étais présent à la conférence de San Diego. D'une part, ils reconstruisent le Parc sur Isla Nublar, et de l'autre, ils creer de nouvelles espèces sur Isla Sorna..."
John:"En ce qui concerne les nouvelles espèces, c'est pas nouveau..."
Allan et Ian:"Comment ça?!?"
John:"Eh bien, on en a toujours crées, même après avoir mis les animaux en liberté sur le Site B..."
Allan:"ça c'est la meilleure, comment avez-vous créé de nouveaux animaux si il n'y avait plus de laboratoires en fonctionnement?"
John:"Nous avions des mini laboratoires à l'intérieur de véhicules spéciaux, et je suis persuadé qu'ils les ont repris, étant donné que de toute façon, ils appartiennent à Ingen."
Allan:"Vous voulez dire que c'est vous qui avez créé avec vos collègues de nouvelles espèces non présentes sur la liste de Ingen? Il n'y avait pas assez d'espèces pour vous, c'est bien ça? Vous vous prenez pour Dieu, mais vous savez aussi bien que moi qu'une île, ce n'est pas la surface de la terre. C'est comme si vous étiez en train d'essayer de fourrer une centaines d'allumettes dans un paquet qui ne peut en contenir que cinquante. Forcément, ça déborde, eh bien ça fera exactement pareil avec vos chers reptiles..."
John:" Vous voulez dire quoi par là?"
Allan:"Que ça ne m'étonnerait pas qu'on voit un de ces jours un dinosaure au Costa Rica en train de manger un habitant. Il faut que vous trouviez une solution pour éviter ça..."
John:"Je vous rappelle que je parraine seulement Jurassic Park, et le Jurassic Park de San Diego. En aucun cas je n'ai donné mon accord pour reconstruire un Parc sur cette île. Il ne me reste peut-être que quelques jours à vivre, mais je compte bien m'opposer à ce projet."
Ian:"Ah oui? Et comment? En vous postant devant les tracteurs?"
John:"Et pourquoi pas? Hein? Pourquoi pas? Rien ne m'en empêche..."
Ian:"D'accord, mais pensez aussi à trouver une solution afin de réparer vos dégâts en ce qui concerne la surpopulation des dinosaures sur le Site B."
John:"Je ne peux pas. C'est aux Dogson de s'occuper de ce problème, car j'ai beau y être pour quelque chose, ils ont créés plus de nouvelles espèces en cinq ans que j'en aurait fait en l'espace de quinze ans..."
Nick:"Pourtant, il n'y a pas eu beaucoup de nouveaux dinosaures à se montrer au parc de San Diego, juste une ou deux espèces par an."
John:"Oui, comme le t-rex qui s'est fait remplacer il y a trois ans par le gorgosaurus..."
Ian:"Ou plus récemment, les Vélociraptors, qui se sont fait remplacés par le Mégaraptor..."
John:"Comment ç..."
Ian:"Laissez-moi deviner, vous n'étiez pas au courant?"
John:"En effet. Oh non, pas le Mégaraptor..."
Allan:"Et pourquoi pas lui?"
John:"Moi-même j'aurais pas osé le creer, c'est un dinosaure aussi intelligent que vorace..."
Chapitre 27
Une vision effroyable

Depuis la veille, il traîne dans les rues de San Diego. Perdre son ami ainsi que son travail sont beaucoup pour lui. Sa maison lui fait enfin face après une longue marche. Sa femme sort de la maison en courant afin de se précipiter vers lui pour lui crier, les larmes aux yeux:
"Notre fils a été attaqué Jack! Notre fils a été attaqué!! Il jouait dehors et il s'est fait attaqué!!"
Après avoir entendu ça, Jack suit sa femme en courant. A l'intérieur de la maison, sur le canapé, son fils de dix ans le regarde, son visage ruisselant de larmes. Quand Jack pose ses yeux sur la blessure de son garçon, son visage prend une couleur blanche, pendant que son corps est parcourut de frissons intenses. Le bras gauche de son fils, broyé, est prêt à tomber.
Jack:"Mon fils, qu'est-ce qui s'est passé? C'est moi, Papa. Qui t'as fait ça Paul?..."
Paul, ne sachant pas comment lui dire, tourne la tête partout, quand soudain, dehors dans le jardin, il apperçoit dans un buisson le Vélociraptor:
"C'est lui!!! Lui!!!!"
Jack voit alors à son tour le dinosaure avant que ce dernier ne disparaisse.
Il se retourne vers sa femme et lui dit:
"Kate, t'as téléphonée à l'hôpital?"
Kate: "Oui, ils seront là dans cinq minutes..."
Jack:"D'accord. Restez-y un moment, vous serez en sécurité. Je te rappelle dès que vous pourrez revenir, ici c'est trop dangereux."
Kate:"Où vas-tu?"
Jack:"Accomplir mon devoir..."
Chapitre 28
Sur la rive

La descente prend enfin fin après quarante-cinq minutes d'escalade. Elle cherche du regard le jeune homme, jusqu'à ce qu'il entre dans son champs de vision. Prise entre le désir de le rejoindre et celui de fuir cette vision horrible, elle tremble de tous ses membres, tenant à peine debout, ne sachant plus quoi faire. Après quelques instants de réflexion, elle se décide et marche sans hésiter vers Tim. Ellie, quarante ans, s'est rarement sentie aussi perdue. Elle savait que Tim était mort, mais avait mentie à John pour le rassurer. Désormais, quelque chose est en train de la ronger, elle veut être très loin au moment où Hammond verra le corps de son petit-fils sans vie. Mais elle le sait, elle se doit de rester à côté de lui jusqu'à ce que le groupe composé de Allan, Ian, Nick et John se montre. Derrière elle, dans le marécage, des baryonyx pêchent avec leurs griffes. Ces reptiles de douze mètres de long sont piscivores et charognards. La chaleur est toujours autant présente, et l'odeur du cadavre de Tim, déchiqueté par les rochers, attire l'un d'eux vers la rive où est postée Ellie et le corps du jeune homme. Le dinosaure est a cinq mètres de Ellie, et commence à la menacer avec une de ses griffes afin qu'elle s'écarte du cadavre de Tim pour qu'il puisse se régaler. Effrayée, mais ne bougeant pas de sa place, elle se fait projetter sur le côté par l'une des pattes de l'animal. Ce dernier prend alors les jambes du jeune homme dans sa gueule grande ouverte et recule vers les eaux du marécage. Ellie se relève, court vers la créature et prend les bras de Tim afin de le tirer vers elle. Le dinosaure, plus fort, lui fait lâcher prise, et elle finie par trébucher en arrière. Quand elle tente de se relever afin de sauver le corps du jeune homme, le baryonyx lâche soudain les jambes de Tim et tombe la tête la première sur la rive. Ellie comprend alors. Derrière le dinosaure, un homme, l'arme au poing, lui fait face. Avant qu'elle ne puisse prononcer quelque chose, il dit:
"Mieux vaut ne pas traîner ici..."
Des véhicules endorment et déposent les baryonyx dans des cages, pendant que Ellie monte à bord d'une jeep aux côtés de l'homme l'ayant accosté. Le corps de Tim, quant à lui, est déposé dans le coffre de ce même véhicule, sous un drap blanc souillé de sang. Pendant que les employers de Wiliam sortent du marécage pour se diriger vers la plage, Ian, Allan, John et Nick les observent entre deux fougères, à l'aide de quatre paires de jumelles...
Chapitre 29
Un départ essentiel

Cachés à l'ombre des palmiers, Allan, Ian, Nick observent le groupe Biogen sur la plage pendant que John Hammond, effondré par la mort de Tim, regarde, les larmes aux yeux, le moustique piégé dans l'ambre au bout de sa canne. Ian s'adresse alors au groupe:
"Ils ont coupés tous les radars, ils reprendront les opérations demain d'après les commentaires de Wiliam..."
Après l'avoir écouté, Allan s'approche de John et lui dit:
"Je suis navré John. Vous savez, si j'avais un fils, j'aurais aimé que ce soit Tim. Un garçon plein d'énergie, avec un grand coeur, partageant la même passion que son grand-père, les dinosaures..."
John:"Pourquoi lui?... Pourquoi si jeune?... Tellement épanouie, mordant la vie à pleines dents, toujours là quand j'avais besoin de lui... Tous les samedis, on mangeait ensemble, pendant qu'il me racontait ses escales en hélicoptère... Aucun autre ne pourra le remplacer..."
Ian:"Ecoutez!..."
Un employer s'approche de Wiliam sur la plage et lui dit:"Monsieur, nous venons de recevoir un message de San Diego. Un de nos vélociraptors est en liberté dans la Ville et a déjà fait trois victimes dont deux morts et un gravement blessé. En ce moment-même, il se cache dans le Parc Naturel.Quand comptez-vous agir?"
Wilima:"Bon, envoyez deux de nos meilleurs chasseurs à bord d'un de nos avions."
Ian se retourne vers Allan et lui dit:
"Allan, il faut qu'on y aille, toi et moi. Pendant ce temps, Nick s'occupera d'Ellie et de Tim. Il faut à tout prix rejoindre San Diego pour arrêter ce raptor. On sait de quoi ils sont capables, on a déjà eu affaire à eux plus d'une fois..."
Allan se retourne alors vers Nick et John et leur dit:
"On revient dès qu'on aura fini le boulot, surtout ne vous faites pas repérer."
Ian s'adresse à Nick:
"Nick, je compte sur toi pour libérer Ellie et le corps de Tim."
Nick:"Je ne pense pas t'avoir un jour déçu."
Ian:"Si, quand tu as ramené le bébé t-rex à bord de la caravane en 97, et dernièrement quand tu t'es fait repérer par un plus gros rex, mais bon, t'en fait pas, je t'aime bien quand même..."
Dans un clin d'oeil, Ian et Allan quittent Nick et John avant de se diriger vers l'appareil dans lequel les deux chasseurs s'apprêtent à embarquer.
Les deux compères prennent les chasseurs dans un coin, les assomment et leur prennent leurs vêtements avant de pénêtrer dans l'avion.
Wiliam leur fait un signe d'aurevoir, mais ne comprend pas qu'il s'adresse à Ian Malcolm et à Allan Grant, désormais partis pour San Diego...
Chapitre 30
Une nouvelle équipe

Le soleil est bas dans le ciel de San Diego. Les rues se vident. Pourtant, un homme rôde autour des structures du Jurassic Park de la Ville. Vêtu d'une tenue de camouflage, l'arme à la main, il compte coincer ce Vélociraptor qui a tué son ami et blessé son fils. Il ne veut pas seulement le descendre, mais aussi le faire souffrir. Il passe pour la énième à côté de l'héliport du Parc, quand soudain un bruit lui parvient aux oreilles. Un hélicoptère se pose sur l'héliport, et deux hommes en descendent pour se diriger vers lui. Voyant qu'ils portent l'uniforme du Parc, Jack leur dit:
"Je sais pas si on vous a envoyé pour ça, mais il y a un Vélociraptor en liberté dans San Diego. J'ignore où il se trouve, mais je pense pas qu'il doit..."
Ian: "Oui, nous sommes deux chasseurs que Mr Wiliam Dogson a envoyé pour capturer le dinosaure. Aux dernières nouvelles, il se cacherait dans le Parc Naturel de la Ville. Nous avons besoin de monde pour mettre fin aux agissements de ce Vélociraptor, donc nous pensions trouver du personnel ici, mais ça a l'air désert..."
Jack: "Normal, l'équipe de Mr Lewis Dogson est partie depuis quelques temps pour Isla Sorna. Ils ont libérés les anciens dinosaures du Parc de San Diego, et là ils doivent être en train de préparer le matériel pour la création des nouvelles espèces. Là, le Parc est fermé pour un bout de temps. En ce qui me concerne, je viens de me faire licensier, mais j'ai toujours les clefs du Parc. Tenez, vous les rendrez au Patron, mais je veux savoir aussi si je peux participer à la capture de l'animal?"
Ian: "Bien sûr, vous venez avec nous. Pour tout avouer, nous ne faisons pas partis du personnel, mais notre but est le même, celui de tout remettre en ordre. Je m'appelle Ian Malcolm, je suis Mathématicien, et voici Allan Grant, Paléontologue."
Jack: "J'ai entendu parler de vos aventures sur ces îles. Je m'avoue surpris de vous voir ici, mais cela ne m'étonne pas que vous mettez votre nez dans les affaires de Biogen. Après tout, vous avez déjà eu affaire à ces dinosaures, vous savez combien ils sont dangereux, et vos intentions sont bonnes. Même si je faisais encore parti de la compagnie, je ne vous dénoncerait pas, car après tout, quoi de mieux que d'avoir comme coéquipiers des experts en dinosaures?"
Ian: "Merci pour votre compréhension, ça facilitera bien des choses..."
Allan: "Par contre, avant que l'on parte pour le Parc Naturel, j'aimerais jeter un coup d'oeil au Mégaraptor..."
Chapitre 31
Explications

Ellie est conduite vers la plage par un des employers. Wiliam, lui tournant le dos, a demandé à la voir afin d'avoir des explications qui pour lui, sont indispensables. Une fois plantée devant lui, il s'adresse à elle:
"Venez vous installer à côté de moi, vous allez brûler au soleil."
Ellie:"ça ne fait rien, je brûle déjà d'envie de vous casser la gueule..."
Wiliam garde son calme, et se retourne vers son employer pour lui dire:
"Veuillez nous laisser à présent."
Après s'être assuré qu'ils n'étaient plus qu'eux deux, il se retourne vers Ellie, debout devant elle, une chemise rose à moitié ouverte, un jean déchiré au niveau des genoux pour faire office de short, et des lunettes de soleil sur le nez. Après avoir bien réfléchi à ce qu'il allait dire, il s'adresse enfin à elle:
"Que faites-vous sur cette île?"
Ellie: "Et vous donc? De quel droit vous enfermez ces animaux et pour quelles causes?"
Wiliam: "Quand je pose des questions, j'aime quand on me répond. Mais vous avez l'air d'avoir tellement hâte de savoir qui nous sommes et ce que nous faisons. Je suis Wiliam Dogson, ancien patron de Ingen, désormais associé à mon frère, Lewis Dogson, ancien patron de Biosyne, pour diriger une nouvelle compagnie, Biogen."
Ellie: "Ah oui, j'ai entendu parler de vous et de votre fameux Parc à San Diego. Pourquoi avoir créé une nouvelle compagnie?"
Wiliam: "Dans le but d'avoir deux fois plus de moyens, deux fois plus de personnel, deux fois plus de projets! Le Parc qui a été construit à San Diego est trop petit par rapport à nos ambitions. Nous sommes ici pour reconstruire le Parc que Hammond n'a jamais réussi à gérer et prouver au Monde entier qu'il est possible d'observer ces espèces dans leur milieu naturel tout en étant en parfaite sécurité."
Ellie: "Ils auront surtout la chance de voir des animaux maltraîtés. Regardez, vos reptiles sont enfermés dans des cages bien trop petites par rapport à leur taille. De plus, ils sont nés en pleine nature, et non pas dans une couveuse. Le plus judicieux aurait été d'en creer de nouveaux et de laisser ceux-là finr leur vie en pleine nature."
Wiliam: "Mais bien sûr, et comment reconstruire un Parc si des dinosaures rôdent autour? Vous êtes blonde ou quoi? De plus, je vous rappelle qu'on a sauvé le corps de votre ami des griffes de l'un d'eux, donc un peu de respect."
Ellie: "Du respect, comment je pourrais en avoir pour vous? Vous avez l'indélicatesse de reconstruire le Parc d'un homme qui a changé, et qui depuis un bout de temps, veut qu'on laisse tranquille ces animaux. De plus, vous gâchez les derniers jours de cet homme qui compte finir sa vie sur cette île parmis ses dinosaures chéris...
Wiliam: "Ah, donc Hammond est sur cette île? Eh bien, son cancer l'aurait donc rattrapé plus vite que je l'aurait crût?"
Ellie: "Oui, donc vous devriez avoir honte de..."
Wiliam: "De quoi? Il n'est que Parrain du Parc de San Diego, plus rien ne lui appartient depuis un bon bout de temps. Les dinosaures de cette île sont notre propriété. Je veux bien que Hammond finisse ses jours sur cette île, mais nous continuerons à capturer les dinosaures pendant ce temps-là."
Ellie: "Vous êtes pire que je le pensait. Sinon, qu'allez-vous faire de moi?"
Wiliam: "Je vais vous laisser rejoindre ce vieux fou, il a sûrement besoin de vous, c'est qu'il n'a plus toute sa tête..."
Ellie: "Redites ça, et c'est vous qui n'aurez plus de tête..."
Elle n'est plus qu'à cinq centimètres du visage de Wiliam qui, allongé, a du mal à tenir tête à Ellie qui s'en va, en lui balançant du sable au passage.
Wiliam: "Charmant..."
Avant de quitter le groupe, Ellie prend le corps de Tim dans ses bras, caché par le drap blanc souillé de sang...
Chapitre 32
Mégaraptor

Allan et Ian suivent de près Jack, qui se dirige vers l'enclos du Mégaraptor. Une fois devant, Allan constate que le reptile s'agite derrière la clôture, en poussant de puissants cris aigus. Jack lui dit alors:
"Il s'était déjà comporté de cette façon il n'y a pas longtemps, mais là c'est pire que jamais, et je me demande pourquoi il est comme ça..."
Allan: "Cela a sûrement un rapport avec le Vélociraptor en fuite. A l'époque de la brêche, un lien très fort a du naître entre eux, mais depuis qu'elle a été réparée, il se sent seul, loin de sa nouvelle famille."
Jack: "Nouvelle famille?"
Allan: "Oui, j'imagine que le raptor a mis au monde une bonne couvée, et que le Mégaraptor est devenu un de leur parent avec le Vélociraptor..."
Jack: "Comment pouvez-vous en être aussi sûr?"
Allan: "J'ai déjà entendu des dinosaures communiquer entre eux. Ce Mégaraptor lance un appel de détresse, il veut rejoindre sa famille..."
Ian: "Je pense qu'on devrait reculer..."
En effet, devant eux, le Mégaraptor lance sur la clôture un tronc de palmier. Quand ce dernier retombe, Ian dit:
"Est-ce normal que le tronc n'est pas grillé par la clôture?"
Jack: "Je...je comprends pas... bon sang, in n'y a plus d'électricité!!!!"
Sur ces mots, Jack fonce vers une porte plus loin.
Allan: "Eh! Où allez-vous?!?"
Jack: "Rétablir le courant pardis!!!"
Quand Allan se retourne vers la clôture, il voit le Mégaraptor lui jeter un regard malicieux.
Allan s'adresse à Ian:
"Il testait la clôture, il vient de comprendre qu'il n'y a plus d'électricité..."
L'animal pose alors ses griffes sur la clôture, et commence à la tordre à l'aide de sa machoire...
Allan: "Jack, dépêchez-vous de rétablir l'électricité!!"
Jack: "J'y suis presque..."
Ian: "Allan, il faut y aller maintenant..."
Les deux compères galopent vers la sortie et grimpent dans l'hélicoptère pour se mettre à l'abris.
Ian: "Espèrons qu'il ne va pas tarder... Je pense que tu as assez vu le Mégaraptor comme ça pour ne pas vouloir l'embarquer avec nous."
Allan: "Oui, et je m'attendais à ce comportement..."
Jack passe enfin la porte par laquelle il avait disparu en disant:
"ça y est, j'ai rétabli le courant!"
Mais le Mégaraptor s'était extrait de l'enclos peu de temps avant que le courant revienne, et désormais, il est posté devant Jack, le regardant curieusement...
Jack commence à avoir chaud sous ses vêtements, et quand il voit du coin de l'oeil la porte d'entrée ouverte, il court vers cette dernière sans perdre de temps.
Ian: "Bon, j'espère qu'il ne va plus trop tarder..."
Allan: "Tient, le voilà."
En effet, Jack passe enfin la porte, mais quand il se dirige vers l'appareil, le Mégaraptor le rattrape et le mange, sans laisser un morceau...
Après l'avoir avalé, le dinosaure regarde l'hélicoptère.
Ian: "Oh non, après le t-rex, c'est le Mégaraptor qui va s'en prendre aux hélicoptères. Je sais pas ce qu'ils ont contre ces machines, mais..."
Mais avant qu'il finisse sa phrase, le Mégaraptor fait demi-tour et court à toute allure...
Ian: "Ben, il va où comme ça?"
Allan: "Au Parc Naturel pour rejoindre sa famille. Décidément, c'est une bonne chose qu'il se soit enfuit, il va nous mener directement au Vélociraptor et à ses petits..."
Chapitre 33
Une annonce sidérante

Wiliam, allongé sur sa chaise, admire le magnifique coucher de soleil lui faisant face. Plus loin, les deux chasseurs qu'il avait envoyé pour San Diego se dirigent vers lui, des affaires à la main.
Le premier s'adresse à Wiliam en disant:
"Monsieur, nous avons été assomés et traînés derrière des rochers. Je ne sais pas à quoi ressemblent nos agresseurs, mais nous avons trouvé ceci."
Le chasseur lui passe des vêtements noirs. Wiliam s'exprime alors:
"Je sais qui porte ce genre d'affaires..."
L'un des chasseurs demande alors:
"Vous avez dit quoi?"
Wiliam: "Non rien, ce n'est pas très important. Préparez-vous, nous allons déménager le camp dans la forêt."
Chasseur: "Cette nuit?"
Wiliam: "Oui cette nuit, ça pose un problème?"
Chasseur: "Aucun."
Wiliam: "C'est la réponse que j'espèrais. Allez réveiller tout le monde, nous partons dès que possible..."
Quand les deux chasseurs sont partis, Wiliam se retourne vers le soleil. Il est pensif. Il se demande ce que Malcolm a en tête...
Chapitre 34
De tristes retrouvailles

Le soleil est prêt à disparaître pour laisser place à la nuit quand l'hélicoptère se pose dans le Parc Naturel. Ian et Allan sortent rapidement de l'engin, chacun une arme à la main. Le Mégaraptor s'éloigne devant eux, avant de se volatiliser derrière les arbres du Parc.
Allan: "Nous n'avons plus qu'à le suivre, et nous tomberons normalement sur le ou les Vélociraptors..."
Ian: "Le mieux à faire est de partir chacun d'un côté. Moi je pars droite..."
Allan: "...et moi à gauche je suppose..."
Ian: "Bien joué, quelle classe. Bon, surtout attends le feu vert pour tirer..."
Allan: "C'est toi le patron ce coup-là..."
Ian s'enfonce dans la verdure et attérit sur une empreinte du Mégaraptor.
Ian: "Bon, je vois qu'il a fait comme pour le Petit Poucet, sauf qu'il a laissé des empreintes à la place des cailloux. Je pense que j'ai plus qu'à les suivre. Pourquoi c'est toujours moi qui tombe sur le plus gros?"
Pendant ce temps, Allan trouve rien et s'avance vers il ne sait quoi. Après avoir contourné un arbre, il tombe sur des bébés raptors, tous regroupés dans un trou creusé dans le sol. Soudain, après avoir dégagé une branche, il tombe nez à nez avec le Vélociraptor adulte. Ce dernier s'avance vers lui d'un air menaçant. Allan recule, et trébuche en arrière, après s'être pris le pied dans une racine. Le dinosaure n'est plus qu'à quelques centimètres de son visage, prêt à le dévorer, quand soudain un cri retentit dans le Parc éclairé par des réverbères. Le Vélociraptor fait alors soudain demi-tour pour disparaître derrière la verdure. Ses bébés le suivent sans hésiter, pour eux aussi être hors de vue. Allan se relève lentement, reprend son arme éjectée durant la chute, et fourre sa tête à travers la végétation. Celui qui poussait ces cris n'était nul autre que le Mégaraptor, et ce dernier se trouve à quelques mètres du Vélociraptor. Les deux dinosaures se rapprochent petit à petit, heureux de se revoir. Derrière le Mégaraptor, Allan apperçoit Ian dans les fourrées, en position pour tirer. Allan se prépare à son tour. Alors que les deux reptiles ne sont plus qu'à quelques centimètres l'un de l'autre, Ian fait signe à Allan de tirer. Dans un même bruit, les deux fusils lâchent chacun une cartouche. Celle de Allan vient se planter dans le Vélociraptor, tandis que celle de Ian se pose dans le cou du Mégaraptor. Les deux dinosaures tombent à terre, leur museau se touchant. Allan et Ian sortent alors doucement de la verdure. Les bébés Vélociraptors, attristés par la mort de leur mère et terrifiés par le venue de Grant et de Malcolm, se réfugient contre le ventre du Mégaraptor, dans l'espoir que celui-ci les protègent. Allan est aidé par Ian afin d'enfermer les orphelins dans une cage qui était à bord de l'hélicoptère. Avant qu'ils décollent, Allan demande à Ian:
"On en fait quoi des deux corps?"
Ian: "On n'y touche pas. Je veux que le public voit à quel point ils sont loin d'être en sécurité avec ce Parc..."
Chapitre 35
Le cimetière

Elle est seule dans la jungle obscure. Dans les bras, le cadavre de Tim, caché par un drap. Le camp de Wiliam Dogson est loin derrière elle, et elle se sent seule parmis toute cette végétation. La pluie commence à tomber sur les vêtements d'Ellie, qui cherche des yeux la moindre silhouette familière. Soudain, derrière elle, des pas se font entendre. Quand elle se retourne, elle apperçoit un homme, transportant John sur ses épaules. Elle se précipite vers lui avant de dire:
"Qui êtes-vous? Qui êtes-vous???"
Nick: "Du calme, du calme. Je m'appelle Nick, je suis un ami de Ian Malcolm. Ne vous inquiètez pas, je ne fait pas parti de la Biogen. Je vous le redit, je m'appelle Nick, ami de Ian Malcolm. Je ne vous veut aucun mal, bien au contraire..."
Ellie: "D'accord Nick. On fera les présentations plus tard. Biogen compte reconstruire le Parc, et malgré que John veut finir ses jours en toute tranquillité sur cette île, ils vont poursuivre la capture des dinosaures comme si de rien n'était."
John: "Normal, comment un vieillard comme moi pourrait avoir de l'importance à leurs yeux?"
Nick: "Reposez-vous Mr Hammond, la journée a été rude..."
Ellie: "Où sont Allan et Ian?"
Nick: "Partis pour San Diego en fin d'après-midi à bord d'un hélicoptère volé à Biogen. Aux dernières nouvelles, un Raptor était en liberté dans la Ville, mais ils ont promis de revenir une fois ce problème rêglé. C'est pas une très bonne organisation, mais ils ont improvisé. Je sais pas quand ils reviennent, ni même comment ils vont nous retrouver sur cette île. En attendant, je propose qu'on cherche un endroit où dormir."
Ellie: "Bonne idée. Pour Allan et Ian, on verra ça demain..."
Nick: "Oui, si les dinosaures nous laisse en vie..."
Après une marche de trois quarts d'heures, Nick dit à Ellie:
"Là! Il y a une fosse..."
Ellie: "C'est quoi ce qu'il y a dedans?"
Nick sort une lampe de poche et dit:
"Des squelettes j'ai l'impression... On pourrait s'abriter dedans, j'ai des tissus dans mon sac."
Une fois dans la fosse, Nick pose de larges couvertures sur un des squelettes pendant que John dit:
"Des brachiosaures...mais oui...Wu avait parlé de ce comportement qu'ils pourraient avoir une fois qu'ils sentent la mort approcher. Vous voyez Ellie, ils se comportent comme nos éléphants actuels, ils se réunissent tous au même point afin de mourir auprès des leurs. Nous sommes dans le cimetière des brachiosaures..."
Nick: "Et les autres espèces? Elles se comportent aussi de la même façon?"
John: "D'après Wu, cela ne concerne que les brachiosaurus, mais puisque nous sommes sur cette île, nous pouvons vérifier par nous-même..."
Ellie: "Oui mais d'abord, on va se reposer, demain une grosse journée nous attend sûrement..."
Alors qu'ils se couchent dans le squelette du sauropode perdu parmis tant d'autres, un cri de dinosaure déchire le silence. Herbivore? Carnivore? Nos trois compagnons ne se posent pas la question, bien trop plongés dans un sommeil bien mérité...
Chapitre 36
Un attérissage attendu

Le soleil se lève doucement quand l'hélicoptère atteind enfin la plage. Ian et Allan attérissent au milieu des autres véhicules, aériens et terrestres, avant de descendre de l'appareil sans faire le moindre bruit. Ian dit à Allan:
"On fonce vers une jeep et on se taille au plus vite..."
Allan: "T'es sûr que ça va marcher?"
Ian: "Si Nick a réussi à le faire, on en est capables aussi, on a beau être un peu plus vieux que lui, on a toujours autant la pêche..."
Allan: "Parle pour toi..."
Les deux hommes glissent entre les véhicules, avant de trouver enfin une jeep. Ils montent à bord, quand soudain, Wiliam et son équipe sortent de derrière des rochers.
Wiliam: "Alors Professeur Malcolm, on comptait filer en douce? Sachez que nous vous attendions, nous ne comptions pas partir sans vous bien sûr..."
Ian: "Vous devriez nous remercier, on a fait le boulot à votre place, je me devait de le faire, étant donné votre incompétence..."
Wiliam: "Si vous avez endormi le Raptor en question, je vous en suis reconnaissant. Par contre, si vous l'avez abattu, vous allez devoir rembourser notre compagnie. Ces dinosaures ont un prix Professeur Malcolm, et je n'hésiterait pas à vider votre porte-feuille..."
Ian: "Salaud. Vous avez que l'argent en tête, et cela nuira à votre réputation. Nous avons abbatu le Vélociraptor en question, ainsi que le Mégaraptor qui s'était échappé afin de le rejoindre. Il y a eu une coupure de courant au Parc de San Diego pendant votre absence, et cela suffira pour fermer pour de bon ce Parc. Vous êtes plus irresponsable qu'un gosse de neuf ans. John Hammond a peut-être gardé ses yeux d'enfants, mais il était plus réaliste que vous. Le Parc de San Diego fermera, pour le bien de tous, et vous, vous serez traîné en justice, pour avoir caché la mort du petit Bryan..."
Wiliam: "Si le Parc de San Diego ferme, tant pis, il est minuscule à côté de celui que nous allons construire sur cette île. De plus, si je suis comme vous dites, traîné en justice, mon frère sera toujours là, et il continuera le travail à ma place, jusqu'à ce que je revienne..."
Ian: "...je ferais de mon mieux pour que vous ne remettiez jamais les pieds sur cette île, mais que vous les mettiez plutôt au tribunal..."
Wiliam: "En attendant, je vous suggère de démarrer la jeep dans laquelle vous êtes assis. Vous allez nous aider à endormir nos chers reptiles..."
Ian: "Et si je veux pas?"
Wiliam: "Croyez-moi Professeur Malcolm, il serait préférable pour vous et votre ami, que vous m'écoutez sans discuter..."
Au moment où Wiliam prononce ces derniers mots, les employers braquent leurs armes sur Ian et Allan.
Malcolm démarre et s'enfonce dans la jungle, suivi des autres jeeps dans lesquels le personnel de Wiliam est prêt à tirer, au moindre faux pas...
Après un quart d'heure, Ian demande à Wiliam:
"Je me dirige où?"
Wiliam: "Continuez tout droit!"
Au bout de quelques mètres, Ian se tourne vers Allan pour lui dire:
"Accroche-toi bien..."
Allan: "Ian?..."
Ian: "Accroche-toi je t'ai dit..."
Au moment où Grant s'attache, Malcolm accélère pour disparaître derrière les arbres."
Wiliam: "Rattrapez-le!!!"
Toutes les jeeps foncent entre les troncs, afin de rattraper au plus vite les fugitifs...
Chapitre 37
De délicates retrouvailles

Le soleil est encore bas dans le ciel, mais John, Ellie et Nick sont levés depuis un petit bout de temps. L'herbe humide de la plaine sur laquelle ils sont assis au milieu des tricératops, stégosaures, parasaurolophus et autres brachiosaures, s'arrête quelques centaines de mètres devant eux pour laisser place à une sombre jungle. John raconte son vécu à Ellie et Nick, qui écoutent avec un grand intérêt le vieil homme aux yeux d'enfants posé devant eux. Autour d'eux, les animaux se retournent soudain vers les arbres, avec en eux une angoisse visible.
Nick se lève alors et dit: "Je crois qu'on ferait mieux d'y aller..."
John: "Pourquoi donc? Il n'y a pas le feu..."
Mais au moment où Hammond prononce ces derniers mots, un bourdonnement se fait entendre, un bourdonnement provenant de la jungle leur faisant face...
Les dinosaures commencent à courir pour échapper à cette menace invisible, alors que Nick met Hammond sur ses épaules avant de fuir aux côtés de Ellie pour sauver leur peau. Les herbivores se bousculent autour d'eux, cherchant à semer au plus vite la menace seulement audible. Nick tente d'appercevoir la chose en question, mais les herbivores sont tellement gros qu'il aurait beau se mettre sur la pointe des pieds, il ne verrait rien. Ellie lui dit alors:
"Nick! On n'a pas le temps pour ça! Il faut se mettre à l'abris au plus vite!"
Mais au moment où ces derniers mots sont prononcés, elle se fait bousculer par un parasaurolophus, et tombe par terre. Nick la rattrape, se baisse vers elle pour la relever, mais se fait également bousculer à son tour, cette fois par un stégosaure. Les herbivores sont désormais tous devant eux, à part quelques traînards. Parmis eux, un jeune tricératops qui, blessé après avoir été percuté par un de ses semblables, tombe à terre, trop souffrant pour continuer son chemin. Sa mère, ayant pris une longueur d'avance, fait demi-tour, passe devant John, Ellie et Nick, et tente d'aider son bébé. Malheureusement, la menace est désormais à proximité d'eux. Le trio relève la tête pour voir par dessus le tricératops, et avec un soulagement, reconnaissent Ian et Allan, en train de foncer à bord d'une jeep. La voiture s'arrête devant eux, et Ian leur crie:
"Montez vite à bord! Nous sommes poursuivis!"
Quand Nick se relève, il voit un peu plus loin d'inombrables véhicules s'approchant furieusement. John est placé au milieu sur la banquette arrière, tandis qu'Ellie prend la place de droite, et Nick celle de gauche. Ian ne se fait pas attendre, et fonce comme jamais. Ellie regarde par la vitre la mère tricératops aider son bébé, un pincement au coeur...
Devant eux, une autre jungle se montre. Au moment où Ian s'engage dans les fougères, le véhicule percute quelque chose de dur et d'écailleux. Quand le groupe lève ses yeux, la gueule d'un t-rex, grande ouverte, les domine... Le dinosaure a été blessé à la patte droite, et les regarde furieusement...
Ian: "La voiture est foutue, courrez!!!"
Ian descend en trombe de la jeep, et fait demi-tour, préférant se rendre à Wiliam Dogson qu'aux griffes du t-rex... Il est aussitôt suivi par les autres, et une fois sorti de la forêt, les véhicules de Wiliam s'arrêtent, afin de lui bloquer le passage. John, Ellie, Allan et Nick se montrent à leur tour avant de se jeter à terre. Le t-rex montre le bout de son museau, et sans se faire attendre, Wiliam et son équipe reculent, pendant que le t-rex passe au dessus de nos héros sans même les remarquer. Les voitures reculent toujours, mais le carnivore rattrape celle dans laquelle Wiliam a pris place, avant de la propulser un peu plus loin à l'aide de son énorme tête. Le véhicule, complètement retourné, bloque les jambes de Wiliam. Le t-rex se rapproche de ce dernier qui, incapable de bouger, ne peut que crier pendant que le carnassier le mange en une bouchée.
Beaucoup de jeeps se percutent, car les conducteurs, pris de panique, regardent plus le t-rex que devant eux. Ils ne savent alors plus où se mettre, soit rester dans les voitures endommagées, soit fuir dans les bois. La plupart se cachent dans les carcasses de fer, tandis que le reste part vers la jungle d'où ils étaient sortis peu de temps avant afin de rattraper Ian et Allan. Ellie, cachée avec le reste du groupe derrière un tronc d'arbre mis à terre par le tyrannosaure, observe la scène qui se présente sous ses yeux. Après avoir détruit encore quelques véhicules, le t-rex remarque le bébé tricératops mal en point. Ellie dit alors:
"Non, on ne peut pas le laisser faire ça..."
Ian: "Ellie voyons, c'est la nature, c'est comme quand tu es prête à manger ton poulet grillé, il est cuit..."
Ellie: "Très drôle Ian..."
Le carnivore se rapproche du jeune blessé, alors Ellie, sans prévenir, court vers le petit herbivore pour avoir une chance de le sauver. Mais sans attendre, le t-rex se retourne vers elle et lui donne un coup de museau dans le ventre, pour qu'elle soit projetée quelques mètres en arrière. Ian et Allan sortent de leur cachette pour courir au secours d'Ellie, tentent de la réveiller, et se rendent enfin compte qu'elle est assomée. Une fois Ellie tirée derrière le tronc d'arbre, la plupart des membres du groupe continuent d'observer la scène de leurs yeux. Le t-rex s'apprête à dévorer le bébé, mais soudain, la mère de ce dernier se poste entre lui et le carnassier. Un combat tendu s'engage alors entre ces deux géants, écrasant certaines voitures au passage, dans lesquelles des survivants avaient trouvés refuge. Alors que tout le monde pensait voir le tyrannosaure gagner après que celui-ci eu infligé une sérieuse blessure à la mère tricératops, cette dernière enfonce ses deux plus grandes cornes dans le ventre du carnassier. Le t-rex s'enfonce alors entre les arbres pour disparaître aux yeux de tous. Le groupe sort de sa cachette pour venir en aide à la mère et son petit. Autour d'eux, les survivants de Biogen s'approchent, et l'un d'entre eux leur dit:
"On peut vous aider?"
Ainsi, durant toute la journée, tous les survivants, qu'ils soient de Biogen ou non, travaillent ensemble pour soigner la mère tricératops et son petit, mettre en place un camp, ou encore pour préparer de quoi manger...
Chapitre 38
Le camp

La nuit se dévoile enfin au dessus de l'île. Parmis la végétation plongée dans l'obscurité, une petite lueur pointe le bout de son nez, celle d'un petit feu allumé dans une plaine, où les survivants composés de John, Ian, Allan, Ellie, Nick et des membres de Biogen se nourissent tout en parlant.
Les membres du groupe ont placés les jeeps autour d'eux, pour faire office de protection au cas où des dinosaures affamés voudraient s'en prendre à eux.
Ian, assis à côté d'un survivant de Biogen se nommant Bill, s'adresse à lui:
"Quel est votre point de vue actuel?"
Bill: "Comment ça?"
Ian: "Après tout ce qui s'est passé aujourd'hui, vous voyez les choses comment?"
Bill: "Eh bien, j'en ressort transformé. J'ai vu beaucoup de mes camarades mourir sous mes yeux. Je voyais ce métier sans risques, alors que maintenant, je comprends enfin que j'ai beau avoir sous la main le meilleur matériel pour exercer ma fonction, la nature peut prendre le dessus..."
Ian: "Que ferez-vous une fois sorti de cette île?"
Bill: "Si Biogen me garde, je continuerais à travailler pour cette compagnie, car j'aime mon métier, malgré les dangers. Et puis, j'ai cinq gosses, alors quand je vois ce que je gagne avec ce travail, j'ai pas envit de le lâcher pour me retrouver avec un job où je gagne cinq fois moins..."
Ian: "Vous les voyez souvent au moins vos enfants?"
Bill: "Quand je bossais au Parc de San Diego, j'étais avec eux tous les soirs. Mais bientôt ce sera plus pareil, quand Biogen aura construit le Parc sur cette île, je les verrait peut-être une fois tous les deux ou trois mois..."
Ian: "Vous étiez au courant pour la mort de Bryan?"
Bill: "Oui, j'étais devant l'enclos quand ça...ça s'est produit...c'était un copain. C'est ignoble d'avoir caché sa mort. On a promis de ne rien dire, de camoufler son décès. C'est pas joli tout ça, et maintenant que Mr Wiliam Dogson est mort..."
Ian: "Vous croyez que ça va changer quelque chose pour moi? Non. Quand je reviendrais sur le continent, je traînerais les autres membres importants de Biogen en justice, jusqu'à ce qu'ils acceptent le fait que Wiliam a fait quelque chose d'ignoble. Malgré tout, sa mort ne m'attriste peut-être pas, mais ce n'est pas non plus une joie à mes yeux..."
Bill: "Vous êtes quelqu'un de bien..."
Ian: "Peut-être, peut-être pas, on ne sait jamais vraiment dans quel camp on est. Vous voyez, ce matin, vous étiez prêt à me tirer dessus à bord de votre jeep avec vos collègues, et ce soir, on est en train de parler calmement autour d'un bon feu. On appelle ça..."
Bill: "...l'imprévisibilité?"
Ian: "Tout juste..."
Placé à côté d'Ellie, le tricératops mère s'agite. Cette dernière et son petit, guéris, sont désormais en meilleure forme. Malgré tout, un présentiment s'installe chez Ellie au moment où elle voit la mère tricératops jeter des regards inquiets vers la jungle obscure tout en poussant des hurlements.
Ellie: "Allan, elle a détectée quelque chose!"
Allan: "Bon, surtout on ne panique pas, gardez votre calme."
Au moment où ces derniers mots sortent de la bouche de Grant, le tricératops adulte, terrorisé, éjecte une jeep afin de fuir la menace présente aux alentours... Son bébé part aussitôt à sa poursuite, la peur au ventre.
Nick: "Aidez-moi à remettre le véhicule en place! Vite!"
Une dizaine de membres de Biogen viennent l'aider.
Ian: "Ca se trouve, elle a eu peur pour rien..."
Allan: "Non Ian, quelque chose rôde dans les parages, et j'espère que le tricératops et son bébé pourront y échapper..."
Ellie: "Heureusement que nous les avons soignés, ils ont désormais bien plus de chance de survivre..."
Alors que ces dernières paroles viennent d'être prononcées, un hurlement se fait entendre au delà des jeeps...
Ellie: "C'était quoi?"
Allan: "Je crois que c'était le tricératops adulte..."
Un autre hurlement leur parvient aux oreilles...
Ian: "Et ça le petit j'ai l'impression..."
Ellie: "Mon Dieu..."
Ian: "Tu penses qu'il s'agit de quoi Allan?"
A ce moment-là, un cri familier se fait entendre dans l'obscurité.
Allan: "Raptor..."
Ellie: "Oh non, pas eux..."
Allan: "Pas de panique, écoutez..."
Des bruits arrivent aux oreilles des survivants...
Nick: "Qu'est-ce qu'ils font?"
Allan: "Ils mangent. Je pense qu'on est tranquille pour la nuit. Par contre, il faudra qu'on laisse le feu allumé jusqu'à ce qu'il fasse jour et surveiller le camp. On va se relayer toutes les trente minutes. Qui veut commencer?"
Bill se montre alors et dit à Allan:
"Moi je suis partant."
Allan: "Bien, établis une liste avec les noms de chaque personnes se proposant et l'horaire à laquelle elles doivent faire leur tour de garde. Je compte sur toi euh..."
Bill: "...Bill, je m'appelle Bill."
Allan: "Très bien Bill, enchanté, moi c'est Allan."
Ian: "Pourquoi veux-tu qu'on laisse le feu allumé?"
Allan: "Je suis tout simplement persuadé que les Vélociraptors craignent le feu..."
Alors que tout le monde se couche autour du feu, Ian et Allan discutent dans un coin du camp, tandis que Bill note les noms des personnes se proposant pour le poste de garde, ainsi que l'horaire à laquelle ils doivent se réveiller pour surveiller le camp...
Chapitre 39
Le piège

Le jour s'est levé depuis peu sur l'île. Nick, le dernier à monter la garde, étouffe les flammes avec quelques morceaux de tissus. Après avoir pris soin de bien éteindre le feu, il réveille tous les membres du camp:
"Allez, tout le monde debout."
Allan, l'un des premiers à ouvrir les yeux, se met vite debout et demande:
"Bon, tout le monde est bien là?"
Ellie s'approche alors de lui, inquiète...
Ellie: "Allan, John a disparu!"
Allan: "Tu es sûr qu'il n'est pas dans les parages?"
Ellie: "Non Allan, j'ai regardé partout, il n'est plus là..."
Allan donne alors des instructions à Nick dans un coin du camp. Après l'avoir écouté, le photographe monte sur une jeep, s'éclaircit la voix et s'adresse aux survivants:
"Ecoutez-moi tous! John Hammond a disparu du camp. Nous allons partir à sa recherche. Nous ne forçons personne à venir avec nous, vous pouvez repartir à la plage et regagner le continent avec les hélicoptères et autres avions qui se trouvent là-bas. Nous ne savons déjà pas comment vous remercier pour l'aide que vous nous avez apportés au cours de ces dernières vingt-quatre heures, alors si vous partez, sachez que nous ne vous en voudrons pas le moins du monde. Merci de votre attention."
Après quelques moments d'hésitation, la moitié des membres de Biogen saluent Nick, Ian, Allan et Ellie, ainsi que leurs collègues avant de partir en direction de la jungle à pied, l'arme au poing. Pendant ce temps, l'autre moitié se réunie autour de Allan, Ian, Nick et Ellie.
Parmis les membres de Biogen présents, Bill est resté. Ce dernier s'approche de Malcolm et lui glisse quelques mots à l'oreille. Ian prend alors Bill par l'épaule, l'approche de Allan et dit:
"Allan, Bill a des choses à te confier..."
Allan prend Bill à part, et lui demande:
"Je t'écoute Bill..."
Bill: "Hier soir, j'ai établi la liste des personnes acceptant de surveiller le camp. Parmis elles, John Hammond s'est proposé pour relayer vers trois heures du matin. Malgré son âge et sa fragilité, je ne voulait pas le contrarier, car j'ai un profond respect pour ce Monsieur. Je l'ai vu se lever vers deux heures cinquante-cinq, avant de se diriger vers ces arbres..."
Allan: "Pourquoi ne l'avez-vous pas suivit?!?"
Bill: "Car d'une part, je ne voulait pas le contredire, et en outre, plus personne ne surveillait le camp. Je pensais qu'il allait revenir, mais il se trouve que j'ai eu tort..."
Allan: "Bon, on prend nos affaires et on part au plus vite à sa recherche."
Ellie, placée derrière lui, dit alors:
"C'est fait, je viens de préparer nos sacs, on peut partir..."
Allan: "Bien, on te suit Bill..."
Bill, en tête du groupe avec Allan, est suivit de Nick, Ian et Ellie. Les membres restants de Biogen les entourent, arme à la main. Après deux minutes de marche, ils passent devant les carcasses du tricératops adulte et de son bébé.
Allan s'adresse alors à Bill:
"Vous êtes sûr qu'il est passé par là?"
Bill: "Je ne l'ai pas lâché des yeux jusqu'à ce qu'il disparaisse dans cette jungle. Regardez..."
Entre les fougères présentes aux abords de la forêt, Bill montre du doigt des traces de pas à Grant.
Allan acquiesce de la tête, mais Ian lui dit aussitôt:
"Allan, viens voir..."
Accroupi dans la végétation de la plaine, il place sous les yeux de Grant une de ses mains, pleine de sang...
Allan constate alors que des lignes de sang commençant au pied des cadavres de tricératops partent dans des directions opposées pour longer la jungle dans les deux sens.
Allan: "Mon Dieu..."
Ian: "Quoi Allan? Qu'est-ce qui s'est passé?..."
Allan: "Les Raptors... J'avais oublié..."
Ian: "Oublié quoi?"
Allan: "Par les côtés, ils attaquent par les côtés... Ils ont sûrement observé Hammond au moment où il est entré dans la forêt... Ensuite, ils l'ont pris en chasse, et..."
Ian: "...et?"
Allan: "Soit il est trop tard, soit..."
Ellie: "Non il n'est pas trop tard!"
Après ces quelques mots, Ellie s'empare de l'arme de Bill, et fonce dans la forêt sur les traces de Hammond, l'arme au poing.
Allan: "Ellie!"
Grant part à la poursuite de sa femme sans perdre un instant, suivit par Ian, Nick, et les employers de Biogen.
Une fois dans la jungle, la course continue, jusqu'au moment où un cri parvient aux oreilles d'Allan, qui chuchote aussitôt au groupe:
"Stop!"
Vigilants comme jamais, les membres pointent leurs armes dans la végétation les entourant, prêts à tirer au moindre mouvement...
Avec une extrème rapidité, un employer de Biogen disparaît dans les fourrées. La scène est suivie d'un cri atroce, un cri de mort...
Deux autre membres se volatilisent de la même façon, puis quatre, huit, douze... Le danger est autant présent à gauche, qu'à droite...
Allan n'attend pas qu'il y ai un mort de plus pour crier:
"Courrez!!!"
Filant droit devant lui, le groupe se voit néanmoins amputé de quelques autres membres, tous en train de crier à l'agonie pendant que les vélociraptors se régalent...
Chapitre 40
Hammond

Elle fonce entre les arbres, la sueur dégoulinant sur ses vêtements. Elle ne prend pas le temps de regarder devant elle, ses yeux étant fixés sur les traces de pas de Hammond. Elle entend des cris effroyables derrière elle, et prie le ciel qu'Allan ne soit pas mort. A cinq mètres d'elle, un tronc d'arbre barre le passage. Elle saute afin de l'éviter, mais pendant le saut, son pied se prend dans une branche du tronc en question. Elle s'écrase alors au sol, avec une énorme douleur. Au moment où elle se relève, des grondements lui parviennent aux oreilles. Sans perdre un instant, elle reprend son arme, et sort de la jungle cinq minutes après. Elle s'arrête, le temps de reprendre son souffle, et remarque alors le bâtiment caché un peu plus loin derrière quelques palmiers. Le centre des visiteurs, fissuré de toutes parts, prêt à s'écrouler, ne donne pas à Ellie l'envie d'y entrer. Pourtant, elle constate que les traces de pas de Hammond s'arrêtent juste devant les marches menant aux anciennes grandes portes, désormais réduites en pièces. Elle pénêtre alors dans le hall d'entrée. A l'intérieur, des os jonchent le sol. Les souvenirs refont surface alors devant les yeux d'Ellie. Quinze années de passées depuis qu'elle avait échappée au désastre du Parc avec Allan, Ian, John, Lex et... Tim, Tim... qui est mort... Les larmes tombent de ses yeux mais elle se ressaisit, et crie:
"John!!! John!!! C'est moi Ellie, vous êtes où John?!?"
Mais alors qu'elle se casse les cordes vocales à appeler le vieil homme, elle l'apperçoit de dos devant elle, au deuxième étage du bâtiment, en train de regarder au dehors par l'une des fenêtres. Elle monte au plus vite les escaliers, et quand elle arrive au deuxième étage, Hammond tourne sa tête vers elle, et lui adresse un grand sourire avant de lui dire:
"Je suis là..."
Ellie: "Qu'est-ce qui vous a pris de quitter le camp en pleine nuit? Vous m'avez fait peur!"
John: "Ellie, c'est là que tout a commencé pour moi, dans ce bâtiment. J'ai vu la toute première créature de cette île naître sous mes yeux. J'ai peut-être échoué au niveau du Parc, mais j'ai créé mieux, la vie... La vie, Ellie. Depuis une dizaine d'années, ces espèces s'épanouissent sur ces îles, que ce soit le Site A ou le Site B. J'ai fait des erreurs tout au long de mon existence, mais qui n'en fait pas? J'ai beau avoir créé un Parc il y a quinze ans de cela, je refuse d'être là quand le nouveau ouvrira."
Ellie: "D'accord, mais on ferait mieux de sortir d'ici, c'est prêt à s'écrouler..."
John: "Ellie, je veux mourir ici, là où tout a commencé pour moi, mourir dans ce bâtiment. C'est pour ça que je suis parti du camp cette nuit, pour m'éteindre en paix..."
Ellie: "Je ne sais pas quoi vous dire..."
John: "Alors, venez voir..."
Quand Ellie se rapproche de John, le vieil homme l'a prend par l'épaule et lui montre à l'aide de sa canne ce qu'il contemple au dehors.
Au loin, à travers la grande vitre, Ellie apperçoit alors les majestueux Brachiosaures dans un lac, accompagnés de Parasaurolophus et autres Tricératops.
John se retourne alors vers Ellie et lui dit:
"Ellie, quand je regarde ces animaux, la mort me fait moins peur..."
Ellie, subjuguée par la beauté de la scène, reste sans voix.
Autour de John et Ellie, le plafond commence à tomber en morceaux.
Ellie: "John..."
John: "Ellie, allez-y, le bâtiment ne va pas tarder à tomber en ruines..."
Au dehors, Allan et le reste du groupe sortent de la jungle. Dès qu'il voit le centre des visiteurs, il fonce vers lui. Quand il arrive devant les marches, il constate que les traces de pas de Hammond et d'Ellie s'arrêtent devant. ll s'apprête à pénêtrer dans la bâtisse, mais au moment où il touche de sa main un des murs, celui-ci se met à trembler avant de s'écrouler. Juste après, derrière lui, les Vélociraptors sortent à leur tour de la jungle et bondissent sur des membres de Biogen, pour ouvrir leur ventre d'un seul coup de griffe. Allan, effrayé, se retourne vers la bâtiment et hurle:
"Ellie!! John!! Dépêchez-vous!! Ca va s'écrouler!!"
John se retourne alors vers Ellie et dit:
"Merci d'avoir fait un bout de chemin à mes côtés. Je ne vous souhaite que du bonheur, profitez bien de la vie, car le temps passe à une vitesse ahurissante... Maintenant, allez-y, allez-y..."
Le bâtiment commence à s'écrouler de toutes parts, et quand Ellie arrive dehors, elle se retourne vers le centre des visiteurs, et, les larmes aux yeux, fait un dernier aurevoir de la main à John Hammond, qui fait de même, avant de disparaître sous les éboulements...
Chapitre 41
La vie trouve toujours un chemin

Allan se retourne vers Ellie, l'a prend dans ses bras et court avec elle afin de s'éloigner au plus vite du bâtiment tombant en pièces. Ian, situé devant eux, est en train d'essayer de semer un Vélociraptor qui saute sur lui alors qu'il avait presque atteint la jungle. Il tombe à terre, et afin d'avoir une chance de survivre, il se débarrasse de sa veste en cuir dans laquelle le Vélociraptor a planté ses crocs. Il se relève en vitesse, et fonce parmis les arbres pour disparaître aux yeux d'Allan et d'Ellie. Ces derniers atteignent enfin la jungle, et quand ils se retournent, des frissons parcourent leur peau... Alors que le centre des visiteurs tombe en ruines, des membres de Biogen luttent au pied des marches contre des Vélociraptors affamés comme jamais. Parmis eux, Allan apperçoit Nick, menacé par deux Raptors. Grant crie alors:
"Nick!! Ne reste pas ici!! Nick!!"
Malgré ses cris, le photographe disparaît avec les membres de Biogen, ainsi que les Vélociraptors, sous les décombres...
Un épais nuage de fumée envahit l'air, cachant aux yeux d'Allan et d'Ellie la scène chaotique. Après qu'il se soit dissipé, d'innombrables gravats se présentent sous leurs yeux. Malgré le désastre, quelques membres de Biogen parviennent à s'extraire des ruines. Allan s'approche aussitôt d'eux avec Ellie pour venir à leur secours. Alors qu'il prend le bras de l'un d'eux pour l'aider à se relever, un Vélociraptor parvient à sortir sa tête des gravats. Au bord de la mort, il trouve néanmoins la force de pousser un cri extrèmement puissant en direction des arbres. Pendant qu'il pousse son dernier souffle, Allan commence à être inquiet. Quelques secondes seulement après, un autre cri se fait entendre parmis les palmiers, puis un autre, et encore un autre... Autour d'Allan et d'Ellie, les cris fusent et se font de plus en plus nombreux. Allan se tourne vers les survivants et leur dit:
"Vite, sortez de là! Sortez de là!!!"
La menace ne se montre pas, mais les cris se font de plus en plus proches. Allan fuit à travers les bois aux côtés d'Ellie et des rescapés de Biogen. Quand il tourne sa tête en vitesse, il apperçoit des Vélociraptors à leurs trousses, tous plus furieux les uns que les autres.
Après une course sans temps mort pendant laquelle la moitié des survivants ont trouvés la mort, Allan, Ellie et le reste des membres sortent de la jungle pour se retrouver devant les carcasses de tricératops. Alors que la plupart d'entre eux suivent Allan et Ellie qui fuient vers la forêt par laquelle Ian et Allan étaient sortis en jeep afin de fuir Wiliam et son équipe, deux hommes de Biogen, trop blessés pour continuer longtemps, se réfugient dans la carcasse du tricératops adulte. Les Vélociraptors sortant des arbres passent à côté d'eux, trop occupés à poursuivre le groupe d'Allan. Mais alors que les deux employers sortent de la carcasse à quatre pattes, deux Vélociraptors, cachés derrière le tricératops, se jettent sur eux...
Le groupe d'Allan pénêtre dans la jungle, suivi de près par les Vélociraptors. Arrivé à un croisement, Allan prend avec Ellie une montée, tandis que les survivants de Biogen s'engagent dans un chemin étroit et sinueux. Pendant que Grant monte la pente avec difficulté, les Vélociraptors se séparent au croisement. Quand Allan tourne la tête, il constate que Bill est derrière Ellie. Des cris provenant du chemin étroit et sinueux parviennent aux oreilles d'Allan, Ellie et Bill. Arrivé au bord d'un précipice, Grant s'arrête si brutalement qu'Ellie et Bill tombent en arrière. Aussitôt relevés, ils s'approchent d'Allan pour observer ce qui se montre en bas de la falaise sur laquelle ils sont situés. Sous leurs yeux, des Parasaurolophus se régalent de plantes entre les hauts arbres de la jungle.
Allan: "Il n'y a pas de temps à perdre."
En effet, derrière eux, les Vélociraptors se rapprochent rapidement, et au moment où le premier d'entre eux n'est plus qu'à cinq mètres de Bill, ils sautent dans le vide. La chute est courte, mais cela n'empêche pas au groupe de se faire mal. Allan percute le dos d'un parasaurolophus, tandis qu'Ellie se blesse à cause de la tête de l'un d'eux. Bill, quant à lui, se fait mal avec un arbre. Quand ils se relèvent, ils apperçoivent les autres survivants arrivés au bout du chemin alors que les Parasaurolophus commencent à fuir. Au même moment, les Vélociraptors sautent de la falaise, tandis que les autres sortent du chemin, pour se lancer à la poursuite des rescapés. Allan apperçoit alors la plage entre les derniers arbres, et une fois rendu sur le sable, il fonce vers un hélicoptère avec Ellie avant d'ouvrir le cockpit. Bill fonce vers eux et cri:
"Attendez-moi!!"
Ellie aide Allan à hisser Bill à bord. Au moment où ils ferment les portes, Ian court comme jamais vers l'appareil. Une fois à bord, l'hélicoptère démarre, ainsi que les autres engins dans lesquels les survivants de Biogen ont pris place. Avant de décoller, Ian dit à Allan:
"Attends, on a oublié quelque chose."
Malcolm prend la cage dans laquelle les orphelins Vélociraptors, très affaiblis, sont enfermés. Il les libèrent sur le sable, et quand l'hélicoptère décolle, les Vélociraptors adultes sortent des arbres pour s'approcher d'eux.
Dans l'appareil, les regards sont tournés vers la plage, sur laquelle les Vélociraptors entourent les nouveaux venus. L'un des adultes tourne sa tête vers les engins volants, suivit des autres, qui ensemble, poussent un cri, alors que les appareils s'éloignent de l'île...

FIN
______________
"Soit on meurt en héros, soit on vit assez longtemps pour se voir endosser la peau du méchant..."

 
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Posté le: 23/06/2008 10:01:28
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Posté le: 23/06/2008 23:37:31
Sujet du message: Jurassic Park Restricted-Bob Grant
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Laughing JE L'AI LU EN ENTIER Laughing

Bah c'est sympa. C'est agréable à lire.

Bon, c'est sûr, il y a des défauts (je m'y connais pas, et je ferais pas mieux), comme un rythme assez rapide, les évènements s'enchaînent rapidement, même si c'est compréhensible, une description plus riche par moment serait la bienvenue (mais je comprends, c'est déjà hyper long à écrire tout ça).
Et des scènes d'actions un peu similaire à celle des autres Jurassic Park (l'hélicoptère + la falaise -> le camion + la falaise; les vélociraptors qui attaquent en masse; la veste de cuire de Ian -> le sac porte bonheur de Sarah ...).

Mais sinon, c'est bien ! Si t'en as d'autres, postes-les, elles sont chouettes à lire ! Very Happy

PS: Ellie SATTLER, dans ton texte, semble être attaché à Ian MALCOLM (elle essaye de le sauver, et le défend quand on le critique). J'ai pas eu cette impression dans les livres ou dans les films, pourtant. Si ?
______________
 
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Posté le: 24/06/2008 15:34:40
Sujet du message: Jurassic Park Restricted-Bob Grant
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A quels moments Ellie montre de l'attachement pour Ian?
______________
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Posté le: 24/06/2008 17:14:52
Sujet du message: Jurassic Park Restricted-Bob Grant
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Ah non, merde, je me suis trompé de nom ... je voulais parler de John HAMMOND.

Pourquoi les personnages semblent attacher à lui ? (surtout Ellie SATTLER)
______________
 
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Posté le: 25/06/2008 12:18:47
Sujet du message: Jurassic Park Restricted-Bob Grant
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Car si tu as bien lu, tu sais qu'il est atteint d'un cancer...
______________
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Posté le: 25/06/2008 17:49:23
Sujet du message: Jurassic Park Restricted-Bob Grant
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Ouai, je sais, mais tout le monde le haïssait avant, il a provoqué, à cause de son parc, la mort de plusieurs personnes ...

Je pensais justement qu'il dirait "Bah bien fait pour lui ...", quelque chose comme ça.

Mais en fait, ton histoire se place où ?

Tu l'as écris par rapport aux films ou aux livres ? ou alors c'est une histoire à part ?
______________
 
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Posté le: 26/06/2008 12:23:53
Sujet du message: Jurassic Park Restricted-Bob Grant
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Cette histoire se situe après les films. Ils ont de la compassion pour Hammond, et Ellie a toujours été attaché à Hammond d'une certaine façon.
______________
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Posté le: 07/03/2009 18:47:00
Sujet du message: Jurassic Park Restricted-Bob Grant
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très gréable a lire c'est toi qui l'a inventer ?
______________
les dinosaures sont de fabuleux animaux qui ont disparus comment et pourquoi ?
 
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Posté le: 12/03/2009 19:04:59
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oui c'est lui qui a inventé, mais silteplait, évite de remonter des sujets trop vieux, celui là date déjà de juib 2008... vérifie toujours les dates avant de poster Wink
 
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Posté le: 29/03/2009 17:58:56
Sujet du message: Jurassic Park Restricted-Bob Grant
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Ouaou ^^

ça faisait longtemps que j'avais pa lu une histoire inventé sur JP !

J'adore cet immaginaire j'ai beaucoup apprécié cet histoire ^^ ça m'a rappellé des souvenirs de la BD qu'on avait en projet !

Bravo en tout cas !
______________
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Posté le: 17/05/2010 16:52:11
Sujet du message: Jurassic Park Restricted-Bob Grant
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Salut à tous! J'espère que vous allez bien pour ceux que j'ai connu et les nouveaux membres. J'ai très peu de temps à moi mais ça ne m'êmpêche pas de penser à vous et à cette époque avec Zanclodon, Steph et compagnie. Voilà ci-dessous vous pouvez lire la suite de la trilogie Jurassic Park Restricted avec les deux derniers tomes. Et au passage, un petit mot pour Zanclodon, je t'ai fait un gros clin d'oeil en glissant dans le récit quelques unes de tes idées que t'avais pour notre projet de BD. Je vous souhaite une bonne lecture et une bonne fin d'après-midi à tous! Wink

"Jurassic Park Restricted 2: The mourning"

Chapitre d'introduction
Une prise innatendue

Large du Costa Rica, 1h30 du matin.
Un brouillard épais flotte au dessus de l'eau séparant le Costa Rica des îles. Pourtant, entre ces terres, un bateau casse l'enveloppe de brume pour mieux imposer sa silhouette. A bord, une quarantaine d'hommes tentent de voir quelque chose à travers les épais nuages. Soudain, sans qu'ils soient avertis, l'île se montre enfin. L'un d'eux crie:
"Isla Sorna en vue Monsieur!"
Le Monsieur en question articule alors:
"Dirigez-vous vers le ponton ouest comme prévu! Il nous attend là-bas! Une fois la cargaison chargée, on repart aussitôt!"
Sur le fameux ponton Ouest, un homme avec un imperméable impeccable et un feutre noir sur le haut de sa tête, attend parmis ses employés l'arrivée du navire. Son portable vibre dans sa poche intérieure. Sans perdre une seconde, il l'ouvre et entend:
"Robert, c'est Lewis. Nous arrivons dans cinq minutes."
Robert, posté avec ses employés sur une cage plongée dans l'eau, se préparent pour le transfert. Le navire se montre enfin. Lewis Dogson crie alors les ordres:
"Approchez-vous en douceur! Il ne faut pas endommager la cage!"
A l'intérieur de cette dernière, deux silhouettes s'agitent nerveusement. On pourrait croire qu'il s'agit de dinosaures, mais malgré la forte ressemblance, ça n'en n'est pas...
Une partie du bateau s'ouvre, pendant quel les employés de Robert poussent la cage métallique délicatement. Alors qu'elle n'est plus qu'à quelques centimètres du cargot, l'une des deux créatures, la plus petite, parvient à se faufiler entre la cage et le bateau pour s'enfuir parmis les récifs de corail. Personne n'a l'air d'avoir remarqué cette fugue, et Lewis se met donc à crier:
"Parfait! Bon travail! Direction le Parc!"
Robert et ses employés montent alors à bord du vaisseau avant de disparaître dans l'épais brouillard...

Chapitre 1
Le rendez-vous

Costa Rica, 13h35

Il fait une chaleur terrible dans les rues du Costa Rica. La plupart de la population est partie se réfugier dans les PUB à proximité. Dans l'un d'eux, "Le Serpent à pattes" pour être précis, une jeune femme habillée de noir des pieds à la tête attend avec patience sa commande. Alors que celle-ci arrive enfin sous son nez, le serveur, qui n'est que stagiaire, la renverse sur sa robe.
-"Veuillez m'excuser Madame, je... je vais chercher de quoi essuyer tout ça, veuillez m'excuser Madame..."
Lex: "Il y a pas de morts, c'est le principal."
Au moment où le jeune garçon fait demi tour, un homme, mal rasé, la quarantaine, se pose devant la jeune femme.
-"C'est toujours sur toi que ça tombe Lex, à croire que tu les déstabilise."
Lex:-"La seule personne que j'ai réussi à destabiliser était mon père quand j'avais six ans, je lui avait déchiré ses posters de films de sience fiction."
-"ça va mieux?..."
Lex:"Mieux? Non, non. Même quand j'aurais accomplie ce souhait, ça n'ira pas mieux, personne ne pourra me redonner mon petit frère... Bon, t'as trouvé ce que je voulais?"
-Oui, tiens.
L'homme lui tend une photo accompagnée d'une carte d'identité.
-"Elle s'appelle Karia, 34 ans. C'est elle qui gère l'électricité dans tout le parc à partir d'un unique ordinateur, le plus puissant à ce jour. Elle part tous les matins à 5h30. Tu devras te trouver devant chez elle une demi heure avant. Il faudra agir vite si tu ne veut pas te faire choper, ses voisins sont de vraies vipères. Sur l'île,il y aura peu de chance qu'ils te coincent, il y a tellement de monde à bosser là-bas que tu passeras sans problème avec le passe. Voilà, maintenant, faut que je disparaisse, il y a un mec qui m'espionne depuis un petit mois, j'ai cette impression qu'il fait partie de Biogen. En tout cas, ne met pas ta vie en danger Lex, je ne voudrais pas te perdre..."
Lex:"Je... oui, d'accord Benjamin..."
Benjamin: "Es-tu sûr de vouloir le faire?"
Lex: " C'est l'une des seules choses à me donner envie de continuer à vivre..."
Benjamin: "Je comprends, je... je t'aime Lex."
Lex: "Je sais, mais... je peux pas, je peux plus, tu m'as trop déçue..."
Dans un rire jaune, Benjamin répond:
"Je te souhaite bonne chance en tout cas, tu en aura besoin."
Lex:"Merci, allez, aurevoir, et à bientôt."
Benjamin:"C'est ça, à bientôt."
Ils s'embrassent et se séparent, chacun de leur côté. Au moment où Benjamin monte dans sa voiture, il aperçoit l'homme qui le suit depuis pas moins de quatre semaines. Il jure tout bas, et démarre avant de foncer dans les rures brûlantes du Costa Rica...

Chapitre 2
Cohabitation désapprouvée

Isla Nublar 14h16

Un haut bâtiment en béton domine l'un des enclos du parc. Posté dessus, Robert, le second de Lewis Dogson, observe avec inquiètude les employés exécutant leur travail derrière les grilles. Lewis se montre soudain aux côtés de son collègue, éssouflé après avoir piqué un sprint. Robert se retourne vers lui, songeur, et lui dit:
"Pourquoi font-ils ça? Qu'est-ce qu'il y a de nocif à ce que les Deinonychus et les Vélociraptors Mongoliensis cohabitent ensemble?"
Lewis, sans hésiter une seule seconde, réplique:
"Ce qui il y a de nocif? Tu te le demande? Mais si tu savais... Leur cohabitation a été l'une des erreurs qui a déclenchée la mort de la moitié d'une équipe, celle de John Hammond qui, au début des années 90, a mis au monde les premiers dinosaures sur Isla Sorna. Regarde Robert, regarde ce que cela donne de mettre dans un même enclos ces deux espèces..."
Robert se retourne avec Lewis, et observe ce qu'il montre de sa main.
Lewis:"J'estime qu'on en a assez comme ça, c'est d'ailleurs un exploit qu'ils soient dans ce parc. J'ai longuement réfléchit avant de finalement les faire venir ici, mais malgré que ce soient des attractions fructives pour nous, il ne faut pas oublier que ce sont des animaux avant tout, et des animaux dangereux, qui peuvent mettre un point à notre bonheur et... à notre vie."
Robert:"Je... je n'étais pas au courant, je suis assez surpris..."
Lewis:"C'est normal d'être surpris, mais en attendant, si on se prenait un petit Wisky? J'ai besoin de décompresser un peu..."
Robert:"Alors je te suis!"
Les deux compères descendent le bâtiment en béton afin de se diriger vers le réfectoire, épuisés, mais tellement heureux que la gloire va enfin leur sourire...

Chapitre 3
A la une

Il se lève de son fauteuil, de vilaines cernes sous les yeux. Il a passé toute la nuit à examiner les os d'une nouvelle espèce. Il se regarde dans une glace pour observer son visage vieilissant. Derrière lui, la porte de la cuisine s'ouvre, sa femme en sort et lui lance:
"Chéri, ça fait des années que tu déterres des tonnes et des tonnes de fossiles, mais parmis eux, c'est toi le plus vieux, on le sait."
Allan Grant, la soixantaine, se retourne alors vers Ellie, la prend par la taille et réplique:
-"Si ça continue comme ça, je vais bientôt finir dans un musée."
Dans un fou rire, tous les deux s'embrassent tendrement.
Allan: "Ah Ellie, je suis tellement heureux de t'avoir retrouvé, que l'on se soit retrouvés... On va rattraper toutes ces années perdues, je te le promet..."
Ellie: "Je t'aime tellement..."
Allan: "Moi aussi, et j'espère que je vais aimer aussi ce que tu nous a concocté pour le dîner."
Ellie:"Oh, c'est des boîtes de conserve, j'ai pas voulu me casser la tête ce soir."
Allan:"D'acodac!"
Grant allume la télévision et met les informations avant de s'installer à nouveau dans le fauteuil.
Le paléontologue ferme à moitié les yeux, jusqu'à ce que le présentateur dit:
"Jurassic Park, le rêve du défunt John Hammond, va ouvrir dès demain ses portes sur Isla Nublar, le Site A. Après pas moins de trois tentatives afin que le public puisse admirer ces animaux préhistoriques, ce parc va t'il enfin durer dans le temps? Lewis Dogson, le directeur du Parc, a en tout cas dépensé le maximum pour la sécurité des futurs visiteurs. Si les risques sont présents malgré tout, le public sera quand même présent, puisqu'il n'y a plus de place avant au moins un an. Souhaitons leur que ça continue, c'est tout le mal que l'on peut leur souhaiter. Passons à la page sport..."
Allan se tourne vers Ellie et lui dit:
"ça va encore mal finir toute cette histoire."
Ellie:"Ils n'ont pas encore compris, ils ne pourront jamais comprendre, ils ne veulent pas faire l'effort de nous écouter. Quel gâchis, mettre autant d'argent dans des matériaux qui finiront en débris..."
Allan:"Oh tu sais, c'est que la crasse de leurs poches..."
Ellie:"Pendant que nous, on galère pour vivre de notre métier. La vie est mal faite..."
Elle sort une bouteille d'alcool avec deux verres. Devant l'écran, le couple s'endort, alors que le film du soir commence à peine...

Chapitre 4
Un dernier détail

Isla Nublar 2h16 du matin

Lewis Dogson dort profondément dans sa chambre, assomé par les verres de Whisky qu'il a bu en compagnie de Robert, son collègue. Les lumières d'une voiture traverse les stores. Dans un grognement, Lewis se lève et s'habille en vitesse. De toute évidence, il savait qu'il aurait de la visite cette nuit. Il ferme la porte à double tour et descend les escaliers quatre à quatre. Dans une jeep, un jeune homme l'attend au volant. Quand Lewis s'installe sur le siège passager, il lui lance:
"Alors ça y est, tout est en place?"
"Oui Monsieur Dogson, tout est prêt."
"Il était temps, je vous signale que le parc ouvre dans 8h. Heureusement qu'il s'agit du dernier bassin."
"Monsieur, vous savez mieux que moi que c'est à cause des problèmes qu'on a eu avec ce type du Costa Rica qu'on a accumulé pas mal de retard..."
"Oui, je ne le nie pas, mais rassurez-vous, nous sommes sur sa piste. Pour l'instant, regardez un peu devant vous pour que nous ayons une chance d'arriver à destination."
"Oui, c'est un bonne idée Monsieur" dit le jeune homme avec un grand sourire.
On pourrait croire que tout le Parc est plongé dans l'obscurité, mais non. La jeeep arrive enfin devant une équipe armée jusqu'aux dents, postée face à un grand cube de béton.
Quand Lewis sort du véhicule, il se poste face aux employés et dit:
"Cela fait plus de trois jours que ces deux spécimens de Mosasaurus sont enfermés dans ce cargot, alors ne vous étonnez pas si ils sont nerveux, vous n'aviez qu'à vous remuer un peu après tout, c'est pas mon problème. Même si ils ont été nourris, ne vous attendez pas à ce qu'ils vous sourit à pleines dents, ils doivent être furieux. Alors plus vite vous les aurez transférés dans leur bassin, moins vous aurez de problèmes. Allez, au travail!"
Malgré les doutes de Lewis, le transfert se passe bien, mais alors que le bassin est vérouillé par deux employés, un troisième se dirige vers Dogson.
"Monsieur?"
Lewis:"Qu'est-ce qu'il y a encore? Dépêchez-vous, j'ai envie de me reposer."
"Monsieur, il manque le petit Mosasaure..."

Chapitre 5
Remplacement discret

Costa Rica 4h57 du matin

Il fait frais dans les quartiers du Costa Rica. Pourtant, Lex se tient devant une maison, cachée dans des buissons. Cela fait un quart d'heure qu'elle observe à travers ses jumelles la jeune femme nommée Karia qui, après avoir déjeunée, se lève enfin pour attraper son manteau ainsi que son uniforme avant se sortir dans la nuit noire. Lex, prête à agir, se concentre sur les moindres gestes de Karia. Au moment où cette dernière s'apprête à s'installer au volant de son véhicule, Lex sort des buissons, la tire vers elle et l'assomme avant de lui prendre uniforme, sac à main, porte feuille et clef de voiture. Derrière elle, une camionette arrive à toute allure. La vitre du conducteur se baisse, et Lex s'adresse à lui sans perdre de temps:
-"Embarque la, et suis le plan sans faute, je te rappelle cet après midi comme prévu. Bonne chance."
"Toi aussi."
Lex:"Tu passeras le bonjour aux autres quand ils seront réveillés."
"Pas de problème, allez, j'y vais, le temps nous ai compté! A bientôt!"
Et dans un nuage de fumée, la camionette s'éloigne, pendant que Lex prend place dans la voiture de Karia...

Chapitre 6
Dans le sac

Costa Rica 6h37 du matin

Le réveil sonne depuis un quart d'heure. Malgré tout, Benjamin est plongé dans un sommeil profond. Il ne quitte ses doux rêves que gràce à la sonnerie de la porte. Sans perdre un instant, il se lève et se dirige dans le couloir sombre menant à la porte d'entrée. Des cernes sous les yeux, il se sert de ces derniers pour observer à travers le trou au dessus de la serrure qui s'y trouve derrière à cette heure-ci. Il reconnaît alors l'homme qui le suit depuis un mois. Benjamin lui lance alors:
-"Vous pouvez partir, je ne vous ouvrirait pas!"
L'homme ne prononce pas un mot, il se contente de regarder par le trou, une cigarette au bec pour se décontracter, un imperméable recouvrant sa silhouette pour se réchauffer. Le crâne chauve, âge de 46 ans, il est sûr de lui, et n'est pas là pour plaisanter. Pourtant, Benjamin part se doucher tranquillement, comme si de rien n'était. Comme à son habitude, il chante une vieille chanson des années 40 en se lavant. Il pense avoir entendu un bruit, mais rien de bien grave se dit-il, et enchaîne le refrain. Il ferme les yeux pour empêcher le shampooing de les pénétrer. Alors il n'aperçoit pas que, sur le rideau de sa douche, une ombre s'est brutalement posée. Brutalement pourrait aussi être le mot pour décrire la façon dont Benjamin a été tirée de l'eau, frappé, et enfin ligoté avant d'être embarqué dans une ford ayant le logo "Biogen" sur le flanc droit. Pendant que Benjamin, inconscient, est situé dans le coffre du véhicule, l'homme à l'imperméable, une main au volant, se sert de l'autre pour allumer son portable, composer un numéro, et dire d'une voix ferme:
"Mr Dogson, je l'ai trouvé, nous sommes en route pour l'île des brumes..."

Chapitre 7
Premiers venus

Isla Nublar 8h12 du matin

Lewis raccroche et éteint son portable avant de le glisser dans sa poche droite. Posté dans une jeep aux pieds de l'héliport, il scrute le ciel à la recherche d'un bruit, d'une silhouette. Enfin, il entend l'appareil et finit par le voir. L'hélicoptère se pose en douceur sur la piste d'atterissage pour laisser sortir ses occupants, une jolie femme aux cheveux blonds, un jeune garçon de 14 ans et une petite fille au joli visage, qui doit être au début de ses années collège. Lewis, le sourire jusqu'aux oreilles, sert sa femme dans ses bras et l'embrasse furtivement avant qu'elle laisse place aux enfants, tellements heureux de revoir leur père après 6 longs mois d'attente. Alors que ses deux gosses continuent à le serrer, Lewis leur dit:
"Bon, je dois y aller. J'ai du travail. Vous êtes assez grands, vous pourrez bien vous passer de moi pendant une matinée. Je vous dit à ce midi, on mange ensemble à la cafétéria du Parc. En attendant, vous allez visiter les coulisses du Parc, vous savez, comme un Making Of. Pendant ce temps, je dois bien vérifier que tout est en ordre avant l'arrivée des premiers visiteurs. Montez dans la jeep grise avec maman, je serais devant vous dans la verte. Nos chemins se sépareront, alors je vous souhaite une bonne visite."
Un froid s'est installé entre Lewis et les membres de sa famille. Jamais été proche d'eux, il n'a fait que le confirmer à leur arrivée sur l'île. Malgré tout, il garde la tête haute et s'enfonce dans la nature du Parc, de son Parc comme il aime si bien le dire. Arrivés à un croisement, la petite famille se sépare, la Jeep grise comportant la femme de Lewis et ses deux enfants d'un côté, et la Jeep verte avec Lewis lui-même de l'autre...

Chapitre 8
Installation

Isla Nublar 8h30 du matin

Il fait beau au dessus de Isla Nublar, qu'on peut appeler aussi "L'île des brumes". Lex, habillée de la tenue obligatoire du Parc, est installée sur le siège passager d'une jeep. Les yeux masqués d'une paire de lunettes de soleil, elle regarde droit devant, sûre d'elle, sans se dire un instant qu'elle peut se faire coincer soit par le conducteur, soit par un autre employé. Après avoir roulé pendant plus de vingt minutes à travers la végétation, le véhicule sort de la jungle pour stopper net devant une haute porte blindée. Le conducteur, âge de 26 ans, descend de son siège pour entrer un code à l'aide d'un boîtier fixé à la porte. Derrière Lex, trois vrais employés vêtus comme elle, jouent avec leur portable en attendant d'arriver à destination. Lex, elle, en profite pour remplacer la photo de Karia par la sienne sur sa carte de membre du Parc. Au moment où elle l'a range dans sa poche, les hautes portes s'ouvrent, et quand le conducteur revient au volant, il enfonce l'équipe à travers des batîments extrèmement sécurisés, ceux des employés. Le véhicule s'arrête en plein milieu de l'allée. Quand le conducteur en descend, il dit:
"Allez, tout le monde au travail. Vous savez qu'aujourd'hui est un grand jour, on n'est plus dans l'exercice, c'est du réel désormais, et ça définitivement. Nous avons encore quelques problèmes au niveau du Parc, mais ce n'est pas à vous de vous en occuper. Avant de vous diriger vers vos bâtiments respectifs, présentez-moi votre carte de membre comme d'habitude."
Au moment où Lex doit la présenter, un glaçon se place dans son ventre, mais il fond vite au moment où le conducteur la laisse passer après un contrôle rapide. Quelque chose lui trotte dans la tête, comment repérer le bâtiment dans lequel la véritable Karia travaille? Après un tour rapide des lieux, elle le repère enfin entre deux grands bâtiments. Haut de cinq mètres, c'est le plus petit du parc. Mais quand elle y entre, elle constate qu'un grand espace a été creusé sous terre afin d'y mettre son bureau. Comme l'avait dit Benjamin, un unique ordinateur est posé sur le bureau. Même Lex, experte en informatique, n'aurait jamais cru qu'une telle machine pouvait exister actuellement. De toute évidence, l'union de Ingen et Byosine devait avoir produit pas mal de miracles pour le bien être du Parc, se dit Lex, occupée à s'installer et tout préparer afin que tout se passe comme prévu. Elle regarde au plafond et se rend compte qu'aucune caméra ne l'a surveille. En attendant l'après midi, elle observe sur l'ordinateur les différents enclos, qui commencent à être plongés dans un brouillard de plus en plus épais...

Chapitre 9
Problèmes de taille

Isla Nublar 8h52 du matin

Lewis descend de la jeep en sautant par dessus la portière, le visage tendu et les poings serrés. Face à lui, des hommes vêtus de tenues de plongeurs baisse la tête.
Lewis:"Alors?"
L'un des hommes se met à répondre:
"On a rien, pas la moindre trace de lui."
Lewis:"Pour commencer, regardez-moi quand vous parler. Ensuite, si vous voulez garder votre job, poursuivez les recherches, jusqu'à la côte s'il le faut. Et pour finir, je vous donne pas plus de 48 heures..."
"Mais Monsieur, ce ne sera sûrement pas assez..."
Leiws:"48 heures, pas plus. Au travail."
Au moment où le groupe de plongeurs retourne à leur véhicule pour continuer les recherches en mer, une Jeep noire stoppe derrière Lewis Dogson. Le conducteur, un imperméable sur les épaules et une cigarette entre les lèvres, sort pour se placer à côté de Lewis qui, regardant la voiture des plongeurs s'éloigner vers la plage, ne se tourne pas vers lui. Pour engager la conversation, l'homme lui dit:
"Ils n'ont toujours pas trouvé le bébé?"
Lewis:"Non, mais ils le trouveront, il le faut..."
"Cela risque d'énverver la mère, êtes-vous sûr de ce que vous f..."
Lewis:"Vous me prenez pour un demeuré? Avec tout ce que j'ai placé en matière de sécurité pour ce parc, vous pensez qu'une de mes attractions pourrait s'évaporer comme ça dans la nature?"
"Regardez ce qui s'est passé avec le jeune..."
Lewis:"C'est là que vous faites erreur, il s'est enfuit bien avant le transfert, ça n'a rien à voir avec nos installations..."
"Puisque vous avez l'air sûr de vous..."
Lewis:"Bien sûr que je le suis, et je pense que je le peut. Nous avons des équipes compétentes, elles retrouveront le bébé. Il le faut avant les autorités, sinon nous devrons... enfin vous savez quoi..."
"Oui. J'espère que tout rentrera dans l'ordre..."
Lewis:"Nous avons des équipes compétentes, faites-moi confiance..."
"Ne vous en faites pas pour ça. En ce qui concerne le captif, désirez-vous lui adresser deux mots ou..."
Lewis:"Je n'ai pas le temps pour ça, le Parc ouvre dans une petite heure, occupez-vous de lui dans la plus grande discrètion..."
"Pas de soucis à se faire à ce niveau, j'ai trouvé il y a quelques jours un ancien bâtiment qui fera très bien l'affaire..."
Lewis:"Parfait, une fois que vous aurez terminé, laissez les lieux tels que vous les avez trouvés, à plus tard."
Et dans un bruit de moteur, Lewis fonce à travers les arbres, pendant que l'homme en noir part à l'opposé pour exécuter son travail...

Chapitre 10
Appel désapprouvé

Allan Grant, assis derrière son bureau, étudie avec passion un fossile de reptile volant. Pendant ce temps, Ellie passe l'aspirateur dans la salle à manger. Soudain, Allan lui crie:
"Ellie! Arrête l'aspirateur! Il y a le téléphone qui sonne!!"
Ellie:"C'est bon j'y vais, c'est pour moi!"
Alors qu'elle débute sa conversation téléphonique, Allan se met à poser son matériel pour deviner qui est au bout du fils. Il a un mauvais présentiment, son cœur bat de plus en plus vite, mais après avoir déglutit, il reste sur sa chaise, l'oreille toujours aux aguets néanmoins. Il a trop peur de se tromper et attend d'avoir des indices pour agir.
Ellie:"...moi je vais bien. Oui, oui il est là. Non, il est dans son bureau. Non, il n'en n'a pas parlé. Oh, la routine tu sais... Merci, c'est gentil. Je, je sais pas, faut que je regarde mon planning. Ahlala, tu changeras pas, toujours le même dragueur!... Non, non ça me dérange pas, je t'ai toujours connu comme ça. Oui j'avoue, oui... Ian, c'est normal, je peux pas parler fort, tu sais pourquoi..."
Sans prévenir, Allan fonce vers Ellie, la colère affichée sur son visage. Dans un mouvement furtif, il raccroche le téléphone après l'avoir tiré des mains d'Ellie et lui lance:
"C'était lui hein? Tu l'attendais son appel, je suis sûr que tu pensais qu'à ça depuis ce matin!"
Ellie:"Allan, ce n'est pas ce que tu crois..."
Allan:"Ah oui? Alors c'est quoi?? Je t'ai dit de ne plus jamais lui parler!"
Ellie:"Eh! J'y suis pour rien dans vos histoires, vous êtes assez grands pour régler ça tous les deux!"
Allan:"Il t'as proposé un rendez-vous? Mais ça m'étonne pas, ça fait des années que t'es dans son collimateur, et il n'a fait que le confirmer l'autre soir!"
Ellie:"Allan, il était ivre, tu comprends? Ivre!"
Allan:"Ce n'est pas une raison. Je veux plus entendre parler de lui, c'est bien clair??"
Ellie, à bout, prend son sac et son manteau. Avant de claquer la porte d'entrée au nez d'Allan, elle lui lance:
"Je ne te reconnaît plus, où est passé le vrai Allan, celui que j'aimais tant?..."
Épuisé et énervé, il se pose dans son fauteuil, un verre d'alcool à la main, le regard dans le vide...

Chapitre 11
Bienvenue à Jurassic Park

Isla Nublar 9h54 du matin

Sur la terrasse du centre des visiteurs, Lewis Dogson, le visage tendu, déguste un café de Colombie. Entouré de seize employés, son regard est posé sur la cime des arbres lui faisant face. Sans prévenir, une centaine d'oiseaux quittent les feuillages pour se mettre en sécurité dans le bleu du ciel. Lewis, le teint pâle, les yeux camouflés derrière une paire de lunettes de soleil, se lève de sa chaise au moment où deux jeeps de couleur jaune et rouge sortent de la végétation pour se placer devant le centre des visiteurs. Lewis range alors sa paire de lunettes dans une poche de sa chemise rouge et, au moment où les personne sortent des véhicules, dit avec un grand sourire:
"Chers visiteurs, bienvenue en terre promise! Ici, vous allez découvrir les merveilles qui ont peuplé la terre il y a de ça 65 Millions d'années! Ce ne sont pas de simples vacances que vous allez vivre. Pendant deux jours entiers, vous serez plongés au coeur de l'aventure préhistorique, vous allez admirer le plus grand comme le plus petit. Mais attention, la taille ne veut rien dire. Pendant la visite, vous pourrez admirer les vestiges du tout premier Parc qui devait ouvrir en 1993 mais qui fut détruit à cause d'une tempête dévastatrice. Mais ne vous en faites pas, nous avons ici les meilleurs experts ainsi que les meilleures structures pour la sécurité de tous. Ainsi, après votre visite du Parc Jurassique, vous pourrez dire à vos proches qu'il est possible de rêver en toute sécurité et ça, uniquement ici, à Jurassic Park!"
Une salve d'applaudissements se fait entendre après le discours d'ouverture de Lewis Dogson. Parmi les visiteurs se trouve la famille de Lewis, mais aussi un groupe de jeunes composé de quatre garçons et d'une fille, plus âgée qu'eux.
Alors que le groupe suit Lewis à l'intérieur du centre des visiteurs pour commencer la visite, l'un des jeunes dit à la femme:
"Tu as bien compris les instructions? Tu t'appelles Lex Murphy, tu as 31 ans, tu es une touriste banale. Voici ta carte d'identité. Attention, ne nous trahit pas, tu sais ce qu'il t'en coûtera sinon."
Karia, employée du Parc Jurassique, répond:
"C'est entendu, de toute façon ils ne mettront pas longtemps pour vous coincer."
"La ferme et avance."
Lewis:"... et sur votre droite vous pouvez admirer un squelette de Stégosaurus, au corps impressionnant mais au cerveau minuscule que vous pourrez admirer pendant votre visite..."
Un visiteur, très curieux, s'approche de Lewis pour lui demander:
"Monsieur, le tyrannosaurus-rex est-il présent dans le parc?"
Lewis:"Evidemment, il s'agit même de l'une de nos attractions phares..."
"Attractions?"
Lewis:"Euh, je veux dire "animaux", oui il ne faut pas oublier que ce sont des animaux avant tout." dit Lewis suivit d'un rire jaune.
L'un des quatres garçons dit alors aux autres:
"C'est lui qui dit ça, alors qu'on sait qu'il tient plus à sa thune qu'à la vie de ses visiteurs. Quel hypocrite ce type, si seulement il savait ce qui l'attendait..."
Lewis Dogson, suivit du groupe, s'éloigne vers les laboratoires afin d'explorer les coulisses du Parc avant d'aller admirer les dinosaures ou, comme dirait Lewis Dogson, ses attractions préhistoriques...

Chapitre 12
Le laboratoire N°122

Le brouillard s'épaissit de plus en plus sur Isla Nublar. On aperçoit néanmoins encore les hauts bâtiments dans lesquels les artisans de Jurassic Park travaillent sans relâche. Dans un laboratoire, le numéro 122 pour être précis, un chercheur observe à travers une fenêtre quelque chose, la sueur dégoulinant de son visage. Un de ses collègues se poste à côté de lui avant de lancer:
"Alors, toujours aucun résultat?"
"Non, on a placé une vache avec lui comme tu peux le voir, mais il ne l'a pas touché."
"Bon sang, il faut qu'on sache."
"Si seulement ils pouvaient se toucher, cela suffirait sûrement..."
"Bon, en attendant, on se boit un verre?"
"Avec plaisir."
Les deux scientifiques tournent le dos à la fenêtre pour s'installer autour d'une table. La bouteille d'Americano se vide au rythme de la conversation.
"...ta femme ça va?"
"Ben, toujours à l'hospîtal. J'espère qu'elle en sortira vite."
"C'est jamais simple. Tu comptes rester combien de temps ici?"
"Jusqu'à ma retraite, où veux-tu que je bosse autrement? C'est pas à tous les coins de rues qu'on a du matos à disposition pour créer des dinosaures..."
"Ouais, et puis vu combien on est payés, on est loin d'être dans la misère."
"C'est clair. Au fait, t'as vu la nouvelle pub pour..."
Soudain, un grand bruit se fait entendre. Les deux scientifiques, surpris, se retournent furtivement. Le spectacle qu'ils découvrent les rend livides comme jamais. L'un se retourne vers l'autre et dit:
"On avait raison..."
Devant eux, la vache est à terre, raide morte, sans aucune blessure.
"On dit quoi au chef?"
"On lui en parlera ce soir, je veux surtout pas l'énerver, c'est la première journée. On le prendra à part après le dîner..."
"Mais il y a quand même énormément de risques! Ils visitent l'enclos cet après-midi!"
"On demandera au surveillant d'observer l'enclos au moment où ils y seront, et si jamais il y a risque, il activera les appâts, fais-moi confiance."
Après avoir achevé sa phrase, le chercheur ferme les volets de la fenêtre et retourne à son bureau, pendant que son collègue se rend dans une des nombreuses salles d'incubation...

Chapitre 13
Le repère

Isla Sorna 10h22 du matin

La jeep noire avance entre les arbres. Pourtant, Samuel, 39 ans, a du mal à bien voir devant lui à cause du brouillard de plus en plus épais. Après avoir évité de peu un énorme palmier, il parvient à s'extraire de la jungle pour arriver devant un chemin tracé parmi la végétation lors de sa dernière visite. Il sort du véhicule, ouvre le coffre, et tire Benjamin dehors. Réveillé, le captif se met à dire:
"Où est-ce qu'on est?..."
Samuel:"Tais-toi et avance."
Mais Benjamin ne compte pas baisser les bras, et se retourne vers Samuel pour lancer à nouveau:
"Où est-ce qu'on est?"
Samuel, énervé, le frappe dans le ventre avant de répliquer:
"Tu vas te taire oui? Tu vas te taire?!?"
Plié en deux, Benjamin se résigne à se rebeller, et avance dans le chemin entouré de végétation abondante.
Après pas moins de 20 minutes de marche, un bâtiment de petite taille se présente devant eux. Autour, des squelettes de dinosaures, herbivores comme carnivores, jonchent le sol. Samuel passe devant Benjamin pour ouvrir la porte rouillée d'un seul coup de pied. L'obscurité règne à l'intérieur, mais les deux hommes descendent néanmoins les escaliers menant à une salle que Samuel éclaire à l'aide d'une lampe torche.
Samuel:"assis-toi là."
Sans broncher, Benjamin se pose sur la chaise métallique que lui présente Samuel.
Samuel:"Je pense que tu sais pourquoi tu es ici."
Benjamin:"Je...Non, je... je sais pas."
Samuel:"Te fout pas de moi, sinon tu es mal barré. T'as de la chance que ce soit moi, et pas le patron en face de toi, sinon tu serais à terre depuis longtemps."
Benjamin:"Mais je... je me fout pas de vous..."
Samuel:"Tu crois que je m'amuse à traquer un civil pour le plaisir? Chaque employé sait ce que tu as fait, il y en a eu des témoins, et ils sont tous présents ici, sur cette île!"
Benjamin:"Je... je crois que je me sent mal.."
Samuel:"C'est pas le moment de jouer la comédie. Je te laisse trois secondes pour commencer à parler."
Benjamin:"Mais de quoi voulez-vous parler?"
Samuel:"Un."
Benjamin:"Je... je pige pas..."
Samuel:"Deux."
Benjamin:"Att... attendez, je... c'est pas ce que vous croyez..."
Samuel:"Dommage, t'es un peu long sur la détente l'ami."
Benjamin s'effondre aux pieds de Samuel, assomé de nouveau. L'homme en noir s'éloigne de son corps pour aller à l'opposé de la pièce, occupé à trafiquer quelque chose...

Chapitre 14
Visite surprise

Assomé par les verres d'alcool mélangés au manque de sommeil, Allan dort depuis deux heures désormais. La sonnerie retentit soudain à la porte d'entrée. Avec difficulté, le paléontologue sexagénaire sort du repos avant d'enfiler une robe de chambre bordeaux. Il espère de tout cœur que c'est Ellie qui revient pour tirer un trait sur ce qui s'est passé entre eux dans la matinée. Mais au moment où il ouvre la porte, ses espoirs disparaissent aussitôt pour laisser place à de l'étonnement. Devant lui se tient un jeune homme d'une vingtaine d'années, la chevelure brune et le regard plein de vie.
Allan:"Eric?...Eric! Oh mon Dieu, ça fait si longtemps!"
Le paléontologue le sert fort dans ses bras, le sourire au visage. Eric Kirby, vingt cinq ans, est aussi ravi que Grant.
Allan:"Ça fait combien de temps?"
Eric:"Oh, juste une dizaine d'années."
Allan:"J'espère que t'as une bonne raison pour déranger un vieux comme moi."
Eric:"Allan, vous serez toujours à mes yeux l'aventurier qui m'a sauvé."
Allan:"Bon, au lieu de dire des bêtises, entre mon garçon."
Après s'être installés autour de la table du salon, Allan dit à Eric:
"Désires-tu boire quelque chose?"
Eric:"Oh, oui, pourquoi pas un jus de fruit."
Après avoir remplit les verres, le paléontologue s'adresse au jeune homme:
"Alors Eric, que me vaut ta visite?"
Eric:"Lex Murphy, ça vous dit quelque chose?"
Allan:"Bien... bien sûr, pour... pourquoi?"
Eric:"J'ai connu une relation avec elle pendant six mois. Après notre séparation, je suis resté très proche avec ses parents. C'est comme ça que j'ai appris il y a quelques années la mort de leur fils, Tim, que je connaissais pas trop. Depuis, Lex venait manger chez ses parents tous les dimanches pour les soutenir dans la douleur. Cependant, cela fait plus d'un mois qu'elle ne vient plus manger chez eux et qu'elle ne leur donne plus de nouvelles du tout. Ils ne savent pas où elle se trouve, elle n'a laissée aucun indice. Ce qu'ils ont surtout retenu, c'est le fait que Lex répétait souvent qu'elle voulait rendre hommage à son petit frère d'une façon particulière. Comme je savais qu'elle vous connaissait aussi, je me suis dit que je pourrais peut-être vous rendre une petite visite..."
Allan:"...Et te voici donc en face de moi. Eric, depuis la mort de Tim, je n'ai plus aucun contact avec les Murphy. Ils disaient que j'y étais pour quelque chose en ce qui concerne son décès, et depuis je n'ai plus jamais cherché à les joindre. Tu es venu ici pour que je t'aide à la retrouver. Mais le fait est que, d'une part, je ne veux plus être mêlé aux histoires de la famille Murphy. Ensuite, je pense que Lex est assez grande pour savoir ce qu'elle fait, c'est finit l'époque où j'étais derrière vous pour vous sauver des griffes des dinosaures. Désormais, je me fait vieux, et je pense un peu plus à moi désormais, je pense avoir assez donné comme ça."
Eric:"C'est bien dommage, vous étiez le seul à pouvoir m'aider. Vous avez changé, mais je comprends, je respecte votre décision. Je vous remercie pour le verre."
Allan:"C'est bien normal Eric, repasse quand tu veux."
Après l'avoir raccompagné, Grant se pose dans son fauteuil, réfléchissant aux dernières paroles d'Eric. Comme Ellie, il lui a dit qu'il avait changé. Allan se lève alors, se regarde dans le miroir et se dit:
"Mais c'est vrai que j'ai changé. Je suis devenu un homme banal qui reste enfermé chez lui à longueur de journée. Regarde-toi, parce-que t'as soixante ans tu te permet de te mettre à part du reste du monde? Même John Hammond à quatre vingt ans était aussi jeune dans sa tête qu'un gars d'une vingtaine d'années. T'es en train de perdre Ellie, tes amis, et pour couronner le tout, tu ne vient même plus en aide à des personnes qui t'admirait. Tu es devenu une loque, une simple loque, c'est vraiment ce que tu veux? Non!"
Eric, au volant de sa voiture, entend son portable sonner. Sans perdre un instant, il appuie sur le bouton vert et dit:
"Allo?"
Allan:"Je serais prêt dans dans une demi-heure..."
Avec un grand sourire au visage, Eric fait demi tour et appuie sur le champignon, l'espoir brillant dans les yeux...

Chapitre 15
Pause déjeuner
Isla Nublar-11h57

Lewis, la sueur dégoulinant du visage, se tourne enfin vers le groupe de visiteurs pour leur dire d'une voix assomée par la fatigue:
"Après cette exploration des coulisses du Parc, je vous invite enfin à vous restaurer à la cafétéria du Parc. La visite des enclos débute à 14h00 au lieu de 13h30, étant donné que nous attendons le groupe "flivia et cie", qui vient également admirer ces monstres du passé. Leur retard s'explique à cause de leur travail..."
La plupart des personnes du groupe, révoltées par tant d'éloges, préfèrent partir manger avant qu'une dispute ne s'installe avec Lewis Dogson. Cinq minutes plus tard, il ne reste plus que la famille de ce dernier, patientant pour aller se restaurer à son tour. Alors qu'ils pensent enfin partir avec lui, il leur dit:
"Mangez sans moi, je dois m'assurer que certaines choses soient rentrées dans l'ordre avant le début de la visite..."
Sa femme, déçue comme jamais, entraîne ses enfants vers la cafétéria avec pour seul logo un t-rex jaune, tandis que Lewis, le visage tendu, disparaît derrière une porte d'acier...

Chapitre 16
Une demande d'importance

Lex, installée derrière son bureau, un sandwich à la main et une bouteille de Sprite dans l'autre, sursaute au moment où le téléphone principal sonne. Sans perdre un instant, elle pose son repas et répond:
"Karia surveillante du Parc j'écoute?"
"Ici le laboratoire numéro 122, ceci est une demande de la plus haute importance. Pendant la visite de cet après-midi, surveillez avec le plus grand sérieux l'enclos numéro T-4. Si l'un des reptiles s'approche trop près des visiteurs, déclenchez l'appât de l'enclos en question. BIP--BIP--BIP..."
Lex:"Sympa, pas un bonjour, pas un au revoir. Bon, alors, l'enclos numéro T-4, appât si trop près des visiteurs..."
Après avoir noté ces consignes sur l'ordinateur, Lex regarde dans l'enclos à l'aide de ce dernier quelle espèce y habite.
Lex:"Je me demande bien pourquoi cet enclos-là, il n'y a pas d'espèce dangereuse à ma connaissance..."
Pour être sûre qu'elle ne rêve pas, elle se rend dans l'encyclopédie des dinosaures du parc où elle peut consulter la carte d'identité de chacun.
Arrivée au dinosaure l'intéressant, elle s'arrête sur le mot "INOFFENSIF".
Lex:"C'est bien ce que je pensais, il n'y a pas de quoi s'inquiéter, ils se sont trompés d'enclos, voilà tout!"
Rassurée, elle quitte la page en question avant de reprendre son sandwich et sa bouteille de sprite...

Chapitre 17
Sous la bâche
Isla Nublar-12h34

Benjamin, réveillé depuis un bon moment déjà par une odeur donnant envie de vomir, se demande où Samuel, l'homme en noir, est passé. Affamé et fatigué, il a une crampe pour couronner le tout. Alors qu'il tente de s'étirer pour faire partir la douleur, son "bourreau" se montre enfin, la lampe de poche toujours en main.
Samuel: "Tout est enfin prêt. Pour être sûr que t'y voit bien, je vais ouvrir la porte en grand, avec la lumière du jour, pas moyen que t'en loupe une miette..."
Benjamin ne sort pas un mot, mais ses yeux ne lâche pas l'homme en noir se dirigeant à l'endroit où doit se situer la porte de ce repère. Au moment où cette dernière s'ouvre, le spectacle s'offrant sous les yeux de Benjamin est des plus effrayants. En un mouvement, il vomit sur ses propres pieds, ne supportant pas de voir cette image immonde. Samuel se dirige vers lui et le relève en lui disant:
"Ah non, c'est pas le moment de tomber malade, on a eu tant de mal pour conserver ton œuvre en bon état que le minimum c'est de regarder."
Benjamin, fixant à nouveau la scène, sent les larmes lui monter aux yeux...
Samuel: "Je ne sais pas si beaucoup de personnes comme toi existent sur cette planète, mais c'est inhumain de faire une telle chose..."
Benjamin: "J'a... j'avais besoin d'argent..."
Samuel: "Il y a d'autres façons d'en gagner qu'en ôtant la vie..."
Benjamin: "C'était mon job, mon job vous comprenez?!?"
En une fraction de seconde, Benjamin se retrouve à terre.
Samuel le relève et lui dit:
"Parle-moi encore une fois sur ce ton, et je te jure que tu vas en baver..."
Benjamin: "Rien à faire, vous pouvez continuer!!! Je suis pas pire que vous, bande de chiens!!!"
Après avoir écouté ces mots, Samuel se dirige vers la porte d'entrée, un sourire au visage, et la ferme avec la plus grande précaution...

Chapitre 18
Début des recherches

Allan, assis sur le siège passager à coté d'Eric, ne cesse de dire:
"Rendre hommage à Tim... Rendre hommage..."
Eric: "Oui, et à mon avis, ça ne doit pas être un petit truc. Vu comme je connais Lex, elle doit voir les choses en grand."
Allan: "Sur ce point, je suis d'accord avec toi. As-tu une feuille et un stylo s'il te plaît?"
Eric: "Dans la boîte à gants."
Après avoir sorti ce dont il a besoin, Allan se met à tracer toutes sortes de traits.
Eric: "Que faites-vous?"
Allan: "Je note les qualités et les défauts de Lex, ça peut nous aider..."
Après un petit quart d'heure, le paléontologue lit à Eric la liste.
Eric: "Eh, ça va pas? Vous avez vu tous les défauts que vous lui avez mis par rapport à ses qualités?!?"
Allan: "Eric, si tu veux qu'on avance dans nos recherches, il faudra bien te faire à l'idée."
Furieux, Eric serre les dents avant de foncer vers le lieu de travail de Lex, la bibliothèque "Entre les lignes".
Après avoir garé la voiture, le jeune homme claque la porte, suivit d'Allan, afin de se diriger vers l'accueil, histoire d'avoir quelques renseignements.
La réceptionniste, réveillée par l'arrivée des deux visiteurs, se fait une joie de répondre à leurs questions:
"Elle a demandée un arrêt de travail pour une durée de six semaines, c'est tout ce que je peux vous dire."
Allan: "Son travail consistait en quoi?"
La réceptionniste: "A s'occuper des archives dans l'ordinateur, les mettre à jour etc... Elle est vraiment douée pour ça, et a même trouvée des astuces pour faciliter son travail, un véritable atout de la compter parmi nos salariés."
Allan: "Merci infiniment Madame, viens Eric, on n'a pas de temps à perdre..."
Eric: "Mais pour aller où? On ne sait même pas où elle se trouve!"
Allan: "Maintenant si..."

Chapitre 19
La cafétéria
Isla Nublar- 13h05

Le serveur, habillé de noir, passe la porte donnant sur la salle, remplie de personnes composant le premier groupe de visiteurs du Parc. C'est son premier jour de travail sur cette île et, stressé, il tente d'étancher la sueur de son front à l'aide de son lito. Il se dirige vers la première table où cinq personnes ont pris place. Après avoir donné une carte de menu à chacun, il se dirige vers la table suivante, tandis qu'à la première table, un garçon dit à la fille lui faisant face:
"Je te préviens Karia, un seul pas de travers et tu le regrettera."
Karia: "Dis bonhomme, faut savoir, c'est soit Lex, soit Karia, mais pas les deux en même temps, alors décide-toi."
Un autre des garçons se tourne vers son ami:
"Là elle t'as bien eu. Si tu veux mon avis, Lex a choisie une sacrée nana comme cible."
Il lui répond:
"C'est pas le moment de plaisanter, c'est déjà assez tendu comme ça. Normalement Lex rappelle cet après-midi comme prévu, il faut se tenir prêt, on a qu'une seule chance les gars."
Les deux autres garçons, occupés à dévorer la carte de leurs yeux, n'écoutent pas la conversation.
Le serveur, arrivé à la seconde table, donne le menu à une femme accompagnée de ses enfants qui ont l'air en pleine conversation. Pour ne pas les déranger, il s'éclipse aussitôt alors que la femme dit à son fils:
"...Il n'a pas le temps aujourd'hui, c'est normal, c'est le premier jour d'ouverture, ça ira mieux dans les semaines à venir..."
Le garçon lui coupe la parole:
"Peut-être quand il sera en retraite, et encore, même pas sûr, regarde Hammond!"
La petite fille, perdue dans la conversation, demande à son frère:
"C'est quoi retraite? C'est quoi Hammond?"
Le frère: "Roooh, laisse-nous, t'es trop petite encore pour comprendre ça, on t'en parlera plus tard."
La mère: "S'il te plaît, je veux juste que la visite se passe bien, fais-le juste ce week-end, je demande que ça, tu veux bien s'il te plaît chéri?..."
Le frère: "Bon, ok, mais ça va être chaud, je te promet pas le truc parfait."
La mère: "Merci, t'es un amour. Et toi aussi hein, pas de pouce pendant la visite, on attend d'être à l'hôtel, d'accord?"
La soeur: "Hum...Pas gentil ça..."
Vingt minutes, plus tard, après avoir servit tout le monde, Vincent, trempé de sueur, mélange de stresse et de chaleur, ouvre la porte du hangar, où les livraisons arrivent et les déchets partent. Après avoir vidé les bouteilles dans le conteneur, il observe au loin un enclos d'où sortent des bruits. Il rêve de connaître l'aventure, de quitter ce petit costume pour endosser la panoplie du parfait aventurier, ne connaissant ni la peur, ni la fatigue. Il rêve de voir marcher devant lui des dinosaures libres, comme il y a 65 millions d'années. Vincent est non seulement un passionné de restauration, il est surtout un passionné de dinosaures, c'est d'ailleurs l'une des raisons qui l'a poussée à venir travailler ici, dans cette île où l'enfer et le paradis ne font qu'un...

Chapitre 20
Le départ
Isla Nublar

Il est 13h57, et comme prévu, le groupe de visiteurs attend le début de la visite devant le centre des visiteurs. Un bruit attire leur attention, et quand ils se retournent, ils voient deux jeep arriver sur eux. Dans la première, de couleur verte, Lewis Dogson affiche un grand sourire sous ses lunettes de soleil. Dans la seconde, de couleur grise cette fois-ci, une femme habillée comme un ministre affiche quant à elle, une mine sombre. Les véhicules s'arrêtent net aux pieds du groupe, et quand Lewis saute de sa jeep, c'est pour ouvrir avec une extrême précaution la portière du véhicule gris derrière laquelle la femme froide reste de marbre. Suivie de quatre autres personnes, elles aussi habillées de vêtements chics, elle se place derrière les visiteurs arrivée avant eux, tandis que Lewis Dogson s'installe de façon à dominer tout le monde. Dès que tout le monde est prêt à l'écouter, il dit:
"Avant de commencer la visite, il y a des choses que vous devez savoir. Tout d'abord, laissez-moi vous présenter le groupe "Flivia et Compagnie", spécialisé dans les constructions écologiques. Sans eux, le parc n'aurait pas pu voir le jour, et vous comprendrez pourquoi tout au long de la visite. Ensuite, sachez que la visite comporte trois parties, les reptiles marins, suivis des reptiles terrestres, et enfin les reptiles volants. A la fin de la journée, nous vous inviterons à acheter des souvenirs si vous le désirez, vous restaurez autant que vous voudrez, nos services étant ouverts 24h/24, et enfin vous dirigez vers vos chambres. Pour "Flivia et Compagnie", l'hôtel "extra dino" quatre étoiles se fera une joie de vous accueillir. Situé en plein centre du Parc, il n'existe pas mieux pour avoir une vue panoramique sur l'ensemble des enclos. Pour vous, chers visiteurs, l'auberge "Le fossile vivant" située à deux pas de ce centre des visiteurs, est le choix que je vous conseille, vous ne le regretterez pas. Et enfin, avant de commencer la visite, le groupe sera divisé en quatre, quatre comme le nombre de véhicules. Dans la première voiture, j'invite le groupe "Flivia et cie" à s'installer confortablement, pour le reste du groupe, prenez les véhicules que vous désirez. Totalement électrifiés, ils suivent un rail au milieu du chemin, tout comme pour le Parc du défunt John Hammond en 1993. En parlant de ceci, sachez que vous pourrez également admirer tout au long du trajet les vestiges de ce Parc n'ayant pas connu le succès qu'il méritait. Et avant de partir, sachez que vous serez les premiers visiteurs à découvrir une attraction novatrice, "le tour en ballon", que vous avez du voir sur la brochure du Parc. Désormais, chers visiteurs, installez-vous confortablement, car la visite va commencer."
Alors que Lewis reste sur un escalier menant au centre des visiteurs, le sol s'ouvre devant la voiture de tête contenant le groupe "Flivia et cie". Le véhicule démarre, et disparaît sous les yeux du reste du groupe dispersé dans le reste des jeep. Dans la seconde voiture, la famille de Lewis a pris place, le regarde sombre. Dans la troisième, une famille anglaise, n'ayant pas l'air de savoir où elle a mis les pieds, attend de partir, le regard dans le vide. Enfin, dans la dernière jeep, les quatre garçons, accompagnés de Karia alias Lex, se concentrent sur leur objectif.
Le fils de Lewis, se demandant pourquoi les autres véhicules ne partent pas, dit à sa mère:
"Je crois qu'il y a un problème, il y a trois bagnoles qui partent pas, à mon avis faudra qu'il revoit ses installations."
Sur le tableau de bord du véhicule, une voix robotisée lui répond aussitôt:
"Il-y-a-quinze-minutes-d'intervalle-entre-chaque-départ-de-véhicule-afin-que-chaque-groupe-puisse-profiter-de-chaque-enclos-avec-un-laps-de-temps-de-dix-minutes-pour-chaque-espèce.-Merci-de-votre-compréhension."
Alors qu'il a une réponse à sa question, le soleil se fait lourd, tandis que Lewis Dogson disparaît dans le centre des visiteurs. Dans les trois jeeps, les touristes s'arment de patience, avec comme poids la chaleur sur les épaules...

Chapitre 21
La destination d'Ellie

Elle vient d'arriver devant chez lui, le cœur battant à toute vitesse. Elle doute, se demande quel serait le meilleur choix à prendre, descendre de la voiture ou repartir. Il la regarde derrière sa fenêtre, un verre de whisky dans la main gauche, tandis que l'autre soulève le petit rideau noir. Plus le temps passe, plus elle hésite. Il finit par sortir de chez lui, la démarche naturelle et le regard caché derrière une paire de lunettes de soleil qui ne quitte pas le bout de son nez depuis une vingtaine d'années. Ellie baisse la vitre au moment où il se poste derrière. Le soleil cogne, malgré tout il est habillé de noir comme toujours. Avec un regard troublé, Ellie se tourne vers lui pour lui dire:
"Ian, je sais... Tu dois penser que je suis étouffante à force de me pointer chez toi tous les jours..."
Ian: "Il a recommencé? C'est bien ça?"
Ellie: "Oui, je ne le reconnais plus, il n'était pas comme ça, il n'a jamais été comme ça, ce n'est pas Allan..."
Ian: "Il t'as perdu une fois, maintenant qu'il a de nouveau la chance d'être à tes côtés, il fait tout pour te garder, coûte que coûte..."
Ellie: "Vous vous connaissez depuis quoi, vingt ans à tout casser. Vingt années d'amitié ne peuvent pas être cassées par un malentendu de la sorte. Le jour où l'on perd ceux qu'on aime, il est trop tard pour leur dire ce qu'on ressent pour eux. Vous avez tous les deux soixante ans Ian, vous en avez vécues des choses ensemble, et même si je souhaite qu'il en soit pareil pour la suite, vous vieillissez. J'aimerais tellement vous voir réconciliés et heureux comme avant, ça me comblerait..."
Ian: "Tu sais, Allan a toujours eu peur, a toujours eu des doutes par rapport à moi..."
Ellie: "Comment ça?..."
Ian: "Comme tu dis si bien, je vieillis et il me reste vingt ans peut-être à vivre. Ellie, je t'ai aimé pendant de nombreuses années, et le seul moyen que j'avais, c'était d'en parler à Allan. Dès que je n'allais pas bien par rapport à ça, il a su se montrer présent. J'ai rarement vu quelqu'un d'aussi courageux, car pour avoir la volonté d'écouter un ami amoureux de la personne avec qui on est, il faut être solide, et ça ne m'étonne donc pas si il a craqué. Rien qu'avec ceci, je peux te dire qu'Allan a été tout simplement le frère que je n'ai jamais eu. Sincèrement, je suis heureux de vous voir à nouveau ensemble, et si jamais tu voulais que je fasse le premier pas, je te dirais "oui" sans hésitation..."
Ellie, effarée par ce qu'elle vient d'apprendre, démarre à toute allure. Il suffit d'un regarde dans le rétroviseur où Ian se montre, toujours sur la route, pour qu'Ellie fasse marche arrière, et prenne sur le siège passager son ami de toujours...

Chapitre 22
Retour dans le passé

Il se cogne le front de son poing droit, tandis que le jeune homme prend place sur le siège passager. Le moteur n'est pas encore mis en route, le paléontologue étant trop préoccupé à se mordre les doigts. Après cinq bonnes minutes de violence envers lui-même, il s'exclame enfin:
" Pourquoi ne pas y avoir penser avant? Qu'est-ce que je fais pour être aussi stupide?!? Il y avait tous les indices, là, sous mes yeux, et je ne les ai pas vus!!!"
Eric: "Professeur Grant, expliquez-moi ce qui est clair, car là j'y vois flou!"
Allan: "Ah, mais bien sûr, tu peux pas comprendre..."
Après avoir repris sa respiration, Allan lui répond:
"Même si tu connais une partie de l'histoire, c'est comme un roman, sans l'autre moitié, impossible de piger le pourquoi du comment."
Eric se concentre, et dès que le vieux paléontologue voit son regard briller de curiosité, il commence:
"Tout a commencé en 1993, lors de ma toute première aventure sur l'île des brumes. A cette époque, John Hammond nous avait proposé de participer à une visite classée "test". La première journée s'était bien déroulée, jusqu'à ce que la nuit arrive, et qu'un traitre parmi les employés du Parc Jurassique coupe l'électricité dans tout le parc. Durant la nuit entière et tout le jour suivant, Ellie, Tim, Lex et moi-même lutions pour notre survie et rétablir l'électricité dans chaque enclos. C'est Lex qui avait décidée de s'en occuper, car elle montrait un don évident pour l'informatique. Sache que ton ex a réussie à nous sauver, et que sans elle, je ne serais pas ici à te raconter tout ceci."
Eric esquisse un sourire plein d'émotions.
Allan continue son récit:
"Comme tu le sais, Tim est décédé il y a quelques années sur cette île. Un parc a réouvert ses portes, et sous la direction de Lewis Dogson, le patron ayant engagé le traître à l'origine de la destruction du Parc en 1993. Tous ces faits sont des indices pour avoir une idée de la nature de l'hommage que Lex compte rendre à son frère décédé. Étant donné qu'elle avait compris qu'elle était capable de rétablir l'électricité dans un Parc, ce serait un jeu d'enfant pour elle de tout couper."
Eric: "Tout se tient, mais Lex aurait conscience de mettre des vies en danger si elle avait ça en tête."
Allan: "Tu sais, Lex n'a plus trop conscience de grand chose depuis le décès de Tim. C'était la personne dont elle était le plus proche. Depuis sa disparition, peu de choses la rattache à la vie, sauf cet hommage, qui a l'air de lui tenir à cœur."
Eric: "Êtes-vous sûr qu'elle a ça en tête?"
Allan: "Je ne peux pas être sûr, pas tant que j'ai pas vu. Mais il vaut mieux prendre une décision, car si jamais c'est le cas, des vies sont en danger, et si il faut choisir entre laisser faire Lex ou sauver des innocents, la question ne se pose même pas pour moi."
Eric: "Pour moi non plus."
Allan: "Alors ne perdons pas une minute, direction l'aéroport."

Chapitre 23
La visite du Directeur
Isla Nublar- 14h13

Depuis son ordinateur, Lex observe les trois jeeps postées devant le centre des visiteurs, prêtes à partir pour faire le tour des enclos. Alors qu'elle commence à allonger ses jambes sur le bureau, elle entend la porte s'ouvrir, ainsi que des voix, dont une lui est familière, puisqu'il y a un quart d'heure, elle l'avait entendu par le micro de la caméra observant les véhicules. Lewis Dogson, suivit de près par quatre hommes habillés de blanc, se montre sous les yeux de Lex qui, après avoir retirée en vitesse ses jambes du bureau, se lève, plus par peur que par respect. Surpris par ce qu'il vient de voir, Lewis se tourne vers ses hommes pour dire:
"Alors c'est pour ça que je paye mes employés, pour qu'ils se reposent?"
Un silence de mort s'installe dans la salle. Les quatre hommes lancent des regards assassins à Lex, tandis que Lewis lui demande:
"Remettez-vous tout de suite au travail, si vous ne voulez pas passer un mauvais moment. Alors, dites-moi, comment ça se passe?"
Après avoir déglutit, Lex se concentre sur ce qu'elle a à dire et se tourne alors vers le Directeur pour s'exclamer:
"La voiture B part dans une minute Monsieur."
Lewis: "Très bien, et où est arrivé le groupe "Flivia et compagnie"?"
Lex: "Ils sont arrêtés devant le bassin numéro 2, celui des Nothosaurus."
Lewis: "Bien, bien..."
Lex: "Monsieur, la seconde jeep part, tout se passe comme prévu."
Lewis: "Parfait..."
Au moment où Lewis fait demi-tour, Lex tourne aussitôt son regard vers l'écran. Mais le Directeur revient soudain sur ses pas pour lui dire:
"Une dernière chose, que je n'ai plus à vous reprendre..."
Lex: "Je pense que ce jour ne viendra pas Monsieur."
Lewis: "Je l'espère, si vous voulez garder votre place. Ce ne sont pas les personnes à la recherche d'un emploi qui manque."
Après un dernier regard sur elle, Lewis Dogson s'éclipse, suivit des quatre hommes vêtus de blanc...

Chapitre 24
Un appel important
Isla Nublar- 14h41

Devant le centre des visiteurs, il ne reste plus que leur voiture à patienter. Dans l'ennui, les quatre garçons tentent de trouver des sujets de conversation, tandis que Karia regarde à travers la vitre la végétation sauvage. L'un d'eux, le plus jeune, dit alors au reste du groupe:
"Faut être totalement fou pour mettre ces animaux en cage..."
Karia répond aussitôt:
"...ou totalement inconscient."
jeune homme: "C'est toi qui dit ça? Toi qui bosse ici? Si tu penses nous séduire en nous brossant le sens du poil tu te trompes."
Karia: "Je dis ce que je pense, après tu en fait ce que tu en veux.."
jeune homme: "A quoi tu joues?"
Karia: "A rien. J'ai pris ce job pour me faire de l'argent, tout simplement. On pourrait croire que c'est quelque chose de simple, la routine jour après jour. Eh bien non. Quand vous mettez les pieds chaque jour sur cette île, une peur s'empare de vous, celle de savoir si vous serez toujours en vie à la fin du service. Car à force d'entendre toutes ces histoires de mort, de destruction, vous finissez par comprendre que la même chose peut vous arriver, à tout moment. A chaque fois que quelqu'un me rendais visite, dans ce bâtiment où je n'avais pour seul compagnon que cet ordinateur, la question qui me venait à l'esprit était "Est-ce un dinosaure? Est-ce ma fin?...", car malgré que j'avais le pouvoir de surveiller le Parc, personne ne peut avoir le pouvoir de surveiller la vie. Malgré les barrières qu'on lui place, elle parvient toujours à poursuivre son chemin, toujours..."
L'un des garçons, plus âge que l'autre et envoûté par les paroles de Karia, lui demande calmement:
"Voulez-vous dire que, malgré les caméras à votre disposition, un dinosaure, ou autre reptile, aurait pu échapper à votre vigilance?"
Karia: " Je vais vous donner un exemple. Il y a quelques semaines, j'étais en train de me reposer chez moi. Mon fils de quatre ans jouait dans le jardin, il faisait beau le jour-là. Le voisin était lui aussi dehors, en compagnie de son chien, un chien dangereux. Il m'avait fait la promesse de le surveiller et qu'il ne s'en prendrait pas à mon fils. Une barrière d'un mètre seulement séparait nos deux jardins. Le téléphone a sonné chez lui, il est partit en courant, pendant ce temps, son chien en a profité..."
Le jeune homme, choqué par ses mots, lui demanda sans perdre de temps:
"Et votre fils?..."
Au moment où la femme s'apprête à lui répondre, le téléphone portable d'un des quatre garçons se met à vibrer. Au moment où il regarde l'écran, il dit aux autres:
"C'est Lex! Silence tout le monde. Allo Lex?"
Lex: "Oui, votre voiture part dans une ou deux minutes."
"Très bien. Tout se passe bien pour toi?"
Lex: "Oui. Surtout n'oubliez pas, une fois descendus de l'appareil, attendez mon appel, c'est très important. J'ai voulu m'assurer que les appâts pouvaient bien être déclenchés manuellement, et c'est bien le cas, comme prévu. Une fois que j'aurais terminé, je placerais les explosifs, et je vous rejoindrait. Surtout ne m'attendez pas, mettez-vous en lieu sûr. Vous m'appellerez pour me dire où vous serez. Pour la suite, je vous en parlerait en temps voulu. Ah oui, au fait, pour Karia, il faut absolument qu'elle reste dans le ballon, attachez-là si nécessaire. N'oubliez pas, suivez le plan à la lettre près. De toute façon, je ne vous lâche pas des yeux. Bonne chance et à plus tard."
Alors que Lex vient de raccrocher, la jeep démarre doucement, pour disparaître à son tour sous terre...

Chapitre 25
Problème non-prévu

Après un trajet d'une bonne durée, le paléontologue coupe le moteur, et sort en vitesse du véhicule, avec Eric sur ses talons. Devant eux se dresse l'aéroport, imposant par sa taille immense. Une fois à l'intérieur, Allan regarde avec concentration le tableau des départs, et finit par tomber sur le vol qui l'intéresse. Malgré tout, quelque chose l'embête. Sans perdre de temps, il se dirige à vive allure vers une réceptionniste. Après un bonjour furtif, il lui demande:
"...il n' y a qu'un vol pour le Costa Rica?"
Réceptionniste: "Oui Monsieur, dans trois heures précisément."
Allan se retourne alors vers Eric pour lui dire:
"Trois heures d'attente, c'est beaucoup trop long."
Eric: "Allan, on arrête pas de courir, ce n'est pas pour trois heures d'attente qu'on va baisser les bras, si?..."
Sans lui donner une réponse, le paléontologue se retourne vers la réceptionniste pour lui demander:
"D'où partent les personnes ayant réservées leur place pour le Parc Jurassique, situé sur Isla Nublar?"
Réceptionniste: "D'ici Monsieur, mais le prochain départ est lundi, étant donné que les premières visites ont lieu en ce moment-même. Revenez dans deux jours Monsieur, avec votre billet en poche et votre carte d'identité."
Allan: "Bien, merci Madame, au revoir."
Après s'être éloigné du guichet, Grant se tourne vers le jeune homme pour lui dire:
"Je ne vois plus qu'une solution, attendre le prochain vol, en espérant que rien ne se passe sur l'île avant notre arrivée..."

Chapitre 26
Devant l'écran
Isla Nublar- 15h46

Elle ne lâche pas des yeux la jeep contenant ses amis. Arrêtés devant le premier bassin, les quatre garçons, ainsi que Karia, écrasent leur nez contre la vitre pour avoir une chance de voir quelque chose. L'un des quatre garçons demande alors:
"C'est quoi qu'on est censé voir?"
Karia: "Il suffit d'attendre le commentaire qui ne saurait tarder."
En effet, au bout d'une petite minute, la voix robotique émanant du tableau de bord dit:
"Bienvenue-devant-le-bassin-numéro-un-de-la-visite.-L'espèce-présente-sous-vos-yeux-est-le-Ichthyosaure,-un-reptile-marin-de-cinq-mètres-six-de-long-qui-vivait-durant-le-trias.-Il-faut-savoir-que-le-Ichthyosaure-n'a-rien-à-voir-avec-les-dinosaures,-malgré-qu'il-vivait-à-la-même-époque-qu'eux."
L'un des garçons, fou de joie, crie alors:
"Wouaouh, l'un des mes favoris!"
Un de ses collègues lui demande:
"Ah oui? Il ressemble à quoi?"
Après avoir jeté un regard vif au bassin, il lui répond en pointant son doigt vers l'extérieur:
"A ça!"
Dans le bassin en béton situé à la gauche de leur véhicule, une vingtaine de reptiles ressemblant à des dauphins nagent à une grande vitesse, pour finir par disparaître parmi les rochers.
L'un des garçons dit alors:
"Je vois pas l'intérêt de s'arrêter dix minutes devant un aquarium si c'est pour voir que dix secondes un de ces reptiles marins."
Le jeune homme fan du Ichthyosaurus, ayant entendu ses mots, lui répond aussitôt:
"Ce sont des animaux, pas des attractions. Ils sont imprévisibles, comme chaque être vivant sur cette terre. Qui sait, peut-être que dans quelques secondes, ils vont revenir sous nos yeux."
Malgré ces paroles pleines de sens, il n'y eu plus la moindre trace d'un Ichthyosaure sous leurs yeux. Alors que leur véhicule se remet en route afin de se diriger vers le bassin des Nothosaure, Lex change de caméra pour observer la jeep de la famille anglaise. Arrêtée devant le bassin numéro trois, celui des Henodus, une créature étrange semblant issue du croisement entre une tortue et une rai manta. La famille, composée des parents et d'un garçon de dix ans, observent avec de grands yeux l'animal d'un mètre de long. Ne voulant pas se tarder sur eux, Lex change à nouveau de caméra pour s'arrêter sur la famille de Lewis Dogson, postée face au bassin numéro quatre, celui des Plésiosaures, mesurant jusqu'à trois mètres cinq de long, avec un cou relativement long par rapport au corps. Deux spécimens sont visibles derrière la vitre. L'un poursuit l'autre, sans relâche. La fille de Lewis, les yeux brillant d'intelligence, dit alors à sa mère:
"Ils sont amoureux. Regarde maman, il veut lui faire un bisou, comme toi et papa y a longtemps!"
Encaissant les paroles de sa fille, qui ne sont que pur vérité, elle lui répond:
"Oui ma chérie, il y a longtemps..."
Après deux minutes d'observation, Lex se tourne vers la caméra donnant sur le véhicule de "Flivia et Cie", arrêté devant le bassin numéro cinq, le dernier,caché par un rideau rouge. Le bassin du Mosasaure...
La directrice du groupe, impatiente de nature, s'apprête à dire quelque chose, quand soudain une voix se fait entendre par la radio. Comme pour les autres bassins, non pas la voix robotique, mais celle de Lewis Dogson, décrie la créature vivant dans l'enclos aquatique:
"Après avoir admiré pendant quarante minutes des reptiles marins parfaitement inoffensifs malgré leur aspect surprenant, Biogen est fier de vous dévoiler l'un des prédateurs marins les plus dangereux du Crétacé. Ayant dominé les mers avant de s'éteindre à la fin de cette période, mesurant environ quinze mètres de long et possédant une rangée de dents extrêmement pointues, le Mosasaure est assurément le reptile qu'il ne valait mieux ne pas croiser, sous peine de voir la mort vous frapper, rien qu'avec un coup de mâchoire. Ici, vous n'aurez pas à passer un mauvais quart d'heure, au contraire, ce sera l'un des moments qui marquera à jamais votre vie. Mesdames et Messieurs, voici le Mosasaurus!"
Soudain, le rideau rouge s'écarte, pour dévoiler sous les yeux de "Flivia et cie" le monstre décrit par Lewis. A la plus grande surprise de tous, que ce soit pour Lex ou pour les visiteurs de ce bassin, le spectacle n'est pas celui auquel ils s'attendaient. Effarés, ils restent de marbre devant la scène macabre...

Chapitre 27
Un petit monde bousculé
Isla Nublar- 15h57

Sous l'ombre de grands palmiers se cache un bâtiment fait d'acier. C'est dans celui-ci que travaille le Directeur du Parc, Lewis Dogson. Avec pour seuls outils cinq ordinateurs équipés de radars, il ne peut que savoir l'emplacement des véhicules. Pour le reste, il fait confiance au surveillant du Parc, devant l'appeler si le moindre pépin se présente. Lewis Dogson, faute d'avoir eu beaucoup d'argent pour la conception de son Parc, n'a pas parfaitement répartit son budget. Dans ce bâtiment placé à l'écart du Parc, cinq hommes vêtus de blanc travaillent sans relâche. Leur travail consiste à vérifier si la distance entre les véhicules est respectée, si les voitures sont en bon état, parler dans le micro pour présenter chaque espèce ou souhaiter la bienvenue aux visiteurs et enfin, surveiller la météo. Une fois devant leur écran, plus rien n'attire leur attention autour,en résumé, des acharnés du travail, les meilleurs. Pour Lewis Dogson, tout semble aller comme sur des roulettes, jusqu'au moment où son téléphone retentit. Sur ce dernier, seul les visiteurs peuvent appeler. En effet, à l'intérieur de chaque jeep, un téléphone a été placé, au cas où un touriste aimerait faire part de quelque chose au directeur lui-même. Autour de Lewis, les hommes font silence. Quand il décroche, il dit aussitôt:
"Lewis Directeur du Parc j'écoute?..."
Une voix féminine lui répond aussitôt:
"Oui, ici le groupe "Flivia et cie". Nous sommes situés devant le bassin numéro cinq. Je ne sais pas si vous êtes au courant, mais l'un de vos reptiles marins est mort."
Lewis, livide, tente de reprendre son calme avant de dire:
"Vous...vous en êtes sûr?..."
La femme: "Oui Monsieur Dogson, il est immobile. Je pense qu'il serait préférable pour les prochains visiteurs de prendre une décision au plus vite."
Lewis: "Bien entendu Madame...BIP-BIP-BIP"
L'un des hommes en blanc demande à Lewis:
"Un problème Monsieur?"
Lewis: "Oui, venez ici..."
Après s'être placés dans un coin, le directeur lui explique la situation:
"D'après la Directrice de "Flivia et cie", le mosasaure adulte est mort."
"Je ne comprends pas, la surveillante aurait du vous prévenir de ça."
Lewis: "Je sais. Lors des tests du Parc, elle avait parfaitement fait son boulot, et là, plus rien, elle n'a pas appelé."
"Que puis-je faire pour vous Monsieur?"
Lewis: "Dans un premier temps, nous allons nous occuper du Mosasaure, c'est le plus important. Ce sera seulement après que nous nous occuperons de..."
"...Karia, elle s'appelle Karia, Monsieur."
Lewis: "Oui, Karia. Appelez les vétérinaires, ainsi que les chasseurs du groupe "B", et dites-leur de me rejoindre au dessus du bassin du Mosasaurus."
"Et ensuite?"
Lewis: "Vous vous remettrez au travail, comme si de rien n'était. Je ne veux pas effrayer le moindre visiteur. Il faut que tout se passe à merveille pour eux."

Chapitre 28
L'abandonné
Isla Nublar- 15h59

Il ouvre les yeux, tout doucement. La douleur est présente sur toutes les parties de son corps, et ses paupières restent l'un des derniers endroits où il n'a pas mal. Il crache du sang à ses pieds, et après avoir relevé la tête, il fixe avec toute l'intensité dont il est capable, l'homme en noir tenant une planche de bois entre ses gants. Samuel, le regard posé et le sourire effacé, fait entendre sa voix en s'adressant à Benjamin:
"Je pense que désormais, tu as compris qu'il ne faut pas me parler comme un chien. Je me trompe?"
Benjamin reste de marbre. Attaché à une chaise d'acier à l'aide de cordes, il ne sait plus quoi penser.
"Bien, je suppose que ça veut dire oui."
Samuel passe alors une main dans une poche intérieure de sa veste, et en sort un paquet de cigarettes. Avec précaution, il en extrait une et la jette aux pieds de Benjamin. Il en prend une autre, pour lui cette fois-ci. Il l'allume avec la plus grande décontraction, et après avoir savouré une bouffée de fumée, dit:
"Hum... Que ça fait du bien une bonne clope. Tiens, je te donne mon briquet, comme ça quand tu voudras savourer la tienne, tu auras ce qu'il te faut sous la main. Enfin, si jamais tu arrives à t'échapper d'ici bien sûr. Allez mon pote, c'est pas que je m'ennuie, mais je dois te laisser. Profites bien du séjour."
Samuel part du bâtiment dans un rire qui n'a rien de chaleureux pour Benjamin. Au contraire, ses entrailles se glacent, et alors que l'homme en noir marche dans le chemin entouré de végétation à travers la porte grande ouverte, l'homme attaché crie de toutes ses forces:
"Enfoiré!!! Vermine!!! Oh espèce de salaud!!!"
En guise de réponse, Samuel continue de rire, tel un fauve laissant la gazelle mourir petit à petit, sans pitié...

Chapitre 29
Une visite quotidienne

Il vient de terminer le travail, soulagé. Il sort de la cafétéria, et sans perdre de temps, cueille quelques fleurs avant de se diriger vers sa jeep. Le soleil brille autant que la chaleur cogne, et très vite Vincent abandonne sur le siège passager sa veste de costume. Il lui faut un bon quart d'heure de route avant de couper le moteur devant le bâtiment. Il regarde sa montre, et constate qu'il a un peu de retard. Il frappe deux coups sur la porte en acier lui faisant face, et dit:
"Karia, c'est moi! Désolé pour le retard. Mais bon, tu sais ce que c'est le travail. Allez Karia, ouvre-moi s'il te plaît."
De l'autre côté de la porte, Lex, est désormais doublement paniquée. En plus du problème du Mosasaurus dont elle est sûre que ça lui retombera dessus, il ne manquait plus qu'une connaissance de la véritable Karia vienne lui rendre visite pour en rajouter une couche. Après avoir rangée en vitesse ses affaires, Lex plaque son oreille contre la porte, en espérant ne plus l'entendre. Mais elle l'écoute soudain dire:
"Karia! S'il te plaît ouvre, je ne me suis pas déplacé pour rien!"
Après un moment d'hésitation, Lex répond:
"Désolé, j'ai... j'ai pas mal de travail, je te rappelle ce soir."
Vincent, de l'autre côté, sent qu'il y a quelque chose qui ne va pas, il ne reconnaît pas la voix de Karia. Malgré tout, il lui répond:
"Très bien, on fait comme ça. Passe une bonne journée."
Lex:"Toi aussi. Salut."
Après cinq petites minutes de silence, Lex ouvre timidement la porte, afin de s'assurer que le jeune homme soit bien partit. Dans son champs de vision, rien ne se présente, à part une jeep. Elle comprend alors, et avant qu'elle referme la porte, le jeune homme surgit soudain d'un buisson, et a le temps d'apercevoir son visage. Sans perdre de temps, il saute dans sa jeep, tandis que Lex fonce afin de tout préparer. Elle a conscience qui lui reste que très peu de temps...

Chapitre 30
La seconde partie
Isla Nublar- 16h01

Un trou s'ouvre dans le sol. La jeep contenant "Flivia et cie" passe sans difficulté, et s'arrête devant quatre routes. Sous terre, la voix de Lewis retentit dans les trois autres véhicules:
"Messieurs, Mesdames, nous venons de rencontrer un petit imprévu. Cependant, rien de dramatique. Cela aura juste pour conséquence de vous faire découvrir plus vite que prévu la seconde partie de la visite, celle que vous attendez avec impatience, "les dinosaures". Veuillez nous excuser pour l'écourtement de la visite des reptiles Marins, mais je suis sûr que ce vide sera comblé par la suite du programme qui s'annonce magique à souhait."
Les voitures défilent à toute allure devant le reste des bassins. Dans la première, la famille de Lewis se montre compréhensive. Dans la seconde, la famille anglaise est indignée, et les parents, par leurs cris, font pleurer leur garçon. Enfin, dans la troisième, le groupe des quatre jeunes hommes reste de marbre, tandis que Karia dit:
"Vous voulez que je vous aide?"
L'un des garçons, nerveux, lui crie:
"Toi, on t'as rien demandé, alors tu la boucle!"
Un second garçon répond:
"Il faut qu'on se calme. Lex gère la situation, elle peut tout voir depuis l'ordinateur. Cela ne change absolument rien. Une fois qu'on sera dans le ballon, c'est là qu'il faudra être sur ses gardes."
Après être passés devant l'enclos du mosasaurus caché par un rideau, les véhicules sortent sous la lumière du jour, afin de rejoindre celui de "Flivia et cie". La voix de Lewis retenti de nouveau:
"Chers visiteurs, la seconde partie de la visite va enfin pouvoir commencer. Devant vous se dresse quatre chemins électrifiés. Le premier mène vers les enclos des petits herbivores, où vous aurez le loisir de les caresser et de vous amuser avec eux. Le second vous donnera la chance d'admirer les grands herbivores, comme les brachiosaures ou autres tricératops, à bord d'un ballon survolant leur habitat. Avec le troisième, vos yeux se rempliront de peur quand les petits carnivores vous feront face. Ce parcours se fait sur des vélos. Et enfin, le quatrième chemin vous emmènera en territoire hostile, là où les grands carnivores, avec le t-rex en tête, serons la source de vos futurs cauchemars. Ce parcours s'effectue en jeep, au dessus-même des enclos, pour une meilleure vue des animaux. Vous pourrez tous et toutes faire l'intégralité de cette seconde partie, les chemins se reliant tous. Il ne me reste plus qu'à vous souhaiter une bonne visite, mais le contraire m'étonnerait!"
La jeep de "Flivia et cie" part sur le chemin numéro quatre, celui des grandes carnivores. Celle de la famille de Lewis prend le chemin numéro trois, là où se trouvent les petits carnivores. La famille anglaise part visiter les petits herbivores, tandis que le groupe de Lex emprunte comme prévu, le chemin menant au balllon...

Chapitre 31
Fausse mort
Isla Nublar- 16h03

Après avoir achevé son discours pour les visiteurs, Lewis s'empresse d'enfiler un manteau et de sortir du bâtiment dans lequel il travaille. A deux mètres de sa jeep, il se retourne vers l'un de ses employés pour lui demander:
"Avez-vous appelé comme prévu les vétérinaires et les chasseurs?"
Employé: "Oui Monsieur, ils vous attende tous au dessus du bassin, comme prévu."
Lewis: "Bien, restez ici à continuer votre travail, j'y vais seul. Surveillez avec attention le parcours des visiteurs, ainsi que le reste, la météo, etc..."
Employé: "Justement Monsieur Dogson, en parlant de météo, la brume s'épaissit de plus en plus, désirez-vous quand même que la visite se poursuive?"
Lewis: "Vous voulez rire? Évidemment. Il y a quasiment tous les jours de l'année de la brume sur cette île, on se doit de faire avec."
Employé:"Mais si ils ne voient rien?"
Lewis: "Ils verront, ne vous inquiétez pas. Allez, au travail, ne m'attendez pas, j'en ai pour un bon bout de temps. Si jamais j'ai un problème, je vous appelle."
Employé: "Bien Monsieur Dogson."
Le Directeur saute au volant de sa jeep, et sans perdre de temps, fonce sur le chemin menant aux bassins.
Après dix bonnes minutes de trajet, Lewis arrive enfin aux pieds des constructions, quasiment effacées dans le brouillard de plus en plus épais. Il claque la porte du véhicule, et se dirige doucement mais sûrement vers une échelle d'acier, soudée sur la paroi externe du bâtiment. Il grimpe vite, hâte que tout soit réglé. Quand il arrive sur le toit plat de la construction, le brouillard laisse place au soleil brûlant. Devant lui se tient deux groupes bien dissociés. A sa droite, une dizaine d'hommes habillés de blanc et armés de matériel de secours, et sur sa gauche cinq individus vêtus de tenues de camouflage, attendent les ordres.
Lewis se dirige vers l'un des chasseurs pour lui dire:
"Vous ne l'avez pas encore extrait de l'eau? Allez-y!"
Le chasseur en question, suivit de ses collègues, se dirige vers un immense bras mécanique situé au bord du bassin.
Le directeur jette un coup d'œil furtif au fond de l'eau avant de se tourner vers les vétérinaires pour leur dire:
"Dès qu'il est à l'air libre, examinez-le, le plus rapidement possible. C'est un reptile marin Messieurs, il n'apprécie pas trop l'air. Je compte sur vous!"
Pendant que le bras mécanique plonge dans l'eau, un silence de mort règne dans l'équipe, les yeux rivés sur le bassin. Lewis a construit les bassins au bord de la mer, sur une petite falaise, afin que le renouvellement en eau salée se fasse le plus rapidement possible. Le vent souffle à une vitesse violente sur la côte, et tandis que le bras mécanique remonte, tout le monde se tient prêt. Le reptile sort enfin de l'eau, immense et effrayant à souhait. L'un des chasseurs appuie sur un bouton, qui a pour effet de faire tourner le bras à côté du bassin. Immobile, le reptile descend petit à petit vers les employés de Biogen. Soudain, sans prévenir, le reptile se réveille et se met à gesticuler dans tous les sens. Lewis crie alors aux vétérinaires:
"Endormez-le! Vite!!!"
Malgré ses hurlements, la machine casse sous les mouvements du Mosasaurus, et ce dernier finit par sauter dans la mer, située à une dizaine de mètres en dessous de la falaise. Lewis, choqué par cette vision, part à toute allure du toit du bâtiment, ne prenant même pas la peine d'insulter ses employés. Au moment où il se retrouve en bas du bassin, plongé dans la brume, il se cogne à quelqu'un, à un jeune homme. Ce dernier lui dit alors:
"Excusez-moi Monsieur Dogson. Je m'appelle Vincent, Vincent Corpé, l'un de vos employés. Je voulais vous signaler au plus vite un problème. Il se trouve que je connais bien Karia Morkian, surveillante du Parc. Je suis allé lui rendre visite aujourd'hui, comme tous les après-midi après mon service, et il se trouve que ce n'était pas elle ..."
Lewis:"Nos doutes sont donc confirmés. Merci jeune homme, vous pouvez retourner au travail, je m'en occupe."
Vincent: "Je suis en pause, mais je compte bien savoir où est Karia."
Lewis:"Écoutez, je vous remercie pour vos informations, mais le mieux que vous puissiez faire désormais, c'est de rester en dehors de tout ça."
Après avoir tourné le dos au jeune homme, le Directeur sort son téléphone-satellite afin d'appeler son équipe de plongeurs. Pendant qu'il les informe que le mosasaurus adulte s'est lui aussi échappé, Vincent saute dans sa jeep, déterminé à retrouver celle qu'il aime...

Chapitre 32
En territoire invisible
Isla Nublar- 16h06

Dans la brume se faisant de plus en plus épaisse, une voiture avance sur un rail électrique. A l'intérieur, le groupe "Flivia et cie" scrute à travers les vitres de leurs yeux, la végétation quasiment effacée. Soudain, sans prévenir, le véhicule monte sur un tronc d'arbre. Malgré tout, il continue à avancer, comme si de rien n'était. Etonné et ne comprenant pas ce qui se passe, le groupe "Flivia et cie" reste de marbre, stupéfait. Une voix retenti alors, mais ce n'est plus celle de Lewis Dogson:
"Messieurs Dames, ne vous inquiétez pas, tout se passe bien. La voiture vient d'emprunter un tronc d'arbre artificiel truffé de câbles électriques afin de continuer à faire avancer la jeep. Tout comme la route, un rail est incrusté au milieu du tronc, que la jeep suit automatiquement. Le tronc en question passe au dessus de chaque enclos, afin de vous offrir une meilleure vue sur les grands carnivores du Parc, ainsi qu'une meilleure sécurité. Excellente continuation Messieurs Dames!"
Rassurés, les membres de "Flivia" ont désormais les yeux rivés devant eux. Le tronc continue de monter, jusqu'à les sortir de la brume. Désormais, un grand soleil leur fait face, et ils constatent qu'ils sont arrivés au dessus de l'enclos. Le tronc, arrondi comme un arc-en-ciel, touche le haut des grilles, et face à la voiture se tient désormais une porte en acier. Dessus, un squelette noir de dinosaure est dessiné. Au moment où la voiture n'est plus qu'à un mètre de la porte, cette dernière s'ouvre en coulissant sur la droite, et une voix dit:
"Chers visiteurs, vous allez voir le premier grand carnivore du circuit, l'allosaure. Prédateur du Jurassique, l'allosaure mesure 12 mètres de long, pour 5 mètres de haut. Certains paléontologues pensaient que l'allosaure était charognard, mais nous pouvons aujourd'hui confirmer que c'est un chasseur des plus dangereux..."
Malgré ces explications, quand le groupe "Flivia" baisse la tête, il ne voit qu'une brume épaisse, et malgré que des cris parviennent aux oreilles des membres, l'ennui s'installe vite à bord du véhicule... Malgré tout, la jeep stoppe net au dessus de l'enclos. La patronne, sur les nerfs, dit alors:
"Je me demande vraiment si c'était une bonne idée de travailler avec eux, si c'est pour avoir construit des installations aussi mal assorties avec le climat de cette île."
Un employé de longue date réplique alors:
"Je leur donne pas plus de quatorze mois avant de fermer."
Elle se retourne alors vers lui pour dire:
"Et encore, je vous trouve gentil, le bouche à oreille va plus vite que vous le pensez. Des billets vont vite être remboursés, croyez-moi..."
L'employé répond:
"Ils ont ce qu'il faut pour faire fortune pendant longtemps, mais si on ne voit pas les animaux, c'est problématique..."
La directrice: "Que voulez-vous? Au lieu de faire simple, ils font compliqué!"
L'employé: "Bon, j'aimerais bien que cette voiture reparte, sinon je prends le volant!"
La directrice: "C'est impossible voyons, elle est autonome."
L'employé: "C'était de l'humour..."
Alors qu'un vieux blanc s'installe parmi les passagers montrant un visage glacial, la jeep repart, pour l'enclos suivant...

Chapitre 33
La constatation
Isla Nublar- 16h08

Quasiment tout le monde est descendu du toit du bassin. Tout le monde sauf deux vétérinaires. L'un, plus âgé que l'autre d'une vingtaine d'années, lui dit:
"C'est un comportement auquel je n'aurais jamais pensé, en tout cas pas pour un animal de la sorte."
Le jeune homme, intrigué, lui demande:
"Comment ça? Où voulez-vous en venir?"
Le plus vieux, se nommant Robert, lui répond:
"Il faisait le mort, Stan. Il faisait, ni plus ni moins, le mort..."
Stan: "Mais dans quel but?"
Robert: "Eh bien, il se trouve que la disparition de son petit doit y être pour quelque chose. Il a fait le mort dans le but qu'on agisse, qu'on le sorte de là."
Stan: "Avait-il un plan précis en tête?"
Robert: "Non, bien sûr que non, mais il sentait bien que la mer était à proximité de sa "prison". Il ne savait pas exactement quoi faire bien sûr, mais voulant à tout prix retrouver son bébé, il a laissé faire les choses."
Stan: "Quite à mourir?"
Robert: "Oh oui, l'instinct maternel est plus fort que tout, même pour des animaux de cette catégorie..."
Stan: "Vous pensez qu'il pourra retrouver son enfant avant de se faire repérer par les plongeurs?"
Robert: "Comment savoir? Tout n'est que hasard, et tout ne tient que sur un fil. En un instant, on peut passer du bonheur à l'horreur. Tu te sent peut-être en sécurité sur cette île, mais tout peut basculer dans l'enfer. Ces animaux peuvent s'échapper de leur enclos, comme le prisonnier de sa cellule, car la vie prend le dessus, sur quoi que ce soit..."
Stan: "Vous pensez donc que tout va finir mal ici?"
Robert: "Comme je te l'ai dit, tout n'est que hasard. Je ne peux pas en savoir plus que toi. Tout ce que nous pouvons faire ici, c'est exécuter notre travail, et nous taire."
Stan: "Ne même pas penser à tout ça? Au danger qui peut surgir d'un instant à l'autre?"
Robert: "Si, mais en silence, dans ta tête. Le directeur n'aime pas entendre ce genre de discours, il préfère quand tout le monde pense que tout va bien, tout est beau."
Stan: "Mais nous avons pourtant eu la preuve aujourd'hui-même, sous nos yeux, que tout peut dériver, et que malgré sa façon de penser, la danger est déjà présent dans les eaux entourant cette île..."
Robert: "En espérant que tout s'arrête à cet accident. Mais ça peut aussi signifier autre chose..."
Stan: "Comme quoi?"
Robert: "Comme la preuve que tout est fragile sur cette île, qu'ils ne tiennent pas bien en main leurs créations, qu'elles peuvent leur échapper en un instant. Peut-être est-ce le début d'une succession d'accidents, peut-être que le chaos remplacera bientôt cette atmosphère de paradis règnant sur cette île de rêve..."
Stan: "J'adore votre optimisme..."
Robert: "Ce n'est pas une question d'être optimiste ou pas, mais celle d'être réaliste, d'être prêt à voir se réaliser une réalité, même si on la redoute depuis des jours..."
Stan: "Je veux pas mourir, je suis fiancé et amoureux, je veux pas mourir..."
Le jeune homme, influencé par les paroles de Robert, s'effondre en larmes sur le sol brûlant. Robert se baisse alors vers lui avant de lui dire:
"Stan, je voulais pas te faire peur. Ne t'en fait pas, tout ira bien, tout ira bien..."
L'homme de quarante ans le rassure. Cela fait deux ans qu'il l'a comme apprenti, et il ne l'a jamais vu dans cet état. Il se dit qu'il y est allé un peu fort. Il se dit aussi que ça lui passera, ça lui passera...

Chapitre 34
A bord du ballon
Isla Nublar- 16h11

Une porte claque dans la brume envahissante. Karia, suivie des quatre garçons, avancent vers un guichet. Si il n'était pas de couleur rouge, il aurait été plus difficile pour eux de le voir. Derrière est posté un homme se nommant Bill. Il faisait parti de l'équipe qui devait endormir les dinosaures pour la construction du Parc, et avait fait un petit bout de chemin en compagnie d'Allan Grant et de Ian Malcolm. Paralysé des jambes à vie, il a changé de poste sous les ordres de Lewis Dogson. C'était soit ça, soit quitter l'île. Mais Bill ne voulait pas se retrouver avec un métier où il gagnerait cinq fois moins...
Quand Karia se présente au guichet, il lui dit:
"Bienvenue pour le tour en ballon. Avant d'embarquer, voici des parachutes obligatoires de secours. Maintenant, si vous voulez bien me suivre..."
Tandis que Karia distribue les parachutes aux garçons, Bill sort du guichet par une petite porte sur la gauche avant d'allumer une lampe torche. Après une minute de marche, ils arrivent aux pieds du ballon. De couleur rouge, la montgolfière parvient à s'imposer, malgré le brouillard. Avant de monter, Karia se retourne, pas très sûre d'elle. Mais l'un des garçons la pousse en lui disant:
"Attention, pas de faux pas..."
La jeune femme grimpe à bord de l'appareil, et une fois que tout le monde a pris pied à bord, la voix de Bill retentit dans la brume:
"Surtout ne vous penchez pas trop, question de sécurité. Sur ce, bonne visite!'
Pendant que le ballon décolle, l'un des jeunes hommes dit à l'un de ses potes:
"Bonne visite? Et comment avec cette brume? Heureusement que notre but est tout autre que de faire la visite de ce parc, sinon j'aurais demandé à être remboursé sans hésiter une seconde!"
Pour seule réponse, son copain lui dit:
"Ecoute..."
"Quoi?"
Karia: "Ce sont les brachiosaurus..."
"C'est quoi?"
Karia: "L'un des plus grands dinosaures du Parc, mais aussi l'un des plus magnifiques..."
"Heureusement que ce n'est qu'un herbivore..."
Karia: "Cela ne veut rien dire, que ce soit des herbivores ou des carnivores, ils peuvent tous se montrer dangereux..."
"Bouh!"
Tous les garçons explosent de rire. Tous, sauf un.
Karia: "Vous pouvez rire, mais si j'ai un dernier conseil à vous donner, ne vous fiez jamais aux apparences..."
"C'est bien beau ce que tu me dit là, mais on a autre chose de plus intéressant à effectuer."
Le silence s'installe dans le ballon. Le jeune homme, dirigeant le groupe, dit alors:
"Drapeau en vue! Préparez-vous! Attachez la fille, comme prévu."
Karia: "Quoi?!?"
Le garçon qui ne s'est pas moqué de Karia, s'interpose entre elle et les deux garçons prêts à l'attacher. Sans perdre son sang froid, il leur dit:
"Vous la touchez, et je vous tue."
"Oooh, il est amoureux? Ben alors mec, qu'est-ce que tu as? Tu nous lâche pour elle, c'est ça?"
Le garçon répond:
"Vous me laissez pas le choix."
"Dépêchez-vous, on approche du drapeau!"
Tout se passe vite. Alors que les deux garçons foncent sur Karia, le jeune homme prenant sa défense tente de frapper l'un d'eux. Malheureusement, c'est lui qui se fait frapper, et cela a pour effet, ni plus ni moins, de le faire tomber du ballon... Dans sa chute, il se cogne à quelque chose et tombe à terre. Quand il relève la tête, un corps immense le domine, celui d'un brachiosaure adulte. Ce dernier, furieux d'avoir été percuté par l'humain, tente de le piétiner. Malgré tout, vu sa lenteur, le jeune se nommant Karl parvient à le semer. Dans le ballon, Karia se débat avec les deux garçons, tandis que le troisième décide enfin de leur donner un coup de main. Mais avant qu'il arrive à leurs côtés, Karia saute de l'appareil et ouvre son parachute, avant d'attérir dans l'enclos. Quand les trois garçons encore présents dans le ballon tournent le regard vers la drapeau, ils comprennent qu'il est trop tard pour avoir une chance d'attérir de l'autre côté des barrières. L'un des garçons demande alors au dirigeant:
"On fait quoi?!?"
"On saute!"
Les parachutes rouges s'ouvrent, pour se poser en douceur dans l'enclos aux herbivores.
Celui dirigeant l'opération ouvre son téléphone-satellite et appelle Lex. Il n'a plus de temps à perdre.
Derrière son ordinateur, Lex à tout préparée. Elle ouvre son téléphone en vitesse afin d'écouter son collègue:
"Lex, c'est Kins. On est tombé dans l'enclos à cause d'un petit problème."
Lex: "Pas grave. La fille est attachée dans le ballon?"
Kins: "Non, elle s'est enfuie avec son parachute, on ne sait pas où elle est..."
Lex: "Tant pis, c'est pas le plus important. Je coupe l'électricité dans cinq secondes. Préparez-vous, un, deux, trois, quatre... cinq, allez-y!"
Aussitôt fait, les trois garçons commencent à grimper afin d'attérir de l'autre côté de l'enclos, mais soudain le ballon s'écrase dessus à quelques mètres d'eux, n'ayany plus d'électricité. Kins, le leader du groupe, évacue toute panique en lui et fait signe dans le calme à ses deux collègues, de le suivre. Sans se poser la moindre question, ils passent au dessus des débris de clotûre le plus vite possible. Kins prend alors son téléphone, appelle Lex et dit:
"On est de l'autre côté. Comme tu nous a dit, on commence notre boulot, et tu nous rappelle quand tu seras prête à nous rejoindre."
Lex: "Oui, à tout à l'heure!"
Kins dit à ses collègues:
"Ne me regardez pas comme ça, il n'y a pas de quoi s'inquièter. De toute évidence, nous voulons que ces animaux s'évadent, alors allons plutôt activer le premier de ces appâts, on perd du temps!"
Alors que les trois garçons commencent le travail, ils n'ont pas remarqué qu'ils se trouvent dans un marécage, dans le marécage où Tim, le frère de Lex, est décédé...

Chapitre 35
Un temps précieux
Isla Nublar-16h23

Le temps s'écoule doucement pour certains, rapidement pour d'autres, mais la tension est au centre de tous, le cœur tambourine comme un cinglé frappe sa victime. Vincent roule vers le centre de surveillance, mais pas assez vite à son goût. La famille de Lewis pédale tranquillement aux abords des enclos, mais ce que les yeux de la mère voient la glace d'effroi. La famille anglaise voit ces gentilles créatures, et ne constatent pas ce qui se produit autour d'eux. Le groupe Flivia et compagnie panique, d'ailleurs pour pas grand chose, ce sont ceux qui sont le moins à plaindre, ceux qui ont une réelle chance de s'en sortir. Lewis voit cette jeep devant lui, celle de ce jeune homme, cet imbécile déterminé à retrouver celle qu'il dit aimer. Encore ce Vincent, ce pot de colle, ce parasite se nourrissant de la frustration du directeur de ce Parc. Et tout comme ce dernier, le facteur de tous ces problèmes est tout simplement l'électricité. Qu'elle soit là ou non, elle pose des problèmes, elle déclenche des drames dont la plupart resteront à jamais gravés. Devant les yeux couleur marron de Vincent, le laboratoire Numéro 122 explose, et Lewis n'y peut rien non plus. La femme du Directeur prend la main de ses gosses pour s'enfuir, il avait l'air pourtant cool l'enclos des raptors. Et ce père, trop naïf, pourquoi avoir laissé son môme caresser ces petits herbivores? Peut-on vraiment dire que c'est lui qui est en tort? Et Flivia, qu'on croyait en sécurité, qui ne comprend même pas pourquoi d'effroyables secousses menaçant le véhicule de tomber ont lieu, est-ce qu'on peut leur en vouloir? Est-ce véritablement eux les fautifs dans l'affaire? On ne sait pas qui l'est vraiment, où est le camp des bons et des méchants, et cela n'empêche pas ces drames se produisant aux quatre coins de l'île, cette île cachée dans la brume. Le nuage provoqué par l'explosion du laboratoire numéro 122 se dissipe, et les yeux de Lewis et Vincent découvrent une Lex courant au loin vers les enclos hostiles. La femme de Lewis a vue bien trop tard la brèche dans l'enclos des raptors, et quand la silhouette de l'un d'eux s'est posté en travers du chemin, elle a vue la vie autrement. Le père de ce gosse de dix ans n'y peut rien pour la mort de son fils, ce ne sont que de mignons herbivores, de simples dryosaures. Le groupe Flivia ne peut qu'être spectateur de ce qui se produit, si seulement ce t-rex n'avait pas eu l'idée de foncer sur la clôture afin de s'échapper, si seulement il n'avait pas compris qu'il n'y avait plus d'électricité... Lewis envoie des hommes à la poursuite de Lex, tandis que Vincent court, les larmes aux yeux, déterminé à arracher de la bouche de Lex ce qu'elle a fait de l'élue de son cœur... Si seulement ces deux scientifiques avaient prévenu Lewis que le Dryosaure a une peau toxique, ce qui a eu pour effet de tuer cette vache, la situation serait-elle la même? Le malheureux traîne la dépouille de son fils, alors que sa femme se fait à son tour tuée par l'un des mignons petits herbivores, en la frôlant par erreur... La voiture de Flivia tombe, après d'énormes secousses...
Vincent est parti à la poursuite de Lex, Lewis tremble d'effroi à l'idée de savoir que sa famille est là-bas, le père anglais tente de repousser les créatures en manque d'affection, la famille de Lewis court pour fuir l'enfer, Flivia tombe dans le vide. Un vide s'installe, une seconde de silence, celle précédant la chute... Mais en attendant, chut...

Chapitre 36
Pendant le silence

La voiture d'Ellie s'arrête devant la maison qu'est la sienne. L'homme aux vêtements noirs sur ses pas, elle se dépêche d'ouvrir la porte d'entrée, ressentant un stress passager. Quand elle pénètre à l'intérieur, elle dit:
"Allan?!? Je suis de retour, avec une surprise pour toi. Allan?"
A chaque fois qu'elle entre dans une pièce, le vide se présente sous ses yeux. Il faut qu'elle se rende à l'évidence, son mari n'est pas là. Malgré tout, elle l'appelle une dernière fois, et comme prévu, sans résultat. La porte d'entrée restée ouverte, une femme d'un certain âge la franchit, et s'adresse à Ellie:
"Madame Grant, je suis votre voisine. On n'a jamais eu l'occasion de se voir, on ne se connaît pas, mais je voulais simplement vous prévenir que votre mari est monté à bord du véhicule d'un jeune homme d'une vingtaine d'années..."
Ellie: "Ils sont partis où?!?"
"Je ne sais pas Madame, j'étais dans mon jardin, je n'ai rien entendu. Tout ce que je peux vous dire, c'est qu'ils avaient l'air pressés, comme si il y avait le feu."
Ellie: "Merci beaucoup pour vos renseignements."
"Oh, il n'y a pas de quoi, bonne journée hein."
Alors que la vieille dame sort sous le soleil, Ellie s'effondre dans son fauteuil, avant de dire: "Cette fois-ci, je l'ai perdu..."
Ian: "Comment peux-tu dire des imbécilités pareilles? Ce n'est pas toi qui parle comme ça, c'est une autre Ellie, celle que j'aime pas, alors ressaisis-toi."
Ellie: "Mais Ian, il est parti furtivement, comme si il voulait fuir quelque chose..."
Ian: "Te fuir? Et pourquoi donc? Laisse-moi rire."
Ellie: "Allan te sais amoureux de moi depuis longtemps, il aurait suffit qu'il découvre qu'on se voit tous les jours afin de croire qu'on tisse une relation dans son dos. Cela ne m'étonnerais pas qu'il soit parti afin de nous laisser vivre notre amour tranquille..."
Ian: "C'est une idée qui ne me déplaît pas."
Après avoir entendu ces dernières paroles, Ellie jette un regard noir à l'homme en noir.
Ian: "Ah, si on peut plus rigoler, tu me déçoit Ellie, tu as perdu ton grand sens de l'humour..."
Ellie: "Désolé si la situation actuelle me donne pas forcément envie de blaguer!"
Il suffit que Ian aperçoit quelque chose pour se mettre soudainement à rire.
Ian: "Et si au lieu de fuir quelque chose, Allan voulait tout simplement rejoindre quelque chose?"
Ellie: "Quoi? Que veux-tu dire par là?"
Ian: "Un mot en six lettres, allez, je t'aide, ça commence par un "N"."
Ellie: "Non, vraiment je ne vois pas."
Ian: "Bon, dans ce cas, je vais te lire ce que je viens de découvrir: "A ceux qui trouveront ce bout de papier. Moi, Eric Kirby et le professeur Allan Grant, sommes partis cet après-midi sur les traces de Lex Murphy, disparue après avoir déclarée vouloir rendre un hommage spécial à son frère Tim Murphy, décédé sur Isla Nublar, l'île des brumes. Nous n'avons pour le moment aucun indice nous permettant d'être sûr qu'elle se trouve là-bas, mais si cette île se trouve être notre destination finale, cela ne m'étonnerait pas." Voilà. Encore un voyage vers ces îles, je les compte même plus désormais..."
Ellie: "Nous n'avons pas de temps à perdre Ian, on fonce à l'aéroport!"

Chapitre 37
Après la chute
Isla Nublar-16h29

Il court sur la plaine derrière le bâtiment en fumée, afin de rattraper l'intrus qu'est Lex. A bout de souffle, il lève les yeux et aperçoit au loin les hommes de Lewis stoppant net devant une haute clôture, que Lex a franchit avant d'avoir réussie à les semer. A quelques kilomètres de là, Lewis part à bord de sa jeep afin d'aller secourir sa petite famille. Sachant ce qui a pu leur arriver, il regrette d'avoir été aussi froid avec eux ces derniers temps, et se jure de prendre des vacances avec eux afin d'effacer ses erreurs. Le père anglais, qui se nomme Wetson d'ailleurs, tenant bien trop à sa vie, se réfugie dans un arbre, et laisse les corps de son épouse et de son fils aux pieds de ce dernier. Le regard dans le vide, il n'est pas encore conscient qu'il est en pleine réalité et un rire nerveux s'empare alors de lui, il se dit qu'il va se réveiller...
Secoués, les membres de Flivia reprennent connaissance. Si leur chute n'avait pas été amortie, ils seraient morts. Mais par chance, une silhouette à la peau écailleuse se trouvait juste en dessous de la jeep. Ils constatent qu'il s'agit d'un jeune tyrannosaurus-rex. La directrice du groupe s'exclame alors:
"Je pensais qu'il allait être plus gros que ça..."
Un autre membre lui répond alors:
"Ce n'est que l'adolescent, l'adulte n'est plus là..."
La directrice: "Qu'est-ce qui vous fait dire ça?"
L'employé pointe alors le doigt dans une direction. Devant eux, derrière une nappe de brume, un immense trou a été fait dans la clôture. Le groupe Flivia comprend alors que l'adulte emmetait ces terribles secousses non pas pour les faire tomber, mais afin de s'échapper, il se jetait sur la clôture de toute évidence.
Le jeune l'a alors naturellement suivit dans sa fugue, mais la voiture est alors tombée au moment où il se trouvait dessous.
La directrice regarde le jeune dinosaure, et se tourne alors vers ses employés pour demander:
"Il est mort?..."
L'un d'eux se décide alors à lui répondre:
"Oui, il n'y a pas de doute. On ferait bien mieux de ne pas rester là, personnellement si je trouvais mon gosse mort avec le tueur à côté, je ne serais pas très sympa avec ce dernier..."
Le groupe Flivia et compagnie franchit alors le trou géant, avant de disparaître dans la brume fantomatique...

Chapitre 38
Les jambes plus grosses que les yeux

Épuisée par sa course, elle continue quand même, en remerciant dieu qu'ils n'étaient pas armés. Située dans l'enclos aux brachiosaurus, Lex tente d'arriver au point de rendez-vous le plus vite possible. Dans la brume, elle a du mal à y voir clair, et avance à l'aveuglette. Elle ne se doute pas un instant que, à quelques mètres d'elle, se trouve la femme qu'elle a piégée, celle qui se nomme Karia. Cachée derrière un tronc d'arbre couché, cette dernière avait entendu les pas de Lex se rapprocher d'elle. Les pas de sa rivale se rapprochent petit à petit d'elle, trois deux...
Elle se rend alors compte que son parachute rouge dépasse du tronc de quelques centimètres, suffisant pour permettre à Lex de la repérer malgré la brume. Tenant à se faire la plus discrète possible, elle tire vers elle le plus délicatement possible le bout de tissu. Toujours sur ses gardes, elle sent Lex se rapprocher encore un peu plus de sa cachette, jusqu'à ce qu'une voix s'élève dans le brouillard.
"Lex, c'est Kins, on est là! Emprunte la brèche, fais gaffe de ne pas te prendre les pieds dans les débris!"
Alors que Karia se sent soulagée, Lex aperçoit un trou immense dans la clôture, causé par le crash du ballon.
Quand elle s'approche de Kins, elle se met à lui dire:
"J'avais totalement oubliée que le ballon marchait à l'électricité. J'espère que vous allez bien et que vous avez compris qu'on a pas beaucoup de temps devant nous, alors en avant!"
Alors que les trois garçons suivent Lex de près, Kins dit à son amie:
"La plupart des herbivores de l'enclos se sont échappés, le second enclos contient des carnivores, plus connus sous le nom de..."
Lex: "...Silence! C'est l'enclos des raptors, alors vaut mieux être silencieux. Une fois qu'on a déclenché l'appât, on se taille, ils mettront pas longtemps à sortir de leur enclos..."
Kins:"Allez les gars, au boulot!"
Alors que Kins et un autre jeune homme s'occupent de mettre en route l'appareil servant à attirer les dinosaures, le troisième garçon entend du bruit derrière eux, et dit alors:
"Lex? C'est toi?"
Kins: "Qu'est-ce que tu racontes comme conneries? Lex est devant nous, au niveau de la clôture! Alors maintenant, silence!"
En effet, la jeune fille, collée contre l'enclos des raptors, observe à travers le grillage, à la recherche du moindre mouvement, de la moindre forme de vie. Elle se souvient d'eux comme si elle avait quittée cette île la veille. De la vermine, voilà l'image qu'elle a des vélociraptors...
Alors que Kins et son collègue ont pratiquement mis en route l'appât, le troisième garçon s'écrie:
"Eh les gars, je blague pas putain, y a quelqu'un derrière nous! Je me casse d'ici!"
Alors qu'il dépasse Kins et l'autre jeune homme, Lex le stoppe net, avant de lui poser un doigt sur ses lèvres, comme pour lui demander le silence.
La jeune fille se concentre alors sur la brume lui faisant face, et parvient à la percer avec ses yeux. Face à elle, une silhouette de reptile la fixe. Au lieu de courir comme l'aurait fait d'autres personnes, elle fait signe à ses collègues de se prendre main dans la main, et de marcher tout doucement à reculons. Quand le vélociraptor disparaît enfin dans la brume, Lex s'enfonce dans une forêt à proximité et se met à courir, suivie des autres. Alors qu'elle pense être en sécurité, le raptor se met à pousser un rugissement dans la brume envahissante, comme pour demander du renfort. Même si la jeune fille ne s'y connaît pas en langage saurien, ce cri l'effraie assez pour qu'elle prenne les jambes à son cou, et il en va de même pour ses collègues.
Derrière le groupe, une horde de vélociraptors est sur leurs traces. Cinquante. Lex craque une branche sous son pied, et la sueur fait son apparition. Quarante. Un palmier leur fait face, et ils l'évitent de justesse. Trente. Le dernier du groupe se fait décortiquer par deux raptors. Vingt. L'humidité sur la végétation rafraichit les survivants. Dix. Les crocs et les griffes des créatures sont à proximité de Kins. Zéro mètres. Elle passe devant cet endroit, mais est trop occupée à sauver sa vie.
Benjamin l'a vue passer devant ses yeux. Il a vu celle qu'il aimait, courir pour sauver sa peau, suivie de deux types. Il n'a pas le temps de réfléchir à quoi que ce soit, car un groupe de raptors passe en vitesse devant la porte, avant de disparaître à son tour. Mais alors qu'il se croit en sécurité, trois sauriens font demi-tour, ayant flairés une odeur qui leur ai familière. Benjamin, glacé d'effroi, observe les vélociraptors entrer l'un après l'autre dans le repère. Celui en tête du groupe s'arrête devant une bâche immensément haute et longue. Avec sa gueule, il tire sur le bout de tissu. Aidé par ses deux congénères, il parvient à la faire tomber. Face au vélocraptor de tête, un autre vélociraptor lui fait face, mais sans peau...
Des dizaines de vélociraptors, tous dépecés, une vision d'horreur pour ces animaux...
Les prédateurs remarquent alors la présence de Benjamin. Ce dernier ressent alors la fureur des animaux grandir au fur et à mesure qu'ils se rapprochent de lui, et regrette alors d'avoir commis cet acte de barbarie, tout ça pour de l'argent...
Avant de mourir sous les griffes et les crocs, Benjamin observe la porte, et maudit Dieu que Lex ne ce soit pas arrêtée...

Chapitre 39
Gouttes de brume
Isla Nublar- 20h37

La jeep l'a lâché depuis un sacré bout de temps à cause du manque de d'essence. La nuit a pris place au dessus de l'île, accompagnée d'une pluie tiède. Après s'être égaré plusieurs fois, Lewis sait désormais qu'il est presque arrivé à l'endroit où sa petite famille était située avant la panne d'électricité, sur le parcours des petits carnivores. Armé de sa lampe torche, Lewis Dogson parcourt le chemin longeant les enclos, les pieds pleins de boue. La pluie tombe sans répis sur sa silhouette, alors qu'il est à la recherche du moindre indice. D'autres à sa place se seraient mis à hurler les noms des disparus, mais lui reste silencieux, appréhendant bien trop ce qui pourrait se dévoiler sous ses yeux d'un instant à l'autre. Arrivé au niveau de l'enclos des raptors, son visage devient blanc comme la mort lorsqu'il passe devant la brèche faite par les carnivores. Malgré tout, Lewis s'en doutait, c'était le risque à prendre en créant cette espèce. Il s'en veut, et regrette d'avoir intégré cette vermine dans son parc. Cette espèce, il le sait, est l'un des facteurs du chaos qui règne sur ces îles depuis ces dernières décennies. Au lieu de suivre l'exemple de John Hammond, il aurait du s'écouter. Si seulement les deux espèces que sont les Utharaptor et les vélociraptor mongoliensis n'avaient pas été placées dans le même enclos à cause du manque de place sur Isla Sorna en 1991, elles ne se seraient pas accouplées entres elles, et n'auraient pas alors donné à John Hammond l'idée de prendre le fruit de leur accouplement pour en faire une attraction phare. Le raptor a hérité du physique de l'Utharaptor et de la rapidité du vélociraptor mongoliensis, un mélange parfait, trop parfait. Lewis le savait, le vélociraptor "nublarensis" était l'une des créations les plus dangereuses dans l'histoire de la science. En se remémorant tout ça, Lewis continue de marcher, et le faisceau de sa lampe se pose sur le dos d'un personne, couchée dans la boue aux abords d'une clôture. Il tente de se dire qu'il ne reconnaît pas cette personne, qu'il ne la connait pas le moins du monde, mais il fini par affronter la réalité pure et dure, il s'agit de sa femme...
Tremblant de partout, les larmes ruisselant comme jamais, il soulève avec délicatesse la carcasse de son épouse, et découvre sous son corps ses enfants, morts eux aussi. Plus tôt dans la journée, le raptor avait fini par les rattraper, et pour protéger ses enfants, la mère s'était couchée sur le ventre, avec eux en dessous. Alors qu'elle se faisait broyer le dos par les griffes et les crocs, elle disait calmement aux enfants que tout allait bien se passer, que papa allait venir dans sa belle voiture les sauver et manger avec eux une bonne tarte maison. Hélas, la mère, ne pouvant plus supporter le poids du dinosaure debout sur elle, finie par lâcher prise, mourir, et écraser ses enfants. Alors qu'elle voulait les protéger, ils finirent étouffés...
Face à Lewis, les visages pleins de douleur des membres de sa famille lui font rappeler que la dernière fois qu'il les avait vus vivants, leur mine était sombre, à cause de son égoïsme. Lewis sort alors son portable par satellite, et appelle ses employés.
A l'autre bout du fil, personne ne répond. Répartis dans leur salle de travail, tous morts, les hommes en blanc se font dévorer par les carnivores, et personne ne viendra répondre à Monsieur Dogson.
Malgré tout, il laisse le message vocal suivant:
"Ici Lewis Dogson, ancien Directeur de Biosyn. Si quelqu'un m'entends, si quelqu'un arrive à sortir de là vivant, arrêtez tout ceci, détruisez ma création, car elle n'entraîne que la mort et le chaos. Dieu n'a pas commis une erreur en créant les dinosaures, il n'aurait juste pas du les faire sortir de scène pour qu'on les remplace, simple erreur de casting... Sur ces mots, le rideau se baisse, il n'y aura pas de come back. Ici Lewis Dogson, terminé..."
Au moment où Lewis raccroche, il voit sa vie défiler devant ses yeux, entend son révolver cliqueter, loge une balle dans sa tête, meurt aux côtés de sa famille...

Chapitre 40
Un dernier verre avant la route
20h44

Le contenu de la bouteille coule sans modération dans son verre depuis quelques heures. Face à lui, la jolie femme qu'est Ellie se contente d'un verre de jus d'orange. Après une bonne gorgée, l'homme en noir articule:
"J'arrive pas à croire qu'il nous ai pas vus. Au lieu de détourner le regard dans notre direction, il a foncé vers l'avion avec ce jeune homme, que je connais même pas d'ailleurs..."
Ellie: "Il se nome Eric, Eric Kirby. Allan l'a sauvé des griffes des dinosaures alors qu'il s'était crashé sur l'île. Bref, un scénario banal, digne d'une série B..."
Ian: "Ah oui, il m'en avais parlé en vitesse..."
Ellie: "Pourquoi t'as pas voulu qu'on prenne le vol suivant? A cette heure-ci on serait déjà à bord!"
Ian: "Ellie, on n'est pas des inconnus aux yeux du groupe Biosyn. Si jamais Allan et son compagnon de voyage se font arrêter, il y aurait de fortes chances que l'avion suivant se fasse fouiller par la police du Costa Rica. Lewis doit être sur ses gardes en ce qui nous concerne et ne nous tient pas dans son cœur, c'est certain. Cela ne m'étonnerait pas qu'il ai déployé des gardes au large du Costa Rica, afin de repérer tous les voyages clandestins en direction d'Isla Nublar, que ce soit par avion ou par bateau. Dès demain matin, on part pour l'île des brumes, mais à ma façon à moi..."
Ellie: "Comment ça?!? Que veux-tu dire par là?..."
Ian se met à rire jaune avant de lui lancer:
"Tu verras..."
Devant la fenêtre donnant sur la rue plongée dans l'obscurité, les deux amis continuent à boire, tout en discutant de leur expédition qui approche à grands pas...

Chapitre 41
L'introduction du chaos
22h57

Épuisés de leur voyage, les deux hommes continuent quand même à faire preuve de concentration, après tout ils ne sont pas encore arrivés. Situés en pleine mer dans un petit bateau dirigé par un pêcheur du Costa Rica, Allan et Eric n'ont qu'une chose en tête, arriver au plus vite sur l'île des brumes avant que Lex ne commette quelque chose de grave. La pluie et le vent sont plus violents que jamais, et le paléontologue a déboursé une fortune pour que le vieil homme accepte de les emmener sur Isla Nublar par ce temps. L'île se montre quand les éclairs de foudre déchirent la nuit, et se montre alors monstrueusement effrayante.
Deux heures plus tard, le professeur Grant pose le pied sur le sable d'Isla Nublar. Suivi de près par Eric, ce dernier se met à saluer le vieux pêcheur comme le paléontologue. Face à eux, la lisière de la forêt grouille de grosses fougères humides et souhait et de palmiers immenses, réellement inquiétants dans l'obscurité. Mais ce qui inquiète le plus Allan Grant, c'est ce que pourrait cacher cette végétation, un peu comme les rideaux rouges dissimulant la scène de spectacle.
Pour une fois, il a espoir en ce qui concerne ces îles, il se dit que tout pourrait être normal pour une fois, qu'aucun accident n'aurait eu lieu...
Dans la jungle sombre et humide, il n'y a que les gouttes de pluie à faire du bruit, tout le reste n'est que silence. Pas un mot n'est échangé entre Allan et Eric, appréhendant bien trop ce qui pourrait se dévoiler sous leurs yeux, tout comme l'a été Lewis Dogson avec sa famille disparue.
Devant leurs yeux, la forêt prend fin, pour laisser place à une falaise. Quand ils arrivent au bord de celle-ci, le spectacle qui leur ai offert leur glace le sang. Allan aurait aimé ne pas avoir une aussi bonne vision du Parc à son arrivée, il aurait aimé que Lex ne soit pas sur cette île.
Les clôtures déchirées, les bâtiments en fumée, les jeeps et hélicoptères écrasés, il faut se rendre à l'évidence, sur cette scène règne un chaos effrayant.
Eric, tremblant de tous ses membres, se place aux côtés d'Allan avant de lui dire:
"Je ne m'attendait pas à tout ceci... Je n'y étais pas préparé..."
Allan: "Personne n'y était préparé Eric, pas plus toi que moi. Il ne faut pas que Dieu ai pitié de nous, mais de ceux qui sont dans ces jungles, dans ces bâtiments en fumée, dans ces enclos détruits, de ceux égarés dans la nature de cette île..."
Eric: "Une question bête et méchante professeur, si on ne peut plus dormir dans les jungles, enclos ou autres bâtiments, où est-ce qu'on va se reposer cette nuit?"
Avec un rire sincère, Allan Grant prend Eric par l'épaule, point son doigt dans une direction et lui dit:
"Dans cet arbre Eric, dans cet arbre..."
Sous la nuit éclaircie par l'orage, Allan Grant monte avec Eric dans l'arbre, tout comme avec Tim et Lex, en 1993...

FIN
______________
"Soit on meurt en héros, soit on vit assez longtemps pour se voir endosser la peau du méchant..."

 
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Posté le: 17/05/2010 17:10:47
Sujet du message: Jurassic Park Restricted-Bob Grant
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"Jurassic Park Restricted 3: Jurassic Dark"


Chapitre d'introduction
Fragile créature

La pluie battante vient de cesser sur le Costa Rica. A cette heure de la nuit, tout est dominé par le silence et l'obscurité, sauf dans une maison faisant face à la mer. A l'intérieur, une fête bat son plein. La cinquantaine d'invités vident les bouteilles d'alcool à un rythme inquiétant, et personne pour s'en soucier. La plupart des couples finissent par se diriger dans les chambres à l'étage, tandis que le reste continue à se souler. Une jeune fille de quinze ans, ivre morte et se nommant Rachel, sort de la maison afin de descendre vers la plage. Essayant de marcher normalement, elle finie malgré tout par tomber et débouler la pente jusqu'à ce que sa silhouette s'arrête sur le sable humide. Elle se met alors à rire toute seule et parvient à se relever après cinq bonnes minutes d'effort. Parvenant à trouver l'équilibre, elle se met à regarder la mer de ses petits yeux marrons. Alors qu'elle est prête à partir en direction de la maison, son regard est attiré par une masse noire au bord de l'eau. Étourdie par l'alcool, elle se met à lui parler:
"Eh! Ché pas si t'es au courant, mais la fête c'est po ici, c'est dans la baraque ki a po bougé, elle est là, par là, alors tu viens?"
N'ayant ni de réponse, ni de geste en retour, elle s'emporte vite et marche alors à une vitesse considérable pour son état, en direction de la mystérieuse silhouette. Quand elle arrive face à la forme de vie, elle se met à lui dire:
"Ah, t'es un chien, jsuis bête, ça cause pas les toutous. Mais c'est drôle t'as po de poil, t'es ptète un gros poisson, ah oui c'est ça, un poisson! Haha!"
Ce que Rachel prend pour un poisson, est en réalité un tout jeune reptile préhistorique, plus précisément un Mosasaurus...
Rachel: "Bon, tu vas te réveiller, po le moment de dormir! Allez, debout!"
Inconsciente du danger présent sous son nez, elle met un coup de pied dans le museau de la créature, les émotions décuplées à cause de l'alcool. L'œil fermé, la créature n'a pas l'air de représenter la moindre menace pour la jeune fille.
Rachel: "Bon si c'est comme ça, jte laisse, reste dans ton coin. Tiens, avant de partir, un dernier pour la route! Haha!"
Avant de tourner les talons, elle lance un second et dernier coup de sandale au reptile marin. Alors qu'elle lui tourne le dos, elle a la sensation d'être tirée en arrière.
Grâce à ses crocs puissants, la créature tire la jambe droite de la jeune fille de toutes ses forces vers elle. Pendant que Rchel tombe à terre, elle se met à rire et à dire:
"Non, arrête, hihi, c'est po drôle, regarde dans quel état vont être mes fringues après, de quoi j'aurais l'air? Allez, lâche-moi maintenant, hihi!"
Malgré ses mots, le mosasaurus continue d'entraîner la jeune fille vers sa gueule pleine de dents pointues. Au moment où le ventre de Rachel commence à se faire transpercer par les crocs, elle se met à hurler de douleur comme jamais. Parmi les cinquante invités ivres, trois ont conscience qu'il y a quelque chose de pas normal dehors. S'équipant d'une fourche et d'une lampe de poche, ils foncent vers la plage. L'un d'eux crie:
"Par là!"
Quand ils approchent de l'eau, ils enfoncent la fourche dans le cou de l'animal. Mais Rachel, le ventre ouvert et les tripes tombant en lambeaux, n'est déjà plus de ce monde...

Chapitre 1
A ciel ouvert

Le lendemain du drame, la plage est quasiment désertée. Seul deux policiers du pays sont présents sur le sable, face aux corps de la jeune fille et de la créature. Tandis que l'un prend des photos, l'autre décrit sur une feuille la scène de cauchemar, avant de se tourner vers son collègue pour lui dire:
"Donc, je reprends. La jeune fille en état d'ivresse est descendue vers la plage, s'est approchée de l'animal échoué, est tombée et s'est faite dévorer..."
Pour seul réponse, l'homme prenant les photos lui dit:
"Ouais, c'est ça."
Ce dernier se nomme Dany, et après avoir pris un dernier cliché, se relève avant de regarder la mer d'un air songeur.
L'autre homme, du nom de Hans, s'approche de lui et ouvre la bouche pour dire:
"Le truc qui me dérange le plus, c'est que la créature qu'a tuée la fille est un animal préhistorique, et appartient donc sans aucun doute au groupe Biosyn. Ce qui est certain, c'est qu'elle ne provient pas du Site B, donc je ne vois que comme unique solution "Isla Nublar", autrement dit le nouveau Parc."
Dany: "J'y crois pas une seconde à ton histoire. Niveau sécurité, ce Parc est au top, et tu penses sincèrement qu'ils auraient pris le risque de laisser le moindre animal en liberté dans la zone du Site A avant la construction? Non, faut arrêter le délire Hans."
Hans: "Peut-être ont-ils eu un accident, on ne peut pas savoir à l'heure actuelle ce qui s'y passe. En tout cas, je pars dès ce soir pour l'île des brumes, l'enquête commence. Tu viens avec moi?"
Dany: "Tu rigoles? Pas envie de me frotter à ces types, vas-y tout seul."
Hans: "D'accord. Si j'apprends qu'ils sont au courant que certaines de leurs créatures se baladent en liberté, c'est derrière les barreaux qu'ils finiront."
Dany: "Comme ça ils auront la même vue que leurs dinosaures chéris."
Hans: "Bon, au lieu de dire des conneries, si on se remettait au boulot?"
Alors que les deux hommes reviennent vers les corps inertes, un bruit attire leur attention. Une caravane d'un gris clair apparaît parmi la végétation présente au dessus de la plage. Deux hommes vêtus d'uniformes sombres en sortent, avant que l'un d'eux se mette à crier aux policiers:
"Le président de la Biosyn souhaiterait s'entretenir avec vous dans sa caravane!"
Dix minutes plus tard, Dany et Hans sont à l'abri du soleil, face à un homme d'une cinquantaine d'années. Vêtu d'un costume classique, les yeux cachés par une paire de lunettes de soleil, il ouvre doucement la bouche afin de dire:
"Messieurs. Comme vous le savez, hier soir sur cette plage, un accident a eu lieu. Comme vous l'avez sûrement compris, l'une de nos créatures est impliquée dans l'affaire. Vous devez avoir une idée de ce qui nous en couterait si cela se savait. Hors, nous ne le voulons pas, nous ne sommes plus aussi indulgents et naïfs qu'avant. Pour information, l'un de nos employés présent sur Isla Nublar, nous a téléphoné afin de nous dire dans un dernier soupir que notre Parc était réduit à néant, par la faute d'une personne ayant pris la place de l'habituelle surveillante du Parc. Vous nous voyez comme les grands méchants de l'histoire, mais si vous voulez jouer aux cons, alors nous aussi on va jouer aux cons. Vous ne devez pas voir l'énorme travail que nous avons sur les épaules, alors si en plus vous voulez être dans nos pattes, nous n'allons pas hésiter une seule seconde à vous éliminer. Alors voilà, je vous propose un marché, soit vous intégrer la Biosyn, soit on vous tue."
Hans: "Ni l'un ni l'autre."
Dany: "Hans, tu ne va pas..."
Hans:"Toi, ta gueule!"
Le président: "Dans ce cas, le choix est fait, adjugé vendu."
L'homme se tourne alors vers ses hommes afin de leur dire:
"Messieurs, les seringues s'il vous plaît..."
Alors que Hans et Dany meurent dans le silence, le corps du mosasaurus et de la jeune fille sont enlevés de la plage par des employés de Biosyn, ayant pour ordre d'effacer toutes traces pouvant faire du tort à la compagnie...

Chapitre 2
Témoins de l'irréparable
Isla Nublar- 11h24

Quand le professeur Grant ouvre les yeux, il constate que le ciel est d'un bleu magnifique. Couché sur une grosse branche de l'arbre énorme dans lequel il a trouvé refuge avec le jeune Eric, il ne tarde pas trop pour se lever, pressé de retrouver Lex et de quitter cet île maudite, afin d'en finir avec tout ceci. Eric, contrairement à Allan, a très mal dormi, et le temps qu'il se lève et prenne ses affaires, ils ne prennent la route qu'un quart d'heure plus tard. Avançant dans un petit chemin naturel entouré de fougères, Allan et Eric sont détendus par le chant des oiseaux exotiques et le temps magnifique, et ce n'est qu'après avoir contourné une clôture qu'ils se souviennent qu'ils sont en territoire hostile. Haut de quelques mètres, le stand de souvenirs, dans un état déplorable, leur fait face. Les deux hommes sont prêts à poursuivre leur chemin, jusqu'à ce que Eric aperçoit quelque chose au niveau de la zone de paiement. Il ne lui faut pas longtemps pour constater qu'il s'agit d'un bras humain démembré. Alors qu'il s'apprête à se diriger vers le stand, le professeur Grant le tire en arrière avant de lui dire:
"Vas voir s'il s'agit de Lex, fais vite..."
Quand Eric contourne le comptoir, un jeune home lui fait face, les yeux fermés.
Eric: "Non, ce n'est pas elle."
Allan: "Alors reviens, on continue."
Eric: "Quoi? Il a besoin de nous, on ne peut pas le laisser comme ça!"
Allan: "On ne peut surtout pas se permettre de tenter de sauver tout le monde. Notre priorité, c'est Lex, il faut qu'on la trouve au plus vite, on ne sait pas de quoi elle est capable. Depuis la mort de son frère, elle a complètement changée!"
Eric: "Jamais je vous aurais imaginé comme ça, c'est vous qui avez changé!"
Allan: "Il n'y a pas le choix. Je n'ai pas changé, il faut juste savoir s'adapter à la situation actuelle. Si c'est Lex qui a mis le Parc dans cet état, je préfère ne même pas imaginer de quoi d'autre elle est capable. Allez Tim, viens s'il te plaît..."
Après de longues secondes d'hésitation, Eric se range enfin aux côtés du professeur Grant, le regard noir.
Alors que les deux hommes se remettent en marche, ils n'ont pas constaté que, dans le stand, parmi les peluches de dinosaures, un Vélociraptor les observe, tout en voulant rester discret. A ses pieds, sa victime, amputée d'un bras, ouvre les yeux et tente de se relever, mais alors que Allan et Eric disparaissent derrière un rocher, le saurien saute sur la jeune personne, la faim au ventre.
Eric se tourne vers Allan et lui demande:
"Alors vous pensez que c'est à cause de Lex si le Parc est dans cet état?"
Allan: "Je ne sais pas, j'espère que non..."
Eric: "Comment allons-nous nous y prendre?"
Allan: "Nous allons d'abord inspecter chaque bâtiment du Parc, et si nous n'avons pas une seule trace de Lex, nous irons dans la nature de l'île."
Le paléontologue s'engouffre dans l'enclos qui appartenait à une espèce d'herbivore se nommant "Ankylosaurus". Suivit de près pas Eric, il marche à vive allure. Pas la moindre forme de vie ne se présente sous leurs yeux, et le professeur s'engouffre alors avec Eric dans un buisson assez imposant. Après cinq bonnes minutes d'effort, ils finissent par sortir la tête de la végétation, tout en restant hors de vue d'un éventuel prédateur. Une immense clairière se dévoile sous leurs yeux, et après une bonne vérification, Allan dit à son compagnon de voyage:
"C'est bon, on peut y aller."
Mais alors que le professeur sort de la végétation, du mouvement se manifeste aux abords de la jungle leur faisant face au loin. Sans se faire attendre, ils se remettent à l'abri, tout en observant ce qui se produit.
Un homme vêtu d'une blouse blanche court dans les hautes herbes présentes dans la clairière, suivit de près, de trop près par un carnivore doté d'une taille assez impressionnante. Alors que l'homme, la trouille au ventre, met autant de force qu'il peut afin d'échapper à la mort, le dinosaure lui, a l'air de trottiner, comme si cela l'amusait d'observer sa proie terrifiée et à bout de souffle par sa faute. Le carnivore descend lentement son cou vers le scientifique, avant de le saisir dans sa gueule et de le dévorer. Une vision assez horrible offerte à Allan et Eric, mais représentant parfaitement ce qu'est la loi de la jungle.
Après avoir tiré une grimace de dégout profond, Eric se tourne vers Allan pour lui dire:
"C'est donc ceci que nous réserve cette île? Ces visions atroces?..."
Allan: "Espérons simplement que Dieu nous protège..."
Tandis que le temps continue de rester clément, le moral du paléontologue et du jeune Eric s'assombrissent. Alors que le carnivore se nommant "Allosaurus", responsable de la mort du scientifique est parti dans la jungle obscure, les deux complices se dirigent avec précaution sur les lieux du drame, afin de s'assurer que Lex n'était pas la proie...

Chapitre 3
Un secret bien gardé
Costa Rica-11h47

Le soleil brille sans fatiguer au dessus du Costa Rica. Assis à l'ombre d'un palmier, Ellie et Ian dégustent une tradition du Pays. Sans plus attendre, la femme d'une quarantaine d'années se tourne vers l'homme en noir pour lui dire:
"Alors là, je demande des explications. Toute la soirée, tu m'a rabâché aux oreilles que tu ne voulait pas venir ici par la voie des airs au risque de se faire repérer, et comment est-ce qu'on a fini par atterrir ici? En prenant le premier vol pour San José. Faut vraiment savoir si t'es mâle ou femelle Ian, si on était tous comme toi, notre espèce serait vite menacée d'extinction!"
Ian: "Ellie, j'avoue que pour une fois, j'ai fait une erreur de calcul. Vu le nombre de kilomètres entre San Diego et le Costa Rica, plus précisément Isla Nublar, on aurait mis un temps fou pour pour arriver sur les lieux. De toute façon, ce n'était pas la partie la plus compliquée, c'est là que ça va se montrer délicat, le voyage entre le continent et l'île. C'est maintenant que tu vas découvrir une nouvelle façon de voyager jusqu'à l'île de nos chers reptiles..."
Ellie: "Et on y va quand?"
Ian: "Tout de suite."
Ils quittent la plage et longent les rues du Costa Rica sans un mot. Après avoir pris une petite ruelle sombre et mal entretenue, ils se retrouvent devant un vieux bâtiment abandonné depuis des années.
Ellie: "C'est là que tu caches ton engin?"
Ian: "Pas exactement. Mais au lieu de parler, regarde et écoute-moi."
Le professeur Malcolm ouvre la porte d'entrée rouillée avec un coup de pied gauche et laisse passer Ellie à l'intérieur de la bâtisse. Alors qu'elle cherche un éventuel interrupteur pour la lumière, Ian la dépasse, s'accroupit et ouvre une trappe.
Ian:"Par ici Ellie."
Ellie: "Mais qu'est-ce que c'est?"
Ian: "Je t'en prie, descends."
Elle emprunte l'unique échelle pour parvenir à l'endroit que seul Ian connaît, et après avoir posée les pieds sur un sol humide, elle sent Malcolm passer devant elle. Plongée dans le noir, elle appelle Ian. Ce dernier donne signe de vie en allumant une lampe torche poussiéreuse.
Ellie: "Ian, vas-tu enfin tout m'expliquer?"
Ian: "Oui. Tout a commencé quand j'ai fais la connaissance en 1998 de Jacob, celui qui a tout appris à Nick la photographie. A l'époque, il faisait pleins de petits boulots, mais n'avait qu'une seule grande passion, espionner. Aujourd'hui, il a un job important, mais ça ne l'empêche pas de continuer à faire ce qu'il aime en même temps. Depuis la mort de John Hammond et surtout du jeune Bryan, je l'ai engagé afin qu'il espionne le groupe Biosyn. Je dis pas que je possède une Bible, mais j'ai pas mal de choses sous la main. Tu veux savoir où nous sommes Ellie, eh bien avant la construction du tout premier Parc à San Diego en 1997, Peter Ludlow avait fait construire ce tunnel. Son idée était de faire passer les dinosaures d'Isla Nublar à San Diego par ce tunnel passant sous l'eau qui rejoignait l'île jusqu'au parc situé sur le continent. Malgré tout, il s'est vite rendu à l'évidence, la plupart des dinosaures étaient bien trop gros pour pouvoir y entrer, et il y avait bien trop de kilomètres pour une ballade à pied. Alors, il l'abandonna, mais la destruction étant trop cher, il décida de le laisser tel quel. Il y a une dizaine d'endroits afin d'accéder à ce tunnel, celui-ci est le dernier. Jacob m'a tout dévoilé, l'existence de ce tunnel, l'emplacement de chaque entrée, et surtout..."
Avant de terminer sa phrase, Ian tourne sa lampe dans une direction, dévoilant une énorme silhouette mécanique.
Ian: "...l'engin permettant de se déplacer dans ce tunnel..."
Ellie: "C'est quoi?"
Ian: "Une simple jeep. Jacob n'a pas pu me trouver mieux, mais il n'y a vraiment pas de quoi se plaindre..."
Ellie: "Pfff, tout ça pour ça. Bon, en route."
Ian: "Eh, c'est moi qui conduit."
Ellie: "Tu plaisantes?"
Alors qu'Ellie prend la clef des mains de Ian, ce dernier dit dans un soupir:
"Ah les femmes, toutes des futures ex..."
Le moteur démarre, les phares brillent dans l'obscurité, et après avoir bien chauffée la voiture, Ellie part dans un nuage de fumée, avec le professeur Malcolm sur le siège passager tentant de s'accrocher...

Chapitre 4
Appareil pour particuliers

Le président de la Biosyn, enfoncé dans un siège de son avion privé, regarde de ses yeux une seringue qu'il tient entre ses deux grosse mains. Après quelques secondes d'observation, il s'adresse à ses deux complices lui faisant face:
"Alors celle-là, c'est celle qui contient la grippe des d..."
L'un des hommes lui coupe la parole avec dans la poigne une autre seringue:
"Non Monsieur, celle-ci contient l'engine, attention de ne pas vous en injecter hein!"
Sans prévenir, le président se met à rire de toutes ses tripes. Après quelques minutes de répit, il reprend son souffle et son sérieux avant de demander à l'homme:
"Combien en avez-vous de chaque?"
"Eh bien, on en a fait en grosse quantité, une cinquantaine de chaque virus."
Surpris, le président ne perd pas une seconde pour rétorquer:
"Mais pourquoi autant? On était parti avec vingt de chaque il me semble non?
"Il se trouve qu'ils ont dépassé la quantité requise, et étant donné que vous vouliez effacer toutes traces de notre passage sur le continent, on n'a pas eu le choix. Vous imaginiez si on avait tout versé dans les égoûts..."
Le président: "Oui bon d'accord. De toute manière vaut mieux en avoir trop que pas assez, même si on a des pros de la gachette... Vous avez bien pensé aux sacs à fermeture?"
L'homme en noir: "Oui Monsieur le président, ils sont dans la soûte du second appareil."
Le président: "Bien. Il ne faut pas laisser la moindre trace pouvant nous trahir, il faut que ce "camouflage" fonctionne. Soit ça passe, soit ça casse..."
L'homme en noir: "Tout se déroulera à merveille Monsieur le président, vous pouvez compter sur nous, pas pour rien si on vous suit depuis tout ce temps..."
Le président: "Vous savez comment on me surnomme n'est-ce pas?"
L'homme en noir: "Oui, comme tout le monde Monsieur le président."
Le président: "Allez, dites-le s'il vous plaît, j'aime bien l'entendre de la bouche d'un de mes employés."
L'homme en noir: " L'ois....."
Le président: "Allez, soyez pas timide."
L'homme en noir: "L'oiseau à venin."
Le président: "Eh ben voilà, ça a quand même bien plus de classe quand c'est bien articulé. Articuler, première forme de respect, vous avez encore du pain sur la planche mon petit."
L'homme en noir: "Bien Monsieur le président."
Le président: "Bon maintenant silence s'il vous plaît! Je veux que mes oreilles se reposent pendant que mes yeux admirent la beauté de cette île dont nous approchons..."
Et en effet, face à lui se tient l'immense rocher perdu dans la brûme permanente.
Le président se pose à côté du pilote pour lui dire:
"Allez-y doucement, je veux attérir vivant sur cette île, si vous voulez mourir, je m'en occuperais après notre atterissage, on est bien d'accord?"
Le pilote: "Ne vous en faites pas Monsieur le président, vous pouvez compter sur moi."
Le président: "Merci jeune homme!"
Le pilote: "Monsieur le président, je détecte une ancienne piste d'attérissage également. Vous désirez que je me pose sur laquelle?"
Le président: "Soyez logique Bon Dieu, prenez ce qu'il y a de moins risqué. Ahlala, je ne vais quand même pas vous apprendre votre métier!"
Le pilote: "Bien Monsieur le président."
L'avion d'un gris métal avance doucement dans la brûme épaisse. Soudain, sans prévenir, une masse sombre se présente devant les passagers.
Le président: "Relevez! Relevez l'appareil! Relev..."
Mais avant que le président ai pu terminer sa phrase, l'avion se prend les "pieds" dans le haut d'une clotûre, avant de finir sa course à l'intérieur de l'enclos, la tête la première. Heureusement, l'appareil volait assez bas et tous les passagers sont sains et saufs malgré des blessures problématiques pour certains. Le pilote de l'appareil se réveille, et alors qu'il se retourne pour voir si le président de Biosyn va bien, il se prend une balle en pleine tête par ce dernier. Il souffle sur son arme après le tir, et sans trop de mal s'extrait de l'appareil, suivit de ses deux complices encore sous le choc. Soudain, des voix parviennent par le micro de l'appareil. Le président envoie un de ses employés voir ce que c'est, et après quelque secondes, il lui dit:
"Monsieur le président, il s'agit des autres appareils de la mission. Ils aimeraient savoir ce qu'il en est pour eux, où ils doivent se poser..."
Le président: "Qu'ils ne prennent pas de risques, dites-leur de se poser au point de rendez-vous prévu, à la sortie du tunnel..."
L'homme en noir: "Bien Monsieur le président."
Après avoir laissé le message, il revient vers son supérieur, suivit de près par son collègue. Alors que le président contemple la jungle lui faisant face, l'employé s'adresse à lui:
"Monsieur le président, avez-vous peur?"
L'homme d'un certain âge se tourne alors vers lui:
"Peur de quoi? Je sais très bien où je me trouve et ce que je pourrais rencontrer.Mais il s'agit avant tout de mes propriétés. Chaque reptile de ce rocher est ma propriété. Et tant que je n'ai pas décidé qu'une de mes propriétés a le droit de me tuer, il en sera hors de question. Alors au lieu de chier dans son froc, en avant. A votre âge j'avais bien plus de baloches que vous dans la tête, et depuis elles ont triplées en volume. Allez, ils nous attendent tous au point de rendez-vous, par ici..."
Alors que le président, assez courageux il faut avouer, suivit de près par ses deux complices sortent de l'enclos, une silhouette se montre furtivement sur la branche d'un arbre plongé dans la brûme écrasante...

Chapitre 5
Le suiveur

Il est à bout de souffle. En même temps, ça fait pas mal d'heures qu'il est à la poursuite de Lex. La cravatte détachée, la veste laissée entre deux buissons, Vincent n'abandonne pas pour autant, malgré la fatigue qui commence à se faire sentir. Il veut, il est déterminé à arrêter l'intrus qu'est Lex à ses yeux pour savoir à tout prix ce qu'est devenu Karia, celle qu'il aime. Après trois pas, il se retrouve en face d'une panneau lui indiquant qu'il se trouve devant l'enclos de l'espèce se nommant "Allosaurus". Sans hésitation, il franchit la grille en piteux état, sortant quand même au cas où son flingue discrètement caché sous sa ceinture. Pressé, il s'applique néanmoins pour ne pas faire de bruit, évitant chaque brindille avec précaution. Le silence, bien que très présent, ne tarde pas à disparaître pour laisser place à des chuchotements parvenant aux oreilles de Vincent. De toute évidence, il y a du monde pas loin. Espérant que ce soit Lex, sa discrétion frôle alors la perfection, comme si il devenait le Vélociraptor à l'affût de sa proie. Les voix se faisant de plus en plus claires lui font comprendre qu'il se rapproche de son but. Mais au moment où il est prêt à pointer l'arme, il constate que ce sont deux hommes conversant entre eux. Vincent décide néanmoins de se montrer, mais range son pistolet juste avant sous sa ceinture. Face à lui, il apperçoit deux hommes en blouse blanches, assis parmi la brûme contre un énorme palmier. Le premier doit avoir une quarantaine d'années, alors que le second doit avoir au maximum vingt printemps. Alors que Vincent est prêt à parler, l'homme le plus âgé se lance.
Robert: "Tient tient tient, encore un paumé. Je sais pas si t'as été attentif mon petit Stan, mais ça doit être le premier en vie qu'on voit depuis un petit bout de temps!"
Stan: "Ah oui, ah ben oui, il y a eu l'autre chercheur gobé par un allosaure, il y a eu son collègue, la tête arrachée par un coup de massue d'ankylosaure, ah ça c'est con quand même, non car c'est un herbivore, donc t'imagine le gaspillage, hein t'as compris Robert? Et enfin l'autre, qui s'est envolé dans le bec d'un de ces ptérosaures avant qu'il se fasse lâcher d'en haut d'une falaise, suicide involontaire quoi... Ah c'est vraiment bête de finir comme ça. Ah ben ça se trouve lui, il finira pas mieux, hein Robert t'en pense quoi?"
Mais avant que Robert ouvre la bouche, Vincent le devance:
"Vous avez bu ou quoi? Vous vous rendez compte au moins où vous vous trouvez?"
Robert: "Ah non, on n'a pas bu, on est juste à bout bonhomme. Je pense que tu serais pareil, tout aussi pitoyable que nous si t'avais été témoin des horreurs qui ont défilées sous nos mirettes depuis ce putain d'accident sur cette île."
Vincent: "Eh ben vous croyez que les choses vont s'arranger en baissant les bras les gars? Toi t'as quoi, vingt ans peut-être, et tu comptes t'arrêter ici sur ce rocher?"
Stan: "Oh toi ta gueule hein, tu me laisse tranquille, je t'ai rien demandé. De toute façon, il y a que la théorie de Robert qu'est véridique, celle qui nous dit que la réalité prendra le dessus sur nos désirs personnels. Alors au lieu de perdre ton temps, tu ferais mieux de venir t'asseoir avec nous pour attendre la mort inévitable."
Vincent: "Tsss, tellement facile d'influencer les petits jeunes Monsieur Robert. Je vous félicite pas et j'espère que vous finirez par lui épargner votre connerie profonde et le résonner à temps."
Robert: "Allez vous faire foutre, petit bourgeois de dernière couvée. Vous ne connaissez rien à la vie, et je préfère abandonner avec vous sinon je risquerais de commettre un crime ce soir..."
Vincent: "Ne vous inquiétez pas pour ça, je vous considérerais déjà comme un meurtrier quand les carnassiers seront venus chercher la chair fraîche de votre jeune protéger. Pour ma part, je vais peut-être tuer dans les heures à venir, je serais donc considéré comme un meurtrier aussi, mais ce sera pour une bonne cause, la mienne. Sur cette île, celle qui a enlevée celle que j'aime et qui a en outre déclenché l'accident dans le parc est en fuite, et je compte bien l'arrêter, quite à la tuer. Cela ne changera pas le chaos régnant sur l'île bien sûr, mais il s'agit de ma quête. Si la vôtre consiste à rester ici à attendre la mort, très bien, mais c'est une bien miséralbe façon de terminer sa vie. A bon entendeur, salut..."
Sur ces mots, Vincent reprend le chemin, laissant Robert et Stan au pied de l'imposant palmier. Un homme de son côté déterminé à retrouver sa joie de vivre, deux autres attendant la mort sans regret, telle est la triste réalité des choses...

Chapitre 6
Joyeuses retrouvailles

Depuis des heures, elle marche dans la brûme épaisse. Alors forcément, elle comprend assez vite quand tout se dissipe petit à petit. Elle commence même à voir les nuages dominant Isla Nublar. Même si ce qu'elle vie n'est pas drôle, avoir espoir de revoir les rayons du soleil lui donne le sourire. Malgré tout, il ne faudra pas qu'elle compte sur l'apparition de ces derniers, car la nuit commence à tomber sur le rocher aux dinosaures. Elle, c'est Karia, celle dont Lex s'est servie pour échanger leurs identités. Actuellement, elle se trouve dans une jungle et le silence a tendance à la stresser plus qu'autre chose. Ayant été surveillante du Parc, elle s'attendait à croiser au moins un reptile préhistorique dans la journée, mais là absolument rien, à part des cris ou des rugissements lointains. Comme par hasard, au moment où elle pense à ça, des bruits de pas parviennent à ses oreilles. Le stresse commence alors à monter en elle. Pas d'arme sur elle, son instinct de survie la pousse à ramasser un simple bout de bois assez lourd pour assommer un animal de taille moyenne. Mais alors qu'elle est parée à se défendre, les bruits de pas cessent. Elle n'aurait pas pu dire d'où ils venaient, tout ce qu'elle sait, c'est qu'ils étaient à proximité. Au dessus d'elle, les troncs d'arbres artificiels incrustés de rails électriques dominent la jungle. Alors que son regard reste suspendu sur ces récents vestiges du groupe Biosyn, une silhouette sombre sort d'un buisson lui faisant face. Constatant qu'il s'agit non pas d'un dinosaure mais d'un homme, elle lâche son arme improvisée et fait même quelques pas en direction du nouveau venu. Elle se rend alors compte qu'elle le connaît, même très bien.
Karia: "Que fais-tu là Samuel? Où sont passés tes employés?"
Samuel: "Oh tu sais Karia, depuis l'accident, tout le monde est dispersé, et les morts ne doivent même plus être comptés à l'heure actuelle."
Karia: "Et les secours ils font quoi?"
Samuel: "Le président de Biosyn doit être à l'heure actuelle arrivé sur l'île. Ne t'inquiète pas, tout va rentrer dans l'ordre, et ça tombe bien d'ailleurs que je tombe sur toi, il faut que tu me suives jusqu'au point de rendez-vous."
Karia: "Mais quel point de rendez-vous? Pour quoi faire?"
Samuel: "Ils veulent juste s'assurer que les survivants se portent bien. Ils commenceront leur mission dès demain matin normalement, mais ça ne leur fera pas de mal si ils nous ont plus tôt que prévu."
Karia sent une présence en plus dans les parages. C'est pas son genre d'être voyante, mais là elle commence à vraiment se sentir mal à l'aise, comme si le diable les observait. Alors soudain, les fameux bruits de pas recommencent. Ils sont plus faibles que tout à l'heure, mais son oreille est tellement fine qu'ils ne peuvent lui échapper. Inquiète mais se sentant cernée en même temps, elle regarde discrètement autour d'elle, dans l'espoir de localiser l'ennemi invisible.
Samuel: "Karia, tu m'écoutes?"
Karia: "Oui, oui d'accord, on y va."
Samuel: "Ah je sais tu t'inquiète pour celle qui s'est servie de toi. On m'a mis au courant, mais ne t'inquiète pas, elle finira bien par être coincée, tu peux en être certaine, ce sont des pros après tout."
Karia: "Oui oui..."
Elle ne voit rien autour d'elle, mais reste persuadée qu'il y a quelqu'un en plus, elle ne sait pas pourquoi. Il n'y a plus qu'une chose qu'elle désire, celle de fuir, là, tout de suite, maintenant.
Karia: "Allez, allons-y Samuel au point de rendez-vous, le plus tôt sera le mieux."
Samuel: "Hey, un petit bisous avant, non?"
Karia: "Oh arrête de jouer au con là, c'est pas le moment."
Elle lui tourne le dos. Alors tel qu'un prédateur, Samuel fonce sur elle, lui prend de force les deux bras et la retourne vers lui.
Samuel: "T'aimais pourtant ça quand je te prenais dans tous les coins qui n'étaient pas surveillés par une caméra. Tu trouvais ça excitant même de faire ça dans l'enceinte du Parc."
Karia: "C'est du passé ça. Lâche-moi s'il te plaît, laisse-moi partir."
Samuel: "Pour aller où? N'oublie pas que nous allons au point de rendez-vous. Tu veux y aller n'est-ce pas?"
Karia: "Oh oui, je ne me sent pas en sécurité ici."
Samuel: "Bien sûr. Mais pour ça, faudra d'abord que tu me fasse plaisir chérie, on l'a déjà fait dehors sois pas timide. Allez, à quatre pattes."
Karia: "Non Samuel s'il te plaît..."
Samuel: "Par terre!!"
Terrorisée, Karia est toute tremblante, et malgré la peur hantant ses pensées, elle exécute à contre-coeur les ordres de Samuel. Le pantalon baissé, à quatre pattes et de dos face à l'homme en noir, elle ne s'est jamais sentie aussi terrifiée. Samuel baisse son pantalon, et avec un visage plein de perversion lui dit:
"Je vais te faire ta fête ma mignone..."
Karia ferme alors les yeux, les larmes coulant à flot. Elle est prête à subir les pulsions de Samuel, mais soudain un petit bruit, puis plus rien. Avec hésitation, elle retourne doucement sa tête et constate qu'une marre de sang à pris la place de Samuel... Tétanisée, elle enfile son pantalon en vitesse et disparaît entre les arbres. Elle n'a pas eu le temps de comprendre ce qui est arrivé, mais ce n'est pas son but. Ce qu'elle désire, c'est fuir le plus loin possible la menace qu'elle sentait sur ses épaules.
En effet, dur de comprendre ce qui s'est produit. Une marre de sang prenant la place de Samuel en quelques secondes, comme ça sans prévenir. Autour de la flaque, aucune trace de l'homme disparu. Au dessus du sol, le tronc d'arbre artificiel domine toujours. Néanmoins, il y a quelque chose d'anormal. Du sang coule le long du tronce et là, sur le bois, un corps est étendu. Samuel, le regard vide, n'est plus de ce monde. Sur son torse, une ombre se montre, celle d'une gueule pleine de dents tranchantes, prêtes à broyer l'homme...

Chapitre 7
Carnage prévu

Un mélange de sueur, de sang, d'eau et de végétation collent sur ses vêtements et son visage fatigué. Lex n'en peut plus, cela fait des heures qu'elle tente de semer les employés de Lewis Dogson. Tous ses amis sont morts, tués par la faune préhistorique. Elle ne sait pas si c'est l'expérience qu'elle a vécue sur cette même île il y a plusieurs années qui fait qu'elle soit toujours en vie, mais elle ne s'en plaint pas. Malgré tout, elle sait qu'elle est dans les ennuis jusqu'aux coudes, mais elle préfère mourir dans une prison qu'entre les crocs d'un t-rex. Et puis après tout, elle a atteind son but, celui de rendre un hommage à son petit frère mort sur cette île. Elle n'a plus rien à perdre, et mourir ne lui fait pas peur. Avec le temps, elle a pris en caractère, et est passée de la jeune fille naïve à la femme déterminée qu'elle est en seulement quelques années. L'expérience d'une vie peut changer une personne à un point inimaginable.
La jeune femme constate tardivement que la nuit est tombée. Des gouttes de pluie se jettent sur le sol, de plus en plus grosses. Derrière elle, à travers la végétation, les faisceaux des lampes la cherchent dans l'obscurité. De toute évidence, ils ne la lâcheront pas. Soudain, un cri terrifiant se fait entendre. Lex, le sourire aux lèvres, se dit alors:
" Le Roi des dinosaures est de sortie. ll a faim, très faim..."
En disant cette dernière phrase, Lex pense au groupe la suivant. Elle aimerait bien qu'un de ces tyrannosaurus s'occupe d'eux, pour qu'elle ai la paix. Elle a alors une idée, une idée que seul quelques personnes mettraient en place. Mais Lex, n'ayant plus grand chose à perdre, est bel et bien déterminée à exécuter son plan "diabolique". Cachée parmi les fougêres, elle observe le groupe de chasseurs assez éloigné de sa cachette improvisée. De ses yeux, elle scrute le sol. Impatiente, elle murmure alors, agacée:
"Allez, vas-y tremble. Mais tremble bordel..."
Comme si Dieu l'écoutait, le sol se met alors à trembler. Au début, ça s'entend à peine, mais quelques secondes plus tard, les flaques d'eau forment des cercles avec rigueur. Lex lève alors la tête en direction du bruit et dit tout bas:
"Ah, enfin tu es là mon grand..."
De leur position, les chasseurs ne peuvent entendre les bruits de pas du prédateur, ce qui satisfait Lex, ne voulant surtout pas qu'ils fuient.
Avançant avec précaution le long de troncs d'arbres longeant un chemin naturel, elle l'apperçoit enfin, lui, le légendaire...
Elle se glisse alors derrière un tronc d'arbre et escalade ce dernier pour se retrouver entre les branches du palmier. Le carnivore se trouve à cinquante mètres de son repère. Le dominant de son arbre, Lex observe chacun de ses mouvements. Soudain, un faisceau de lampe du groupe éclaire une des branches, lui indiquant qu'ils sont dans les parages. Alors sans perdre de temps, elle se met à crier:
"Yououh, je suis là!!! C'est moi Lex, celle que vous recherchez, je me rends!!! Je n'en peux plus de courir, je suis à bout!!!"
Elle sait qu'elle a alors déclenchée quelque chose pouvant soit réussir, soit la tuer. Car le tyrannosaurus-rex, à défaut de n'être attiré que par le mouvement, entend très bien et après avoir entendu sa voix, il s'est tout simplement mis à foncer dans sa direction. Heureusement pour Lex, le groupe se trouve juste à quelque mètres de sa cachette. Les lumières des lampes bougents dans tous les sens, à la recherche de la traquée. Le t-rex se rapproche avec bon entrain, attiré par les mouvements lumineux désormais. Au moment où l'un des hommes repère enfin Lex dans l'arbre, lui éclairant le visage de sa lampe, le Roi des tyrans, tel une locomotive à vapeur, fonce sur le groupe. L'homme lâche sa lampe et termine entre les crocs du carnassier. C'est la panique, et Lex savoure sa réussite. Certains chanceux échappent aux griffes et aux dents du carnassier, mais la plupart termine en morceaux de chair humaine. Les lampes étant cassées, l'obscurité revient. Malgré tout, Lex entend les bruits des victimes du t-rex. Saitsifaite que son plan ai marché, elle pause sa tête contre une branche pour faire un petit dodo. Après cette nuit, elle aura la paix, c'est ce qu'elle se dit.
Elle dort profondément, dort, dort... Soudain, sans prévenir, un énorme bruit la réveille. Elle ne sait pas combien de temps elle s'est reposée. Elle comprend tardivement ce qui se passe. Le tyrannosaure, furieux, fonce sur son arbre pour le faire tomber. Se demandant pourquoi, elle baisse la tête et voit un survivant du groupe grimper le long du tronc pour se mettre à l'abris. A quelques centimètres d'elle, il lui tend la main, dans l'espoir d'être épargné.
"S'il vous plaît Mademoiselle, aidez-moi je vous en supplie, je ne veux pas mourir comme ça. Mes enfants, ma femme, je veux les revoir! Aaaaaah!"
Le tronc tombe en arrière. Lex n'a pas eu le temps d'aider cet homme, mais quand elle ouvre les yeux, elle constate qu'il est toujours en vie, sur elle.
"Je, je ne sais comment vous remercier..."
Lex, commençant alors à avoir des remords par rapport au plan qu'elle a exécutée, ne sait pas quoi répondre. Alors qu'elle tente de faire un sourire, l'homme tire soudainement une grimace de douleur et se fait soulever dans les airs, pour finir dans la gueule béante du t-rex. Pami les débris, Lex observe le prédateur disparaître dans la végétation, son dîner entre les dents. Quelque chose hante ses pensées. Si cet homme ne s'était pas retrouvé sur elle, elle serait morte à l'heure actuelle. Cela faisait longtemps que Lex ne s'était pas remise en question, et se demande alors qui est le plus sauvage à travers ses actes, le t-rex ou elle?...

Chapitre 8
Mystère mystère

L'humidité envahie la jungle. Les carnivores commencent à sortir de leur cachette, parés pour une chasse qu'ils espèrent fructueuse. Les cris des animeux se font entendre aux quatre coins de l'île. Les herbivores tentent se trouver un refuge pour espèrer rester en vie. Il en va de même pour Allan et Eric, marchant en pleine jungle, les chaussures trempées.
Allan: "Bon Eric, je pense que tu l'as compris hein, on va tenter de trouver un endroit sûr pour la nuit, si on veut toujours être en vie demain matin. On stoppe les recherches pour ce soir."
Le regard vide, le jeune homme dit alors au paléontologue:
"Elle est morte, et c'est de ma faute...Elle est morte..."
Allan: "Qu'est-ce que tu racontes? On n'a pas retrouvé un indice d'elle d'accord, mais cela ne veut pas dire que c'est perdu, d'accord? Tu es fatigué, tu ne sais pas ce que tu dis, tu ne t'en rends pas compte..."
Eric: "Arrêtez avec ça! Vous croyez que vous êtes mieux que moi? Non mais sérieux, vous avez vu déjà comment vous vous comportez avec votre soit disant meilleur ami?!? Et en plus à cause d'une banale histoire d'alcool? Franchement j'espère qu'elle s'est mise avec lui, il doit être plus cool que vous..."
PAF!
La gifle est partie toute seule. Eric est parvenu en quelques secondes à mettre Allan dans un état de fureur assez conséquent. Le jeune homme part dans une direction, tandis qu'Allan lui tourne le dos, les bras croisés et le regard plein de furie. Néanmoins, il tente de se calmer avant d'aller à la poursuite d'Eric, pour présenter ses excuses. Mais avant qu'il puisse commencer quoi que ce soit, le jeune homme crie:
"Allan! Allan! Venez!"
Le regard soudain avide de savoir, le Professeur Grant part rejoindre Eric pour savoir ce qu'il a découvert.
Eric: "Regardez je, je ne comprends pas ce qui s'est passé ici..."
Même si il ne l'avoue pas, Allan ne comprend pas non plus ce qui s'est produit dans cette zone. Accroupi, il scrute les dégâts avant de dire:
"C'est bizarre, il n'y a aucune trace autour de ces flaques de sang, comme si on les avait emporté dans les airs..."
Eric: "Mais quel prédateur serait capable d'une telle chose?"
Allan: "Je n'en sais rien, mais ce qui est sûr, c'est qu'il ne peut pas s'agir d'un reptile volant, pas en pleine jungle..."
Eric: "Docteur Grant, j'ai trouvé ça!"
Allan: "Des badges de Flivia et compagnie..."
Eric: "Ah oui, j'ai entendu parler d'eux, ils se sont occupé des intallations du parc, des matériaux écologiques ou un truc du genre. Ils ont fait les enclos, les ballons électriques, les troncs artificiels..."
Le jeune homme a alors soudain un regard plein d'effroi.
Allan: "Quoi Eric? Pourquoi t'as bloqué sur cette dernière phrase?"
Eric: "Les troncs... Ils ont été emportés sur les troncs... Passez-moi votre lampe torche..."
Allan: "Mais pourquoi Eric?"
Eric: "Ne discutez pas s'il vous plaît et suivez-moi..."
Allan ne discute alors pas plus longtemps et passe à Eric sa lampe allumée. Eric se met alors à éclairer au dessus de lui, et Allan observe alors l'un des troncs artificiels qu'il a déjà vu dans la journée. Le jeune homme se met alors à courir.
Allan: "Pourquoi tu vas aussi vite?"
Eric: "Regardez..."
L'homme lève alors la tête et apperçoit un bras dépasser du tronc artificiel. Après quelques minutes d'observation, ils tournent le dos au spectacle. Soudain, un petit bruit se fait entendre. Quand ils éclairent à nouveau l'endroit, le bras à disparu..."

Chapitre 9
Point de rendez-vous

Cela fait un bon bout de temps qu'il est arrivé en entier au point de rendez-vous prévu. La pluie tombe toujours autant, et donc pour l'occasion, le président du groupe Biosyn ne se cache pas sous un éventuel parapluie tenu par un employé quelconque, mais a tout simplement enfilé un kawé aux couleurs de l'ancien parc. La capuche serrée jusqu'aux lunettes, la moustache trempée et la veine gonflant sur son cou lui donne un air menaçant. Actuellement, il se trouve devant un des trois avions transportant le nécessaire pour leur mission. Il observe silencieusement l'engin avant de se retourner vers un des employés pour lui dire:
"C'est bien celui transportant les seringues?"
Le jeune homme mal rasé lui répond: "Oui Monsieur le Président, c'est bien celui-ci."
Un bruit de pas provenant de l'avion attire leur attention. Le pilote, la mine blanche, s'approche de l'imposant président pour lui dire:
"Hum... J'ai vérifié la cargaison, et j'ai une mauvaise nouvelle..."
Le Président: "Laquelle?"
Le pilote: "La seconde caisse est tombée, on a perdu la moitié des seringues..."
Le président: "Ce n'est pas si grave. De toute manière on en avait trop. Bon toi, toi et toi, allez me nettoyer ça. Les autres, dressez le camp pour cette nuit devant le tunnel."
Depuis le début, le président de Biosyn avait prévu le point de rendez-vous devant un large tunnel dans lequel des chercheurs de Ingen auraient dans les années 1990 réalisé des expériences secrètes sur certains dinosaures... Ces expériences auraient données quelque chose, mais tout cela demeure encore bien flou... Juste avant l'ouverture du tout premier parc, les expériences ont stoppées, mais jamais ce tunnel n'a été bouché...
Deux jeunes hommes vêtus aux couleurs de Biosyn s'approchent de l'ouverture du tunnel rouillé. Alors qu'un des deux commence à planter une des tantes, l'autre est attiré par un cri qui perdure en échos. Il se retourne alors vers son collègue:
"Tu as entendu?"
"Non..."
"D'après certains, il y aurait des dinosaures qui se seraient aventuré dedans..."
"Tsss, des conneries tout ça, ils sont mieux dans leur nature..."
Grrrooooaaaarrrr....
"C'était quoi ça?!? Putain il y en a dedans!! Je dors pas ici cette nuit, je me casse!"
Mais alors que le jeune homme tourne le dos au tunnel pour fuir, le Président le stoppe:
"Ben alors, c'est quoi le problème mon petit? On a peur du noir?"
"Monsieur le Président, il y a de de des..."
Le Président: "De de des quoi? Des dinosaures dans le tunnel c'est ça? C'est pas une raison pour paniquer hein, vous allez tous vous relayer dans la nuit devant l'entrée du tunnel pour surveiller si il n' y a pas un éventuel saurien affamé, c'est tout. C'est pas plus compliqué que ça. En attendant, faites-moi le plaisir de retourner dresser le camp, sinon je vous envoie dans le tunnel jusqu'à ce que je vous retrouve en purée d'os et de chair."
Connaissant le tempérament du Président, le jeune homme n'insiste pas et retourne à contre-coeur dresser le camp, devant ce tunnel dans lequel des dinosaures sûrement avides de chair fraîche se cachent dans l'obscurité...

Chapitre 10
Une révélation effrayante

Le noir. Le noir et le silence. Non, pas tout à fait. Un petit bruit de machine se fait entendre, pas plus bruyant que celui d'une mouche dans les airs. Le noir, tout comme le silence, vient se faire souiller à son tour. Au loin, deux petites lueures. Une forme de vie dans cet endroit sous le monde. Le bruit, c'est celui d'un moteur. Les lueures, ce sont les phares d'une voiture. A bord de celle-ci, un homme et une femme. Nous les connaissons bien, il s'agit de Ian Malcolm et de Ellie Satler, ah non pardon, de Ellie Grant désormais. Alors que le véhicule dévore le noir de ses phares lumineux, son réservoir semble être quasiment vide. Notre doute est confirmé, puisqu'il s'arrête soudain, dans un dernier soupir. L'homme vêtu de noir saute au dessus de la petite portière de la jeep avant de dire à Ellie:
"Heureusement que j'ai prévu de quoi réapprovisionner la voiture en essence, j'aimerais pas être coincé ici, même juste pour une nuit."
Ellie: "Tu penses qu'on est encore loin de l'île?"
Ian: "Ah c'est le problème de ce mode de déplacement. Par hélicoptère c'est vite bouclé, mais par voiture sous la mer, c'est normal que ça prenne autant de temps. Mais au moins, on sera pas repérés, et on arrivera sur l'île sans soucis."
Ellie: "Et si jamais la sortie du tunnel était comblée?"
Ian: "N'oublie pas ce que j'ai dit, mon pote photographe m'a tout dit sur ce tunnel, et il m'a fournit des preuves par pellicule. J'allais quand même pas partir sans d'abord bien me renseigner quand même, c'est que j'ai pas n'importe qui qui partait avec moi..."
Ellie: "Ah bon? Pas n'importe qui?"
Ian: "Ah ça non, la plus jolie femme à mes yeux ne pourra jamais être n'importe qui pour moi..."
Ellie: "Ian..."
Ian: "Oui bon d'accord j'ai compris, plus de compliments, plus de compliments..."
Ellie: "Bon au lieu de te répêter, suis-moi, il y a quelque chose là-bas..."
Pris dans la conversation, Ian se rend compte trop tard qu'il continue à verser l'essence alors que le réservoir est plein.
Ian: "Ohlala, vaut mieux quand même en garder hein Ian, le sol n'en n'a pas trop besoin. Par contre toi, t'as un trajet à assurer, alors réveille-toi..."
Ellie: "Bon tu viens Ian?"
Ian: "J'arrive, je cours, je vole..."
Ellie: "Regarde, il y a une porte sur cette paroie du tunnel."
Ian: "Et vu l'écriteau, ça n'a pas l'air d'être une cabine de secours..."
En effet, au dessus de leur tête, sur le morceau de plastique, le mot "Restricted" voulait en dire long, quelque chose de bien gardé était derrière cette lourde porte...
Poussant dessus de toutes leurs forces, Ian et Ellie finissent par la faire céder, et s'introduisent alors sans trop de difficulté. Face à eux, un long couloir étroit et sombre, avec des murs faits de briques leur fait face.
Ian: "Je vous en prie, les dames en priorité."
Dans un soupir, Ellie le regarde noir et s'enfonce d'un pas décidé dans le couloir, lampe torche en main.
Ian: "Qu'est-ce que j'ai dit de mal?"
Pour seule réponse, Ian entend les bruits de pas de la Paléobotaniste se faisant de plus en plus lointains...
Ian: "Attends-moi. Facile pour toi, t'as déjà fait ça, pour réactiver le Parc en 92 ou 93. Euh, Ellie?"
Ellie: "Allez Ian, dépêche-toi!"
Le mathématicien retrouve Ellie postée devant l'unique porte au fond du couloir.
Ian: "Euh Ellie, c'est marqué quoi dessus, là sur le panonceau?"
Ellie: "Laboratoire Ixy, et là je, je ne comprends pas..."
Ian: "Comment ça?"
Ellie: "Je, je ne comprends pas, "Petit papa rencontre grande maman", qu'est-ce que ça veut dire Ian?..."
Ian: "Rien pour nous rassurer en tout cas..."
Délicatement, le chaoticien baisse la poignée d'une main tremblante. Avec l'aide de sa lampe, il éclaire la salle se présentant devant ses yeux avant d'ouvrir la porte en grand. Un interrupteur se trouve sur sa droite, alors sans réfléchir, il appuie dessus. Rien ne se produit.
Ian: "Plus d'électricité, j'aurais du m'en douter. Ce lieu n'est plus tout jeune..."
La salle se présente comme un laboratoire abandonné, avec des ordinateurs, fioles, papiers étalés sur le sol, et cuves...
A peine arrivée dans la salle, Ellie trouve un papier sur le sol qu'elle s'empresse de prendre entre ses mains.
Ellie: "Ce lieu date de l'époque du premier Parc. Regarde Ian..."
Sur le document, Ian reconnaît aussitôt l'homme dans une photo. Il s'agit de John Hammond...
En dessous de cette photo, un texte écrit en petites lettres que Ian s'empresse de lire à Ellie:
" Dernier rapport. Nous sommes parvenus à creer le premier embryon viable pour l'objectif "Petit papa rencontre grande maman". Si tout se passe bien, un bel avenir nous attend..."
Ellie: "Et la suite?"
Ian: "Le papier est déchiré. Scrute le sol avec moi."
De leurs lampes, Ian et Ellie cherchent avec empressement un autre rapport pouvant les éclaircir...
Ellie: "J'en ai un, tiens!"
Sur le document, toujours la même photo de John Hammond, mais avec un texte différent.
" Dernier rapport. Le fruit de l'objectif "Petit papa rencontre grande maman" est en bonne santé. Il ne présente que peu de déficiences, et a hérité des plus grandes qualités de ses parents respectifs. Chers amis, j'ai l'extrème sensation que l'on ai trouvé deux spécimens pouvant être complémentaires sur bien des points..."
Ian: "Cherchons-en un autre..."
Après dix minutes de recherche, ils ne trouvent toujours rien.
Ian: "Alors?"
Ellie: " Ce que je trouve n'est que photocopies ou magazines..."
Quand Ian lève alors sa lampe pour la pointer sur un bureau, il découvre une feuille dessus. Il s'en approche et la saisie entre ses mains toujours aussi tremblantes. Ellie s'approche en vitesse pour écouter le mathématicien. Sur le document, John Hammond sourit toujours autant, mais le texte par contre change encore.
""Dernier rapport. Nous sommes prêts à transférer les animaux dans leur enclos. Malgré le succès de l'objectif "Petit papa rencontre grande maman", il y a quelque chose que nous n'avions pas prévu..." Oh c'est pas vrai..."
Ellie: "Quoi Ian? Qu'est-ce que ça dit?..."
Ian: ""... En effet, il semble que le croisement entre les deux espèces ai donné un animal dôté d'une intelligence de celle d'un primate. Je vous en prie, si nous exécutons notre travail avec d'extrèmes précautions, tout se passera bien, et nos chers visiteurs pourront alors admirer la plus grande attraction au monde..."
Un frisson parcourt alors le dos de Ian et d'Ellie. Ils se regardent, sans un mot.
Ellie: "C'est pas vrai..."
Ian: "Bon Dieu John, espèce de vieux fou..."
Alors que le mathématicien reste rivé sur le bout de papier, Ellie éclaire un coin de la salle du faisceau de sa lampe. Des cuves apparaissent alors. Ellie s'en approche, et commence par celle à droite. Dessus, il y a une inscription.
Ellie: ""Grande maman, Utahraptor.""
La cuve étant pleine de poussière, Ellie passe sa manche dessus afin de l'essuyer. Face à elle apparaît alors dans un liquide jaunâtre un dinosaure assez grand.
Ian la rejoint alors, se remettant peu à peu de la nouvelle.
Ian: "Donc ça, c'est la mère..."
Ian s'approche de la seconde cuve, elle aussi avec une inscription.
Ian: ""Petit papa, Vélociraptor Mongoliensis.""
De la manche de son veston, il enlève la pellicule de poussière de la cuve. Un dinosaure bien plus petit que l'Utahraptor se dévoile sous leurs yeux.
Ellie: "Ce sont donc les parents de..."
Ian: "Oui, ce sont eux."
Ellie: "Ian, comment se fait-il qu'ils y soient parvenus? Je veux dire, à creer une espèce à part entière?"
Ian: "Cela dépend des espèces que tu croises. Evidemment, tu ne peut pas croiser un lion avec un éléphant, mais regarde par exemple l'âne et le cheval..."
Ellie: "Oui, tout dépend de la famille en fait..."
Ian: "Exact, et vu que ces deux-là font parti de la même famille, ça ne pouvait que marcher..."
Ellie: "Il aurait donc hérité de la rapidité de son père, et de la taille de sa mère..."
Ian: "Tout à fait, le tueur parfait, celui que John voulait..."
Ellie: "Par contre, une intelligence à part entière..."
Ian: "Oui, le fruit du croisement..."
Ellie: "John n'avait sûrement pas le droit de réaliser une telle expérience..."
Ian: "Il aurait fait n'importe quoi pour avoir les meilleures attractions. C'est comme ça qu'on est lorsqu'on ne sait pas faire la différence entre êtres vivants et machines..."
Ellie: "Il y a quand même quelque chose que je trouve étrange..."
Ian: "Oui Ellie?"
Ellie: "Allan n'a jamais fait de remarques quand il a visité le Parc sur cette espèce. Il y a quelque chose qui ne colle pas, c'est un expert, il aurait compris si il y avait eu machination..."
Ian: "Il l'a sûrement compris, mais qui dit qu'il voulait nous en parler..."
Ellie: "Je ne peux pas y croire, ça irait à l'encontre de ses principes. Il a toujours détesté ces parcs et ces îles, pour lui John n'a fait que de l'artificiel..."
Ian: "Donc il te l'a dit, d'une certaine façon..."
Ellie: "Tu le connais mieux que moi..."
Ian: "Tu n'as pas idée. Allan est un homme secret, mais sache qu'il t'aime et qu'il tient à toi, plus que tout..."
Ellie: "Moi aussi..."
Tous les deux s'approchent de la dernière cuve, elle aussi pleine de poussière et ornée d'une inscription.
Ian: "Bon, tu penses qu'il est utile de dépoussiérer celle-ci?"
Ellie: "Oui, ça m'aidera à réaliser la folie de John..."
D'un geste direct, Ian essuie la surface de la vitre. Derrière, un dinosaure les regarde, l'oeil noir. Même mort, le "Vélociraptor Nublarensis" a l'air toujours aussi menaçant et intelligent...

Chapitre 11
Découverte au réveil

Le petit matin se montre au dessus d'Isla Nublar. Dans la forêt, l'humidité règne. Le soleil, qui vient juste de se lever, se fait timide sur le feuillage des fougères. Les cris de petits animaux viennent apporter un réveil tout en douceur pour les autres habitants de la jungle. Malgré tout, aucune trace visible de la faune locale. La végétation du coin est particulièrement abondante, et les arbres sont tellement gros que l'on pourrait y cacher une armée entière derrière. En bas de l'un d'eux, une feuille tombe, puis deux, et de plus en plus... Soudain, une grosse branche tombe à son tour. Une voix familière dit alors:
"Attention, sinon tu vas te faire mal. Vas-y doucement..."
PAF!
Un jeune homme apparaît alors. Il s'agit de Eric venant de sauter de l'arbre. Il est suivit par celui qui parlait, Allan Grant.
Debout au milieu des fougères, les deux hommes ont l'air de sortir du sommeil.
Eric: "J'ai connu des arbres bien plus confortables..."
Allan: "Là je partage ton avis." dit Allan, le sourire sur le visage.
De toute évidence, ils avaient du se réconcilier durant la nuit.
Allan: "Bon, attends que je réfléchisse, par où est-ce que nous sommes venus?"
Eric: "Par ici."
Allan: "Comment en es-tu sûr?"
Eric: "Facile, on suit le tronc d'arbre artificiel depuis un petit bout de temps, je me repère à ça."
A trois mètres du sol, le tronc longe toujours la jungle, avec en guise "poteaux" les arbres naturels.
Eric: "Nous approchons d'un nouvel enclos."
Allan: "Et pas n'importe lequel..."
En effet, arrivé au niveau de la clotûre, un panonceau indique qu'ils se trouvent face à l'enclos des Vélociraptors...
Eric: "Vous avez raison, c'est pas le genre de dinosaure qu'on oublie..."
Alors que le jeune homme parle, la paléontologue lui tourne le dos et a l'air perdu dans ses pensées.
Eric: "Allan? Qu'est-ce qu'il se passe?"
Allan: "Rien, il ne se passe rien justement... Eric, nous n'avons pas été traqués une seule fois, pas été pris en chasse... Aucune trace d'eux..."
Eric: "De qui?"
Allan: "Des Raptors... C'est comme si ils s'étaient volatilisés. Je n'arrive pas à comprendre comment..."
Mais alors que le Professeur Grant parle, son regard est attiré par quelque chose. Entre les branches d'un arbre, Allan a découvert quelque chose...
Allan: "Eric, tu vois ce que je vois?..."
Eric: "Oui, je vois très bien..."
Dans l'arbre leur faisant face, un nid plein d'oeufs non-éclos se montre, bien en sécurité entre les grosse branches.
Arrivé au pied de l'arbre, Allan se tourne vers Eric:
"Tu veux bien m'aider à grimper? C'est que je ne suis plus tout jeune..."
Eric: "Bien sûr Professeur..."
Après un bon effort pour aider le Paléontologue à arriver à destination sans mal, Eric souffle un bon coup et grimpe à son tour. Arrivé aux côtés d'Allan, il observe l'énorme nid.
Eric: "Quelle espèce de reptile volant a pondue ça?"
Allan: "Il ne s'agit pas d'une couvée de reptiles volants, mais d'oeufs de vélociraptors. Les vélociraptors pondent dans les arbres..."
Eric: "Comment se fait-il?..."
Allan: "Eh bien, les vélociraptors Nublarensis et Sornarensis ont la particularité d'avoir une intelligence pouvant atteindre celle d'un primate. Comme ce dernier, ils s'adaptent au milieu qu'on leur impose, et ça en seulement quelques jours."
Eric: "Vous voulez donc dire qu'après l'accident, ils ont déménagés en haut et vivent désormais sur ces troncs artificiels?"
Allan: "Oui, mais pas pour rien. C'est comme s'ils voulaient se mettre à l'abris de quelque chose..."
Eric: "Mais de quoi? Comment un tel prédateur peut-il avoir peur?"
Allan: "C'est un animal avant tout Eric, ne l'oublie pas. Le Raptor ferait tout pour protéger ses petits, ils sont très "famille" vois-tu. Ce qui me dérange, c'est pas leur soit disant "déménagement", mais à cause de quelle menace ils se sont mis à l'abris..."
Sur cette dernière phrase, le professeur Grant descend de l'arbre en compagnie de Eric, et reprend le chemin. Désormais il ne s'agit pas seulement de retrouver Lex, mais également de comprendre quelle menace plane sur l'île pour que le dinosaure le plus intelligent se cache. Cela faisait depuis longtemps que le Paléontologue n'avait jamais été autant inquièt...

Chapitre 12
La rencontre inévitable

Devant la bouche béante du tunnel, seul les tentes et les avions se montrent. Autour, aucune trace de vie humaine. Mais si on regarde à l'intérieur des toiles de tente, on peut se rendre compte que toute l'équipe de Biogen est là, encore plongée dans le sommeil. Néanmoins, les employés seront bien tirés de leurs doux rêves et devront quitter leurs oreillers. En effet, un homme assez imposant, vêtu d'une tenue de camouflage sort de sa tente privée, avant d'étirer ses bras et de bailler sans retenue. En deux trois mouvements, il brosse sa moustache, place sur son gros nez en patate une paire de lunettes de soleil et place sur sa tête une casquette avant de crier:
"Debout là-dedans! On quitte le padoc au plus vite, si vous ne voulez pas que je vous attrape par les baloches!"
En seulement deux minutes, la totalité de ses employés est en file devant lui.
Le président: "C'est l'heure pour vous de montrer si vous avez quelques chose de consistant dans le caleçon les gars! Je sais, vous avez tous l'habitude de voir les présidents derrière un bureau. Avec moi, vous allez apprendre que je proviens pas de la même souche que ces petits fils à papa qui ont la queue bien cachée entre les pattes. Je suis peut-être un vieux à vos yeux, mais si vous saviez combien de bonhommes j'ai buté dans ma vie, vous seriez là comme des niais avec les yeux vous sortant des orbites! Si ce que je viens de vous dire vous choque, vous pouvez rentrer chez vous! Car là sur cette île, on devra se coltiner les dinos pendant notre mission, et ils seront pas derrière des enclos. Et étant donné que l'un de vous dont je ne citerais pas le nom a oublié d'embarquer le matériel de détection, il sera impossible pour nous de savoir quel petit monde se promènera autour de nous. Autrement dit, n'importe qui pourra passer dans les mailles du filet. Et comme vous vous en doutez sûrement, il en sera hors de question avec moi. Nous raserons chaque coin de cette île, nous les traquerons jusqu'à l'aube s'il le faut! Si vous trouvez des cadavres, brûlez-les jusqu'à ce qu'ils ne soient plus identifiables! L'avenir de Biogen est en jeu, personne sur le continent ne doit avoir échos de l'accident qui s'est produit ici, aucun témoin ne doit sortir de cette île! Ne pensez surtout pas que vous serez considérés comme inhumains après vos actes, vous ne faites qu'obéir aux ordres, aux miens! Soyez fiers de servir cette compagnie pleine d'avenir! Nous vivons dans un monde qui ne répond à l'heure actuelle que par la violence, vous ne faites que vous adapter, vous ne faites que suivre le mouvement! Aujourd'hui, quelques visiteurs vont mourir, mais c'est une nécessité, afin que le Parc Jurassique puisse continuer à exister! Quand vous verrez les yeux émerveillés de ces futurs milliers de touristes devant ces attractions, vous pourrez vous dire avec fierté que c'est gràce à vous! Vous allez vous salir les mains, mais pour une noble cause! Alors, pliez toutes vos affaires, sortez les jeeps et en route!"
Telle une armée, les hommes exécutent le travail avec une énergie inédite, comme si ce discours les avait réveillés. De toute façon, la totalité de ces hommes a déjà tuée, et ce travail ne leur fait ni chaud ni froid. Ils sont comme des robots, ils obéissent à n'importe quoi, car ils savent qu'ils gagneront gros à la fin.
Après son discours, le Président se dirige vers l'entrée du tunnel et se tourne vers l'employé qui paniquait la veille à l'idée que des dinosaures en sortent.
Le Président: "Ben tu vois mon petit, il n'y avait pas besoin de mouiller, on s'est pas fait attaquer. Je me demande même si ça a servit à quelque chose de faire des tours de garde pendant la nuit..."
Alors qu'il tourne le dos au tunnel afin d'observer les jeeps sortant une à une de la soute d'un avion, deux phares allumés se montrent au loin dans l'obscurité. Ian et Ellie, après des heures à bord de leur jeep, arrivent enfin à destination.
Ian: "Ah, bientôt l'air libre! Je commençais à y voir noir..."
Ellie: "Oui, on y presque, on y est presque..."
Soudain, des formes sombre se postent entre l'entrée et la jeep. Etant en pleins phares, Ellie et Ian se rendent vite compte de quoi il s'agit, et Malcolm pile alors autant qu'il peut. Effrayés par le véhicule, le troupeau fonce en direction de la sortie du tunnel...
Dehors, le Président converse avec un homme au volant de la jepp de tête. En file indienne, les voitures sont postées devant l'entrée de la jungle, avec cinq hommes à bord de chacune. Le reste des employés partira à pied, afin de fouiller dans les moindres coins, les moindres cachettes...
Mais alors que l'équipe est prête à partir, le Président constate que les petits cailloux au sol sautent avec énergie. La terre tremble intensément, et cela a pour effet de faire tomber les lunettes du Président de Biogen de son nez. Se tournant vers l'entrée du tunnel, il ne peut louper le spectacle s'offrant à lui et son équipe. Face à leurs yeux pleins de stupeur, une vingtaine de tricératops pesant chacun cinq bonnes tonnes, sortent du tunnel paniqués. Prenant les avions pour une menace, ils foncent dessus, les cornes bien en avant. Des éclats de fer volent partout, et les dégâts sont considérables. La panique monte alors au sein de l'équipe de Biogen et quelque chose d'assez comique se produit alors. En effet, les conducteurs de chaque jeep étant tellement pressés de filer, finissent par tous s'encraster les uns dans les autres, comme des dominos. Seul le Président garde son sang froid, et d'une voix sûre il crie ses ordres:
"Sortez vos armes et abattez-moi ce tas de chair ambulant avant que les jeeps ne soient touchées!"
Dans le tunnel, Ian descend de la jeep.
Ellie: "Que fais-tu?"
Ian:" Suis-moi, il y a l'air d'avoir du monde dehors..."
Alors qu'ils approchent de la sortie du tunnel, Ellie dit à Ian:
"Tu entends? Des coups de feu!"
Ils pressent alors le pas, et stoppent une fois parvenus à la limite de l'obscurité règnant dans le tunnel. Ellie et Ian se placent de chaque côté de la sortie et laissent juste dépasser leur tête pour observer ce qui se passe sans se faire repérer. Parmi la vingtaine de tricératops, seul deux sont encore debout. Alors que les employés ont l'air d'avoir des difficultés à en finir avec eux, le Président s'approche d'eux et leur dit:
"Poussez-vous de là!"
Et alors que les herbivores sont parés à foncer sur lui, de quelques coups de balles furieux il les abat avec une assurance peu commune.
Ellie et Ian, choqués par cette vision, reprennent leur respiration. La Mathématicien observe sur l'un des flancs d'un avion le logo de Biogen. Il dit alors à Ellie:
"Tu as vu? C'est le groupe Bio..."
Ellie: "Oui j'ai vu. Mais je ne comprends pas, pourquoi est-ce qu'ils tuent les dinosaures?"
Ian: "J'avoue ne pas comprendre non plus. C'est comme si ce n'était plus une priorité pour eux, comme si ils avaient autre chose en tête pour le moment..."
Ellie: "Mais quoi donc?..."
Ian: "Malheureusement, c'est un mystère de plus. Et trop de mystère tue le mystère. Mais ce n'est pas notre priorité, n'oublie pas qu'on doit retrouver Allan..."
Ellie: "Oui, mais comment faire pour sortir d'ici sans se faire repérer?"
Ian: "Suis-moi..."
Silencieusement, Ian sort du tunnel avec Ellie sur les talons, et longe la petite falaise se trouvant à gauche de la sortie. Mais, par la plus grande des surprises, au moment où il est prêt à disparaître avec Ellie dans les profondeurs de la jungle, un fusil pointé sur son visage met fin à leur parcours...

Chapitre 13
Comme une erreur

Elle est toujours dans l'incompréhension la plus totale. Malgré tout, Karia continue d'avancer. Depuis peu de temps, la brûme est revenue et s'épaissie au fur et à mesure que le temps passe. Elle déteste ça, Karia. Quand il fait ce temps-là, elle se sent entourée de partout par d'éventuels prédateurs. Avançant assez rapidement, elle frôle soudain l'inévitable quand elle tente de s'arrêter au bord d'une falaise, dissimulée dans cette maudite brûme. Soulagée d'être toujours en vie, elle prend sur sa gauche et continue son bonhomme de chemin avec moins d'assurance dans sa façon de marcher, comme refroidie. Le silence est pesant pour elle, et d'une petite voix, elle se met à chantonner tout bas, pour se rassurer. Elle n'aurait jamais du faire ça, car sans prévenir, un homme vêtu de noir la repère et pointe son arme entre ses yeux. D'une voix grave, il lui dit:
"Suivez-moi sans geste brusque..."
Totalement prise au dépourvue, Karia écoute les ordres sans sortir un mot. L'homme l'a fait monter dans un avion bien mal en point. A l'intérieur, d'autres hommes vêtus aussi de noir entourent un autre homme robuste d'une cinquantaine d'années, habillé d'une tenue de camouflage. Le Président de Biogen, voyant Karia, s'exclame alors:
"Encore une? Décidément, ils viennent tous à nous, pas même besoin de sortir l'amorce. Comment s'appelle cette jolie femme?"
Un employé sort sa carte et dit alors:
"Elle s'appelle Lex Murphy Monsieur le Président."
Le Président: "Pardon? Pouvez-vous répêter? J'ai peut-être mal compris."
L'employé répête alors:
"Elle s'appelle Lex Murphy Monsieur, Lex Murphy."
Le Président: "Donnez, mais donnez-moi cette carte!"
D'un geste brusque, il arrache la carte des mains de l'homme vêtu de noir, afin d'observer attentivement le contenu de la carte d'indentité.
Le Président: "Lex Murphy... Si je m'attendais à vous voir si tôt.. C'est une surprise, une très bonne surprise..."
Karia: "Non, ce n'est pas moi, ce n'est pas m..."
Le Président: "Allons allons mon enfant, vous avez commis une erreur, ça arrive à beaucoup de personnes. L'erreur est humaine, dites-moi aujourd'hui qui n'en commet pas? Allez, dites-le moi..."
Karia: "Personne, mais j..."
Le Présdent: "Il n'y a pas de "mais", vous venez de le dire, personne, absolument personne. Voyez-vous, comme disait John Hammond, avec qui je n'étais pas souvent d'accord, "Ne pas blamer les gens pour les erreurs qu'ils commettent, mais qu'ils en assument les conséquences." Je trouve que cette phrase est une vraie merveille, car c'est la vérité absolue, mais une vérité qui, malheureusement, n'est pas toujours appliquée dans notre société en général. En effet, beaucoup de personnes qui ont commis des choses plus ou moins graves dorment tranquillement, et je ne trouve pas ça normal. Vous êtes d'accord n'est-ce pas? Elles doivent être un minimum "punies". Mais non, rien ne se passe. Alors que moi, moi je suis quelqu'un sur qui on peut compter voyez-vous. Si quelqu'un est en tort, je le correctionne, je suis très règlo sur ça, vous pouvez le demander à mes gars. Donc, vous pouvez vous rassurer, je vous punirait juste comme il le faut, ni plus ni moins..."
Karia: "Mais je n'ai rien fait, je n..."
Le Président: "Non, vous n'avez rien fait, vous avez juste fait pêter le bâtiment qui était indispensable pour alimenter le Parc en électricité. Et c'est donc à cause de vous si des personnes sont mortes et vont mourir aujourd'hui. Du coup, j'ai mis de côté pour vous une triple dose, là je pense que c'est ce que vous méritez, ouais c'est pas mal. Bon attachez-là sur un des sièges passager."
Alors que Karia se fait nouer les bras et les jambes par les hommes du Président, ce dernier sort d'une valise trois seringues et s'approche de la jeune femme.
Le Président: "Bon, comme à mon habitude, je vais être sympa, je vais commencer par le plus doux, le virus du rhume. Ah oui mais, je vous prévient, c'est celui prélevé sur un des nombreux dinosaures malades qu'on a pas pu présenter au public. Et vous savez c'est quoi le meilleur, c'est qu'on a aucun vaccin contre ces virus préhistoriques! Avec celui-ci dans l'organisme, vous mourez au bout d'une journée."
Le président plante avec délicatesse la seringue dans le bras de Karia, tellement horrifiée qu'elle ne sort par un mot.
Le président: "Ah, voici mon second, le virus de l'engine. Je l'aime beaucoup celui-là, car vous aurez l'impression que votre gorge et votre tête vont exploser d'un instant à l'autre. Un humain en meurt au bout de quelques heures."
Avec la même douceur, le Président diffuse le virus dans le sang de Karia.
Le Président: "Ah, et mon plus beau, le virus de la grippe, celle qui vous fait mourir au bout de quelques minutes. Mon chef d'oeuvre je dirais. Donc avant de vous le transmettre, sachez que si quelqu'un retrouve votre corps, un scientifique par exemple et l'étudie, il se dira que vous avez attrapée un virus pendant votre séjour sur l'île. Et vous savez quoi, c'est justement le scénario que nous allons proposer. Imaginez, alors que les visiteurs admirent les merveilleux dinosaures, ils sont soudain pris de fièvre et de nausées. Tardivement, la direction constate que les dinosaures sont pris de diverses maladies. Malheureusement, le personnel du Parc est aussi touché et donc les dinosaures s'enfuient de leurs enclos. Les visiteurs tombent malades et meurent sur l'île. L'équipe de Biogen, inquiète du contact radio coupé, part pour l'île, et décide de rammener les corps des pauvres victimes sur le continent. N'ayant pas trouvé de remèdes, Biogen débourse de l'argent pour consoler les familles des victimes et l'histoire se fait oublier. Biogen reconstruit un Parc, les vaccins ont été trouvés, la vie peut recommencer! Pas mal hein? C'est moi qui l'ai trouvé, je suis très bon conteur paraît-il..."
Karia: "Espèce de salaud! Espèce de s..."
Le Président: "Bon, puisque vous insistez, voici votre troisième ration, bonne nuit à vous, Lex Murphy..."
Après avoir injecté le troisième virus, Le Président observe avec patience Karia, jusqu'à ce que celle-ci meurt, terrassée par ces injections fatales...

Chapitre 14
Le départ de l'Ange

Parmi la brûme, seul la végétation parvient à se montrer sans trop de problème. Mais les bruits, eux, se font facilement entendre à travers la jungle d'Isla Nublar. Un bruit de pas, une branche qui craque et encore un bruit de pas. Un visage perce la brûme, celui d'Allan Grant jetant un coup d'oeil pour véréfier si lui et son compagnon Eric suivent toujours le tronc d'arbre artificiel qui servait au parcours des voitures à travers les enclos aujourd'hui réduits à l'état de vestiges. Il se rend compte que ses doutes n'étaient d'aucune utilité, car il se trouve toujours en dessous. Le Professeur, un peu fatigué par cette longue marche, se tourne vers Eric avant de lui dire:
"Si t'as soif, n'hésite pas à me demander hein, on a largement ce qu'il nous faut."
Eric: "Ne vous en faites pas, pour l'instant ça va très bien."
Allan: "Pour ma part, je me sentirais mieux sans ce brouillard, il me met mal à l'aise..."
Eric, n'y voyant pas très clair, se prend le pied dans une racine et trébuche, la tête heurtant avec violence le sol.
Allan se retourne alors aussitôt et relève le jeune homme.
Allan: "Eric ça va?"
Eric, le menton en sang, lui répond:
"Oui, j'ai rien. Avec cette maudite brûme, j'y vois rien."
Allan: "Allez, debout, passe ton bras au dessus de mon épaule..."
Pom! Pom Pom!
Eric: "C'était quoi ça?"
Allan: "Silence!"
Pom... Pom Pom!
Souhaitant rester discrèt pendant qu'il tente de comprendre d'où provient ce bruit, Allan invite Eric à s'accroupir, tandis qu'il lève le regard au dessus de lui. Caché dans la brûme, il espère qu'il ne se fera ainsi pas repérer.
Pom Pom Pom
Dans un murmure, Eric dit dans l'oreille du Professeur Grant:
"Mais qu'est-ce que c'est?"
Voyant le tronc d'arbre artificiel trembler à chaque fois que le bruit résonne, Grant lui répond alors:
"Ce sont des bruits de pas. Il y en a un qui n'est pas loin et qui nous a pris en chasse..."
En effet, Allan voit ses paroles se confirmer quand une silhouette se montre au dessus de sa tête. A cause de la brûme, il ne peut distinguer de quel dinosaure il s'agit, mais la silhouette lui confirme qu'il s'agit d'un carnivore bipède. Il serait même prêt à parier que c'est un raptor, mais il n'est n'est pas sûr...
Soudain, le carnivore, en équilibre sur le tronc gràce à sa queue, passe la tête au dessus de la structure en bois et s'abaisse comme si il voulait toucher le sol du bout de son museau. Mais même avec ses efforts déployés, la gueule du carnassier se trouve à un mètre soixante dix du sol. Quelque chose d'assez délicat se produit alors. Tandis que Allan et Eric se concentrent pour ne pas faire le moindre bruit et rester accroupis comme il faut, la tête du dinosaure se trouve juste au dessus d'eux et se met à scruter les environs, à la recherche de nourriture. Mais Allan comprend alors que gràce à la brûme, l'animal ne peut les voir, et la peur fait alors place à la patience. En effet pour Grant, ce n'est qu'une question de temps avant que le carnivore arrête ses recherches.
Soudain, comme par miracle, des voix retentissent. Deux voix, deux voix d'hommes se mettant à chanter au loin. Sans prévenir, le carnassier se redresse alors au dessus du tronc et fonce en direction du bruit qui lui annonce un festin de Roi. Allan Grant, surpris, se relève doucement dans la brûme. Eric lui, parvient à son niveau et lui dit:
"Vous comptez encore rester là, à attendre que ces pauvres gens se fassent dévorer. Du moment que ceux que vous aimez sont en vie, le reste n'a aucune importance à vos yeux. Vous voyez, c'est ça qui nous différencie Allan. Celle que j'aime est en danger, mais c'est pas pour autant que je vais penser qu'à ma gueule!"
Dans cette dernière phrase, le jeune homme s'éloigne du Professeur Grant en courant aussi vite qu'il peut, déterminé à éviter le carnage qui se prépare. Grant, immobilisé par les paroles pleines de vérité d'Eric, constate avec lenteur que ce n'est pas le moment de se remettre en question, et court sur les pas du jeune Kirby. A ses oreilles, les voix des deux inconnus se font de plus en plus claires, avant qu'un rugissement aïgu lui fasse comprendre que le prédateur les a repérés. Parmi la brûme, Allan reconnaît la silhouette d'Eric qu'il est parvenu à rattraper malgré son retard. Malgré tout, le jeune homme a une bonne avance sur lui, et même si Grant sait qu'il a peu de chances de l'arrêter, il crie:
"Eric!! C'est de la folie!! Tu peux pas l'arrêter!! Eric il va te tuer!!"
Allan a du mal à respirer, mais continue sa course. Il entend les voix des deux hommes se transformer en hurlements et presse alors le pas. Il a beau entendre des gémissements à proximité, la brûme lui cache la scène. Mais après quelques pas, Grant apperçoit enfin des formes. Face à lui, Eric est accroupi devant un homme d'une quarantaine d'années en train d'hurler à la mort. A côté de lui, une flaque de sang se montre au sol. Robert, vétérinaire de l'ancien Parc, la blouse déchirée, crie de toutes ses forces:
"Et moooooooiiiiiiiiiiiii?!? Et moooooooiiiiiiiiiiii?!? T'as pas le droit de me laisser en viiiiiiiieeeeee!!! Viens me cherche, viens!!!!"
Alors qu'Allan reste derrière Eric, le regard méfiant se posant autour d'eux, le jeune Kirby répond à Robert:
"C'est une très mauvaise idée de rester là! Venez avec nous, vous serez en sécurité!"
Robert: "Non, je veux mourir, je veux rejoindre mon petit Stan... Allez-y, moi j'attends mon tour..."
Pom Pom Pom
Le bruit de pas recommence. Alerté, Allan s'approche d'Eric et de Robert avant de dire:
"Il faut y aller, tout de suite, le voilà qui revient."
Robert: "Non, je reste ici, je veux mourir ici."
Allan: "Que vous restez ici ou pas, je pars. Néanmoins je ne souhaiterais pas connaître la mort qui ne va pas tarder à vous frapper si vous restez au pied de cet arbre, alors vous venez ou pas?"
Le visage de Robert change alors radicalement de couleur et d'expression. C'est comme si il avait vu dans les yeux de Grant la scène de sa mort prochaine. De toute évidence, il avait compris que Grant ne plaisantait pas. Alors quand le Paléontologue lui tend le bras, Robert l'accepte comme si c'était sa dernière chance de vivre. Eric jette alors un regard bienveillant sur Allan et aide aussi Robert à se relever.
Pom Po... P...
Allan: "Maintenant baissez-vous et silence..."
De son regard, Allan voit de nouveau la silhouette du Prédateur postée sur le tronc. Soudain, à la plus grande surprise d'Allan, le dinosaure saute de la structure et attérit avec panache sur le sol derrière eux. De son regard, le carnivore les observe de haut en bas, tandis qu'ils se relèvent et reculent doucement vers l'arbre. Eric demande alors d'une voix:
"Allan qu'est-ce que c'est?..."
Allan: "C'est un Utahraptor..."
Eric: "Il est énorme..."
En effet, face à eux, un carnivore de quatre mètres de haut, les griffes ascérées, la gueule garnie de dents, est en demande de chair fraîche. Avec sa peau couleur fauve, il doit avoir l'avantage de se camoufler aisément dans la nature. Dos à l'arbre, nos trois compères se retrouvent coincés. Placé à gauche du tronc, Eric regarde le dinosaure droit dans les yeux, tandis qu'Allan comprend que l'Utahraptor est en train de choisir sa proie dans le lot. Soudainement, les yeux d'Eric commencent à se remplir de larmes, et avec ces derniers, il regarde Allan avant de dire d'une petite voix:
"Je l'aimais... Dites-lui que je l'aimais..."
Sur ces mots, Eric quitte le tronc de l'arbre sur lequel il s'était adossé, et pas après pas, court entre les arbres. Alors le temps semble s'écouler plus lentement. L'animal ouvre sa gueule pour pousser un cri, et prend de l'élan. Allan passe devant Robert et hurle le nom de Eric aussi fort qu'il le peut. Dans une tentative désespérée, il tente de rattraper le carnivore galopant à la poursuite du jeune homme qu'il affectionne tant. Il tombe au sol, ses narines s'emplissant de poussière, tandis que de ses yeux coulent de chaudes larmes. Eric lui, court toujours, tel un enfant dans la cours de récréation. Il est jeune, beau, malgré son visage parsemé de saleté. Il sait ce qui l'attend, et il savoure alors ses dernières secondes de vie comme rarement il l'a fait jusqu'à présent. Ne pouvant arrêter l'inévitable, le garçon cesse de courir, se retourne tout doucement, et dans un sourire, regarde dans les yeux son ennemi. Partir, mais partir en beauté, tel est le souhait d'Eric. Le temps s'écoule alors de nouveau normalement, et tout se passe alors rapidement... Témoin de l'horrible vérité, Allan ferme bien fort ses yeux et se bouche les oreilles autant qu'il le peut. Il aurait aimé qu'un rideau se baisse sur cette dernière scène...

Chapitre 15
Explication essentielle

La peur tourne dans leur ventre. Ils se demandent où ils sont entraïnés et pourquoi. Le temps passe, et ils s'éloignent de leur mission, celle de retrouver un certain paléontologue, quelque part sur cette île. Ellie et Ian, côté à côte, avancent assez rapidement, un fusil sur leur nuque. L'homme poitant son arme sur eux est vêtu de noir et porte le logo de biogen sur la manche droite de sa veste. Assez nerveux à première vue, il leur ordonne de s'arrêter une fois arrivés au pied d'un enclos. Au dessus de leur tête, un tronc d'arbre artificiel se montre, traversant la cloture où étaient enfermés une des nombreuses espèces de dinosaures de l'île. L'homme en noir ordonne d'un simple geste à Ellie et Ian de grimper le grillage. En un seul regard, la paléobotaniste et le mathématicien se disent qu'il vaut mieux exécuter son ordre plutôt que de s'attirer de sacrés ennuis. Après quelques hésitations, le duo parvient au sommet, rejoint très vite par l'homme en noir. D'un autre signe, il leur ordonne de s'asseoir sur le tronc artificiel, plus précisément au niveau d'un trou dans le grillage où il y avait avant une porte. Quand le Parc fonctionnait, des petites portes avec les logos des dinosaures enfermés dans les enclos coulissaient afin de laisser passer les jeeps des visiteurs. Désormais, ces petites portes ne fonctionnant plus, n'importe qui ou n'importe quoi peut passer d'un enclos à un autre en se balladant sur les troncs d'arbres artificiels. Une fois assis, Ian et Ellie regardent avec méfiance l'homme se postant debout devant eux. Alors qu'ils se sentent menacés, l'inconnu leur dit:
"Bon, je vous ai fait une petite frayeur on dirait. Vous n'avez pas à vous inquiéter, je ne veux pas vous faire de mal, sinon ce serait déjà fait depuis longtemps..."
Surpris de la réaction de l'homme, Ellie et Ian sont néanmoins bien rassurés et soufflent un peu.
"Je m'appelle Yvan."
Ian: "Enchanté, moi c'est Ian, Ian Malcolm."
Yvan: "Et vous?"
Ellie: "Satler, Ellie Satler..."
Yvan: "Qu'est-ce que vous faites sur cette île?"
Ian: "C'est la question que je me pose à chaque fois que j'y suis..."
Ellie: "Rooh voyons Ian, sois un peu sérieux desfois. Nous sommes à la recherche d'un proche vous voyez, mais nous ne voulons pas être mêlés à ce qui se passe, à votre mission. Même si je dois vous avouer que, je trouve ça surprenant de voir Biogen tuer ses dinosaures, après tout ils leurs appartiennent..."
Yavan: "Attendez. Tout d'abord vous dites rechercher un proche sur cette île, c'est bien ça?"
Ellie: "Oui, quelqu'un de très proche..."
Ian: "De trop proche..."
Ellie: "Ian!"
Ignorant Malcolm, Yan continue:
"Vous recherchez un proche sur cette île, mais vous dites ne pas vouloir vous mêler à notre mission... Je suis désolé de vous le dire, mais vous n'avez pas d'autre choix que de vous y mêler, ou du moins savoir ce qui se produit ici, car il en va de la vie de la personne que vous recherchez..."
Ellie: "Alors je veux tout savoir..."
Yvan: "Bon, je vais tenter de faire simple. Depuis l'ouverture du premier Parc en 1993, Ingen n'avait connu que des problèmes, que des accidents. L'idée d'un Parc était donc tombée à l'eau. A la mort de Hammond, les frères Dogson ont regroupés Ingen et le groupe adverse Biosyn pour ne former plus qu'une seule et unique entreprise, celle de Biogen. Malgré que ce groupe était assez récent, le gouvernement ne voulait pas leur donner autant de chances qu'à Ingen, car le nombre de morts et d'accident coutaient plus chers que les budgets pour les divers Parcs. Il y a quelques temps, le Parc conçu sur le continent eu un problème, et le Président de Biogen versa alors une somme importante pour les dégâts causés. Néanmoins, sachant qu'il avait en projet de refaire le Parc sur Isla Nublar, le gouvernement avait prévenu le président de Biogen que, si cela donnait lieu à un nouvel accident, Biogen mourrait et les dinosaures avec. L'accident s'étant produit, le président eu alors une idée assez innatendue et qu'il garda pour lui: Tuer les visiteurs survivants, témoins de l'accident, en leur injectant un des quelques virus récoltés sur des dinosaures malades et rapporter les corps sur le continent, histoire de faire croire qu'ils ont succombés de maladies une fois en contacts avec les reptiles. La science n'ayant pas encore trouvée de vaccins pour ces créatures préhistoriques, le Président de Biogen serait innocenté et aurait une chance de plus de pouvoir construire un Parc une fois les vaccins développés..."
Ellie prend alors conscience de la gravité de la situation et dit:
"Mais, comment un tel homme peut être Président?..."
Yvan: "Je ne sais pas, nous ne le connaissons pas. Tout ce que nous savons de lui, c'est qu'il est le Président. Mais sinon nous ne savons rien de son prénom, rien de son âge, rien de ses origines..."
Ellie: "Mais il faut sauver ces gens!"
Yvan: "Tout d'abord, tentez de sauver votre propre peau."
Ellie: "Mais qui êtes-vous?"
Yvan: "Je viens de Californie où je suis passé derrière les barreaux pour un vol à main armée. Ils n'ont recrutés que ça, des assassins, des meurtriers, des violeurs, à peine sortis de prison."
Ellie: "Il faut les raisonner!"
Yavan: "Mais comment voulez-vous? Le Président leur a mis dans le crâne l'idée que c'était comme une seconde chance pour eux. Et avec les temps qui courent, je peux vous dire qu'ils sont bien contents d'avoir un travail, même aussi dégueulasse. Pour ma part je suis pas comme ça, j'ai accepté ce taff dans le but de sauver justement mes "victimes". Je ne peux bien sûr pas sauver tout le monde, mais je ferais le maximum..."
Ian: "Ah, si tout le monde était comme vous..."
Yvan: "Malheureusement ce n'est pas le cas. Vous êtes tombés au plus mauvais moment. Allez en direction de la nature du Parc Jurassique et cachez-vous jusqu'à ce que nous soyons partis. Car ce ne sont pas les dinosaures qui interessent Biogen, mais les êtres humains..."
Ian: "Si franchement ils parviennent à éviter tous les reptiles de cette île, je les félicite..."
Yvan: "Bien sûr que non, mais ils les élimineront si danger il y a, comme tout à l'heure devant le tunnel... Car malheureusement, les dinosaures aux yeux de Biogen sont plus des objets que des animaux, qu'ils peuvent s'offrir à volonté..."
Ian: "L'homme est trop gâté par la technologie, il vient au monde avec un ordinateur dans les mains désormais..."
Yvan: "Tenez, prenez ça..."
Ellie reçoit entre les mains le fusil de l'homme.
Yvan: "Si jamais vous rencontrez un homme vêtu pareil que moi, il vous servira. Attention, il contient des flêches remplies de virus mortels pour l'homme..."
Ellie: "Merci, mais vous? Comment vous ferez pour vous défendre?"
Yvan: "Ne vous inquiétez pas, je trouverais bien quelque chose sur mon chemin, et puis il vous sera bien plus utile qu'à moi."
RrrrrrrriGGGggggGrrrrrr...
Pris d'une peur soudaine, tous les trois se retournent. Derrière eux, posté à plusieurs mètres, les deux pattes sur le tronc artificiel, un Vélociraptor affamé les fixe dans les yeux.
Ellie: "Oh non..."
Ian: "Ellie, passe moi ce fusil..."
Yvan: "Cela servira à rien, il vous aura mangé bien avant que le virus l'atteigne..."
Ian: "Alors comment fait-on?..."
Yvan: "Pendant que je le retiens vous fuyez, compris?"
Ellie: "Non Yvan c'..."
Yvan: "Compris? Votre mission est plus importante que la mienne et c'est moi qui vous ai fait monter sur ce tronc. J'espère que votre proche est toujours en vie. Si il a l'intinct de survie, il doit être à cette heure-ci dans la nature du Parc Jurassique. Maintenant fuyez, et bonne continuation..."
Tandis qu'il parle, le Vélociraptor se rapproche doucement, sûr de lui.
Ian: "Bien..."
Yvan: "Allez-y!"
Alors qu'Ellie et Ian descendent le grillage en vitesse, le Vélociraptor se met à foncer, déterminé à les avoir tous les deux dans son ventre. Mais Yvan se poste alors sur le tronc, barrant le passage vers le rez de chaussée au carnivore qui se jette sur lui, la faim ne pouvant plus attendre...
Tandis que les gémisements de Yvan commencent à se faire entendre, Ian et Ellie courent vers la sortie de la jungle, afin de se mettre en sécurité, mais surtout, afin de retrouver Allan qu'ils espèrent toujours en vie...

Chapitre 16
Monde cruel

Tout est calme, bien calme dans la jungle du Parc Jurassique. La brûme, toujours aussi envahissante, cache en grande partie une végétation qui ne sait que montrer sa couleur verdâtre. Soudain un cri, celui d'un oiseau sûrement. Puis deux, dix et enfin une trentaine qui s'envole avec panache d'un buisson en mouvement. Une forme de vie humaine sort à son tour des feuillages. Il s'agit d'une survivante, Lex Murphy. Le visage souillé de boue, les mains bourrées d'écorchures, les jambes tenant à peine debout, la jeune femme est épuisée. Epuisée car, elle marche beaucoup, mais elle ne sait où aller. Son seul but, c'est d'échapper à toute menace, qu'elle soit d'origine humaine ou animale. Alors qu'elle s'apprête à continuer son périple, elle apperçoit entre deux arbres face à elle un homme armé, vêtu de noir, qui avance dans sa direction. Quand ce dernier arrive sur les lieux, plus une seule trace de Lex. Se jurant avoir vu quelque chose, l'homme scrute les alentours, l'oeil aux aguets. Il a beau observer attentivement le décor autour de lui, aucune forme de vie se montre. L'homme tente alors de se rassurer en se disant que la brûme lui a joué un tour. Alors qu'il s'essuie le front du plat de sa main gauche et boit une gorgée d'eau dans sa gourde, un autre homme se montre sur sa gauche à deux cent mètres. Vêtu exactement pareil et tenant également une arme à la main, il se différencie de son collègue par sa barbe. Il s'arrête et lance alors à son coéquipier:
"Hey! Pas le moment de s'arrêter vieux frère, le temps est compté! Qui dit survivant dit sale témoin, et donc pas de fric au bout. Tu connaîs la règle, alors si tu veux avoir du pognon sur lequel t'asseoir, en avant!"
L'homme assoiffé lui répond:
"Ouais deux secondes, pas interdit de boire à ce que je sache! On est je sais pas combien à ratisser cette île, alors on se calme!"
Après avoir revissé sa gourde, l'homme portant le logo de biogen sur sa veste continue l'innommable mission imposée par le Président de la compagnie. Alors qu'il disparaît entre deux bosquets, un bruit de craquement se fait entendre en haut d'un arbre. Cachée parmi les branches touffues, Lex respire enfin un bon coup après avoir retenue sa respiration pendant que l'homme était posté au pied de son repère. Alors qu'elle s'apprête à descendre, des voix attirent son attention. Du haut de l'arbre, elle tente de percer la brûme envahissant le sol de la jungle, jusqu'à ce que sa patience soit récompensée. Sous ses yeux se dévoilent des dizaines d'hommes vêtus de façon identique. Séparés chacun par deux cent mètres à peu près, ils ratissent la jungle à la recherche des survivants "humains". L'un des employés de Biogen dit alors soudain de vive voix:
"Toi tu vas où?!? Hein tu vas où comme ça?!?"
Face à l'homme, Lex apperçoit un inconnu habillé d'un tee shirt et d'un jean déchiré. D'une voix faible, il lui répond:
"Je, je veux partir de là, aidez-moi, je vous en supplie, je suis un survivant..."
D'une voix froide, l'employé lui réplique:
"Il n'y a qu'un seul endroit où je peux t'aider à aller, en enfer!!!"
Pointant son arme sur le pauvre homme, ce dernier crie:
"Non, non non!!!"
L'homme tire une flêche empoisonnée sur le malheureux et s'approche de lui:
"Dans quelques minutes, tu auras succombé à ce virus. En attendant, je te surveille. Tu veux une cigarette?"
"Allez au diable!!"
Quelques minutes plus tard, l'homme s'effondre, atteint par la forte dose de virus. Lex observe alors l'employé sortir de son sac à dos un autre sac, mais noir cette fois-ci. En seulement quelques secondes, le cadavre du pauvre homme disparaît dedans. L'homme vêtu de noir soulève le sac lourd et fait alors demi-tour, laissant ses collègues à leur mission. Mais avant de partir, il leur dit:
"Et un poulet de plus à rammener au bercail! C'est quand même con que les jeeps ne fonctionnnent plus, c'est une vraie perte de temps tous ces allers-retours!"
Témoin de la scène, Lex comprend alors très vite ce qui se passe. Mais le pire, c'est qu'elle réalise que tout cela ne serait pas en train de se produire si elle n'avait pas fait exploser le bâtiment dans lequel on pouvait contrôler l'électricité du Parc. Elle comprend qu'à cause d'elle, d'autres innocents meurent et vont mourir. Elle saute des branches parmi lesquelles elle s'était cachée, prend la direction opposée des hommes vêtus de noir, et coure avec les larmes lui coulant des yeux parmi la brûme. Jamais elle ne s'est sentie aussi seule et aussi ignoble à travers ses actes. Elle se sent à part de tout, comme délaissée, par sa propre faute. Elle pense désormais qu'elle n'aura plus sa place nul part, que ce soit parmi les hommes ou la nature. Elle court toujours entre les arbres, tel un enfant perdu dans un monde qui ne peut plus l'accepter. Elle court, elle galope, mais pour aller où? Elle court dans le seul but de ne plus penser à rien, de se sentir libérée de toute cette pression qui habite ses poumons. Mais la réalité la rattrape au moment où deux dinosaures lui font face après avoir traversé de hautes herbes. En effet, deux procompsognathus se disputant un rongeur lâchent l'éventuel repas pour la regarder de leurs grands yeux affamés. Elle s'enfuie alors, la mort lui faisant peur malgré sa dépression. Malheureusement, après deux trois arbres de passés, elle évite de peu de se prendre un coup de boule par un pachycéphalosaurus, en plein combat avec un autre mâle, tandis que la femelle attend le vainqueur. Se sentant une nouvelle fois menacée, mais surtout seule, elle presse le pas avec l'envie de se terrer dans un coin où l'on ne pourra pas la trouver. Mais une fois de plus, comme si Dieu était contre elle, un Allosaurus sort sa tête d'entre deux arbres, à l'affût d'une proie, au moment où elle sort d'un buisson. Alertée, elle avance dans la brûme les jambes pliées à la recherche d'une cachette. Face à elle, un dinosaure herbivore se tient debout. Il s'agit d'un iguanodon. Sans plus attendre, Lex se réfugie derrière, comme si elle avait enfin trouvée une présence rassurante. Mais quand le carnivore se montre toutes dents sorties face à l'herbivore, ce dernier pousse un cri assourdissant. Cela n'a pas l'air d'effrayer le prédateur qui, sûr de lui, fait trembler le sol sous ses pas. L'affrontement ne peut plus être évité, Lex le sait. Alors qu'elle se fait bousculer par l'iguanodon reculant sur elle, il suffit qu'elle tourne son regard pour appercevoir derrière elle une sorte de terrier qui ferait une bonne cachette. Elle se jette alors dedans et commence à observer la scène depuis son abris. Mais son regard est alors attiré par ce qu'il y a dans ce qu'elle a pris pour un terrier. Des oeufs, de gros oeufs l'entourent. Lex comprend qu'elle se trouve dans le nid contenant la ponte de la mère iguanodon. Pendant ce temps au dehors, le combat pour la survie a commencé. L'allosaure inflige une morsure dans le cou de l'iguanodonn tandis que ce dernier le blesse au niveau du ventre d'un coup de son pouce tranchant. Après ceci, Lex ne peut plus voir ce qui se passe, les deux dinosaures étant trop près du nid. Par contre, les tremblements se font ressentir, et Lex se demande si le plafond de terre ne va pas s'effondrer sur elle et la progéniture. Soudain, tout se calme. Lex jette un oeil à l'extérieur, mais ne voit rien...
PAF!
Lex est au bord de l'infarctus. La tête de l'iguanodon est tombée à dix centimètres de son nez avec le reste du corps. Malgré qu'il soit mort, Lex a l'impression que l'herbivore le fixe de ses yeux vides de vie. La jeune femme regarde les oeufs, puis la mère, et encore les oeufs. Alors que le carnassier se régale de la dépouille de sa victime, Lex se terre au fond du nid et cache sa tête entre ses bras avant de fondre de nouveau en larmes. Elle n'en peut plus de toute cette horreur, de tous ces morts, de toute cette violence. Elle aimerait juste avoir cinq minutes de paix, de calme... Epuisée par tous ces évènements, la jeune femme s'endort tout doucement parmi les oeufs...

Chapitre 17
Malentendu passager

Jamais la jungle ne paraissait aussi mystérieuse et inquiètante qu'en cet instant. La brûme doit y être pour quelque chose, mais surtout à cause des rugissements de dinosaures au loin, et qui résonnent en échos autant qu'il est possible aux oreilles d'Allan Grant et de son tout récent compagnon de route, Robert. Depuis la mort d'Eric, le paléontologue affiche une mine sombre et une marche lente et maunotone. Robert, comprenant ce que peut ressentir Grant, tente quand même de lancer une conversation, car le silence devient trop pesant pour lui, et si il ne parle pas, il a l'impression qu'il va pêter de nouveau un plomb. La disparition de Stan l'a rendu fragile et il a alors besoin de sentir qu'il existe aux yeux de quelqu'un. L'indifférence d'Allan ne l'encourage pas, mais il décide de quand même se jeter à l'eau, alors qu'il se trouve à ses côtés:
"Je m'appelle Robert Galmont, j'ai quarante trois ans, divorcé et trois gosses qui venaient me voir un week end par mois. Depuis tout jeune, je rêvais de faire vétérinaire. Quand j'étais môme, je passais mon temps à m'occuper de mon chien. Rex il s'appelait. Pas très original c'est sûr, mais je l'aimais, c'était mon compagnon de jeu. Il avait dans le regard une sincérité que j'arrivais pas à trouver avec les autres petits garçons de mon âge. A l'école j'étais seul dans mon coin pendant les récréations et j'avais qu'une seule envie, celle de retrouver mon Rex à la fin de journée. Je le vois encore m'attendre à la porte d'entrée. Comme un con il reculait pas quand j'ouvrais la porte, si bien qu'il se la prenait souvent en plein museau. C'était pas bien grave, il était étourdit cinq secondes et me rejoignais ensuite pour regarder "Capitaine Flam". Vous me direz, un chien ça peut pas comprendre ce genre de choses. Mais ce qui comptait pour Rex, c'était de tout partager ce que je faisais, ce que j'aimais. J'avais la manie de l'examiner comme si c'était un patient. Bien sûr il était en pleine santé, mais il restait là, il me laissais faire. Du moment que j'étais heureux, rien d'autre le comblait, ça se voyait dans ses yeux. Un jour, je suis rentré de l'école, mais derrière la porte c'était pas mon Rex qui m'attendais, c'était ma mère... Elle me dit que Rex, Rex mon petit chien est mort. Il s'était fait écraser par une voiture dans la journée, alors qu'il voulait récupérer son jouet... Depuis, je m'étais juré qu'aucun autre animal ne mourra, j'étais petit et naïf. Après mes études, j'avais ouvert ma propre clinique. Sous mes yeux passait de tout, chats, tortues, rongeurs, et d'autres petits chiens comme mon Rex. Quand l'un d'eux décédait, j'étais bien plus malheureux souvent que le propriétaire. Mais avec ce Parc, j'ai découvert d'autres animaux dont je devais m'occuper. Ce n'était plus des animaux domestiques, mais bel et bien sauvages... Bien sûr j'en avais vu dans des films, des livres, sur des images... Mais quand vous les avez en face de vous, ces créatures du passé vous charment et vous effraye en même temps. Elles sont belles, mais vous savez aussi qu'elles sont dangereuses... Du coup, quand l'une d'elles a besoin de vos soins, vous vous demandez alors si pendant l'opération, vous n'allez pas y passer, si l'animal ne va pas soudain se réveiller... Sur ces îles, j'ai rencontré en même temps mes plus grand rêves d'enfance, mais également mes pires cauchemars... Ces îles, c'est comme si c'était l'ultime endroit sur terre où le paradis et l'enfer ne faisaient qu'un..."
Secoué par ses mots, le Paléontologue a l'air alors de se réveiller d'une longue hibernation, avant de lui répondre:
"Vous savez Robert, j'ai mis les pieds sur ces îles plus d'une fois en vingt ans. Dans mes voyages passés, j'ai souvent été confronté à ces créatures qui ont disparues par la volonté du tout puissant, et sont revenues sur terre par la volonté d'un autre tout puissant qui aujourd'hui ne fait plus parti de ce monde... Votre vision de ces îles, je la partage également, car c'est ce que je ressens à chaque fois que je m'y trouve. Mais à chaque fois, j'avais un soutien, celle que j'aime était à mes côtés... Vous voyez Robert, c'est la première fois que je me sent aussi seul sur une de ces îles. Aujourd'hui j'ai perdu un ami, et j'aurais aimé qu'elle soit là, pour pouvoir me plonger entre ses bras, sentir que je ne suis pas seul, qu'elle est toujours là pour m'aimer..."
Robert: "Elle se trouve où ce moment?"
Allan: "Elle doit être dans la maison de l'autre là..."
Robert: "L'autre?..."
Allan: "Mon soit-disant meilleur ami. Ils doivent passer des moments joyeux ensemble. Ian, espèce d'ordure, tu me l'as arraché... Tu m'as pris ma raison de vivre!!"
Le paléontologue fond en larmes et s'écroule sur le sol. Robert s'approche de lui et tente de le relever en disant:
"Hey, il ne faut pas se mettre dans des états pareils. Vous vous faites peut-être des films, ça arrive à tout le monde de mal interprêter les choses par moment..."
Allan: "Non Robert, j'en suis sûr..."
Robert: "Bon au lieu de dire des bêtises, on se relève. C'est vous qui m'avez réveillé au moment où j'en avais besoin, alors je compte pas vous lâcher..."
Le Professeur Grant se relève alors, se tourne vers Robert et lui répond:
"Merci... Merci d'être là, vous ne me connaissez même pas..."
Robert: "On apprendra à se connaître, ne vous en faites pas. Maintenant en avant..."
Allan: "Vous connaissez bien cette île?"
Robert: "Pas tout à fait, mais j'ai à peu près le plan en tête, étant donné que je travaillais ici, pourquoi?"
Allan: "Je dois retrouver les troncs d'arbres là, vous savez, ceux sur lequels roulaient les jeeps..."
Robert: "Mais dans quel but?"
Allan: "C'était l'itinéraire que j'avais emprunté afin de retrouver avec Eric une personne qui compte beaucoup pour moi..."
Robert: "De qui il s'agit?"
Allan: "Elle s'appelle Lex Murphy, pourquoi?"
Le vétérinaire tire alors une grimace qui ne rassure en rien Grant.
Robert: "Vous recherchez la personne qui a provoquée cet accident sur l'île? Vous voulez sauver la responsable de tout ce qui nous arrive?!? Je ne peux pas vous aider pour ça désolé, je préfère encore que nos chemins se séparent ici..."
Alors que le vétérinaire tourne le dos à Allan pour prendre un chemin parmi la végétation, le paléontologue se jette sur lui, l'attrape par le col de sa veste et lui dit:
"Oui je veux la retrouver, car avant tout elle compte beaucoup à mes yeux, mais aussi parce qu'elle est fragile mentalement. Quans vous avez perdu votre petit chien Robert, ça vous a fait beaucoup de mal je présume, alors mettez-vous à sa place, elle a perdu son petit frère sur cette île!"
Robert: "Et pourquoi je devrais vous aider à la retrouver?"
Allan: "Car je pense que vous êtes l'un des seuls sur cette île à être resté vous-même. Ces îles en changent plus d'un Robert, estimez-vous heureux que je vous ai remis les pieds sur terre. En guise de remerciement, je vous demande juste de rester à mes côtés, non seulement car j'ai besoin de vous, mais aussi parce-que je suis un expert en dinosaures, et que si nous nous complètons, nous pourrons peut-être avoir une chance de quitter cette île vivants... Désirez-vous revoir un jour vos enfants Robert?"
Le vétérinaire baisse la tête, et en guise de oui, il la secoue de bas en haut furtivement.
Allan: "Alors, en avant!"
Le professeur aide Robert à se relever, et alors qu'ils prennent tous les deux un sentier entre deux arbres, Robert dit sur le ton de l'humour:
"Vous savez que vous êtes chiant? Je vous aime bien, mais vous êtes chiant..."
Avec son humour noir, Grant lui répond:
"Ne vous inquiètez pas, j'en pense pas moins de vous..."
Et avec un sourire sincère sur leur visage, les deux hommes continuent leur périple dans la jungle sauvage du Parc Jurassique...

Chapitre 18
Confrontation tendue

Son souffle se fait de plus en plus court. Galopant comme il peut à travers la brûme épaisse, Vincent comprend quelque chose qu'il redoutait depuis peu de temps, il a perdu la trace de celle se faisant passer pour Karia. Pas une seule trace de pas au sol depuis des heures, pas un seul bruit parvenant à ses oreilles. Il se rend alors à l'évidence, il tourne en rond dans la jungle, et les arbres restant neutres, ne lui apportent aucun réconfort. De vive voix, il crie alors, la tête en l'air:
"Hey! Qu'est-ce que t'as fait de Karia sale pute?!? Sors de ta cachette, montre-toi!!"
En guise de réponse, une nuée d'oiseaux s'envole d'un immense conifère se trouvant au loin. Malgré tout, Vincent comprend très vite que les volatiles n'ont pas quitté leur refuge à cause de son organe quand il apperçoit d'autre oiseaux s'envoler à leur tour de d'autres grands arbres. Sans perdre de temps, un petit tremblement de terre qui fait comprendre à Vincent qu'il va vite se transformer en concert naturel se fait entendre. Le jeune homme, tenant beaucoup trop à sa vie, fait demi-tour, direction les buissons. Mais alors qu'il est prêt à disparaître dans l'un d'eux, un homme vêtu de noir en sort, l'arme visant la tête de Vincent. Par réflexe défensif, ce dernier sort son revolver de sa ceinture et vise à son tour la tête de l'homme lui faisant face. Malgré que les tremblements se font de plus en plus intenses, l'employé de Biogen continue de s'avancer sur Vincent qui, du coup, revient vers le point à partir duquel il avait fuit les secousses inquiètantes. L'homme en noir, toujours en train de pointer l'arme sur lui malgré qu'il soit lui aussi menacé par Vincent, lui dit:
"Tu comptes aller où comme ça? T'es fini bonhomme, si c'est pas moi qui te bute, ce sera un de mes potes. On ratisse l'île pour exterminer tous les putains de potentiels témoins que vous êtes, vous, les rescapés de l'accident!"
Vincent, reconnaissant alors le logo sur la veste de l'homme en noir, répond:
"Biogen... Quelle honorable compagnie... Alors on en est rendu à ça. Quel est ce monde de merde dans lequel Dieu nous a mis..."
Dans un rire, l'homme réplique assez rapidement:
"Si t'en as marre de ce monde, justement ça tombe très bien, ma mission c'est de te buter. Alors sois gentil, lâche ce flingue et je te promet que je pourrais alors t'aider à mettre un terme à tes problèmes..."
Les paroles de l'employé sont alors écrasées par le bruit assourdissant de la terre tremblant en toute beauté. Les deux hommes peuvent à peine tenir debout, et soudain, s'écroulent alors sur le sol et tournent leur tête vers les immenses conifères, oubliant leur confrontation pour un temps.
Alors, comme si un rideau se levait sur une scène de théâtre, les deux arbres s'écroulent dans un bruit fracassant, pour laisser apparaître deux énormes mastodontes... Vingt mètres de long, une quinzaine de tonnes si ce n'est pas plus et une hauteur de cinq mètres, voici le Mamenchisaurus, cousin du Diplodocus. Tandis que Vincent et l'employé se trouvent entre deux de ces spécimens, les yeux plein d'admiration et de respect, un troisième se montre, un peu à la traîne. Beaucoup plus petit, il s'agit tout simplement de leur enfant, tout juste arrivé au stade de l'adolescence. Avec un cou et une queue à perte de vue, difficile pour Vincent d'imaginer ces "monstres" se faire attaquer. Tandis que l'employé de Biogen a toujours les yeux rivés sur les deux adultes passant à ses côtés, Vincent observe le jeune Mamenchisaurus. Il ne sait pas pourquoi, il a l'impression de se revoir adolescent en regardant l'animal. Tout comme lui, il était souvent à la traîne, toujours dans le dos de papa et maman. Après tout, il n'avait besoin d'eux que quand il avait des problèmes.
Soudain, alors que Vincent a toujours les yeux rivés sur le jeune herbivore, deux carnassiers sortent de derrière un arbre se trouvant sur la gauche de l'adolescent. Du haut de leur sept mètres et pesant près d'un tonne, montrant une belle paire de cornes sur leur tête respective, ces carnotaurus, qui siginifie "taureau carnivore", n'ont rien de rassurant. Grandement affamés, ils s'attaquent tous les deux au jeune, à celui à la traîne. Vincent se revoit alors sortir comme chaque soir en dernier du collège et se faire racketer par les lycéens en manque de violence. Il était à la traîne, tout comme ce jeune herbivore qui au final, lui ressemble d'une certaine façon... Quand l'un des carnotaurus pousse alors un rugissement, les parents font demi-tour, mais bien trop lentement. Brisant de nouveaux arbres sur leur passage à cause de leur corps immense, Vincent et l'homme en noir se relèvent alors furtivement pour les éviter. Désormais, non seulement ils tentent de ne pas se trouver en dessous d'un conifère près à tomber, mais ils souhaitent également qu'une des pattes des géants ne les écrase pas malencontreusement. Après s'être mis à l'abris, Vincent observe alors l'employé, toujours placé entre les deux mamenchisaurus, le regard en l'air. Sachant que c'est le moment ou jamais, il s'enfonce alors entre les arbres, laissant sur place l'homme en noir. Même si Vincent désirait savoir si le jeune herbivore allait s'en sortir, il n'a pas d'autre choix que de partir si il tient à rester en vie. Tandis qu'il continue sa course parmi la végétation, les carnotaurus fuient devant l'arrivée des parents de la jeune victime. Heureusement, l'adolescent n'est que blessé, et s'en sortira malgré cette attaque assez rude. Enfin, l'employé sort de ses pensées et comprend alors que Vincent a profité de cette scène dramatique pour le semer. Malgré tout, l'homme repère vite les pas de Vincent, partant en direction d'une partie de la jungle assez sombre...

Chapitre 19
Eclairssissements en pleine brûme

Toute forme de tension s'est envolée depuis un petit bout de temps. A la place, la bonne humeur se montre sous son meilleur jour entre Allan et Robert, heureux de s'être croisés sur cette île du Pacifique. La brûme a beau être présente, l'ambiance chaleureuse qui s'est installée entre les deux hommes n'est pas prête de se volatiliser. A travers les discussions qu'il connaît avec Robert, Allan tente d'oublier la mort de Eric et de continuer à vivre tout simplement. Robert, d'une voix posée, demande au paléontologue:
"Et au fait, vous ne vous êtes pas présenté? J'hallucine, on rigole depuis tout à l'heure, mais je ne connaîs même pas votre prénom."
Allan regarde alors son compagnon de route et lui répond avec un sourire sur le visage:
"Bon déjà pour commencer tu me tutoie hein, je supporte par le vouvoiement, sauf quand c'est des gens que j'aime pas."
Robert: "Bon alors, je recommence. Hey dis, c'est pas le tout, mais tu comptes te présenter quand camarade? Tout ce que je connaîs de toi, c'est la marque de ton caleçon."
Les deux hommes sont alors pris d'un fou rire et se tentent de se calmer assez vite.
Allan: "Non quand même pas à ce point. Je m'appelle Allan Grant, je suis paléontologue depuis bien des années. Pour l'âge je te dirais pas, car tu te demanderais qu'est-ce qu'une personne de ma génération fait à courir des jungles et des vallées, au lieu d'être bien tranquille dans son divan... Comme tu le sais déjà, je suis marié avec une femme qui me manque beaucoup. Les dinosaures, j'en suis passionné depuis tout petit. Tout a commencé le jour de mes six ans. Cette année, mon père avait enfin demandé sa journée afin de la passer avec moi. A l'époque, je travaillais pas bien à l'école. Papa n'était pas content et il me grondais assez souvent. Cette année à mon anniversaire, il m'avais offert dans un cadeau en papier une figurine de dinosaure... Je savais pas duquel il s'agissait. Alors Papa qui s'était renseigné, m'avais dit que c'était le Tricératops, un herbivore. Il m'avais précisé que c'est ceux qui mangent de l'herbe, car à cet âge je savais pas ce que voulait dire herbivore, et pour moi qu'ils ai des dents carrées ou pointues, des longs cous ou des petits, c'était tous des méchants pour moi... Après m'avoir offert ce cadeau, Papa était retourné sur les bateaux, il était pêcheur. Pendant ce temps, je jouais avec tout, sauf avec mon dinosaure, je voulais pas de lui, il me plaisait pas. Un jour, alors que je jouais avec mon petit train, Maman était venu me voir, et m'avais dit que Papa avait coulé avec le bateau... Elle m'avais dit que Papa ne reviendrait plus jamais... Pendant un ou deux jours, je n'avais pas encore pris conscience de ce qui s'était passé, jusqu'à ce que je tombe par terre et pleure de toutes mes forces. J'avais tourné mon regard vers le lit et là je l'avais vu en dessous, plein de poussière... Le Tricératops que Papa m'avais offert. Lui qui me laissais indifférent avait alors pris une immense valeur à mes yeux et dans mon coeur depuis la mort de Papa. Quand je le regardais, je voyais Papa, quand je dormais avec lui, c'est comme si mon Papa était auprès de moi. Depuis ce jour, je m'étais alors pris d'une grande passion pour les dinosaures, comme pour être avec Papa en quelque sorte... Désormais, je tente de profiter au maximum des gens qui sont encore en vie, avant qu'il ne soit trop tard pour leur dire ce qu'on ressent à leur égard..."
Emu par les paroles du Professeur Grant, Robert sèche en vitesse une larme sans se faire remarquer par Allan.
Robert: "Eh bien, pas gaie non plus ton histoire. Tu veux que je te dise? Carpe Diem..."
Allan: "Je connais pas, ça veut dire?"
Robert: "Vivons l'instant présent! Tu l'as vu le film "Le cercle des poëtes disparus"?
Allan: "Oh tu sais, des films j'ai du en voir deux ou trois en dix ans, pas trop mon domaine ça. Mais je suis d'accord avec ce dicton, vivre l'instant présent..."
Alors que le Professeur Grant achève sa phrase, Robert se fige soudain, le regard terrifié...
Allan: "Robert? Pourquoi es-tu soudain comme ça?..."
Robert: "Regarde devant nous... Il y en a un... Il est couché au sol..."
Le paléontologue constate que, en effet, à quelques mètres d'eux, un dinosaure leur faisant dos est allongé par terre.
Allan: "Approchons-nous tout doucement. D'ici on ne peut pas savoir s'il est toujours en vie..."
Robert: "D'accord, mais passe devant, après tout c'est toi l'expert en dinosaures."
Allan: "Ben heureusement que c'est ta première aventure sur ces îles, car vu ton courage..."
Robert ne sait pas quoi répondre à ces paroles et préfère demeurer silencieux avant se suivre Allan sur les talons, qui s'approche tout doucement de l'animal caché dans la brûme...
Après quelques pas, Grant se situe à côté de la tête du dinosaure. Robert y parvient à son tour, et voyant clairement la bête, il dit à Allan:
"Mais c'est... c'est celui de tout à l'heure..."
Allan: "Oui, c'est l'Utahraptor qui a tué Eric..."
Le paléontologue regrette alors de repenser à ça, mais est déterminé à prendre le dessus sur ses émotions:
"Il est mort. Regarde, ses yeux sont vides, sa langue pend sur le bas de sa machoire."
Robert: "Comment peux-tu être sûr qu'il soit mort? Et si c'était une ruse?"
Allan saisit alors une branche au sol, et touche du bout le museau du carnivore.
Celui-ci se met alors à remuer et à s'arrêter aussitôt. Robert, sur les nerfs, recule soudainement et demande à Grant:
"Mais qu'est-ce qu'il fait Bon Dieu?!?"
Allan: "C'est un dernier réflexe, mais tu peux te rassurer, il est bien mort... Mais ce que je ne comprends pas, c'est qu'aucune blessure ne se montre sur son corps, aucune trace de lutte... C'est comme si il s'était pris un coup de foudre..."
Robert se rapproche du corps de l'animal et observe quelque chose:
"Oh non, c'est pas vrai..."
Allan: "Quoi Robert?"
Robert: "Regardez, vous voyez la mousse sortir de sa gueule..."
Le paléontologue se demande pourquoi il n'avait pas remarqué la mousse en abondance entre les machoires du carnassier.
Allan: "Oui, pourquoi?"
Robert: "Eh bien rien que gràce à cela, je sais à cause de quoi il est mort..."
Allan: "Ah oui? Alors j'ai hâte d'avoir ton explication, car le fait que les raptors vivent désormais sur les troncs ne me rassure en rien..."
Robert: "Biogen était beau arrivé au Jour J pour l'ouverture du Parc sur cette île, il restait encore un spécimen qui n'avait pas été placé dans son enclos et que les scientifiques n'avaient pas pris le temps d'étudier. Comme vous vous en doutez sûrement, tout comme le faisait Ingen, la compagnie Biogen vérifiait les point forts et faibles de chaque espèce. Desfois nous tombions sur de bonne surprises, comme Ingen qui avait découvert que le Dilophosaure est en réalité venimeux... Il se trouve que, pendant que les premiers visiteurs étaient sur l'île, des scientifiques étudiaient en vitesse cette dernière espèce, avant de confirmer qu'elle puisse être valide pour être au contact des hommes. Jusqu'à là aucun souci, il s'agissait d'un petit herbivore..."
Allan: "Lequel?"
Robert: "Le Dryosaure je crois. C'est la dernière espèce que Biogen a crée, et étant donné qu'ils n'avaient plus assez d'ADN de grenouille d'Afrique Occidentale pour combler tous les "trous", ils ont utilisés aussi de l'ADN d'une autre grenouille. Malheureusement très mauvais choix, puisqu'ils ont pris la dendrobate bleue, une grenouille venimeuse vivant en Afrique du Sud. Biogen avait pensé que ça passerait inaperçu, que ça ne changerait en rien cet animal... Mais dans le laboratoire Numéro 122, les scientifiques avient vu sous leur nez ce que cette créature était, mortelle au simple contact de la peau..."
Allan: "Vous y étiez?"
Robert: "Non, mais j'ai reçu un coup de fils de l'un d'eux, un coup de fils... On m'a dit que le directeur serait au courant le lendemain. Mais le lendemain c'était trop tard, et ce dinosaure, comme tous les autres, est en liberté..."
Allan: "Attendez, comment se fait-il que rien qu'au contact de la peau, cet animal puisse tuer? J'aurais plutôt pensé à des brûlures, mais là ça paraît fou..."
Robert: "D'après l'un des scientifiques avec qui j'étais ami, le Dryosaurus, tout comme la dendrobate bleue, devient toxique quand elle mange des insectes empoisonnés. En fonction de la dose d'insectes ingérés, elle devient plus ou moins venimeuse. Il se trouve que dès que les Dryosaurus sont venus au monde, Biogen les a gavés par des insectes de cette île, qui figurent pour la plupart parmi les plus empoisonnés au monde..."
Allan: "Ceci explique alors pourquoi on meurt rien qu'en touchant leur peau... Et cela explique aussi pourquoi les raptors sont perchés dans ces arbres, ils ont trouvé un dinosaure encore plus dangereux qu'eux, susceptible d'entraîner leur extinction... C'est dingue comment une si petit chose a les capacités de provoquer de grands changements..."
Robert: "Mais Allan, contrairement au Dilophosaure, le Dryosaure est comme ça car Biogen l'a provoqué..."
Allan: "Qu'est-ce que vous en savez si le Dilophosaure était comme ça? Ingen cache aussi des secrets, après tout on n'a jamais retrouvé la moindre de trace de glandes venimeuses sur les squelettes de Dilophosaures..."
Soudain, une ombre passe furtivement entre deux arbres...
Robert: "Silence... Oh Mon Dieu, ils sont encore dans les parages..."
Allan: "Il faut les éviter à tout prix, si nous voulons rester un minimum vivants... Cela ne m'étonnerais pas que ces animaux soient très joueurs..."
Alors qu'il achève sa phrase, trois voix inconnues se font entendre, et en moins de deux, Allan et Robert se cachent dans les arbres après avoir grimpé en vitesse.
Apparaît alors trois hommes vêtus de noir, portant le logo de Biogen sur leur veste. L'un d'eux dit alors:
"J'ai pourtant bien entendu des voix, je suis pas fou hein..."
Un autre répond:
"Ils ne doivent pas être loins, regardez bien autour de vous les gars, faut pas qu'ils nous échappent..."
Allan se pose alors pleins de questions qui restent sans réponses, mais comprend que ce n'est pas le moment de parler. Voyant leurs armes, le Paléontologue a envie de se fondre parmi les branches.
Alors que les employés posent leurs yeux partout, un petit buisson s'agite, signe d'une présence animal. L'un des hommes s'en approche alors et donne un coup de pied parmi les feuilles.
En sort alors un dinosaure assez petit avec de grands yeux. Sur ses deux petites pattes, il regarde les inconnus avec curiosité. Montrant une peau de couleur bleue et parsemée de tâches noires, le dinosaure est magnifique et a l'air innofensif.
L'un des employés est prêt à lui faire un coup de pied quand un autre lui dit:
"Hey! Ne lui fait pas de mal, c'est qu'un herbivore, un tout petit herbivore. Regarde comment il est adorable, il me rappelle mon perroquet que j'ai chez moi."
L'autre lui répond alors:
"Et tu sais de quelle espèce il s'agit?"
"Ah non je pourrais pas te dire, je m'y connaîs pas trop... Mais je pense qu'on peut le caresser sans danger..."
Le paléontologue, ayant reconnu l'animal, pense savoir ce qu'il va se passer. Et malgré que les hommes en dessous ne lui veulent pas du bien à première vue, il a envie de les avertir du danger. Car il s'est rendu compte que Eric avait raison, il pensait trop à sa gueule et il a alors envie de rattraper le temps perdu. Mais au moment où il prend son souffle, Robert lui met une main devant la bouche et lui dit à l'oreille:
"Non, on ne peut pas... Je sais que c'est cruel, mais ces hommes ne seront pas indulgents avec nous... On ne peut pas les aider, sinon on se fait tuer, c'est clair?..."
Quand Robert le lâche, Allan fait un oui triste de la tête, et cache son visage entre ses bras. Alors, il entend les cris en dessous, il ose un regard, et là il voit ce qui se passe. Deux hommes, étalés au sol, regardent le ciel de leurs yeux vides, tandis que le troisième s'effondre alors par terre, terrifié par ce qui s'est passé pour ses deux collègues. Le petit dinosaure quant à lui, reste aux pieds des deux cadavres. Le survivant se met à pleurer à chaudes larmes et jette son arme, avant de hurler:
"Noooooooon!!!! Noooooooon!!! Connaaaaaaaard!!!! Pourquoi t'as fait çaaaaaaaaaaaaaa?!? Va t'en!! Laisse-moi tranquille!!!"
Alors que l'homme désemparé tente de repousser de ses gestes l'animal se rapprochant petit à petit de lui, ne comprenant pas ce qui se passe, Grant veut agir malgré les riques et descend de l'arbre, envoyant au diable les propos de Robert. Le Dryosaurus n'est plus qu'à dix centimètres de l'homme, quand soudain Allan prend un bâton de bois et s'interpose entre les deux. En deux trois mouvements, l'animal disparaît derrière les buissons.
L'employé de Biogen regarde alors Allan avec de grands yeux, comme si c'était le messie. Robert descend de l'arbre, la mine sombre, mais se résigne quand même à aider le Paléontologue à relever le jeune rescapé du drame. Ce dernier saute alors dans les bras d'Allan et lui dit:
"Merci... Merci... Je ne sais pas qui vous êtes, mais merci de m'avoir sauvé la vie..."
Allan: "Vous avez eu de la chance, beaucoup de chance... Je crois qu'après ça, je mérite de savoir en quoi consiste votre présence sur cette île...
Le jeune homme, clairement honteux, lui répond alors:
"Oui, mais avant j'aimerais me poser et boire un peu... Ce qui est arrivé m'a pas mal chamboulé..."
Alors que la brûme commence à perdre en épaisseur, le Paléontologue, accompagné de Robert, aident le jeune employé à s'asseoir, avides de savoir ce qui se passe sur cette île...

Chapitre 20
Rêves réels

Le soir tombe sur Isla Nublar. Pour l'occasion, le ciel s'est colorisé d'un rose bonbon et la brûme s'est dissipée après avoir passée la journée à rendre l'île mystérieuse à souhait. A la lisière de la jungle, la nature du Parc Jurassique se dévoile, splendide en dessous des nuages violets foncés accompagnant le ciel couleur rosé. Ici, les enclos sont absents, afin de laisser place à la flore qui vient composer le magnifique paysage naturel de l'île. On pourrait même presque croire qu'on se trouve dans un tout autre endroit. Néanmoins, des cris de dinosaure lointains sont là pour rappeler à Ian et Ellie qu'ils sont toujours sur Isla Nublar. Depuis le début de la journée, ils marchent afin de retrouver Allan. D'un côté, une petite falaise les domine, tandis que de l'autre des palmiers intégrés à une jungle les regarde de haut. Depuis pas loin d'un quart d'heure, ils longent cette forêt, ne voulant surtout pas s'y aventurer. Dans un baillement, Malcolm se retourne vers Ellie et lui dit:
"Bon, je sais pas si t'es d'accord avec moi, mais trouver un coin pour dormir serait pas une mauvaise idée..."
Ellie: "Oui, de toute manière, ce n'est pas grave si Allan s'est fait tuer, hein..."
Frustrée par la réaction de Ian face à l'épuisement, la paléobotaniste lui tourne le dos et croise les bras, la tête baissée... Ian se rapproche alors d'elle et la retourne vers lui avant de dire:
"Ellie, je ne voulais pas..."
Ellie: "Non mais vas-y, vas te reposer. Pendant ce temps là, je continue les recherches... Allez vas dormir, t'en as bien besoin..."
Ian: "Bordel Ellie, on marche depuis ce matin. Si je veux trouver un endroit où nous reposer, c'est avant tout pour toi, car tu es à bout, ça se voit sur ton visage. Si tu ne te repose pas un minimum, tu ne tiendra jamais aussi longtemps demain pour poursuivre les recherches. Je ne veux pas que tu ai des problèmes, c'est tout..."
Honteuse d'avoir parlé ainsi à Ian, Ellie baisse sa tête qui rougie très vite. Le mathématicien la relève avec sa main droite, regarde Ellie dans les yeux et lui dit:
"Mon Dieu, regarde ton visage, il est épuisé. Si Allan te voyais comme ça, il me tuerais... Faut que tu sois belle et en pleine forme quand on l'aura retrouvé demain, tu crois pas? Sinon il va penser que je te force à marcher non-stop, il va me tuer. Et moi je veux pas qu'il me tue, alors que tu le veuille ou pas, tu vas venir dormir, compris?"
Les yeux d'Ellie s'attendrissent alors en regardant Ian. Un sourire apparaît sur son visage. Le mathématicien lui rend son sourire. Puis, petit à petit, elle rie, au début timide, pour finir par le faire de bon coeur, les larmes lui coulant des yeux. Alors que Ian ne s'y attendait pas, Ellie passe ses bras autour de son cou et plaque sa tête sur son torse avant de dire:
"Ah, si tu n'étais pas là, je ne sais pas ce que je ferais..."
Ian: "Tu irais sûrement étudier quelques fientes de t-rex à une heure du matin pour savoir si sa dernière victime n'a pas mangé une plante toxique en dernier repas, ou un truc du genre..."
Ellie relève alors sa tête, regarde Ian, et le rire repart alors de plus belle, avec Malcolm pour l'accompagner.
Après que les derniers gloussements soient passés, Ellie lâche Ian et l'embrasse sur la joue avant de le laisser se redresser. D'apparence, Ian Malcolm paraissait très bien. Mais par contre en lui, une véritable souffrance venait de se réveiller. Jamais Ellie n'avait été si proche de lui, jamais elle ne s'était serrée contre lui, jamais elle ne l'avait embrassée comme ça sur la joue... Amoureux d'elle depuis des années, il avait une volonté de fer de dissimuler ses sentiments par respect pour son ami Allan. Mais après ce que Ellie venait de faire, cela devenait difficile pour lui de les effacer, même si il s'agissait que d'un simple élan amical et affectif à son égard...
Après quelques pas entre la falaise et les abords de la jungle, Ian s'arrête soudain, le regard fixé sur la roche, avant de dire à Ellie:
"Regarde, il y a une petite grotte sur ce flanc de la falaise et on peut y accéder en grimpant ces gros rochers nous menant directement à elle. Je dirais pas non pour y passer une nuit..."
Ellie: "Oui, ça m'a l'air bien, allons-y..."
Ian: "Les dames d'abord."
Ellie: "Ahlala, éternel drageur ce Monsieur Malcolm..." dit Ellie à Ian tandis qu'elle passe devant lui afin d'escalader la roche.
En regardant son postérieur moulé par son short en jean, Ian se dit:
"Ohlala, toujours aussi bien fichue vingt après, la vache..."
Tandis qu'il reste devant les rochers à parler tout seul, Ellie est quasiment rendue au sommet et se tourne alors vers Ian pour lui dire:
"Ian, tu viens me rejoindre ou tu comptes rester en bas?"
Ian: "J'arrive! J'arrive..."
Alors qu'il commence l'escalade, il regarde le ciel et se reparle à nouveau:
"Mon Dieu, faites que je résiste à la tentation..."
Tandis que Ellie est assise contre la paroie de la falaise, Ian la rejoint et s'installe à ses côtés. A ses yeux se dévoile alors un paysage d'une beauté inouïe, composé de la jungle de palmiers se trouvant en dessous d'eux, du ciel rose et des nuages violets pour les accompagner.
Ellie: "C'est beau n'est-ce pas?"
Ian: "Oh oui. J'ai beau avoir une vie remplie de calculs, quand j'admire un tel paradis terrestre, tous les soucis de la vie se volatisent l'espace d'un instant..."
Ellie: "Oui, mais je ne parviens pas à oublier Allan, les dangers qu'il peut connaître en ce moment, alors que nous, nous sommes en sécurité..."
Ian: "Tu sais, je suis sûr qu'il va bien. Tu as une vision bien trop pessimiste de ces îles. Moi non plus j'y suis pas attaché, mais Allan m'a dit quelque chose de vrai par rapport à ces dernières. Elles ont beau renfermer les animaux les plus dangereux que la terre ai porté, elles abritent aussi des moments de rêve, de magie... Un jour, Allan m'a expliqué que lors de notre toute première aventure dans les années 90 sur cette île, il s'était retrouvé au sommet d'un arbre avec Lex et Tim et avait à peu près le même paysage sous les yeux. Ben tu vois, les choses avaient beau avoir mal tournées, à la vue de ce tableau naturel, il s'était dit que la vie valait la peine d'être vécue, qu'il y a toujours espoir de reconnaître des moments magiques dans son existence malgré les ravages de la guerre, des maladies ou de la perte d'un proche..."
Ellie: "Il m'a raconté aussi cette vision inoubliable... Tu as oublié de parler des Brachisoaures dont il ne voyait que les cous sortir d'entre les arbres. Il a même chanté avec eux je crois, tu te rends compte, ça devait être un moment intense, j'aurais aimé être là pour le vivre avec lui..."
Ian: "Quand il est tard, il n'est jamais trop tard..."
Ellie: "Ce serait prendre mes désirs pour des réalités..."
Ian: "Qui sait, peut-être aurons-nous une surprise dans la jungle en face de nous..."
Ellie: "Bon au lieu de dire des bêtises, bonne nuit Ian..."
Ian: "Bon dodo à toi..."
Tous les deux, toujours assis contre la paroie de la falaise, ferment doucement les yeux avant de tomber dans un sommeil profond...
Alors que la paléobotaniste dort, un bruit lointain se fait entendre. Tenant à peine contre la paroie rocheuse, Ellie est prête à tomber sur le sol tête la première, quand soudain retentit:
Brrrrrooooouuuuuuuuaaaaaaaaaarrrrrrr!!!
En sursaut, la jeune femme se réveille alors. Au début, elle a du mal à croire que ce qui se trouve face à elle soit réel, mais elle finie par sauter de joie. Un brachiosaurus majestueux montre son long cou au dessus des arbres se trouvant à la lisière de la jungle. Sans perdre de temps, elle secoue Ian avec ses bras et lui dit:
"Ian, tu avais raison! Réveille-toi, il y en a un, juste en face de nous!"
Plongé dans son sommeil, le Mathématicien lui dit en guise de réponse:
"Ccccouuuccchééé, dodooui, bondodo..."
Amusée par l'état de Ian, elle lui répond:
"Bon tant pis pour toi, mais ne viens pas pleurer demain matin parce-que t'es passé à côté de ça..."
Tandis que le mathématicien dort fermement, Ellie Satler observe avec émerveillement l'immense herbivore, seigneur parmi les seigneurs de la terre...

Chapitre 21
L'innatendue visiteur

Le ciel se fait de plus en plus obscur, et les cris des carnivores commencent alors sérieusement à se faire entendre de tous côtés, signe que la chasse nocturne ne va pas tarder à commencer. Malgré les rugissements menaçants, le Président de Biogen, situé derrière un bureau posté dans l'un des avions, a laissé la soûte ouverte, histoire d'avoir un peu moins chaud. Devant l'avion se tient un jeune employé provisoirement garde de l'appareil et chargé donc de la sécurité du Président. Ce dernier, assis dans une chaise bien trop petite pour son énorme derrière, scrute quelques plans de l'île gràce à des petites lunettes suspendues sur le bout de son nez. Sans prévenir, il frappe du poing sur la table avant de se dire avec énervement:
"Si seulement j'avais la liste des personnes présentes sur cette île, ça irait bien plus vite... Et cet autre empoté qui a oublié le matériel de détection, quel maudit couillon, de quelle souche il sort? De celle de mon arrière grand-mère? Ah je te jure, j'ai vraiment une équipe d'incapables..."
L'homme imposant se lève de sa chaise et se dirige vers le garde avant de lui dire:
"Hey toi, t'as réparé une des jeeps comme je t'ai demandé avant de commencer ta garde? Car on lève le camp demain matin hein, pas question que je reste là pendant que mes gars bossent, je veux voir comment ils s'y prennent, si chacun fait son boulot sérieusement..."
Le garde: "Oui Monsieur c'est fait. J'ai eu du mal, mais la jeep est prête. Une chance d'ailleurs qu'elle pouvait être réparable, car les autres c'était même pas la peine..."
Le Président: "Je voulais juste savoir ça, j'ai pas demandé votre avis sur telle ou telle chose, c'est clair?"
Le garde: "Oui Monsieur le Président."
Alors que le Président de Biogen est prêt à se retourner pour s'asseaoir derrière son bureau à nouveau, un homme vêtu de noir sort de la jungle, un sac noir dans ses bras...
Le Président: "Ah, et un de moins! Venez par ici mon garçon avec votre prise..."
L'employé à bout de force s'approche du Président et dépose le lourd sac à ses pieds.
Le Président: "Alors mon garçon? Vous n'avez pas eu trop de soucis en pleine jungle? Pas de rencontres fatales avec un quelconque prédateur?"
L'homme en noir déglutit alors, et répond d'une petite voix:
"Monsieur le Président, j'ai malheureusement fait une mauvaise rencontre..."
Les yeux du Président deviennent alors perçants et il fini par répliquer:
"Racontez-moi..."
L'homme en noir: "J'ai fait une petite pause à un moment dans la jungle... N'ayant plus du tout d'eau sur moi, j'ai ouvert le sac et il se trouve que cet homme que j'ai tué en avait sur lui, dans l'une de ses poches... Tellement soif, je me suis jeté dessus, mais je n'avais pas refermé le sac. Pendant que je me désaltèrais, je n'avais pas entendu ces petits dinosaures verts s'infiltrer dans le sac. Quand je me suis retourné vers le sac, ils étaient une trentaine dedans à manger l'homme. Je suis parvenu à les chasser gràce à mon arme dont ils ont aussitôt eu peur, mais cet homme est désormais défiguré, et la plupart du corps a perdu des lambeaux de chair..."
Le Président: "Innocent... Pauvre innocent..."
Le regard du Président se plonge alors dans le vide, et cela ne rassure pas le jeune employé qui dit:
"Je suis vraiment désolé Monsieur le Président, si vous saviez à quel point..."
Lentement, l'homme moustachu sort son regard du vide et s'approche du jeune homme avant de lui dire:
"Etre désolé, c'est une chose..."
D'un geste de la main, le Président ordonne au jeune homme de se mettre à genoux devant lui. Ensuite, il sort doucement une arme chargée de flèches empoisonnées de virus de sa ceinture, tandis que le jeune homme tremble et pleure à la fois...
Le Président: "Mais assumer la conséquence de ses actes, ça c'est autre chose..."
D'une voix suppliant l'homme le dominant, l'employé dit alors:
"Non, s'il vous plaît, noooonnnn!!!"
Shack!
Tandis que l'employé meurt petit à petit sous les effets du virus, le Président ouvre le sac contenant le visiteur mangé à plusieurs endroits par les procompsognathus. En effet, le visage est méconnaissable et le corps a été rongé au niveau du torse et du bassin. Le Président se retourne alors vers le garde demeurant silencieux et lui dit:
"Brûlez-moi ça..."
Le garde sort alors une arme cracheuse de feu et brûle l'intégralité du corps de la pauvre victime, tandis que le Président attrape le jeune homme qu'il vient juste de tuer avant de l'entraîner dans l'avion. Arrivé au fond de l'appareil, il ouvre une boîte noire en forme de sarcophage et met le corps dedans. A côté, une autre boîte se montre, celle contenant le corps de Karia...
Il se frotte les mains, et revient derrière son bureau avant de se dire:
"Bon, on s'en sort pas trop mal. Un corps de perdu, mais aussitôt remplacé, quoi de mieux? Vraiment rien non!"
Pendant ce temps-là, le garde brûle toujours le cadavre. Le Président lui crie alors:
"Bon, c'est bon maintenant je pense hein! Faut pas non plus une plombe! Alors lâchez-moi ça et reprenez votre garde!
Le garde: "Oui Monsieur le Président!"
Le ciel est désormais bien sombre, alors le Président allume de la lumière sur son bureau, histoire d'y voir clair dans ses papiers.
Le temps passe, et tandis que le Président travaille depuis environ une heure, le garde commence sérieusement à stresser à cause des cris de carnivores aux alentours. Soudain, un rugissement se fait entendre à proximité de l'appareil, un cri très aigu, ressemblant à celui d'un cygne...
Le garde, inquiet, se retourne vers le Président pour lui dire:
"Monsieur, il y a quelque chose dans les environs. Je sais pas ce que c'est, mais il y a quelque chose!"
Esquissant un sourire, le Président le regarde depuis son bureau et lui dit:
"Et alors jeune homme? Je ne crois pas que c'est mon problème. Votre boulot est de me sauver les miches, alors faites-le comme il le faut, et tout se passera bien pour vous..."
Tandis que le Président revient à ses documents en pagaille, un buisson s'agite sous le nez du jeune garde et une silhouette passe furtivement avant de disparaître dans l'obscurité. Tenant son arme d'une main, tout tremblant, le jeune homme regarde de tous les côtés, la peur lui rongant l'âme...
Miiiiiiiiinnnnnnn! Spasshhhh!...
Le petit bruit attire l'attention du Président qui lève les yeux cinq minutes vers la sortie. Ne voyant rien, il retourne à son travail...
Bong! Bong!...
Le Président lève alors de nouveau les yeux, et il reconnaît dans le noir le jeune garde s'approchant de lui. Néanmoins, il trouve qu'il a une drôle de façon de marcher, comme s'il imitait un zombie. De plus dans le noir, il ne le distingue pas très bien. Le Président se lève alors de sa chaise et dit:
"Hey! Qu'est-ce qui se passe?..."
Aucune réponse ne lui parvient, il insiste alors:
"Hey, pourquoi vous ne répondez pas?!?"
Alors qu'il achève sa phrase, le Président constate que les pieds du jeune garde ne touchent pas le sol. Et sans prévenir, l'homme s'écroule à terre sur le ventre. Tout juste derrière, le Président apperçoit alors une forme qui est toute sauf humaine...
Un dinosaure, caché par l'obscurité, lui fait face. Ce dernier avait saisit le jeune garde par le cou après l'avoir tué et l'avait soulevé jusqu'à la soûte. Caché derrière, impossible de le voir. Malgré l'intelligence du reptile, il avait agit un peu comme un marionnetiste... Car le Dilophosaurus, contrairement au Vélociraptor, n'est pas très intelligent mais tout comme lui, est très friand de chair fraîche en abondance... Et vu la corpulance du Président, il a l'air d'avoir trouvé une proie faite pour son estomac.
Le Président de Biogen, effrayé, recule alors vers le fond de l'appareil, la peur au ventre. Au passage, il scrute autour de lui afin de trouver une arme, mais rien du tout...
Pendant ce temps-là, le Dilophosaurus avance sur lui, salivant à l'idée de le dévorer.
Coincé contre la vitre avant du cockpit entre les deux sièges où les pilotes se placent en temps normal, le Président n'a plus qu'à regarder le carnivore se rapprocher de lui. De ses coudes, l'homme grasouillet tape dans la vitre, histoire d'avoir une chance de s'échapper. Mais alors, le Dilophosaurus ne veut pas laisser ce repas fuir et fonce alors sur lui, déterminé à le transformer en purée de chair humaine. Aggrippé à ses épaules, le Dilophosaurus déploie sa collerette et lui crache son venin dans un de ses yeux. Tandis que le Président hurle de douleur, le prédateur approche sa gueule du cou de sa victime, prêt à la déchiqueter. Mais à cause du surpoids contre la vitre, cette dernière se brise, et le Président tombe avec le carnassier dans le vide. La chute est rude, mais le Président constate que la créature n'est plus sur lui. Allongé sur le dos, il constate que le Dilophosaurus est sur sa droite, se remettant doucement de sa chute. Alors que l'homme est prêt à se relever pour fuir, le carnivore se remet sur ses pattes plus vite, et est prêt à se jeter sur l'homme quand soudain... Un morceau de la vitre brisée tombe de l'appareil avant de s'enfoncer dans le dos de l'animal... Pendant que le Président le regarde mourir, le fauve exprime sa douleur par un rugissement effrayant se faisant entendre dans toute la jungle du Parc Jurassique...

Chapitre 22
La remplacante

Les yeux de Lex s'ouvrent vite dans l'obscurité du nid qu'elle a empruntée temporairement comme refuge et surtout comme "chambre". Elle se demande si elle a rêvée, mais elle a bien entendu un cri, un cri pas si lointain que ça. C'est ce dernier qui l'a réveillée, elle en est certaine, c'était bien réel. Elle a trouvée ce rugissement terrifiant et pense qu'il s'agissait d'un carnivore... Mais désormais, le silence est revenue très vite, comme si tout ceci n'avait été que le fruit de son imagination. Autour d'elle, Lex reconnaît les formes des oeufs d'Iguanodon dans le noir. Aussitôt après les avoir regardés, Lex pense alors à la mère qui s'est battue pour donner à ses futurs bébés une chance qu'elle soit toujours en vie une fois sortis de leur coquille. Quand elle jette un coup d'oeil au dehors, elle constate que le corps de la mère iguanodon est toujours devant le nid, mais elle ne saurait dire dans quel état il se trouve, car il fait bien trop sombre pour le distinguer comme il faut. Epuisée, Lex lâche un baillement en étirant ses bras, démolie par toute la marche qu'elle a faite jusque là. Elle tente de ne pas trop penser à tous ces drames qui sont arrivés à cause d'elle, à cause de son égoïsme à ne penser qu'à l'hommage de son frère... Elle ne sait pas pourquoi, mais elle repense à Eric Kirby, elle se demande ce qu'il peut faire désormais dans la vie et espère qu'il a arrêté de penser à elle... Elle se souvient de sa montre qu'elle a oubliée sur sa table de nuit... Elle revoit dans sa tête le divorce de ses parents... Soudain, Lex sort de ses pensées, car une lumière attire son attention, vers le fond du terrier précisément. Au début, elle n'arrive pas à en croire ses yeux, et avec ces derniers qu'elle a ouvert en grand, elle sort de sa bouche avec difficulté:
"Grand... Grand-père? Non, c'est, c'est impossible, tu es... tu es mort..."
Face à elle, John Hammond est accroupit au fond du terrier, vêtu des vêtements blancs qui font parti de son personnage. D'une voix rassurante, il répond à sa petite fille:
"En effet Lex, je suis mort, d'une certaine façon."
Lex: "Comment ça d'une certaine façon?"
Hammond: "Eh bien, dans la réalité je suis mort, mais dans ton coeur, je vis toujours. Si j'apparaîs devant toi, c'est juste pour te confirmer que je suis toujours quelque part... Mais surtout parce-qu'il s'agit d'un moment décisif. La fin est proche Lex, et ce qui s'est passé jusque là n'est pas forcément de ta faute..."
Lex: "Mais tu as vu ce que j'ai fait? A cause de moi des gens sont morts!"
Hammond: "De toute façon, même si tu n'avais rien fait, ils seraient morts à l'heure actuelle, d'une façon ou d'une autre. Malcolm avait raison, il a toujours eu raison, la vie prend le dessus et casse les barrières, même celles de mes parcs comme tu as pu le voir pendant toutes ces années. Mais cette fois-ci, il n'y aura pas forcément de happy end, tout dépendra de tes choix Lex. Malheureusement, je ne peux prendre une décision à ta place, mais si je peux te donner un petit conseil, ne fiche pas ta vie en l'air ma puce, elle est si belle. Gràce à ce don qu'est l'existence, j'ai pu voir naître et grandir ces créatures majestueuses, même si parfois elles sont dangereuses. Dans cette part d'obscurité qui englobe l'île des brûmes, au bout se cache une lueur d'espoir et de vie. Je ne peux pas te dire que tu ne reconnaîtra pas des heures de noirceur et de violence, mais accroche-toi à la vie Lex, ne la laisse pas s'échapper de toi maintenant..."
Alors qu'Hammond achève son discours de bienveillance à l'égard de Lex, un craquement se fait entendre dans l'obscurité. Un, deux, trois oeufs commencent à se briser dans le terrier...
Hammond: "Quand je te parlais de vie Lex, tu vois..."
Dans l'un des oeufs, un bébé iguanodon a du mal a pousser des débris de coquilles. Alors que Lex reste bouche grande ouverte à observer, son grand père lui dit:
"Lex, aide-le à sortir..."
Lex: "Mais c'est visqueux..."
Hammond: "Lex, quand même, ne le laisse pas comme ça..."
Avec hésitation, Lex finie quand même par ôter délicatement les coquilles du museau du bébé.
Hammond: "Maintenant prends-le dans tes bras..."
Cette fois-ci, Lex prend sur soit et attrape la petite créature avant de la coucher entre ses bras. Les yeux pleins de méfiance, la jeune fille finie malgré tout par tomber sous le charme du saurien, tandis que Hammond se rapproche d'elle avant de dire:
"Tu comprends maintenant Lex pourquoi je suis tomber amoureux de ces îles et que je n'ai jamais laissé ces animaux..."
Lex: "Oui, je comprends..."
Autour d'eux, tous les autres oeufs ont éclos et des petites têtes semblables à celle du petit protégé situé entre les bras de Lex se montrent. Mais alors qu'une sorte d'atmophère apesante s'est posée doucement dans le terrier, des gémissements se font entendre au dehors. Quand Lex tourne le regard vers son grand-père, celui disparaît en fumée tout en disant d'une voix mystérieuse:
"Des heures sombres t'attendent..."
Lex: "Grand-père? Me lâche pas comme ça. Oh putain, je fais quoi?! Oh mon Dieu..."
Se sentant responsable des nouveaux-nés, Lex se précipite au dehors, afin de faire fuir l'ennemi avant que celui-ci n'atteigne la progéniture. Face à elle, les buissons bougent férocement, tandis qu'en sortent des coelophysis, carnivores de taille moyenne et ayant une vision nocturne développée comme celle des chats. D'un regard menaçant, ils poussent Lex à reculer de quelques pas, jusqu'à ce qu'elle marche sur une branche de taille importante. Sans perdre de temps, elle la ramasse et l'agite devant les carnassiers. Malheureusement, l'un d'eux parvient à lui filer entre les jambes et à pénêtrer dans le terrirer. Avant que Lex n'ai pu agir, il en ressort et se sauve, un bébé iguanodon entre les dents.
Lex: "Bande d'affreux!! Je vais tous vous tuer, vermines, charognes!"
Du bon de son bâton, elle transperce le ventre d'une des créatures. Tandis que cette dernière meurt, Lex ressent comme une poussée d'adrénaline qui la fait rire d'une façon machiavélique. Partie dans une folie soudaine, elle se met à tuer avec une étonnante cruauté trois autres carnivores. Le reste du groupe, trop effrayé pour continuer, disparaît dans les buissons avec des hurlements de panique. Pendant ce temps-là, Lex s'effondre à terre et se met à pleurer, comprenant qu'elle s'est montrée une fois de plus agressive.
Lex: "C'est pas possible, je suis un monstre... Je suis un monstre..."
Alors que les larmes coulent à flots, Lex sent quelque chose de chaud sous sa main gauche. En regardant, elle constate qu'un des bébés iguanodons la regarde avec des yeux grands ouverts. D'une voix féroce, Lex lui dit:
"Casse-toi, je suis un monstre tu vois pas?!? Je fais que du mal autour de moi..."
Mais alors qu'elle tente de le rejeter, le reste de la couvée se place autour d'elle. Elle se lève alors et se tourne vers eux pour les observer. Derrière elle, une voix lui dit:
"Tu aurais été une parfaite gardienne du Parc, la vie et la bonté coulent en toi Lex..."
Quand elle se retourne, Hammond lui fait de nouveau face. Mais avait qu'elle ai pu dire quelque chose, il continue de parler:
"Malgré tout, tu n'auras pas cette tâche sur les épaules, la vie va venir naturellement t'aider..."
Lex: "Mais quand? Je me sent incapable de m'occuper de dinosaures!"
Hamond: "Bientôt Lex, bientôt..."
Alors qu'il disparaît de nouveau en fumée, Lex s'écroule à terre, les mains sur le visage, se mettant à pleurer de plus belle. Mais alors qu'elle se morfond face aux bébés iguanodons incapables d'agir, un bruit se fait entendre dans son dos. Doucement, elle enlève les mains de son viage qu'elle tourne au ralenti. De toute sa grandeur, le reptile la domine, le regard sûr. En quelques secondes, Lex comprend qu'il s'agit du père iguanodon, car quand il s'approche de la dépouille de la mère, un regard plein de tristesse se voit sur sa tête. Les bébés iguanodons s'approchent du corps massif de leur géniteur. Voulant à tout prix éviter une scnèe larmoyante, Lex leur tourne le dos et s'enfonce entre les arbres, prête à affronter l'inévitable...

Chapitre 23
L'île de la tristesse

Un soleil rouge commence à montrer son imposante silhouette parmi la flore d'Isla Nublar. La rosée, qui s'est délicatement posée sur les fougères, est accompagnée de petits cris d'animaux pour participer à cette ambiance matinale. Face à la jungle, deux silhouettes descendent avec rapidité d'énormes rochers de couleur beige. Ellie Satler, paléobotaniste et Ian Malcolm, Mathématicien, sortent à peine du réveil. Mais si l'une est réveillée et en pleine forme, l'autre a encore la tête dans le brouillard. Longeant la forêt avec précipitation, la jeune femme se retourne vers son compagnon de route, afin de lui dire:
"Ian, si tu marches à ce rythme, on les retrouvera morts. Allan n'est sûrement pas ravi d'avoir remis les pieds sur cette île, et vu qu'il croit qu'il y a quelque chose entre toi et moi, vaut mieux que tout rentre dans l'ordre le plus vite possible, en tout cas c'est que j'aimerais..."
Ian: "Tsss, de toute manière si il y a une personne que j'ai à plaindre, c'est bien moi, car entre tes cris hier soir et le réveil brutal, tu m'a donné un rapide aperçu de ce qu'est la vie avec toi, et j'aurais préfèrerais prendre l'enfer comme destination de vacances que de vivre avec toi."
Ellie: "Oh, mais écoutez cher ami, si ma compagnie vous gêne vus n'avez qu'à prendre un autre chemin. Retournez donc vous reposer, c'est quelque chose de bien plus important pour vous. Vous ne tenez pas trop à Allan, votre soit disant meilleur ami..."
Soudain, comme si Ian venait juste de se réveiller, il accélère le pas, dépasse Ellie et se retourne vers elle pour répliquer:
"Allan n'est pas rien à mes yeux. Si tu penses que je suis à ses côtés par intérêt, par exemple pour t'approcher, c'est faux. Regarde, il n'est pas à côté de moi, je pourrais en profiter pour un tas de choses, et pourtant je le fais pas. Si j'avais rencontré Allan seul, tout serait pareil aujourd'hui. Peut-être qu'on est différent lui et moi, niveau relations par exemple. Mais c'est justement grâce à cette différence que je suis parvenu à trouver un équilibre dans ma vie. Même si je ne suis pas le mec le plus net qui soit, Allan est parvenu lui à me comprendre et à m'aider comme il pouvait. Que ce soit aujourd'hui ou demain, si tu es bouffée par un t-rex ou je ne sais quoi d'autre, je continuerais à rechercher Allan malgré tout. Tu vois Ellie, je suis peut-être pas fait pour le grand amour, mais au niveau de l'amitié, la fidélité est là, car tout est sincère avec Allan..."
Ellie: "Voilà qui me rassure... Bon, pour ne pas tomber dans le film à faire pleurer dans toutes les chaumières, on ferait mieux d'arrêter de parler et de continuer à marcher."
Ian: "Ahlala..."
Ellie: "Quoi?"
Ian: "T'aimes bien casser l'ambiance."
Ellie: "Rooh mais non mais c'est juste que..."
Ian: "Non mais c'est bon j'ai compris..."
Sur ces mots, Ian se met de nouveau à marcher, laissant Ellie sur place, avant de se retourner vers elle pour lui dire:
"Bon, t'attends quoi? Je te signale qu'on a ton roméo à retrouver."
Avec un grand sourire, Ellie court vers Ian, la bonne humeur enfin retrouvée entre eux.

Le réveil s'est fait également brutal pour Allan, Robert et le jeune employé de Biogen. Dans la tête de Grant, les explications du jeune homme se bousculent, ne lui donnant au final qu'un gros mal de crâne.
Allan se tourne vers lui afin de dire:
"Alors pour résumer, vous êtes venu sur l'île pour tuer tous les témoins de l'accident du Parc avec des virus de dinosaures plus ou moins dangereux par injection, et ramener deux ou trois corps pour en donner la preuve sur le continent? Alors d'une, votre patron a des méthodes de barbares et vous pensiez en plus que le fait d'avoir des dinosaures malades dans le Parc aurait été la cause de sa destruction?"
L'employé: "Ben, il avait parlé d'un virus, la rage des dinosaures, qui atteint surtout les carnivores. il avait imaginé qu'une fois malades, les carnivores devenus furieux auraient détruits les enclos et semer le chaos. Voilà en gros son scénario."
Allan: "Ah oui, fallait y penser, quoi qu'un peu tiré par les cheveux hein, un t-rex n'est pas non plus godzilla ou je ne sais quel monstre de film. C'est un animal, tout simplement. J'ai la nette impression que chez Biogen, on prend les dinosaures pour des objets qu'on peut manipuler comme on veut, un peu comme pour Ingen, que ce soit l'un ou l'autre, vous n'êtes pas mieux en fait..."
L'employé: "J'étais dans le mauvais camp, j'ai fait une erreur de parcours, beaucoup de choses changeront dans ma vie vous savez..."
Allan: "Je vous croit, mais quoi que vous ferez, l'accident sur cette île vous suivra à vie. Ne croyez pas que je fermerais ma gueule une fois de retour chez moi. Biogen passera par le tribunal, et vous avez malheureusement. Vous avez participé à ce génocide, et même si vous avez bon fond et que vous êtes encore jeune, je ne peux rien pour vous. Il faut vous dire que ça vous a forgé pour l'avenir, et qu'au lieu de détruire la vie, vous l'aiderez à s'épanouir, peu importe les choses que vous ferez..."
Le jeune homme reste sans voix, et sans dire un mot, continue de marcher, la tête baissée.
Robert, qui était resté derrière les deux hommes, se rapproche d'Allan pour lui dire:
"Je ne sais pas si c'est le moment de le dire, de plus je ne sais pas comment te le dire..."
Allan: "Dis-le tout simplement..."
Robert: "On est suivi..."
Allan: "Depuis quand?"
Robert: "Depuis un quart d'heure environ."
Allan: "Quelle taille?"
Robert: "Je vais pas aller dans les détails. C'est un Allosaure, un mâle, un bon gros mâle, tu vois un peu la taille qu'il doit faire quoi..."
Allan: "En effet. Je trouve ça étonnant qu'il nous ai toujours pas attaqué..."
Robert: "Il doit attendre le bon moment. Peut-être fait-il cela par amusement. En tout cas, je ne sais pourquoi, mais il veut rester caché..."
Allan: "Bon, surtout ne pas paniquer et ne pas en parler au jeune. Continuons comme si de rien n'était..."

Après avoir longés la jungle pendant près de vingt minutes, une plaine prend place face à Ian et Ellie. Marchant toujours aussi vite, les deux compères commencent à ressentir quelques points de côtés, prenant avec grand peine leur respiration. Au milieu de la plaine, ils remarquent très vite un point d'eau, entouré de quelques plantes et autres arbres.
Ellie: "Bon je ne sais pas pour toi, mais pour ma part boire un peu ne me ferais pas de mal."
Ian: "Pour une fois, je trouve que tu as une bonne idée. Peut-être le début d'une intelligence qui sait, tellement rare chez les blondes..."
Ellie: "Rooh, t'es méchant avec moi..."
Ian: "Mais tu vois pas que je plaisante."
Tandis qu'il déconne avec elle, Ian pose ses mains sur hanches de la jeune femme, avant de les retirer furtivement.
Gêné, il lui dit:
"Pardon Ellie, c'était pas volontaire..."
Ellie: "Si t'arrêtais de te prendre la tête Ian, surtout pour des choses comme ça, c'est pas comme si tu m'avais embrassé non plus. Bon allez viens te rafraîchir, j'ai une de ces soifs!"
Alors qu'Ellie court vers le point d'eau, Ian aperçoit un troupeau de petits dinosaures sortir de la lisière de la jungle, afin de se diriger aussi vers la source en question. L'homme lève la tête, un courant d'air est passé sur sa nuque. A travers ses lunettes de soleil, il ne voit pas la lumière naturelle. Alors, quand une goutte de pluie tombe sur l'un des verres, Ian les retire tout doucement, et constate que le ciel s'est obscurcit. Ian le sait, un orage approche. Alors, des scènes de son premier voyage sur Isla Sorna fil devant ses yeux. Avant que le film entier soit passé dans sa tête, un rugissement se fait entendre derrières de lointains palmiers d'où s'envolent une nuée d'oiseaux. Un seigneur est réveillé, et il a faim. Ian, sans perdre de temps, se précipite vers Ellie, en train de regarder elle aussi vers les palmiers.
Ellie: "Tu as entendu toi aussi? Un t-rex n'est pas loin..."
Ian: "Oui, et je conseille donc de vite partir."
Mais alors qu'il donne bon conseil, l'un des petits dinosaures du troupeau s'approche d'eux.
Ellie: "Oh, mais regarde Ian, comme il es trop mignon ce petit dinosaure. Tu as vu ces deux grands yeux? Il est a croquer."
Ian: "Oui Ellie, mais t'en fera aussi des grands yeux quand le rex sera ici. Faut partir..."
Ellie: "Rooh Ian, juste cinq minutes voyons..."

La sueur a fait place à la pluie sur les trois hommes. En tête du groupe, Allan constate devant lui que le tronc artificiel s'arrête à trente mètres, signe que la lisière de la jungle est proche.
Allan: "Continuons, sans précipitation..."
L'employé: "Pourquoi sans précipitation?..."
Allan: "On ne sait jamais, il pourrait y avoir des carnivores à rôder, prêts à nous attaquer. Alors avant de foncer en dehors de la jungle pour se mettre à l'abri, on garde son excitation pour soit..."
Robert, aussi discrètement que possible, souffle dans l'oreille d'Allan:
"C'est bon, il n'est plus là..."
Soulagé, Allan continue malgré tout de garder son sérieux. Après quelques mètres, les trois hommes se trouvent enfin en dehors de la jungle, face à une immense plaine. Sur leur droite, au loin, un cri terrifiant retentit, celui du t-rex.
Sans perdre de temps, Allan demande au jeune employé:
"Tes jumelles s'il te plaît, il faut trouver à tout prix un endroit où se mettre à l'abri et sans danger..."
Avec concentration, Allan scrute la plaine lui faisant face. A part de de la végétation, il ne trouve rien de bien particulier, jusqu'à ce qu'il tombe sur un point d'eau. Avec la molette, Allan zoom et repère alors deux personnes qu'il ne s'attendait pas à trouver ici. Ellie et Ian, ensemble... Mais avant qu'il ai pu crier leurs noms, il remarque aussi la créature face à Ellie. Ce petit dinosaure bleu lui dit quelque chose, il en est sûr... Allan devient alors blanc, et aussi vite que possible fonce vers le point d'eau...

Ellie, à genoux devant le petit dinosaure, ne fait plus attention à la pluie ou au danger autour, elle ne voit que lui. Derrière elle, Ian aussi s'est pris au jeu, charmé par les yeux de la créature.
Ellie: "Tu crois que je peux le caresser?"
Ian: "Je ne sais pas, imagine que ça mord..."
Ellie: "C'est un herbivore Ian, voyons, tout le monde sait que c'est sans danger..."
Ian: "Bon, ben si t'es si sûr de toi, je vois pas pourquoi tu t'en priverais. Allez, lance toi ma grande."

Le cœur d'Allan se cogne dans sa poitrine. Il a toujours été simple, il n'a pas de chaussures de course et donnerait tout pour en avoir. Il n'a pas une voix portante et donnerait tout pour avoir un cri de t-rex. Il n'est pas le soleil mais donnerait tout pour être aussi brillant. Le souffle coupé, les larmes lui coulant des joues, rarement notre cher Paléontologue n'aura été aussi pathétique à voir... Il est loin, encore trop loin... D'une vois faible, il tente de crier le nom de celle qu'il aime, la flamme de sa vie...
Les doigts d'Ellie se rapprochent du museau chaud du petit dinosaure, qui n'attend que de la tendresse. Derrière, Ian lève ses yeux et aperçoit la silhouette de ce vieux Allan approcher en furie.
Le paléontologue, reconnaissant que son vieil ami ai levé la tête, lui fait des signes de désespéré. Quand Ian comprend, il n'a plus le temps d'écarter Ellie du petit dryosaure... Le poison, aussi rapide que le son, la tue. Dans la plaine, on entend plus que les pas et les cris d'Allan, approchant de Ian et du corps inerte d'Ellie Satler. Le mathématicien, choqué par ce qui vient de se passer, à le regard dans le vide. Allan, démuni, s'empare du corps d'Ellie, les larmes mélangées à la furie sur son visage. Ian, immobile, se prend des coups de poing de la part d'Allan, mais ne ressent pas la douleur, et n'entend pas ce que son ami hurle... Tout ce qu'il peut, c'est voir le paléontologue s'éloigner de lui et d'Ellie, avant de courir en direction de la jungle.
Comme s'il revenait à la vie, Ian se lève, et court à la poursuite d'Allan. Disparu parmi les arbres, le paléontologue ne donne plus signe de vie.
Ian pénètre à son tour dans la jungle et crie alors:
"Allan!! Allan, mon ami, me laisse pas tout seul!! Oh mon Dieu pardon Allan, je savais pas... Allan, pardon pour Ellie, pardon pour tout..."
Tandis que Ian crie et pleure, Allan est toujours en vie, caché dans un buisson. Mais alors qu'il était seul, un petit herbivore vient cohabiter avec lui. Pris de peur, il est rassuré quand il constate qu'il s'agit d'un petit parasaurolophus.
D'une voix rassurante et posée, il dit à l'herbivore tout en le prenant dans ses bras:
"Viens ici, là... Toi aussi on t'as abandonné... Misérable vie. Tu sais, tu étais le préféré d'Ellie, ça doit sûrement venir de ta crête... Ne t'en fais pas, je suis là pour te protéger..."
Désespéré, ne s'étant jamais senti aussi seul au monde, Ian Malcolm avance, fait demi-tour, tourne à gauche, puis à droite, et une nouvelle fois gauche, avant de nouveau tourner en rond. Sans s'en rendre compte, il se trouve à une dizaine de mètres de la cachette d'Allan. La pluie tombe encore, et à travers les arbres, elle s'écrase en grosse gouttes sur le Mathématicien, qui ne voit désormais que l'obscurité dans sa vie. D'une voix criarde, il lance dans la jungle:
"Alors c'est là qu'on en est rendu! Allan, pardonne-moi, je ne savais pas qu'Ellie était en danger! Les apparences sont trompeuses, comment pouvais-je savoir que ces petites vermines étaient pleines de poison?!? C'est toi l'expert en dinosaures, pas moi... Tu as tellement de qualités que je n'ai pas, et que je n'aurais sûrement jamais. Toutes nos disputes nous servent à quoi à part perdre du temps? On vieillit Allan, et ce n'est pas une fois dans la tombe qu'on pourra faire la paix, il sera trop tard... Je comprends que tu as pu être pris de jalousie, mais entre Ellie et moi, il ne s'est rien passé. Alors bien sûr je ne vais pas te cacher que j'étais pas insensible, car comme tu le sais, en vingt ans elle n'a pas changée, toujours aussi belle... Mais ça ne s'arrêtait pas à cela, Ellie avait également pour être honnête, un véritable sale caractère, fallait s'accrocher avec une fille comme ça, hein Allan..."
En écoutant Ian, Allan se remémore les moments passés avec Ellie, et tout en pleurant, il sourit en pensant aux moments heureux passés avec elle...
Ian: "Tu as toujours su que j'étais tombé sous son charme, mais malgré tout, quoi qu'il en soit, t'es resté à mes côtés, car tu avais compris que je ne voulais pas pour autant gâcher ta vie, et que j'ai toujours respecté votre couple... Pardon pour mes nombreuses erreurs, pardon pour tout Allan... J'ai besoin de toi mon ami, je suis aussi seul que toi, car tout comme toi, la perte d'Ellie me bouleverse... Je pense que d'en haut, tu sais au paradis, ben je pense qu'elle aimerait bien qu'on fasse la paix, car si il y a bien une guerre à ne pas commencer, c'est celle entre deux amis qui ont besoin l'un de l'autre en ce moment de deuil..."
Dans le buisson, le parasaurolophus entre ses bras, le paléontologue pleure en silence, ne sachant plus quoi faire, tout simplement perdu dans ses pensées...
Soudain, il constate que le petit dinosaure relève la tête et devient tendu, avant de se blottir avec fougue contre son ventre.
Allan: "On ne t'as pas abandonné... Mais qu'est-ce que tu essayais de fuir mon bonhomme?..."
Le sol sur lequel est assis Grant se met alors à trembler, accompagné d'un coup de tonnerre déchirant le ciel au dessus des palmiers dont les feuilles trempées se déchirent à cause de la force du vent qui se fait de plus en plus violent.
Ian Malcolm, qui entend lui aussi les bruits de pas, reste immobile, ayant déjà vécu cette situation plusieurs fois. Mais en lisant dans ses yeux, on peut constater que cette fois-ci sera comme différente pour lui, comme si il était prêt à quelque chose... Les bruits de pas s'arrêtent alors, et Ian d'un geste sûr, replace les lunettes de soleil trempées sur son nez. Derrière lui, il sent le souffle chaud du carnivore se poser sur son tee-shirt noir humide. A travers le buisson, Allan reste sans voix. L'allosaure qui les suivait, lui et Robert, ainsi que le jeune employé, est posté juste derrière Ian, qui a l'air bien petit comparé à ce colosse de la préhistoire. En observant son ami mathématicien, il comprend que ce dernier l'avait enfin repéré, car il lui adresse un sourire plein de gravité et de mélancolie à la fois, le tout accompagné d'un ultime clin d'œil. Lentement, l'homme en noir se tourne vers son bourreau, la tête haute, et le regardant droits dans les yeux, il cri haut et fort:
"Adieu Allan, t'embrassera tout le monde pour moi. Okay, c'est le chaos, le désastre, la merde quoi. Mais peu importe la situation, toujours avoir la tête haute et partir comme une star, une star de rock!"
L'allosaure, d'une rapidité impressionnante, ferme ses crocs sur l'une des jambes du Mathématicien, avant de le jeter en l'air...
Alors que les cris de son ami se font entendre, Allan se bouche les oreilles de ses doigts et ferme les yeux, ne voulant pas voir la scène macabre...
Mais alors que quelques secondes se passent, un autre cri, celui d'un animal se fait entendre. Allan, qui a vécu pas mal de péripéties sur ces îles, reconnaît celui du t-rex, qui n'est plus très loin.
L'allosaure lâche alors sa proie, et attiré comme un aimant par ce rugissement, disparaît entre les arbres. Le paléontologue en profite alors pour lâcher le parasaurolophus et courir vers Ian, qui est dans un état critique... Arrivé à son niveau, il remarque aussitôt que son ami a perdu les deux jambes. D'une voix faible, ce dernier lui dit:
"Ah, arrivé un peu trop tard, dommage..."
Allan: "Ne dis pas de sottises, je vais te faire un garrot..."
Ian: "Ah oui, les garrots, ma spécialité..."
Les deux hommes se regardent alors, un sourire sur le visage, le bonheur de se retrouver. Le paléontologue, sachant qu'il a très peu de temps, retire en vitesse sa veste et la déchire en deux morceaux, un pour chaque jambe. Une fois le sang bloqué, il soulève Ian et le met sur ses épaules. D'une voix étouffée, Grant dit:
"Mon Dieu, même avec les deux jambes en moins, t'es pas si léger que ça."
Ian: "C'est ça de bouffer des maths, tous les calculs et théorèmes, c'est assez lourd à digérer."
D'un pas précipité, Allan se dirige avec son ami vers la lisière de la forêt. Une fois arrivé aux abords de la plaine, ils remarquent que l'Allosaurus, posté au loin sur leur gauche, se dirige vers des arbres présents de l'autre côté. Ces arbres, Allan en est sûr, ces arbres ont bougés. Une envolée d'oiseaux depuis des conifères vient alors confirmer qu'il ne rêvait pas. Un craquement se fait alors entendre, et quelques secondes plus tard, un arbre tombe à terre. Une énorme masse montre sa gueule, une gueule garnie de dents tranchantes comme des couteaux aiguisés. Le tyrannosaurus-rex, le regard furieux et son rugissement effrayant, entre en scène, afin de faire face à l'Allosaurus courageux. Sur la plaine, les deux carnassiers prennent beaucoup de place, et Allan comprend assez vite qu'il vaut mieux ne pas traîner dans le coin. Ian, d'une voix assez faible, demande à Allan:
"Problème de territoire?..."
Allan: "Oui, ils sont plutôt solitaires et ne peuvent vivre en harmonie, contrairement à la plupart des herbivores... Mais ne traînons pas ici..."
Mais à peine qu'il commence sa course vers la jungle lui faisant face, le corps d'Ellie au bord du point d'eau le fait aussitôt freiner. Sans perdre un instant, il descend Ian de son dos et se dirige vers Ellie.
Ian: "Allan, qu'est-ce que tu fais? Il faut partir d'ici!"
Allan: "J'en ai pour quelques secondes..."
Ian: "Mais dans quelques secondes on va se faire bouffer si on reste ici..."
Allan: "Je refuse de laisser Ellie comme ça, si tu veux tu viens le faire à ma place?"
Ian, se sentant honteux, baisse la tête et ne dit plus un mot.
Allan se tourne alors vers Ellie et dit: "Mon amour, ma vie, je n'ai pas beaucoup de temps devant moi... Sache que je t'aime, de tout mon cœur, de toute mon âme... Bientôt je serais là, à tes côtés..."
Tandis que Grant parle, les deux sauriens se battent avec férocité, et se rapprochent dangereusement du point d'eau de la plaine.
Ian: "Allan! Dépêche-toi!"
Le professeur Grant prend alors Ellie dans ses bras et la fait glisser sous l'eau en disant une dernière fois:
"Je t'aime Ellie, aujourd'hui et à jamais..."
Petit à petit, le corps de la paléobotaniste disparaît dans l'eau, jusqu'à ce que ses cheveux blonds ne soient plus visibles à leur tour...
Allan se relève alors, une larme à l'œil, et rejoint Ian quand soudain un énorme bruit se fasse entendre. Le paléontologue et le mathématicien regardent dans la même direction et découvrent l'Allosaure à terre, égorgé par la terrible mâchoire du t-rex, qui pousse un cri de victoire dans le ciel orageux et obscur. Ian, rassuré d'être de nouveau sur les épaules d'Allan, fait signe à son ami de foncer sans perdre de temps entre les arbres, avant que le t-rex ai l'envie de les dévorer.
Les deux amis viennent de connaître une terrible épreuve dans leur vie, et si rien ne peut remplacer Ellie, ils auront besoin l'un de l'autre pour se soutenir. Si Jurassic Park a bouleversé leur vie, ils n'auraient jamais pensé que cela prendrait autant d'ampleur...

Chapitre 24
Une légende

L'eau est tellement tombée sur lui qu'il n'hésite pas à se mettre torse-nu afin d'éviter des risques pour sa santé. Il n'a quasiment pas dormi de la nuit, et la matinée a beau être peu avancée, il n'a pas de temps à perdre s'il veut échapper à son poursuivant, mais surtout retrouver Lex. Avec une extrème précaution, Vincent descend de l'arbre dans lequel il a trouvé refuge pour la nuit, laissant en haut que le souvenir de sa présence. Une fois arrivé aux pieds des racines, le jeune homme constate que le ciel est encore bien chargé en eau, car quelques gouttes de pluie commencent à tomber sur son torse. Face à lui au loin, un marécage se montre, dans lequel des herbivores avec le dos parsemé d'une voile broutent avec tranquillité des plantes aquatiques. Avec inquiètude, Vincent tourne rapidement la tête à gauche et à droite, dans le but de repérer l'homme vêtu de noir qui n'a pour seul but que de mettre fin à ses jours. Aucune trace de lui, mais Vincent reste sur ses gardes, il sait qu'il ne doit pas être bien loin. Depuis hier, il a une soif du diable, et tandis qu'il jette une dernière fois un coup d'oeil aux alentours, il se dit qu'il pourrait discrètement se rapprocher du marécage afin de boire quelques gorgées. Après quelques foulées entre des plantes ardantes à souhait, le jeune homme arrive enfin aux pieds du marécage, la gorge sèche comme jamais. A quatre pattes, tout comme les dinosaures à voile dorsale également présents, Vincent est prêt à se désalthérer, quand soudain, une voix d'homme lui dit:
"Si j'étais toi, je ne ferais pas ça..."
Surpris, Vincent se relève aussitôt et sort son revolver afin de le pointer sur l'homme lui faisant face.
Vincent: "Ah oui? Et pourquoi donc?"
L'homme, recouvert de bandes sur le visage, est également dôté d'une paire de lunettes. De sa voix grave, il réplique:
"Parce-qu'avec tous la vermine et autres microbes se balladant dans cette eau, tu risques de tomber sérieusement malade mon gars..."
Incontestablement impressionné par l'inconnu lui faisant face, Vincent montre de grands yeux. Tandis qu'il regarde l'ensemble de son corps, le jeune homme constate que l'homme a perdu une main. D'une voix assez réservé, il lui demande:
"Qui êtes-vous?"
L'inconnu: "Quelqu'un qui t'observe depuis quelques temps. Qui je suis importe peu, sache seulement que je suis sur cette île depuis longtemps maintenant..."
Vincent: "Comment avez-vous fait pour survivre sur cette île?"
L'inconnu: "Tu sais bonhomme, quand t'as l'instinct de survie, tu peux t'en sortir, bien que sur ce morceau de cailloux, les morts sont bien plus incalculables que les rescapés..."
Vincent: "Mais pourtant, vous auriez pu demander de l'aide depuis l'arrivée de Biogen sur les lieux, pourquoi ne pas l'avoir fait?"
L'inconnu: "Biogen? Tu veux parler de la nouvelle équipe ayant tenté de reconstruire le Parc?"
Vincent: "Oui, ils auraient pu vous aider pour retourner sur le continent!"
L'inconnu: "Sache que j'ai été abandonné ici bien avant que Biogen n'arrive. Je connaîs tous les recoins de cette île, sa faune et sa flore. Bien qu'au début rester ici était pour moi un véritable enfer, c'est devenu au fil du temps un véritable terrain de jeu, je peux te le garantir..."
Vincent: "Comment ça?..."
L'inconnu: "Ben attends, entre les touristes qui s'égarent de temps en temps et se font bouffer en moins de deux, observer un parc en construction qui au final est réduit en miettes et les histoires personnelles qui prennent le dessus au centre de tout ceci, c'est mieux qu'un feuilleton télévisé!"
Vincent: "Ah d'accord. J'admire votre courage, mais je constate que le temps passé sur cette île a ôté votre humanité. Je vous souhaite une bonne continuation, aurevoir..."
Alors que le jeune homme est prêt à faire demi-tour, l'inconnu l'arrête et lui dit:
"Hey, peut-être que j'ai moins d'humanité qu'il y a plusieurs années, mais je sais qu'on a tous les deux une déchirure, chacun à cause d'une femme..."
Vincent: "Mais qu'est-ce que vous racontez? Vous ne savez rien de ma vie, et moi je m'en fiche de la vôtre..."
L'inconnu: "D'accord, je peux concevoir que la mienne ne t'interesse pas, mais de mon côté, je sais que tu traques une jeune femme,qui t'as d'ailleurs fait beaucoup de mal. Si j'ai bien compris, elle s'est fait passer pour ta petite-amie dans le but de parvenir à ses fins. Et en ce moment, tu ne cesse de la poursuivre afin de savoir ce qu'elle a fait de ta copine..."
Vincent: "Mais jusqu'à quel point avez-vous observé mon parcours?..."
L'inconnu: "Cela a très peu d'importance. Tu penses avoir perdu sa trace, mais pour ma part, je sais dans quelle direction elle est partie. Elle a pris dans cette direction, juste derrière ce marécage. Si tu marches bien, tu pourras avoir une chance de la rattraper..."
Vincent: "Mais pourquoi m'aidez-vous?..."
L'inconnu: "Car je veux que tu lui fasse payer. A l'époque, elle a fait parti d'un groupe qui m'a abandonné en ces lieux, ils m'ont laissé pour mort... Maintenant file, sinon il sera trop tard, salut l'ami..."
Perplexe, Vincent lui dit aurevoir à son tour, boit quelques gorgées et se dirige dans la direction indiquée par le mystérieux inconnu couvert de bandes et égalerment de feuilles pour le camouflage. Tandis que le jeune homme disparaît entre les palmiers, l'homme se rend dans sa cachette située dans un énorme arbre. A l'aide d'un morceau de fusain, il barre le nom d'Ellie Sattler inscrit sur un morceau de bois, tandis que dans sa tête des flash backs de la mort de la jeune femme lui reviennent. Allan et Ian étaient à sa portée, mais il est toujours déterminé à les avoir, quite à se servir des employés de Biogen pour parvenir à ses fins... Sur le morceau de bois, les noms de Tim Murphy et de John Hammond sont barrés d'un trait féroce. L'homme, le regard plein de haine, sort la tête de sa cachette et observe Vincent, minuscule au loin. Il sait qu'il tuera Lex, il le faut...
Mais alors qu'il est prêt à sortir de sa cachette, un homme vêtu de noir et armé longe le marécage avant de prendre la même direction que Vincent. L'inconnu, dissimulé parmi la végétation, espère de tout coeur que le jeune homme ne sera pas tué avant d'avoir trouvé Lex...

Chapitre 25
En zone dangereuse

Plusieurs heures se sont écoulées, et l'heure de midi commence alors à pointer le bout de son nez. Le souffle coupé, la lenteur dans les pas, Lex est fatiguée et en manque considérable d'eau et de nourriture. Les yeux mi-clos, la bouche grande ouverte, le coeur battant à un rythme irrégulier, la jeune femme finie par s'éffondrer contre le tronc d'un arbre. Petit à petit, sa silhouette se rapproche du sol terreux, jusqu'à ce qu'elle termine complètement allongée. Lex ne l'as sûrement pas fait exprès, mais dissimulée dans de hautes herbes aux pieds de l'arbre, elle est ainsi invisible aux yeux de quelqu'un qui aurait l'idée de passer dans le coin. Le sommeil n'est pas si loin que ça, et malgré maintes efforts, Lex plonge dedans, épuisée, à bout... Elle se réveille alors aussitôt, mais dans une pièce, une pièce qu'elle connaît bien puisqu'il s'agit de la chambre qu'elle avait étant petite... Surprise et désorientée, elle regarde par la fenêtre afin de savoir quelle heure il est en se repérant gràce au soleil. Elle constate alors qu'il est à peu près quinze heures, mais aussi qu'elle est vêtue d'un pyjama. Le stresse commence alors à monter en elle, et aussi vite qu'elle peut, descend les escaliers. Arrivée en bas, ses yeux sont éblouies par la lumière du soleil traversant la vitre de la véranda. Trouvant la chaleur très agréable, elle en profite pour faire bronzer son visage, immobile sur la dernière marche. Le sourire sur le visage, celui-ci disparaît quand des bruits parviennent à ses oreilles, plus précisément des cris. Enfants, hommes, femmes, ils sont tous en train d'hurler. Prise d'une angoisse de taille, la jeune femme descend la dernière marche et tente de percer avec ses petits yeux la lumière emplissant la vitre. D'une démarche lente, elle s'en approche, et des silhouettes commencent alors à se montrer dans le flot de lumière. La scène, sans prévenir, se dévoile sous ses yeux. Sur la terrasse à l'extérieur, des enfants, des femmes et des hommes, courent pour échapper à une horde de vélociraptors affamés. Mais, dans cette scène qu'elle regarde sans pouvoir rien faire, la jeune femme remarque qu'un effet de ralenti assez flagrant prend le dessus, comme si la mort n'était pas pressée... Sachant ce qui va se passer d'un instant à l'autre, Lex ferme les yeux, ne pouvant supporter une minute de violence dont elle est témoin. Quelques secondes s'écoulent, alors elle se risque à ouvrir les yeux, juste pour voir, furtivement... Comme prévue, sur la terrasse s'écoule des litres de sang, de plusieurs sang. Enfants, femmes, hommes, ils sont tous éventrés, égorgés, étripés... Mais ce qui attire surtout l'attention de Lex, c'est un petit garçon, terrassé par un énorme Vélociraptor le dominant avec évidence. Tim, il s'agit de Tim quand il devait avoir huit ou neuf ans. Ne voulant pas assister à une seconde mort de son frère, la jeune femme bat des poings contre la vitre de la véranda, les larmes lui coulant des yeux avec intensité. La rage dans le coeur, elle crie son nom, sans réponse en retour. Alors qu'elle le regarde à nouveau, le Vélociraptor dominant son frère se tourne vers elle, et Lex se reconnaît alors, comme si son visage était greffé au corps de l'animal... D'un sourire cruel, la bête regarde Lex, les crocs et les griffes en vue... Lex Murphy, trempée de sueur, se réveille parmi les hautes herbes aux pieds de l'arbre. Rarement elle a fait un cauchemard aussi terrifant... Mais désormais, la réalité doit prendre le dessus, car un bruit se fait entendre à proximité. Redoutant l'arrivée d'un carnivore, plus précisément d'un Vélociraptor, la jeune femme se relève et continue son parcours, moins fatiguée mais toujours aussi assoifée. Alors qu'elle disparaît parmi la végétation, un homme fait son apparition à côté de la récente cachette de Lex. Vincent, toujours aussi déterminé à savoir ce qu'est devenue Karia, ne compte pas lâcher la jeune femme, quite à en mourir...

Chapitre 26
Les oubliés

Le début d'après-midi se dévoile, toujours avec ce temps orageux et pluvieux qui n'a pas l'air décidé à partir. Les feuilles des arbres ont beau les dominer, Allan et Ian reçoivent sur le crâne les gouttes de pluies qui parviennent à se glisser jusqu'à eux. Pour ue nouvelle fois, Allan marque une pause afin de descendre Ian de ses épaules, qui est plus lourd qu'il n'y paraît. A leurs oreilles, seul des barrissements de brachiosaures lointains se font entendre, ce qui a pour effet de les rassurer. Alors que le paléontologue reprend son souffle calmement, Ian Malcolm, qui a perdu récemment ses deux jambes, se tourne vers lui afin de lui poser une question qui lui trôte sur le bout de la langue depuis quelques temps:
"Allan, je ne veux surtout pas t'embêter avec quoi que ce soit. Ce qui s'est passé il y a quelques heures t'accable déjà assez comme ça, et je te remercie pour tout ce que tu fais pour moi, mais j'aimerais seulement savoir quelque chose, où allons-nous?"
Comme si il s'attendait à cette question, le Docteur montre un sourire sincère avant de lui répondre clairement:
"Je continue ce qui fait que je suis ici, retrouver Lex tout simplement..."
Ian: "...Allan, attends, attends s'il te plaît écoute-moi! Cette île pue la mort et le chaos. Comme il y a vingt ans, le parc est en ruines, et tu sais alors tout aussi bien que moi ce qui va se passer si nous traînons ici. Je ne pense pas qu'à moi, mais à moins que tu ne l'ai pas remarqué, l'Allosaure qui m'a attaqué, à défaut de ne pas m'avoir bouffé, m'a transformé en véritable appât à carnivore. Donc tu me dis si je me trompe, mais le plus sage serait de quitter cette île en vitesse! Ecoute, je sais comment on peut s'en sortir, je suis parvenu sur cette île avec Ellie en empruntant un passage secret oublié depuis des lustres, qui date de l'époque d'Ingen..."
Allan: "Ah oui? Et avec quel moyen de transport es-tu arrivé sir Isla Nublar?"
Ian: "Avec une jeep, tout simplement..."
Allan: "Et, est-ce que cette jeep est toujours en état?"
Ian: "Ah euh... non..."
Allan: "Dans ce cas-là Ian, tu ferais mieux de te taire, car quand t'es fatigué, tu réfléchis peu. Tu crois qu'on rentrera comment? A la nage? Non, il n'y a pour le moment aucun moyen. Et si nous trouvons une jeep en bon état, il faudra prier le bon Dieu pour ne pas se faire repérer par Biogen qui au cas où tu ne le sais pas, veut notre peau! La seule chose qui soit raisonnable à faire actuellement, c'est de se sauver le plus de vies, et avant tout de ceux qu'on aime. Regarde Ian, regarde la vérité en face, Tim, Nick, John, Ellie, ils sont tous morts... Ceux qu'on croyait à l'abri, ceux qu'on pensait intouchables car importants à nos yeux, ils ne sont plus là Ian! Même Eric, qui était venu avec moi sur cette île, est mort, mort Ian..."
La mine sombre, le Mathématicien ne dit pas un mot, passant dans sa tête les visages de ces personnes qu'il a tant aimé...
Allan: "Ian, le chaos a souvent été l'un de tes principaux sujets de conversation... Pourtant, jamais je n'aurais cru qu'il aurait été aussi immense et présent dans nos vies qu'en cet instant... Oui, Lex a déclenchée la destruction de ce Parc, car elle est devenue fragile après la mort de son petit frère. Mais après tout, peut-on la montrer du doigt comme une meurtrière, une terroriste? La perte d'un proche peut rendre fou, fou de chagrin... J'aimais tellement Ellie que j'aurais pu sombrer comme Lex, mais ce n'est pas le cas. Je veux la sauver de la mort et l'emmener loin de tout ça. Elle a besoin de notre aide Ian, tu comprends?..."
De longues secondes de silence s'écoulent alors sans que le Mathématicien dise quelque chose, la tête toujours baissée. Sans prévenir, il fini par poser une main sur l'épaule de son ami Allan, avant de lui répondre:
"Oui, je comprends Allan... Allez, reprenons la route, nous ne faisons que perdre du temps... Il faut retrouver Lex, c'est ce que John voudrait..."
Allan: "Oui, c'est déjà bien trop que Tim soit à ses côtés là-haut, je ne me le pardonnerais pas..."
Le paléontologue se relève, et après quelques efforts, parvient à replacer Ian sur son dos. Alors qu'Allan commence à faire quelques pas, Ian lui dit d'une voix assez rapide et alarmante:
"Allan, arrête-toi, vite..."
Allan: "Quoi, qu'est-ce qu'il y a?..."
Ian: "Un homme approche..."
Allan: "Dis-moi vite de quoi il est vêtu."
Ian: "Tout en noir, mais surtout, il est armé..."
Allan: "Il t'as vu?..."
Ian: "Non, non je ne crois pas, mais ça ne saurait tardé, planquons-nous!..."
Avec énergie, Allan descend le Mathématicien de son dos, avant de se cacher avec lui parmi des fougêres placées aux pieds d'un arbre. Les yeux grands ouverts, les deux compères observent avec attention l'homme se rapprochant de leur cachette. Avec ses yeux de lynx, Allan remarque le logo de Biogen sur la veste de l'homme, mais surtout son arme, la fameuse arme contenant des virus de dinosaures... Avec soulagement, l'ennemi prend une direction sur la droite, à la recherche de témoins appeurés. Mais alors qu'Allan et Ian sont presque en sécurité, une silhouette apparaît au dessus de leur tête, sur une des branches de l'arbre se situant derrière eux. Ne l'ayant pas remarqué, les deux amis se relèvent discrètement, quand soudain l'inconnu dôté de bandes lui couvrant le visage pousse un cri strident. L'employé de Biogen, l'oreille aux aguets, se tourne alors aussitôt vers l'endroit d'où provenait le bruit. Allan et Ian regardent au dessus de leur tête et remarquent l'individu en équilibre sur la branche. Allan comprend vite que cet homme mystérieux ne leur veut pas du bien, et se croyant condamné, jette un regard glacial à cet inconnu au visage caché, qui disparaît dans la végétation étouffante tandis que l'employé de Biogen s'approche au pas de course, Encore quelques mètres, et la mort viendra rendre visite aux deux amis de longue date... Tous les deux ferment les yeux avec calme. Un bruit se fait entendre, une masse tombe à terre. Malcolm ose alors ouvrir ses paupières, suivi d'Allan. A leur plus grande surprise, l'ennemi est à terre, assomé par un morceau de bois tenu par... Robert! Fortement rassuré et ravi de le revoir, Allan se sent également gêné et lui dit alors de vive voix:
"Oh, Robert! Je t'ai complètement zappé mon vieux! Je suis vraiment désolé tu sais, mais tellement de choses qui se sont passées m'ont chamboulées, que je t'ai laissé toi et... Où est le jeune?"
Robert: "Il n'a pas eu autant de chance que moi Allan. Je lui avais pourtant dit de ne pas te rejoindre dans la plaine, mais l'imbécile s'est mis à galoper au moment où les deux carnassiers se sont battus... Il est passé sous l'une des pattes du t-rex, écrasé par le poids..."
Allan: "Mon Dieu... Quand est-ce que le carnage va s'arrêter? Comme si il n'y avait pas eu assez de sang à couler comme ça... Si jeune en plus..."
Robert: "Quand le t-rex est parti, je l'ai rejoint, il était en train de mourir. Il m'a dit que t'avais raison, qu'il avait sa part de responsabilité dans ce génocide, et qu'il a donc eu ce qu'il méritait..."
Allan: "Quel imbécile je peux être desfois..."
Robert: "Tu pensais bien faire Allan, tu ne pouvais pas savoir quel sort l'attendait..."
Allan: "... Sais-tu dans quelle direction est parti le t-rex par la suite?..."
Robert: "Je peux pas te dire, il avait un comportement assez étrange, il est s'est mis à tourner autour de la plaine plusieurs fois. A un moment, je suis quasiment sûr qu'il m'a vu, mais il avait l'air serein, tout en ayant le regarde malicieux, comme s'il préparait quelque chose..."
Allan: "Bon, on reprend la route, le t-rex t'as peut-être suivi, et ça ce n'est pas bon signe..."
Ian: "Oh que non, pas du tout..."
Après un dernier coup d'oeil en arrière, Allan reprend la marche avec Ian sur ses épaules et Robert à ses côtés. Le danger est partout pour les trois hommes, en mouvement constant et imprévisible...

Chapitre 27
Rencontre délicate

Ayant peu dormi, il a de grosses cernes posées sous les yeux. Toute la nuit, il est resté dans le cockpit de l'avion, l'arme à la main, guettant l'éventuelle arrivée d'un carnivore. Par la vitre cassé, il hume l'air avec ses grosses narines de gorille. Ce qui s'est passé la veille l'a marqué assez profondément et s'il ose désormais sortir, c'est seulement après une demi-heure de réflexion. Une fois au deohrs, il ne prend même pas la peine de regarder autour de lui. Il n'a qu'un seul objectif, foncer vers la jeep réparée par l'un des employés désormais décédé. La main droit crispée sur l'arme, le Président de Biogen à le pas lourd, mais parvient tout de même à rejoindre le véhicule dont le capot est un peu cabossé. Sans forcer, la voiture démarre doucement et roule entre les palmiers situés sous le ciel toujours aussi orageux. D'une voix grave, il se dit:
"Bon, voyons où en sont mes petits gars. J'espère qu'il y en a pas eu beaucoup à claquer, sinon ce sera chaud pour repérer toute la vermine. Mais bon, c'est des braves gars hein, si le terrain a été bien ratissé, il ne doit plus en rester tant que ça..."
Mais alors que Le Président passe la vitesse supérieure, ses yeux de vipère localisent en deux secondes une silhouette sur la gauche, à quatre-vingt mètres à peu près... Sa réaction est alors d'aussitôt couper le moteur entre deux arbres, descendre du véhicule l'arme à la main, et dans un sourire se dire:
"Aaaah... Une petite créature est passée entre les mailles du filet... Ne vous inquiètez pas les enfants, papa est là pour s'en occuper..."
D'un pas silencieux et sûr, le Président s'enfonce entre les fougêres en direction de la personne, bien décidé à la tuer..."

Ayant un peu bu d'eau de pluie, la jeune femme a repris un peu de ses esprits. Jamais elle n'a autant été déterminée à se rendre, et quand elle aperçoit alors un avion à terre face à elle, ainsi que des jeep autour, elle se met à crier:
" C'est bon, je me rends, c'est moi la coupable, moi qui ai fait disjoncter le Parc, venez me chercher!"
Un long silence se place après sa réplique. Elle jette alors un regard autour d'elle et comprend qu'elle est seule. Tout doucement, elle s'approche de l'engin volant. Ses yeux ne tardent pas à se poser sur un sac noir brûlé, et quand elle l'écarte de ses mains afin de voir ce qu'il y a à l'intérieur, elle vomie aussitôt à côté. D'une voix aigue et tremblante, elle se dit alors:
"Mon Dieu... Quel monstre a fait ça?..."
De ses yeux horrifiés, elle repère alors le logo de Biogen sur l'avion. Un flash back défile sous ses yeux. Elle revoie les lignes d'hommes en noir ratissant l'île, et s'estime alors heureuse de leur avoir échappé jusque là. Elle ne tentera jamais d'échapper à sa mort, mais elle aimerait éviter une telle fin... Prise d'une angoisse grandissante, la jeune femme veut à tout prix fuir cet endroit, quite à se cacher sous des cadavres de dinosaures s'il le faut... Mais quand elle se retourne pour rejoindre la jungle, un homme corpulent lui fait face, une arme à la poigne...

De sa voix rauque, le Président de Biogen lui dit:
"Tu comptes aller où comme ça? Car sur cette île à l'heure actuelle, il y a très peu de possibilités d'être dans un endroit dit "sûr". En tout cas, tu commences bien avec moi, tu commences par un mensonge..."
Lex: "Quoi?!?"
Le Président: "Ben oui, la personne qui a foutu ce Parc en vrac s'appelle Lex Murphy et elle est actuellement... dans cette soûte tu vois, plus précisément dans un petit sarcophage confectionné par de braves petits gars comme je les aime!"
Lex comprend alors l'horrible vérité. Par sa faute, la femme dont elle s'est servie pour parvenir à sa mission est morte, morte à sa place. Le regard vide, elle entend le Président continuer la conversation:
"Ah, je suis désolé de t'apprendre ça. Tu voulais te faire passer pour ta copine afin qu'elle ai la vie sauve c'est bien ça? Ben, désolé de te dire ça comme ceci, mais t'arrives un peu trop tard tu vois. Par contre, j'ai une bonne nouvelle pour toi, tu as de fortes chances de bientôt la rejoindre, disons 100%, ce qui est plutôt pas mal je dirais."
Lex tombe à terre, accablée d'être une fois de plus la cause d'un être ayant perdu la vie, et d'une voix faible répond:
"Oui, tuez-moi, je veux être tuée, tuez-moi..."
Gêné par la réaction innatendue de la jeune femme, le Président s'approche d'elle, relève son menton avec l'une de ses mains et lui dit d'une voix douce:
"Oh non, je ne veux pas que ce soit une libération pour toi. Tu vas mourir oui, mais juste avant, tu vas en voir de toutes les couleurs, et je pense que tu verras l'arc en ciel apparaître sous tes yeux une bonne quinzaine de fois avant que tu passes l'arme à gauche..."
De son regard perdu, Lex observe le Président, et sans se défendre, se fait traîner par ce dernier vers la soûte du cockpit...

Chapitre 28
Un monstre au fond du gouffre

L'ombre de sa silhouette englobe l'intérireur de la cabane située dans un arbre dans laquelle il se cache depuis toutes ces années. Face à lui, trois crânes au regard vide dominent, accrochés sur le mur. Le premier appartient à Dennis Nedry, traître en sein de l'entreprise Ingen lors de l'ouverture du premier Parc en 1993. Le second, lui aussi de nature humaine, est le crâne de Park Warden Robert, ancien chasseur qui a travaillé avec Ingen également, avant de mourir sous les griffes d'un Vélociraptor. L'homme arrête son regard sur le troisième crâne, de nature animale, plus précisément celui d'un Vélociraptor. Alors, le flash back que Ray Arnold a tant connu défile une nouvelle fois dans sa tête. Il se revoit à terre, le bras arraché par ce Vélociraptor dont il ne reste désormais que le crâne. Il revoit Ellie se tournant vers lui, avant qu'il ne tombe dans les pommes. D'un de ses poings, il cogne dans l'un des murs en bois, la frustration grandissante. Mort, il a été laissé pour mort sur cette île en 1993... Il est fou, fou de rage qu'Allan et Ian ne soient pas morts à l'heure actuelle, fou de rage que l'homme en noir ne les ai pas tué... Sous les crânes accrochés, une petite table en fer rouillée est visible, avec posé dessus l'un des anciens ordinateurs qu'il utilisait à l'époque pour la gestion du Parc. La machine ne marche plus, mais Ray a accroché sur l'écran vide et poussièreux des photos de sa famille, ainsi que quelques dessins réalisés à l'époque par ses enfants désormais adultes... La tristesse rejoint alors la rage, et avant que la première larme coule de ses yeux, l'homme blessé à vie sort de sa cachette. Il saute alors de branches en branches, déterminé à prendre désormais les choses en main pour que sa vengeance soit accomplie jusqu'au bout...

Chapitre 29
Point de rencontre

Les feuilles craquent sous leurs pas. Le soleil, lui, n'est toujours pas décidé à se montrer. A la place, une pluie commence à tomber de nouveau, accompagnée de beuglements lointains produits par quelques parasaurolophus en train de brouter la végétation abondante. Seul Allan Grant porte un chapeau, son bon vieux chapeau qui le protège de la pluie. Quant à Ian et Robert, ils se contentent de laisser les gouttes couler sur leur visage et leur corps. Cela fait un petit moment qu'aucun sujet de conversation ne s'est montré durant cette marche, et Ian a justement l'envie de parler de quelque chose. Toujours assis sur les épaules d'Allan qui le porte, il demande à ce dernier d'une voix forte à cause du vent et de la pluie:
"Allan, tu te souviens du type qu'était derrière nous dans l'arbre?"
Allan: "Oui bien sûr, comment pourrais-je l'oublier..."
Ian: "Eh bien, je ne sais pas si tu l'as remarqué, mais il ne faisait pas parti du groupe Biogen..."
Allan: "Que veux-tu dire Ian?"
Ian: "Eh bien, je pense qu'il a voulu que l'homme armé nous repère afin qu'il nous tue."
Allan: "Oh c'est vrai? Comment as-tu deviné? Tu es vraiment trop intelligent Ian, bravo!"
Ian: "Rooh, mais laisse-moi terminer! Je suis quasiment persuadé qu'il voulait notre mort à cause d'une chose bien précise et qu'en aucun cas il est du côté de Biogen..."
Allan: "Comment se fait-il que tu ai l'air si sûr de toi?"
Ian: "Tu ne te souviens pas qu'au moment où l'homme armé nous a localisé, il a disparu? Je pense qu'il craint comme nous Biogen, mais qu'il n'est pas pour autant de notre côté, car il veut qu'on meurt..."
Allan: "Dans ce cas, pourquoi serait-il resté en hauteur au lieu de nous attaquer lui-même? Nous étions les plus vulnérables, pourquoi ne pas en avoir profité?"
Ian: "Comme je te l'ai dit, il craint Biogen, mais tente de se servir d'eux sans qu'ils ne s'en rendent compte. Et enfin, je pense qu'il n'a pas d'arme et que ça le bloque pour agir lui-même..."
Allan: "Mais pourquoi voudrait-il notre mort Ian? Qu'avons-nous fait de si spécial?..."
Ian: "J'en sais rien Allan, c'est comme parler aux murs, ça nous avance à rien..."
Allan: "Tu penses que..."
Ian: "Je ne pense rien Allan. L'âge qu'il a, la couleur de sa peau, sa marque de chaussures favorite, je sais rien de tout ça, rien de qui c'est, pas plus que toi ou Robert. Tout ce que je sais, c'est qu'il n'est pas notre ami et qu'il est peut-être sur cette île depuis un bail. J'imagine que tu te souviens des bandes qu'il avait sur le visage ainsi que sa tenue de camouflage, tout ça ne sentait pas le neuf. C'était usé, déchiré ou encore tâché, pas un de ces déguisements que le gosse de la voisine a acheté la veille au contre commercial tout en papier crepon. Mais malgré tous ces détails, nous n'avancerons à rien et le seul moment où tout s'éclaircira, c'est si ce type se pointe devant nous et montre son visage..."
Allan: "Dans ce cas, pourquoi avoir lancé ce sujet de discussion Ian?"
Ian: "Car ça me travaille, ça ne sent pas bon tout ça, oh que non, nous avons intérêt à rester sur nos gardes..."
Allan se tourne alors vers Robert et lui dit avec un sourire:
"J'espère que tu as retenu ce bon conseil Robert, toujours rester sur nos gardes. Heureusement que Ian est là pour nous donner ses bons conseils, sinon on serait mort à l'heure actuelle. Qu'est-ce qu'on dit Robert?"
Allan et Robert: "Merci Ian!"
Ian: "Arrêtez ça tout de suite, c'est pas beau de se moquer d'un mathématicien, vous finirez par vous en mordre les doigts tellement vous le regretterez les enfants!"
Allan et Robert: "Merci papa!"
Ian: "Que vous êtes bêtes quand vous vous y mettez..."
Alors que les trois compères rient de plein coeur, un éclair déchire le ciel au dessus de leur tête. D'une voix grave, Allan dit:
"Décidément, le temps va avec l'amosphère de mort règnant ici..."
A peine reprennent-ils leur marche qu'une masse s'écrase soudain juste à leur pied. Allan, Ian et Robert n'ont pas compris ce qui venait de se passer, et il faut attendre que le nuage de fumée entourant la chose disparaisse pour que tout s'éclaircisse enfin. Face à eux, un ptéranodon est à terre, touché par la foudre. Au dessus de la tête d'Allan, de Ian et de Robert, les coups de tonnerre se font alors de plus en plus nombreux et de plus en plus violents.
Allan: "Il faut rapidement trouver un abri, une grosse tempête va commencer..."
Il ne leur faut pas longtemps pour repérer un endroit sûr, car juste face à leur yeux, un avion posé à terre se montre, à une vingtaine de mètres environ. Le vent, la pluie et le tonnerre se font de plus en plus intense, et les trois hommes sont alors bien contents quand ils mettent les pieds dans la soûte de l'appareil. A la surprise d'Allan, ils ne sont pas seuls. En effet, vers le fond de la soûte, un homme assez imposant se montre de dos. Les trois hommes n'ont pas besoin de lui faire signe de leur présence, car ce dernier se retourne aussitôt vers eux, un couteau à la main. D'une vive voix, le Président de Biogen leur dit:
"Tient, encore du beau monde, décidément j'attire tous les pigeons, à croire que mon avion est l'un des seuls lieux de refuge pour la vermine qui a peur de se tremper. Je vous en prie Messieurs, approchez, vous devez avoir froid..."
Le Président sort alors discrètement son arme avant de continuer:
"...dans cas, je vais vite vous réchauffer!"
Une flêche empoisonnée vient se planter dans la poitrine de Robert, qui meurt en quelques minutes...
Fou de rage et de chagrin, Allan pose Ian à terre et s'écroule, accâblé par la mort de Robert...
Allan: "Pourquoi?... Pourquoi tout ça?... Nous n'avons rien fait de mal... nous n'avons rien demandé..."
Le Président: "Si une vilaine petite fille de nom de Lex Murphy n'avait pas fait disjoncter ce petit Parc, tout ceci ne serait pas en train d'arriver. Vous seriez tous avec vos familles respectives, et moi je serais devant mon match de foot avec une petite bière."
Allan: "Attendez... Vous avez parlé de Lex Murphy? Où est-elle?!?"
Le Président: "Alors, en ce qui concerne la vraie Lex Murphy, elle se trouve dans ce sympathique sarcophage, soyez pas jaloux vous aurez les mêmes, je vous le promet. J'ai rajouté "la vraie" Lex Murphy, car j'ai devant moi une jeune fille voulant se faire passer pour elle, étrange non? Regardez-la, ça se trouve vous vous connaissez!"
Le Président tourne le siège sur lequel est assise Lex Murphy. Allan et Ian, la reconnaissant aussitôt, sont soulagés qu'elle soit en vie, mais se savent en lieu hostile...

Chapitre 30
Les derniers venus

La pluie tombe en grosses gouttes sur les feuilles des palmiers. Le vent lui, souffle avec violence et tente de s'insinuer partout où il peut. L'orage, tel un Dieu caché dans les nuages, pointe le bout de ses éclairs comme des doigts, et les pose sur le sol d'Isla Nublar où bon lui semble. Avec tous ces éléments déchaînés, Vincent a bien du mal à ouvrir les yeux et à avancer. Pour faciliter la tâche, il s'accroche comme il peut à un tronc d'arbre avec ses deux mains. Agrippé à quelque chose de solide, il en profite pour ouvrir ses paupières afin de savoir où il est. Après quelques secondes d'observation, il repère un avion posé à terre face à la jungle dans laquelle il se trouve en ce moment. Il ne pouvait espèrer meilleur abri que cet engin et aimerait qu'il tienne le coup juste le temps que cette tempête se calme. Alors qu'il enlève ses mains du tronc afin de rejoindre ce lieu sûr, un sifflement aigu se fait entendre et une flêche vient se planter dans l'arbre à un mètre au dessus de la tête de Vincent. Aussitôt le jeune homme se retourne et comme il l'avait prévu, l'employé de Biogen a continué à le traquer juste après leur rencontre avec les Mamenchisaurus dans les bois. Grace au vent qui a dévié la trajectoire de la flêche empoisonnée, Vincent a échappé de justesse à la mort, mais ne veut pas prendre plus de risques et fonce alors tête baissée vers la soûte de l'appareil. A sa grande surprise, quatre personnes sont réunies autour d'une table, chacune avec un verre d'alcool posé en face d'elles. Mais le jeune homme remarque vite que trois d'entre elles ont les mains attachées aux barreaux de leur chaise. Le premier à remarquer la présence de Vincent est le Président de Biogen, assis juste face à lui. D'une voix grave, il lance au jeune homme:
"Ah, un petit nouveau, tu tombes très bien. Vois-tu, les personnes ici présentes, ma petite Kéki (il montre Lex), Monsieur légo (il désigne Ian) et enfin Monsieur bonne foie (il pointe du doigt Allan) ne se montrent pas très amusants pour les dernières heures qu'il leur reste à vivre. Alors je t'en prie, viens nous rejoindre, tient il y a une chaise de libre, pose tes fesses dessus."
Ne comprenant pas la logique de tout ce qui se déroule sous ses yeux, Vincent lui répond de vive voix:
"C'est quoi ce merdier?! Qui êtes-vous?! Il n'y aura pas de morts ici, pas plus que chez moi vous entendez?!?"
Le Président, n'appréciant pas le ton que prend Vincent, commence à sortir doucement son arme à flêches empoisonnées, et d'une voix calme lui dit:
"Oh mais si ils vont mourir, tout comme vous..."
Vincent sort alors aussitôt son arme et hurle:
"Pas un geste!! Je n'hésiterais pas à tirer!"
Le Président lui répond avec toujours le même calme:
"Oh mais faites, vous avez l'air si courageux..."
Ses paroles ont alors pour effet de le déstabiliser, Vincent n'a jamais tué quelqu'un dans sa vie. Le jeune homme, trop perturbé pour être concentré, ne remarque pas le Président faire un clin d'oeil à l'employé de Biogen situé aux abords de la soûte, cet employé qui a suivi Vincent pendant tant d'heures... Le Président hôche la tête afin de faire comprendre à l'employé de passer à l'action. Le sifflement aigu se fait alors de nouveau entendre aux oreilles de Vincent, et sans perdre de temps, il plonge immédiatement au sol. La flêche tirée par l'homme en noir vient se planter sur l'une des paroies de l'appareil, à quelques centimètres du visage du Président qui se sent aussitôt soulagé. D'une voix sûre, il dit:
"Bon, à moi de te tuer alors... Je vais être sympa, je vais te laisser trois secondes et je tire."
Une seconde. Vincent se relève. Deux secondes. Il part en direction de l'employé. Trois secondes. Il se baisse au niveau des pieds de l'employé. La flêche du Président vient alors se planter dans le ventre de l'homme en noir, victime de son propre patron. D'une voix crispante, le Président lance à Vincent:
"Tu sais que tu es une vraie vermine toi, t'arrête pas de bouger, comment veux-tu que j'en termine avec toi dans ces conditions?"
Mais alors que l'homme corpulent appuie de nouveau sur la gachette de l'arme, rien ne sort, il n'y a plus de flêches.
Vincent en profite pour se relever et saisit l'arme de l'employé mort. D'une voix criarde, il clame:
"Désormais au moindre geste, je vous descend, espèce de gros porc!"
Le Président se met alors à rire tout seul.
Vincent: "Ah, ça vous fait marrer? C'est comme ça que vous prenez votre pied au lit?"
Le Président: "Attention à ce que tu dis..."
Vincent s'approche alors du Président et lui met un coup de crosse en pleine figure. Ce dernier tombe, et Vincent en profite pour poser son pied gauche sur son torse. De son arme, il pointe l'homme avant de dire:
"Attention à quoi? Déjà tu vas commencer par me dire qui sont les autres, allez vas-y!"
Le Président: "Alors... il y a cette fille, mais je sais pas son nom, vu qu'elle ment..."
Vincent: "Oh mais si, je suis sûr que tu le sais, dépêche je vais perdre patience!"
Le Président: "Elle dit qu'elle s'appelle Lex Murphy, mais c'est pas elle, c'est pas elle..."
Vincent devient alors blanc comme la mort et reconnaît en effet la jeune femme qu'il a pourchassé depuis le début de cette aventure. D'un pas tremblant, il s'approche de Lex et lui hurle aux oreilles:
"T'as fait quoi de Karia sale chienne?!? T'as fait quoi d'elle?!?"
Alors qu'il commence à lui mettre des gifles d'une violence inouïe, Le Président lui demande:
"Comment ça? Il s'agit bien de Lex Murphy?..."
Vincent: "Oui gros tas de fiente, cette chienne a pris l'identité de Karia et je l'ai traqué pour savoir ce qu'elle en a fait..."
Le Président se met alors à rire de bon coeur. Surpris et frustré, Vincent lui demande:
"Hey espèce de vermine, tu vas me dire ce qui te fais rire comme ça?!?"
Le Président: "Ohohoh, ahahah, c'est un beau, un merveilleux, un magnifique malentendu qui me fais marrer comme ça!"
Vincent: "Comment ça?..."
Le Président: "Vois-tu, vers le début de mon arrivée sur cette île, j'ai coincé une femme que je croyais être Lex Murphy, celle qui a mis le Parc en vrac tu vois. Mais désormais, je comprend que c'est ta copine que j'ai trouvé en premier et non pas Lex, qui est toujours vivante! Ahlala, un vrai casse-tête ahahah!!"
Le visage livide, Vincent enfonce l'arme dans la gorge du Président avant de lui dire:
"Et qu'as-tu fais de ma copine?... Hein?!? Qu'as-tu fait de Karia?..."
A l'aide d'un de ses doigts boudinés, Le Président montre un sarcophage noir. Le pas tremblant, Vincent se rapproche doucement de la boîte, la respiration devenant elle aussi difficile. Après avoir ouvert le sarcophage et soulevé un tissu noir, le visage de Karia, celle qu'il a tant aimé, se montre enfin... Il avait tant espèré la retrouver vivante, continuer à lui apporter des fleurs pendant ses heures de travail, l'emmener déjeuner à la cafétéria du Parc même si ce n'était pas très bon, qu'il s'effondre en larmes au dessus de Karia et lui embrasse le front une dernière fois...
Pendant ce temps-là, Le Président désarmé mais libéré en profite pour sortir de la soûte et foncer vers sa jeep, cachée entre les arbres. Vincent ne met pas longtemps à constater son absence, et déterminé à tuer cet être infâme, il se relève et détache les deux hommes avant de leur dire:
"Je vais avoir besoin de votre aide..."
Aussitôt, Allan lui répond:
"Nous ne partirons pas sans Lex..."
Vincent: "Très bien, aurevoir..."
Le paléontologue se lève alors et attrape l'une des mains du jeune homme avant de lui dire:
"Ecoutez, je comprends votre réaction. Mais sachez que Lex Murphy a perdue son petit frère sur cette île et voulait alors lui rendre un hommage en détruisant ce Parc. Elle s'est servie de Karia, mais ne lui a sûrement jamais fait de mal. Perdre quelqu'un d'important à vos yeux peut faire agir d'une façon totalement imprudente et irrationnelle. Tout comme vous, j'ai perdu celle que j'aime sur cette île, et vous tout comme Lex, vous cherchez vengeance. Je suis prêt à vous aider, même si ce n'est pas la meilleur des solutions, peut-être même que ce bourreau sera puni sans que vous ayez à faire quoi que ce soit..."
Ian: "La nature prend parfois le dessus..."
Allan: "Allez, acceptez Lex, elle est aussi innocente que vous et pleine de bonté."
Vincent: "Bien... Mais on se dépêche, il est peut-être loin désormais..."
Alors que les quatre protagonistes sortent de l'engin pour faire face au vent, à la pluie et à l'orage, Ian Malcolm, posé sur les épaules de Grant dit:
"Avec ce temps, ça m'étonnerais qu'il soit bien loin..."
Tous disparaissent alors petit à petit parmi la végétation de l'île des brumes, avec Vincent en tête, le coeur déchiré par la perte de Karia...

Chapitre 31
La dernière sortie

Le vent souffle de plus en plus fort, mais malgré tout, Vincent avance entre les palmiers, déterminé à mettre la main sur celui qui a tué Karia, celle qu'il aimait plus que tout. Derrière lui, le reste du groupe composé d'Allan, de Ian et de Lex a du mal à suivre. D'une voix portante, le paléontologue de soixante crie au jeune homme en tête:
"Hey, attends nous!!"
Vincent se retourne vers lui et répond:
"Si vous n'arrivez pas à suivre tant pis, je vais devoir faire sans vous!"
Allan: "Ah oui? Et pour aller où? Comment tu quitterais cette île? Hein? On est tous dans le même pétrin!!"
Vincent: "Il y a un passage soutterain situé en dessous de l'entrée aux visiteurs! Pour information j'ai travaillé ici, donc heureusement que je connaîs les moindres recoins de ce Parc! Maintenant il faut prier pour que le bâtiment ne se soit pas effondré! Je vous montrerais la sortie, vous partirez sans moi si vous voulez, j'ai quelque chose à faire avant au cas où vous ne l'auriez pas compris!"
Allan: "Non, on reste avec toi, on ne partira pas de cette île sans toi! Il y eu bien assez de morts comme ça, je ne veux en compter un de plus!!"
Vincent: "Très bien alors avancez, et si vous repèrez quelque chose qui bouge en face de vous, dites-le moi, plus tôt on en aura terminé, mieux ce sera!!"
Ian, posté sur les épaules du Docteur, a une assez bonne vue. Il lui suffit alors de lever la tête une fois, d'observer la ciel orageux au dessus des arbres pour dire au paléontologue d'une petite voix:
"Allan..."
Allan: "Quoi Ian? Qu'est-ce qu'il y a encore?!?"
Ian: "Regarde juste au dessus de toi..."
De ses grands yeux alertés, Allan contemple la chose qu'il redoutait le plus... De l'autre côté de la jungle, une tornade, colosse de vent, détruit tout sur son passage. En observant plus attentivement, il remarque qu'il n'y a pas seulement des arbres qui sont emportés, mais des dinosaures... Stégosaures, brachiosaures, vélociraptors, ils sont tous en train de flotter en l'air et de tourbillonner avant de s'écraser, dénués de vie...
D'une voix alarmante, Allan crie à Vincent:
"Il faut partir, sinon nous allons y rester!! Nous sommes situés à combien de l'entrée des visiteurs?!?"
Vincent, ayant constaté la réalité des choses, répond à Grant:
" A cinquante mètres environ!! Surtout ne me lâchez pas des yeux!!"

Le Président avance autant qu'il peut dans la jungle en folie. Après quelques pas, il repère enfin la jeep à l'endroit où il l'avait laissée un peu plus tôt dans la journée. Mais alors qu'il est prêt à monter afin de fuir le jeune homme armé et donc la mort, la terre se met à trembler sous ses pieds d'une rare intensité. Sur son visage grasouillet, ses yeux se remplissent d'une peur bleue. Tout doucement, il retourne la tête afin d'observer ce qui approche dans son dos, priant le ciel que ce ne soit pas la chose à laquelle il pense. Hélas, malgré lui, il voit ses doutes se confirmer quand une armée de pattes griffues se montrent sous son nez. Stégosaures, Gallimimus, Corythosaures, Lambéosaures ou encore Tricératops, ils fuient tous quelque chose, la terreur en eux. Par miracle, ils évitent le Président et le véhicule. Grace à ce repis envoyé du ciel, l'homme corpulent a le temps de lever les yeux au ciel et d'avoir le souffle coupé. L'ouragan, terreur de la nature, avance de plus en plus dans la jungle grouillant de dinosaures appeurés. Désormais, il n'y a plus seulement que des herbivores passant à côté du Président. Des petits carnivores, comme le coelophysis, le procompsognathus ou même le dilophosaure passent miraculeusement à côté du Président sans même l'attaquer, bien trop effrayés pour faire attention à lui. Néanmoins, la chance ne dure pas pour le patron de Biogen. En effet, un brachiosaure se montre dans toute son élégance naturelle, mais il lui suffit de poser une patte au sol pour malencontreusement écraser la jeep du Président. Furieux mais bien trop effrayé, ce dernier part dans une direction et prend ses jambes à son cou, espèrant de toute son âme échapper à la mort...

Malgré le temps et l'approche du danger, le groupe composé de Vincent, Allan, Ian et Lex avance avec énergie. Malgré tout, la seule femme du groupe répondant au nom de Lex Murphy reste silencieuse et tête baissée depuis quelques heures. Allan Grant ne montre rien, mais au fond de lui, il est de plus en plus inquiet pour celle qu'il considère comme sa propre fille dans son coeur. Il reste en pleine réflexion par rapport à elle, à son avenir durant quelques minutes, jusqu'à ce que Vincent le sorte de sa rêverie en criant:
"Regardez, on est arrivés!! Vous voyez?!? Je connaîs cette île sur le bout des ongles!!"
En effet, le bâtiment faisant office d'entrée de visiteurs se montre parmi les débris d'arbres. Debout et sans une fissure, il fait figure de survivant sur l'île ravagée par la tornade.
Vincent: "On est sauvés! Regardez, il est comme neuf!! On est sauvés je vous dit!!"
Mais alors que le groupe, rassuré, est prêt à passer la porte lourde du bâtiment en béton, une foule préhistorique sort soudain des arbres faisant face à l'entrée des visiteurs. Herbivores et Carnivores, peu importe, ils sont tous dans le même état de panique. Comme prévu, certains d'entre eux percutent la bâtisse sur leur passage, et vu la taille de certains, il ne reste pas de marbre. La folie a beau être présente, Vincent parvient à repérer une silhouette pas comme les autres, une silhouette humaine. Le Président, voulant à tout prix survivre, parvient à escalader les marches avec une aisance et une rapidité innatendue. Alors qu'il est prêt à passer le seuil de la porte, son regard croise celui de Vincent, rongé par la mort de Karia. Un sourire se décroche alors sur le visage de l'homme bourru, et le jeune homme lui lance alors:
"Alors, tu fuis? Tu n'es pas si courageux que ça!!"
Le Président: "Arf, je pourrais te prouver le contraire..."
Vincent: "Ah oui? Et comment?"
Soudain, après qu'il ai prononcé ces derniers mots, un pachycéphalosaure percute Vincent par derrière. Le jeune homme tombe mais n'a rien, se relevant aussitôt. Néanmoins, ce choc a envoyé en l'air le revolver de Vincent placé dans sa poche arrière. Tous les yeux se posent sur l'arme afin de suivre son parcours, qui hélas, se termine dans les mains du Président qui l'attendait les bras ouverts... L'homme grasouillet pointe le pistolet sur Vincent et lui dit:
"Je vais te prouver mon courage comme ceci... Pan!"
La balle s'écrase dans la tête du jeune homme, qui tombe à terre...
Tandis que le Président rie fortement, les yeux d'Allan, de Ian et de Lex sont rivés sur le corps du jeune homme...
Mais alors que Grant, horrifié par cette scène violente pleure tout en supportant le poids de Ian sur ses épaules, Lex se baisse vers Vincent, et d'une voix faible dit à l'égard d'Allan:
"Il est vivant... La balle l'a touchée en pleine tête, mais il est vivant..."
Allan: "Comment ça?..."
Lex: "Il n'est pas mort, il est tombé dans un coma..."
Le Président rie toujours aux éclats, tandis qu'Allan lui lance:
"Vous êtes fini, vous et l'entreprise Biogen. Nous avons la preuve de votre violence, grace à cette balle logée dans sa tête. Si vous arrivez à survivre, vous passerez le restant de votre vie en prison."
Le Président: "Arf, je ne suis pas aussi simple à attraper que ça. Allez au diable, bande de vermines!"
Alors que l'homme corpulent est prêt à tirer une balle sur Allan, un énorme Vélociraptor dans toute sa classe bondit sur le Président et lui porte un coup de griffe au visage, lui coupant la tête avec une précision fulgurante. Tandis qu'il se régale de sa victime, Grant voit là une occasion pour passer la porte de l'entrée de visteurs. Derrière eux, un raz de marrée de dinosaures fuient la tornade, qui n'a jamais été aussi proche. Alors qu'ils passent la porte, cette dernière commence à s'écrouler, jusqu'à ce que tous les morceaux de pierre la bouchent. Tandis qu'ils avancent dans le hall d'entrée, Allan Grant espère de tout coeur trouver le moyen de fuir cette île. Mais Vincent, porté par Lex, est dans le coma et sans son aide, il se demande s'ils ne vont pas y rester cette fois-ci...

Chapitre 32
De lointains souvenirs

Leurs pas ralentissent une fois arrivés dans le hall d'entrée. Leurs yeux se posent partout autour d'eux, que ce soit sur les portes, les couloirs, le balcon ou encore les squelettes ici présents en guise de décoration. Un frisson se pose alors sur la nuque de chacun, non pas à cause du froid, mais par des souvenirs remontant à la surface. Après avoir posé Vincent au sol avec précaution, Lex se rapproche d'Allan et lui dit avec une voix discrète:
"Allan, c'est..."
Allan: "Oui, oui on dirait..."
Tous ont la même pensée, tout comme Ian Malcom qui est assez peu bavard. En effet, le bâtiment dans lequel ils se trouvent ressemble à s'y méprendre à celui qui faisait parti du tout premier Parc, en 1993... Là où Grant marche, il revoie un Vélociraptor paré à l'attaquer, avant de se faire attraper par la gueule de l'unique tyrannosaure du Parc. La nostalgie s'empare alors du cerveau d'Allan, et malgré lui, une larme tombe au sol. D'une voix tremblante, il dit:
"Elle était vivante... Elle était vivante à cette époque..."
Ian, posé par terre aux côtés de Vincent plongé dans le coma, dit à son ami:
"Allan, tu te fais du mal... Allons, essayons de trouver la sortie dont ce jeune homme a parlé, sinon nous allons y rester..."
Comme si ses paroles étaient ensorcellées, le plafond du bâtiment commence à se fissurer à cause de la force de la tornade dévastant tout sur Isla Nublar. Lex replace alors aussitôt Vincent sur son dos, et Allan s'occupe de Ian. Tandis que des débris tombent derrière eux, le Paléontologue prend la tête du petit groupe, déterminé à trouver au plus vite un endroit sûr afin d'échapper à la mort. Tandis qu'il est prêt à franchir une porte située sur sa droite et donnant sur un long couloir, Lex s'arrête net, quelque chose a attiré son attention. A sa gauche, sur une pancarte accompagnée d'une flêche est écrit en grosses lettres:
"En danger? Veuillez emprunter cette issue de secours et suivre les flêches au sol, une équipe sera à votre disposition pour vous faire quitter l'île en bateau!" Mais ce qui a vraiment hypnotisé Lex Murphy, c'est que sur cette pancarte est illustré John Hammond, son grand-père décédé. Sourire éternel sur le visage, il montre du doigt avec enthousiasme la voie à prendre en cas de danger. Mais la jeune femme voit alors là comme un signe, comme s'il voulait lui dire que rien n'est perdu. Malgré tout, il s'agit que d'une illustration, et Lex sait très bien que les apparitions de John Hammond n'étaient que le fruit de son imagination. Allan, remarquant que Lex est ailleurs, lui dit:
"Lex, réveille-toi! Il faut qu'on y aille sinon nous allons y rester!"
Le paléontologue lui tent alors la main avant de descendre dans les escaliers obscurs. En passant devant la pancarte, Ian dit:
"Ben voyons, comme si des secours allaient nous attendre en bas..."
Allan: "Si il y a des bateaux, cela nous laisse une chance de s'en tirer!"
Ian: "Ah? Pardon, je ne savais pas que tu savais conduire un bateau..."
Allan: "On peut apprendre..."
Ian: "Quelle sage parole, Allan tu m'impressionnes..."
Les quatres aventuriers descendent avec précaution les escaliers, baignés dans une obscurité peu rassurante, avec l'espoir de trouver un véhicule en état de quitter cette île au plus vite...

Chapitre 33
Prédateurs

La dernière marche se montre sous les chaussures d'Allan Grant. Essouflé par le poids de son ami, il tient quand même bon, l'instinct de survie prenant le dessus sur sa fatigue physique. Face au bas des escaliers, un couloir central se montre sous les yeux des survivants, avec au sol de grosses flêches s'éloignant jusqu'au fond du couloir.
Ian: "J'imagine qu'il ne nous reste plus qu'à suivre cette voie pour trouver le quai..."
Allan: "Oui, ça ne peut être que ça, allons-y..."
En longeant le couloir, ils s'aperçoivent qu'une rangée de portes se montre des deux côtés, mais également des fenêtres dont les stores baissés leur empêche de jeter un coup d'oeil dans les pièces invisibles. Alors qu'ils avancent assez rapidement, le paléontologue ralentit le pas et se retourne vers Lex:
"Comment ça va Lex? Il ne devient pas trop lourd?"
Lex: "Si ça te dérange pas Allan, j'aimerais bien avancer, plus vite on aura quitté cette île et plus vite je pourrais souffler..."
Alors qu'Allan se retourne avec un sourire sur le visage, ses oreilles se mettent soudainement à trésaillir. Un souffle rauque qu'il connaît bien est parvenu à ses tympans, il le sait, il ne l'a pas imaginé...
Lex: "Allan? Qu'est-ce qu'il..."
Allan: "Silence! Pas un bruit, suis-moi..."
Devant eux, au fond du couloir sur la droite, des pas se font entendre, et au moment où Lex aperçoit une griffe rétractile de quinze centimètres sortir d'un angle du mur, elle ne se pose plus de questions et suit sans hésiter Allan Grant. Ce dernier n'hésite pas et franchit la première porte qui lui vient, suivit de Lex qui la referme avec d'extrèmes précautions. La pièce dans laquelle ils se trouvent est baignée dans l'obscurité, seul la lumière à travers les stores leur permet de repèrer un long bureau sur lequel un désordre sans nom se montre. Sans perdre un instant, Allan et Lex allongent Ian et Vincent derrière le meuble avant de se poser à leur tour, le dos contre le bois. Lex se tourne alors vers Allan et lui demande: "Qu'est-ce que tu comptes faire maintenant?"
Allan: "Attendre qu'ils passent..."
Lex: "Comme si ça allait marcher, on ne fait pas ce coup-là à des raptors, ils ne sont pas si cons que..."
Allan: "Silence!"
Dans le couloir, les bruits de pas se rapprochent de la porte. De toute leur hauteur, trois vélociraptors sont en chasse. Deux adultes et un adolescent, dont l'oeil gauche de ce dernier est crevé. Un handicap très gênant chez cette espèce, leurs yeux leur étant d'une grande aide pour chasser. Dans la petite pièce, la sueur coule sur le front de Lex, espèrant de tout son coeur qu'ils ne s'arrêteront pas. Sous la porte, elle aperçoit l'ombre des deux adultes passer sans un brin d'hésitation. Par contre, le jeune prédateur lui, a l'air un peu perturbé, il a senti quelque chose... Sous les yeux de Lex, une scène qu'elle a déjà vu par le passé se répète, la poignée de la porte qui se baisse... Une fois ouverte, le jeune vélociraptor recule un peu. Remarquant que les deux adultes continuent leur chemin sans prêter attention à lui, il s'avance de nouveau vers la porte et est paré à la pousser à l'aide de son museau. Mais alors qu'il est prêt à fouiller la pièce, les deux adultes se retournent vers lui et lui lancent des cris. Après avoir répondu d'un cri révolté, le jeune vélociraptor les rejoint, furieux.
Dans la pièce baignée dans l'obscurité, Lex souffle un bon coup, soulagée d'avoir échappée à la mort. Alors qu'elle pensait avoir un peu de répis, Allan l'aide à se relever en vitesse. Une fois que Ian et Vincent sont bien disposés sur leurs épaules, la jeune femme et le paléontologue passent doucement la tête à travers la porte. Sur leur droite, les vélociraptors marchent tranquillement dans le couloir, s'éloignant petit à petit.
Allan se tourne vers Lex et lui lance:
"On y va, c'est maintenant ou jamais..."
La porte ouverte avec précaution, Allan et Lex foncent dans la direction opposée au raptors, celle que les flêches indiquent. Parvenus au bout du couloir, ils se rendent compte que ce dernier se sépare en deux, sur la gauche et sur la droite. Les flêches, elles, partent vers le couloir de gauche. Après avoir vérifié une dernière fois au dessus de son épaule que les raptors ne les ont pas repérés, Grant commence à s'engager sur la gauche, suivit de Lex. Mais soudainement, deux vélociraptors surgissent du couloir de droite, les yeux hors de leurs orbites. La gueule ouverte, les griffes sorties et les jambes pleines de rapidité, les deux carnivores ne sont pas là pour s'amuser, mais pour manger de la chair fraîche... Terrifiée, Lex reste immobile. Il faut que le paléontologue la tire de sa rêverie pour qu'elle échappe de peu à la morsure d'un des carnassiers. Tandis qu'Allan et Lex courent comme des fous dans le couloir de gauche, les deux vélociraptors lancent des cris d'aide aux trois autres raptors qui détalent à une vitesse fulgurante pour prendre en chasse les quatre humains. Face au paléontologue, la lumière du jour se montre. Au dehors, il aperçoit un quai auquel sont attachés une dizaine de petits bateaux à moteur. Décorés du nouveau logo Jurassic Park représentant un squelette de t-rex dominant une petite île, les bateaux ont l'air flambant neuf. Montant au hasard dans l'un d'eux, le paléontologue allonge Ian, suivit de Lex qui en fait de même avec le corps de Vincent. Alors que la jeune femme surveille l'arrivée des raptors, Allan tente de démarrer en vitesse le petit bateau pouvant accueillir à vue d'oeil une dizaine de personnes. Soudain, elle les voit sortir de l'ombre du bâtiment et avancer avec une grande rapidité vers le bateau.
Lex: "Allan, dépêche-toi! Il faut partir!"
Allan: "J'y suis presque!"
Afin de leur laisser un peu de répit, la jeune femme pousse à l'aide de ses jambes contre le quai, pour que le beateau s'éloigne un peu. Malgré tout, cela n'empêche pas au premier raptor du groupe de sauter sur le bateau. Alors, instinctivement, Lex prend l'une des rames de secours et frappe le saurien sur le museau. Ce dernier tombe à l'eau mais s'accroche à l'aide de ses griffes contre le véhicule. Malgré la peur qu'il a eu, Allan parvient à démarrer le bateau. Pendant ce temps, Lex s'acharne à l'aide de la rame sur les doigts griffus de l'animal, qui finit par lâcher prise. Sur le quai, les raptors fous de rage poussent des rugissements assourdissants. Leur congénère tombé à l'eau est toujours en vie, mais au moment où il est prêt à rejoindre le quai, il se fait soudainement aspirer sous l'eau, avec comme témoin de sa précence les dernières bulles d'air remontant à la surface...
Face à Allan qui dirige le bateau, une caverne se montre, sombre comme la nuit. Il se tourne alors vers Lex pour lui dire:
"J'imagine que cette caverne mène à l'océan, après il ne reste plus qu'à espèrer que nous aurons assez d'essence..."
Lex: "Ne t'inquiète pas pour ça, il y a un bidon plein dans ce petit coffre et puis, le Costa Rica n'est pas si loin que ça..."

Chapitre 34
Réapparition

Dans la sombre caverne, les tremblements provoqués par la tornade parviennent jusqu'aux oreilles d'Allan Grant et de Lex Murphy. Malgré tout, ils sont provisoirement à l'abri dans le tunnel, même si le danger peut toujours se montrer. Ian Malcolm, lui, commence à sérieusement fermer de l'oeil, la fatigue se faisant ressentir comme jamais. Quant au jeune homme Vincent, cela fait désormais un certain temps qu'il est tombé dans le sommeil profond qu'est le coma.
Lex: "Dès qu'on sera arrivés au Costa Rica, il faudra aussitôt l'emmener se faire opérer. Il a de la chance de ne pas être mort, autant ne pas la foutre en l'air, surtout si jeune..."
Allan a bien remarqué le doux regard que Lex porte à Vincent.
Allan: "Tu sais Lex, une fois réveillé il ne voudra pas te parler... Malgré que tu n'y est pour rien dans le décès de sa petite-amie, si tu n'avais pas..."
Lex: "Pas besoin de me dire ce que je sais déjà Allan... Je suis venu sur cette île pour rendre hommage à mon petit frère, point... Rien de plus comptait pour moi..."
Allan: "Et c'est bien dommage, il n'y aurait pas eu autant de morts, voire pas du tout. Ton action a déclenchée quelque chose d'infernal... Ce qu'on a repproché à ce Dennis Nedry en 1993, tu le reproduis..."
Alors que le paléontologue pensait voir un excès de violence et de haine monter en Lex à son égard, cette dernière se met soudainement à pleurer de grosse larmes, accompagnées de petits cris de détresse. D'une voix faible et hoquetante, elle demande à Allan:
"Je vais avoir des ennuis, pas vrai? Je vais aller en prison?..."
A ces mots, le paléontologue baisse la tête et dit:
"Je ne sais pas... Je pense que la mort de Tim t'as bien plus touché, au point que tu ai commis des choses irrationnelles... Je ne sais pas si tu seras d'accord, mais si nous parvenons à quitter cette île Lex, j'aime que tu te fasse suivre par un médecin, c'est ce qu'il y a de mieux à faire je pense..."
Le regard perdu, Lex acquiesse machinalement avec la tête. Allan prend alors son visage entre ses mains et lui dit:
"J'ai envie de revoir la Lex d'avant, celle qui est pleine de vie et qui n'a pas toujours un caractère facile, qui fonce tête baissée à chacune de ses envies..."
Les larmes coulent sur les deux visages, accompagnées de sourires sincères.
Allan: "Tu as perdu ton grand-père et Tim. De mon côté, j'ai perdu Ellie et Eric... Si on ne se soutient pas mutuellement les uns les autres, on aura du mal à reprendre une vie normale... Pas d'accord?"
Lex: "Si... Vous êtes la seule famille qui me reste, toi, Ian, j'ai besoin de vous, car là je me sent paumée..."
Allan: "Hey Lex, regarde-moi, des périodes sombres, tout le monde en connaît. Mais il ne faut pas oublier qu'au bout, il y a toujours la lumière..."
Comme par hasard, au moment où le paléontologue sort ces derniers mots, le bateau à moteur sort de la caverne pour se retrouver sous le ciel obscur dominant l'océan. Derrière eux, sur l'île, l'ouragan a l'air de faire toujours autant de dégâts, d'après les bruits qui se font entendre. Lex, qui s'est retourné vers l'île, crie:
"Regardez, regardez ça! Oh mon Dieu!"
Quand Allan Grant se retourne pour regarder ce qui se passe, il trouve que Lex a emloyée les mots justes. En effet, du haut des falaises d'Isla Nublar, des dinosaures, herbivores ou carnivores, tombent dans le vide car balayés par la tornade. Tricératops, parasaurolophus ou pachycéphalosaures, peut importe le gabari, ils y passent tous... La plupart des animaux termine leur vie en bas sur les rochers ou dans l'eau salée. Malgré tout, certains chanceux parviennent à s'en sortir en tombant sur le sable de la plage, même si ce n'est pas sans douleurs... Autour du petit bateau des survivants, certains dinosaures tombent à proximité en déclenchant de petites vagues ayant quand même pour effet de bien secouer le véhicule. D'une voix criarde, Grant dit:
"Surtout restez bien à l'intérieur du bateau, ne passez pas la tête par dessus! Je vous dirais quand vous pourrez bouger; en attendant c'est trop dangereux!"
Alors que le paélontologue éloigne l'engin des falaises d'Isla Nublar, des dinosaures continuent à tomber de l'île en question. Tandis que la tornade commence à s'éloigner vers le Nord-Est, l'orage par contre se fait toujours aussi présent. Dans l'Océan, un véritable festin se présente. De leurs membres, les reptiles tentent s'échapper à la noyade. Certains y parviennent, mais la plupart coule au fond de l'eau...
Réveillé depuis plusieurs minutes, Ian Malcolm est malgré tout resté silencieux. Conscient de la situation, le mathématicien garde néanmoins son calme, assez étrange quand on connaît sa personnalité... Dans l'eau, il remarque un objet sur un débris de bois. En le récupérant, il reconnaît la palme d'un plongeur. Il se tourne alors vers Grant et gigotte en l'air l'objet en lui demandant:
"Hey Allan, tu sais ce que ça fait là?..."
Allan: "Ian, j'ai dit qu'il ne fallait pas bouger, reste à ta place!"
Tranquillement, le mathématicien se terre dans le bateau, avant d'observer de plus près la palme en caoutchouc. En jetant un coup d'oeil à l'intérieur, il finit par constater qu'il y a un pied déchiqueté dedans...
Soudain, un grand bruit se fait entendre à la surface de l'eau, quelque chose en jaillit. Cette chose en question attérit dans le bateau après un beau vol plané. En ramassant la chose, Lex découvre qu'il s'agit d'une tête humaine décapitée... D'une voix étranglée, elle dit:
"Mais qu'est-ce que c'est que ça?..."
Un autre bruit, énorme celui-ci, parvient aux oreilles des protagonistes, et quelques secondes plus tard, une ombre gigantesque recouvre le petit bateau à moteur. Avant que la créature disparaisse dans l'eau, Grant a le temps de l'observer, et de constater qu'il s'agit d'un Mosasaure... Avant que l'animal replonge entièrement dans la mer, son immense queue percute l'avant du bateau, ce qui a pour effet de renverser ce dernier. Sous l'eau, Lex ne perd pas de temps pour récupérer Vincent et le remonter à la surface. Allan, lui, en fait de même avec Ian. En quelques secondes, ils repèrent un débris de leur bateau auquel ils s'accrochent avant de boire la tasse. Sous leurs yeux, le spectacle est ahurissant et terrifiant. L'énorme reptile marin, affamé et dôté d'une force colossale, déchiquete avec une certaine facilité des lambeaux de chair à un allosaurus, respectueux prédateur sur terre, mais malheureuse victime dans la mer... Dans l'eau, les dinosaures alarmés et toujours en vie nagent de toute leurs forces afin de rejoindre la terre ferme, la plage... Rongée par la végétation, cette dernière accueille déjà certains survivants, qui ont du mal à se remettre de leurs blessures... Gràce à ses bons yeux, Allan Grant localise une petite crique ou aucun animal n'a l'air de se montrer. Trop faible pour parler, il montre le repère de sa main à Lex. Allongés sur le débris de bois, Ian et Vincent parviennent doucement jusqu'à l'abri gràce à Allan et Lex qui poussent avec leur bras sans relâche. Une fois en sécurité, Allan propose à Lex de se placer entre des rochers sur la droite de la crique afin de se protèger du vent. Mais, au moment où l'équipe se pose sur le sable mouillé, une voix commence à se faire entendre au dessus de leur tête. Vêtu de ses vêtements de camouflage, Ray Arnold s'adresse à eux avec un sourire malveillant:
"Ah, et dire que je ne pensais pas vous retrouver, cela aurait été vraiment dommage. Heureusement, il y a une excellente vue sur la falaise, et ça n'a pas été trop difficile pour vous repèrer parmi ce carnage..."
Allan: "Qui êtes-vous? Et qu'est-ce que vous nous voulez?"
Ray: "Vraiment regrettable ce qui est arrivé à Ellie, hein Allan? Mais après tout, elle l'a sûrement mérité, tu ne crois pas Allan?..."
Allan: "Je vous interdit de dire ça, vermine! Vous ne la connaissiez pas, vous ne la connaissiez pas!!"
Ray: "Peut-être Allan, peut-être que je ne la connaissais pas, mais elle m'a laissé pour mort sur cette île, il y a une vingtaine d'années..."
De ses yeux, Allan tente de voir le visage derrière le masque en disant:
"Qui êtes-vous?..."
De son unique bras, l'homme retire ses lunettes et ses bandages. La peau noir, la barbe sur le visage, il dit:
"C'est moi, Ray Arnold, le rescapé de l'accident, ou le mort-vivant, comme tu préfères..."
Allan: "Non, c'est impossible..."
Lex Murphy et Ian Malcolm ont les mêmes yeux pleins de surprise que ceux de Ian. Jamais ils n'auraient imaginé qu'il serait en vie...
Ray: "Et si c'est bien moi. J'espère que ça ne vous fait pas trop chaud au coeur de me voir, car vous êtes les derniers de ma petite liste fait maison en fait."
Lex: "Comment ça? Quelle liste?"
Ray: "Eh bien, pour que ma vengeance soit pleinement assouvie, il faut que tout ceux qui m'ont laissé pour mort soient tués. Donc, à part ce jeune homme avec qui j'ai eu l'occasion de discuter d'ailleurs, vous allez tous y passer. Au final, lui aussi mourra, il se fera sûrement bouffer par un carnivore si il n'y a personne pour lui. Ah, je l'aime bien quand même cette île, elle est assez fun je trouve, pas vous?"
En retour, les survivants lui affiche un regard sombre, mélange de haine et de frustration.
Ray: "Bon, si vous voulez crever avec cette tête, c'est votre problème mes cocos. Alors, où est ce petit bébé que j'ai trouvé?... Ah, le voilà!"
Au dessus d'eux, toujours en équilibre sur les rochers, Ray Arnold leur montre un revolver et dit:
"N'est-il pas magnifique? Je dois dire qu'être depuis tant d'années sur cette île ça m'a rendu un peu foufou, au point de prendre soin d'une arme comme si c'était mon gosse..."
Lex, essayant de trouver une issue à la mort, commence à faire quelques pas.
Ray: "Hey, on ne bouge plus. La fête est terminée pour vous..."
Après avoir prononcé ces mots, la sol se met soudainement à trembler, provoquant de petits nuages de sables. Ray Arnold, destabilisé par ces tremblements, tente de garder l'équilibre sur les rochers dominant la petite équipe composée d'Allan, Lex, Ian et Vincent. Alors, une silhouette apparaît derrière un rocher. Trempé, le corps couvert d'algues et de quelques petits crabes, un tyrannosaurus-rex s'avance vers leur cachette. Plus il s'approche, plus le sol tremble intensément. Ray Arnold, trop préoccupé pour rester en équilibre, ne fait plus attention au petit groupe en dessous de lui. Allan Grant remarque très vite que le regard de l'animal s'est posé sur Ray Arnold gesticulant dans tous les sens, et non pas sur eux. Arrivé aux pieds des rochers, le t-rex ne peut plus avancer, le passage étant trop étroit pour son corps. Néanmoins, cela ne l'empêche pas de pouvoir avancer sa tête jusqu'à Ray Arnold, terrifié par la présence du carnivore. Alors qu'Allan continue à réclamer le silence et l'immobilité au sein de son groupe tapis dans l'ombre du prédateur, ce dernier pousse un long rugissement face à Ray tremblant de tout son corps sur les rochers. Enfin, comme si elle s'attendait, Lex finie par entendre des os se briser et des morceaux de chair se faire déchiqueter par les crocs de l'animal. Ce qui a sûrement le plus choqué la jeune femme, c'est le cri aigu, plein de détresse qu'a émis Ray Arnold avant de mourir de façon horrible... Tandis que le carnivore se régale des derniers morceaux, Allan fait signe à Lex de la suivre, emportant Ian et Vincent avec eux. Tandis qu'ils passent sous le corps du t-rex, Ian se retourne vers l'animal et dit:
"Je sais pas pourquoi, desfois je les aime bien ces t-rex..."
Alors qu'ils ont échappés de justesse à la mort, nos compères vont tenter de trouver un endroit sûr, à l'abris des dinosaures, des éclairs et de la pluie. En espèrant que des secours viendront leur rendre visite...

Chapitre 35
After

La sueur dégouline de son front, ses mains sont moites à force de s'accrocher au pupitre. Néanmoins, le facteur n'est pas le stress, mais plutôt la chaleur qui règne dans la salle de conférence. Se présenter devant un public, le paélontologue l'a déjà fait pas mal de fois dans sa vie, à chaque fois pour parler de son métier. Malgré que le sujet de ce soir soit centré sur les dinosaures, le Jurassic Park est derrière tout ceci. Face à lui, une foule composée de paléontologues, de scientifiques, de mathématiciens, d'étudiants ou tout simplement de citoyens ordinaires attendent avec une grande impatience qu'Allan Grant reprenne le micro. A ses côtés sur la scène, Ian Malcolm, situé dans un fauteuil roulant, lui lance un petit clin d'oeil en guise de soutien. Allan tousse alors deux ou trois fois pour s'éclaircir la gorge et approche de nouveau ses lèvres du micro accroché au pupitre:
"... Nous avons passé trois jours et trois nuits sur cette plage de l'île. Nous étions à bout, car pendant que ce reptile marin dévorait les carcasses de dinosaures morts noyés, des carnivores nous voulaient au dîner. Pour contrer cela, nous avions allumé de petits bûchers autour du groupe. Ainsi protégés au centre, les carnassiers n'ont pas pu nous atteindre. Au but de deux jours, nos gourdes étaient vides et nous n'avions rien à manger."
Alors dans le public quelqu'un lance: "Pas trop friands d'un bon steakosaure?!?"
Les spectateurs explosent alors de rire, tandis que le paléontologue sourit simplement.
Allan: "Merci, merci, j'aime les dinosaures mais pas au point d'en manger, non. Non, pendant ces trois jours, nous avions le ventre vide, et ce n'est qu'au petit matin qu'une famille en bateau arriva à proximité de l'île. Cette famille en question a fait ce voyage pour sauver le fils aîné qui s'était vu offert un entrée à Jurassic Park pour ses vingt printemps... Un bien court anniversaire, car il n'a pas survécu, comme tant d'autre personnes tuées par la faune de l'île, le temps, biogen... Cette famille est présente dans cette salle et sans elle, nous ne serions pas ici aujourd'hui. Levez-vous, je vous en prie, qu'on les applaudise!"
Dans la salle, une famillle composée des parents, d'une fille de quatorze ans et d'un garçon de neuf ans se lèvent, gênés et la mine sombre.
Allan: "Je ne saurais jamais assez nous remercier..."
Le paléontologue prend une pause tandis que la famille présente dans le public retrouve sa place initiale. De son regard mystérieux, le paléontologue balaye la salle, avant de s'approcher du micro pour continuer son discours:
"Comme vous le savez, vu que cela fait les gros titres, le groupe Biogen a commis l'irréparable sur Isla Nublar, un véritable génocide... Mon rôle n'est pas d'argumenter sur leurs méfaits, et des personnes pensent également que ceci n'est qu'intox, persuadées que l'ouragan est le seul responsable de tous ces morts. Pour les gens dans cette salle qui ne sont pas au courant, il n'a balayé qu'une partie de l'île. Néanmoins, j'ai constaté dernièrement en écoutant les informations que la majorité de la population s'obstine à penser que Lex Murphy, la petite fille de John Hammond, est en tort du début à la fin..."
Comme s'il l'avait prévu, le paléontologue observe les spectateurs se lever des sièges et crier des mots qui deviennent inaudibles:
"Qu'on la jette au trou!" "Son Grand-père aurait honte!" "C'est pour quand la peine de mort?!?" "Elle ne mérite pas de vivre!"
Allan: "Je vous en prie, un peu de silence..."
Malgré les paroles du professeur Grant, le boucan continue dans la salle de conférence. En regardant sur sa droite, Allan s'aperçoit que Ian n'est plus là, ni lui ni son fauteuil roulant. Soudainement, un horrible crissement vient secouer les tympans de tout le monde. Derrière Grant, Ian Malcolm fait crisser une craie sur le tableau noir présent au fond de la scène. Dans le public, les spectateurs supplient le mathématicien d'arrêter. Malgré ces cris de S.O.S, l'homme amputé des deux jambes continue sans retenue jusqu'à ce que tout le monde ne soit plus debout et silencieux. Le visage tourné vers la tableau, une paire de lunettes noires posée sur son nez, un sourire anonciateur du chaos, le mathématicien est prêt à parler:
"Des animaux, une belle bande d'animaux, voilà ce que vous êtes... Tous des toxicos, drogués jusqu'au bout des ongles à l'égoïsme, la haine, la violence..."
Soudain, Ian Malcolm se tourne rapidement vers le public, la craie tendue dans sa main droite.
Ian: "...Et rien qu'avec ce petit morceau de craie, je suis parvenu à vous éduquer un minimum, racaille..."
Les spectateurs, assez choqués, impressionnés et presque terrifiés, restent livides face au regard plein de gravité de Ian Malcolm.
Ian: "Même le Vélociraptor réfléchit avant d'agir, c'est pitoyable... Est-ce que vous connaissez au moins l'histoire de Lex Murphy? Qui dans cette salle peut me la raconter?..."
Dans le public, aucune main se lève...
Ian: "C'est bien ce que je pensais, vous êtes navrant... Lex Murphy était sur l'île au moment de l'ouverture du premier Parc, et je peux vous dire qu'elle avait du cran pour son âge. Néanmoins, ce bout de rocher lui a foutu la pétoche comme à nous tous, et elle n'y serait sûrement pas retourner si son petit frère, Tim Murphy, n'avait pas trouvé la mort sur Nublar il y a quelques années... Elle a été fragilisée par son décès comme rarement c'est le cas et s'était alors mis en tête de lui rendre hommage en sabottant le nouveau Parc... Vous tous, est-ce que vous auriez eu le cran d'en faire autant par amour? Est-ce que vous savez ce que c'est l'amour?... Elle l'aimait son petit frère, elle partageait tout avec, des lego jusqu'aux parties de foot! Et même si ce qu'elle a fait est complètement incensé, complètement exagéré, le Parc serait quand même tombé en ruines et il y aurait eu des morts, au moins autant. Malgré tout, Ingen ou Biogen se sont obstinés à construire et renconstruire des Parcs afin de revivre le même scénario à chaque fois. "Oh, une coupure d'électricité, oh, un carnivore s'est échappé, qu'allons-nous faire?" Il n'aurait jamais fallut reconstruire de Parcs ou encore plus simplement ne pas se la jouer à Dieu. Créer des dinosaures n'a fait qu'entraîner des problèmes, car ces animaux n'ont pas vu le jour sur une île mais bien sur la terre entière, ils dominaient le monde. Et même si nous les laissons tranquilles sur les sites A et B, ils s'étendront jusqu'aux continents, mais j'en ai assez de me répêter, merci de m'avoir écouté pour ceux que ça a interessé..."
Allan: "Merci Ian. Désormais je vais vous demandes Mesdames et Messieurs si vous avez des questions?"
La main d'un jeune étudiant se lève aussitôt.
Allan: "Oui jeune homme."
"Qu'en est-il de Biogen?"
Allan: "Eh bien, cette compagnie vient de faire faillite, donc plus rien concernant Jurassic Park leur appartient désormais..."
"Il n'y aura donc plus de Jurassic Park? C'est bien certain?"
Allan: "Normalement oui, c'est bien ça, en tout cas ce n'est pas dans les projets du nouveau propriétaire d'Isla Nublar si j'ai bien compris..."
"Qui est ce nouveau propriétaire?"
Allan: "D'après le testament de John Hammond, Lex Murphy est la nouvelle propriétaire d'Isla Nublar, et je pense donc que l'on peut se dire que Jurassic Park touche à sa fin..."
Dans la salle, la plupart des personnes sont révoltées de cette information, et Allan dit alors d'une vive voix:
"Merci à tous, cette conférence touche à sa fin, je vous souhaite à tous une bonne continuation dans vos secteurs respectifs! Aurevoir!"
Petit à petit, la salle se vide de son public et seul un homme assez âgé met un peu plus de temps. Vêtu d'un imperméable, d'un feutre noir sur le crâne et d'une paire de lunettes noires sur le nez, l'homme pose ses mains vêtues de gants en cuir sur le siège lui faisant face afin de se relever. D'un regard perçant, il regarde droit dans les yeux Ian Malcolm ainsi que son ami paléontologue. Voulant éviter une quelconque confrontation, Grant et Malcolm attendent qu'il franchisse la porte de sortie avant de pouvoir se parler.
D'une voix discrète, le professeur Grant se tourne vers son ami pour lui demander:
"Sais-tu de qui il s'agissait?..."
Ian: "Oui, Arbic Dogson, le père de Lewis. Malgré les actions de son fils, il l'a toujours encouragé et guidé dans ses projets. Il l'aimait bien plus que son autre fils, cela ne faisait aucun doute. Mais malgré les efforts de William Dogson pour que son père en soit fier également, jamais il n'a reçu quelque chose en retour..."
Allan: "Ben en tout cas, il ne dégage pas beaucoup de sympathie au premier coup d'oeil. Le voir une fois m'a suffit et j'espère qu'il ne tentera pas de faire pareil que son fils..."
Ian: "Il n'y a pas de souci à se faire là-dessus, ça fait quinze ans qu'il est en retraite, et une bien payée en plus. Alors passer du caviar à l'ADN de dinosaure, je pense que le papy ne survivrait pas à ce changement."
Les deux amis rient alors de bon coeur et après qu'Allan ai éteind les lumières de la salle de conférence, ce dernier pousse le mathématicien dans son fauteuil roulant jusqu'à la porte de sortie. Après qu'ils aient marchés dans un large couloir éclairé, Grant et Malcolm arrivent dans le hall du bâtiment, où des squelettes de dinosaures les dominent de tout leur corps. Allan ne s'aperçoit pas aussitôt que Ian pleure sous ses lunettes de soleil. Il faut que le mathématicien pousse un gémissement afin que son ami s'accroupisse à ses côtés.
Allan: "Ian, qu'est-ce qui se passe?..."
Ian:" C'est Ellie... Ellie... Elle est morte, elle est morte... Pardon pardon Allan, pardon... J'ai jamais voulu te faire de mal pardon pardon..."
C'est la première fois que le paléontologue voit son ami dans cet état. Les yeux rouges à cause des larmes, le nez coulant, les bras autour de la taille d'Allan, le mathématicien montre un visage qu'on ne lui connaissait pas, et c'est peut-être ça qui touche Allan, voir son ami aussi sincère... Pleurant comme un gosse, jamais Ian ne s'est montré aussi désemparé... Afin de le consoler, Allan le serre contre lui en lui carresssant le visage de sa main droite avant de dire:
"Là, ça va aller Ian... Je sais ce que tu ressens, et je ne t'en veux pas... L'amour ça se décide pas... Si j'avais su ce qui allait se produire, jamais je n'aurais réagit comme je l'ai fait envers toi..."
Ian: "J'ai besoin de toi Allan... Si jamais je reste seul dans cette grande maison, je sens que je vais devenir fou... En plus avec mes jambes en moins, je sais pas comment je ferais pour m'en sortir... J'ai besoin de toi mon ami, mon frère..."
Allan: "Bien sûr patate que je serais là pour toi, tu crois que je te laisserais tomber? Et puis j'ai aussi besoin de toi, t'es la seule famille qui me reste..."
Ian: "Jurassic Park a radicalement changé nos vies, maudit Parc, et ses dinosaures..."
Allan: "Regarde ces squelettes qui nous entourent Ian... Tricératops, Tyrannosaure, Stégosaure... On les a vu revenir sur terre, mais désormais tout va à nouveau se terminer pour eux, il y a une fin à tout..."
Ian: "Ils nous auront pas facilité les choses en tout cas..."
Allan: "Ah ça, je te le fais pas dire..."
Tandis que le paléontologue sourit, Ian lui tend la main afin qu'il l'aide à se relever. Une fois au fond de son fauteuil roulant, Allan le pousse en direction de la grande porte de sortie. Celle-ci s'ouvre automatiquement à leur approche, et avant qu'ils la franchissent, Ian sort à Allan:
"La vie a terminée son chemin..."
Et après leur passage, la lourde porte se referme sur eux, comme celle du premier Parc, en 1993...

FIN de l'histoire et de la Trilogie Jurassic Park Restricted. 2009-2010
______________
"Soit on meurt en héros, soit on vit assez longtemps pour se voir endosser la peau du méchant..."

 
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Posté le: 20/08/2017 20:25:27
Sujet du message: Jurassic Park Restricted-Bob Grant

 
 
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